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mardi 16 mai 2023

Dans mon obscurité de Valentin Musso


 

Le pitch : 

 

Et s’il fallait affronter l’obscurité pour trouver sa vraie lumière ?
Ludivine, une lycéenne de 17 ans, tombe amoureuse pour la première fois de sa vie. Mais le garçon étrange et secret qui l’attire fait peser sur elle un danger dont elle est loin de se douter.
Emma, correctrice de 24 ans, mène une vie bien réglée. Jusqu’au jour où des événements étranges viennent bouleverser son quotidien et la plonger dans la terreur. Quelqu’un la harcèle-t-il ?
Ou la solitude et les lourdes épreuves qu’elle a traversées la font-elles sombrer dans la paranoïa ?
Zora, 34 ans, travaille à l’unité des affaires non résolues de la Brigade criminelle de Paris. Dans le dos de ses supérieurs, elle prend le risque de rouvrir un vieux dossier portant sur une disparition inquiétante. Ses recherches officieuses vont la conduire dans sa ville natale, où elle mettra au jour une terrible vérité…
Trois femmes unies par un lien secret, qui devront se battre pour faire face à une menace invisible.
Dans ce roman aux rebondissements plus inattendus les uns que les autres, Valentin Musso tisse un suspense psychologique implacable et nous manipule jusqu’aux dernières pages.

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Si un auteur arrive à vous faire sentir proche de l’un ou de plusieurs de ses protagonistes alors la partie est presque gagnée. Je dis presque car évidemment, il y a d’autres facteurs qu’il faudra maintenir dans le vert afin que l’expérience soit concluante. Donc sur ce premier point, Valentin Musso a marqué des points. 

Si je ne suis plus lycéenne depuis très longtemps, j’ai une fille qui l’est encore et donc je me projette assez bien. 

Si je ne suis pas déficiente visuelle et plus âgée qu’Emma, certaines de ses craintes/failles ne me sont pas totalement étrangères. 

Si je ne suis pas enquêtrice, Zora ne me laisse pas de marbre non plus. Son arrivée plus tardive dans l’intrigue va donner encore un petit coup d’accélérateur que j’ai apprécié. Casser les rythmes de narration donne du peps au texte. 

Bref, trois femmes différentes, mais dans lesquelles la lectrice que je suis trouve des aspérités auxquelles je puis me raccrocher. 

 

Style simple en apparence, les pages défilent assez vite et bien. On aurait peut-être pu condenser encore quelques menus détails pour gagner en intensité, mais c’est chipoter un peu. 

 

Il faudra aller vraiment au bout de sa lecture pour tout comprendre et être surpris. C’est de plus en plus rare et j’aime cette sensation de ne pas avoir tout deviné depuis le début ou presque. 

Pas de révolution littéraire néanmoins. C’est juste bien fait, bien pensé, bien construit. Et c’est déjà très bien. 




jeudi 9 mars 2023

Gisèle Halimi, une jeunesse tunisienne de Sylvain Dorange et Danièle Masse


 

Le pitch : 

 

Très tôt confrontée au racisme et aux inégalités, Gisèle Halimi comprend que seules les études la sauveront d'un destin tout tracé. Le récit de cette jeunesse tunisienne l'illustre de la résistance de Gisèle Halimi enfant puis adolescente face aux diktats tant familiaux que politiques, résistance qui porte en germe les engagements futurs de cette femme d'exception.

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Un bel album BD pour découvrir l’enfance et la jeunesse d’une femme qui marquera son époque et qui même aujourd’hui continue d’y laisser son empreinte. Tout était déjà là. 

Si son œuvre force le respect, sa détermination dès le plus jeune âge est tout aussi magnifique. 

 

Je n’ai pas été fan des dessins, mais pour autant, c’est très efficace. Les couleurs sont en revanche à mon sens très réussies et reflètent très bien la lumière ou au contraire les ténèbres du pays, des situations personnelles ou politiques. 

Les personnages en dehors de Gisèle elle-même sont bien campés. Certains vont nous horripiler à minima, d’autres vont nous attendrir. On ne restera pas de marbre et c’est preuve que l’ensemble de l’album est une réussite. 

On pourrait dire que c’est parfois un peu trop manichéen et en cela je trouve que le père de Gisèle apporte énormément de nuances. Il est en effet plutôt un soutien pour sa fille tout en ne reniant pas des pratiques patriarcales. 

 

Une excellente première approche pour les plus jeunes adultes qui n’auraient pas trop entendu parler de Gisèle Halimi ou qui auraient un peu de mal à la replacer dans notre Histoire récente. Ensuite, je conseillerai plutôt de lire d’autres ouvrages plus complets et allant au-delà des dix-huit ans de Gisèle. Dans l’album, on a quand même une belle postface qui donnent quelques grandes lignes, mais c’est plutôt un « apéritif » qui pousse à creuser plus tard, ailleurs. 

A découvrir et à faire découvrir. 

 

mercredi 8 février 2023

Le roi et l'horloger d'Arnaldur Indridason


 

La quatrième de couverture : 


Arnaldur Indridason met tous ses talents d’auteur de roman noir mondialement reconnu, sa maîtrise de l’intrigue, du découpage, du rythme de l’action ainsi que du suspense, au service d’un grand roman historique et d’une œuvre littéraire magnifique sur la paternité et sur les relations des hommes qui ne savent pas se parler.

Au XVIIIe siècle, l’Islande est une colonie danoise, gérée par les représentants de la Couronne qui souvent usent de leur autorité pour s’approprier des biens, en profitant en particulier des lois qui condamnent les adultères à la peine de mort. Le roi Christian VII, considéré comme fou et écarté du pouvoir, traîne sa mélancolie à travers son palais jusqu’au jour où il rencontre un horloger islandais auquel a été confié un travail délicat. Une amitié insolite va naître entre les deux hommes. À travers la terrible histoire du père de l’horloger, le souverain va découvrir la réalité islandaise et se sentir remis en cause par la cruauté qui s’exerce en son nom.

Des ateliers du palais aux intrigues de la cour et aux bas-fonds des bordels de Copenhague, nous accompagnons ces héros dans leur recherche tragique et vitale.

Un grand roman captivant et violent qui émeut le lecteur et le trouble en un crescendo qui va le laisser ébloui et inquiet devant la complexité du monde des sentiments que nous révèle Arnaldur Indridason.



Ce que j’en pense :  


Je connais un peu l’écriture d’Indridason avec ses romans policiers. C’est très différent ici. J’avoue que j’avais très envie d’être justement un peu bousculée, surprise par ce changement de registre, de thématique, de catégorie qui est en réalité un retour aux sources pour l'auteur (si on s'en tient à sa formation et ses débuts professionnels). 

Ce fut hélas un peu la douche froide pour moi. 


J’ai été effectivement décontenancée. Là n’est pas le problème en soi. Je le souhaitais, pas de déception sur ce point. 

J’ai été déçue en revanche par certains passages et par le style de l’auteur. Des répétions, des tournures, des situations qui m’ont paru lourdes, pesantes. Envie d’aller plus vite même si une certaine lenteur n’est pas toujours désagréable. Là, cela m’a agacé. 

Et pourtant, j’ai aussi trouvé certains passages très bien. De beaux détails, plus de profondeur (ce qui rendait le reste plus insupportable au final). Bref, une désagréable sensation de déséquilibre. 


Je ne nie pas le travail, ni le soin apporté par son auteur à ce récit. Ce serait lui faire injure. 

Juste, je crois que je ne suis pas parvenue cette fois à me laisser porter par cette histoire qui est pourtant originale, belle et aurait du me faire voyager dans le temps et les contrées. L’Islande tout de même ! Et puis un roi, un personnage de condition plus humble, mais à l’histoire riche, d’autres personnages encore ayant des existences rudes, tragiques, courageuses ou au contraire plus perfides comme leurs ambitions. Il y avait de la matière à...


Le roi a bien rencontré son horloger, son histoire et le reste. 

Personnellement, j’ai raté ce rendez-vous. Décidément, les histoires de timing… 




dimanche 29 janvier 2023

Éteignez tout et la vie s'allume de Marc Levy



Lu par Marc Levy, Marc Levy, Lorenzo Lefèbvre, Odile Cohen

Durée 2 h 39 


Date de parution : 22/11/2022



Quatrième de couverture : 


Elle avait entendu l’histoire de gens qui se sont rencontrés au bon et au mauvais moment, de ceux qui se sont aimés jusqu’au bout, de ceux qui ont aimé sans pouvoir le dire, de ceux qui pensent « au début j’ai tout raté » et puis ensuite..



Ce que j’en pense : 


C’est à Sylvain Tesson (auteur, explorateur/aventurier) que Marc Levy a emprunté l’idée du titre de son dernier roman. Quand une formule est belle, pourquoi ne pas lui faire honneur après tout, en reconnaissant évidemment l’origine de celle-ci. 


Intrigue assez courte, qui s’écoute très bien et très agréablement. Le choix d’avoir Marc Levy comme voix off de lecture et de faire incarner les deux protagonistes (Adèle et Jérémy) par deux autres lecteurs est judicieux. On a ici comme une petite pièce de théâtre. J’ai apprécié le rendu final. 

Le texte n’est pas très long et cela s’y prête également très bien. 


L’histoire en elle-même n’est pas si originale que cela. Je pense que je l’ai certainement plus apprécié en version audio que je ne l’aurais fait en lecture classique. Je m’y serais très probablement plus ennuyée. Dans ce cas précis, je ne doute pas de la plus value de cette version. 


Cela tient peut-être au fait aussi que cette histoire ne pourrait pas vraiment se tenir dans la réalité. Il y a bien des aspects qui sonnent faux, factices, impensables… 

Les protagonistes aussi font penser à des personnages de papier aussi. Pas à de vraies personnes.  

On est dans une histoire. Pas vraiment une fable, mais pas un récit réaliste. Bref, j’ai apprécié, sans aimer totalement. Il m’a manqué une profondeur que je n’a pas trouvé. 


mercredi 21 décembre 2022

Topographie de la terreur de Régis Descott


 

Quatrième de couverture : 


Gerhard Lenz, commissaire à la KriPo à Berlin, doit enquêter sur une série d'assassinats dont les mises en scène semblent ritualisées. Une investigation qui le conduira dans le dédale des administrations du Reich et lui fera découvrir l'ampleur du programme d'euthanasie de masse gardé secret par les autorités...

Un commissaire du Reich se dresse face à l'hydre nazie

Berlin 1943. Après la défaite de Stalingrad, le régime nazi a décrété la guerre totale et s'est engagé dans une logique de répression sans bornes. Dans cette atmosphère délétère, Gerhard Lenz, commissaire à la Kriminal Polizei, ne doit son maintien au sein de la " Kripo " qu'à ses distinctions obtenues lors de la Première Guerre mondiale et à ses états de service d'avant l'avènement du nazisme.

Mais, de fragile, sa position devient intenable quand Flora, la jeune Juive qu'il aime, lui annonce qu'elle attend un enfant de lui.

Occupé à assurer la clandestinité de la jeune femme, il est amené à enquêter sur l'assassinat d'un psychiatre membre du NSDAP retrouvé chez lui dans une mise en scène ritualisée. Ce sera l'occasion pour lui de découvrir l'ampleur du programme d'euthanasie de masse gardé secret par les autorités et de mettre à l'épreuve son courage dont jusqu'alors il se considérait dépourvu face au nazisme.

Car, au fil de cette enquête qui le conduira dans le dédale des administrations de la mort et sur les traces des clandestins survivant encore à Berlin, il finira par éprouver de la sympathie pour l'assassin, une faiblesse qui pourrait causer sa propre perte. Surtout après la découverte d'un deuxième assassinat, manifestement perpétré par le même auteur. S'engage alors une course contre la montre qui pourrait non seulement lui coûter la vie, mais également celle de ceux qu'il aime.



Ce que j’en pense : 


Mélanger polar et intrigue historique dans une des périodes les plus sombres de l’humanité moderne, ce n’est pas nouveau, ni novateur, mais quand cela est très bien fait, on frisonne à coup sûr avec un tel combo. 

J’ai été attirée par le résumé de ce roman et dès les premières lignes, j’ai plongé dans les affres et les méandres de cette Allemagne qui n’était pas aussi uniforme qu’on a trop souvent voulu nous le faire croire. C’est comme tout, il y a tant de nuances de gris que même si la tonalité reste grise, on est toutefois dans des situations très différentes. 


Beau roman qui mêle la fiction avec des éléments parfaitement réels et tangibles que l’on peut vérifier, voir approfondir si l’on a envie d’aller un peu plus loin. 

L’écriture est très agréable. Le contenu l’est beaucoup moins car l’horreur du régime nazi n’est plus à démontrer. Et ce n’est pas du registre de l’imaginaire. Non des esprits véritablement tordus, dérangés et machiavéliques n’ont reculé devant rien pour faire appliquer leurs idées, leurs doctrines et leurs pouvoirs. A toutes les échelles de la société, ce qui ne glorifie pas la nature humaine. 

Heureusement même dans la pire noirceur, il reste toujours des reliquats d’humanité. 


L’enquête arrive peut-être presque en second plan, mais cela ne m’a pas gêné outre mesure. J’ai aimé les personnages de ce récit. Tous ne sont pas de belles âmes loin de là, mais ils sont humains quelque soit le penchant de leur nature profonde. 

L’ambiance, les tensions qui existaient alors sont aussi bien rendues. 


Très belle couverture qui attira plus d’un lecteur ou lectrice. Elle a piqué ma curiosité. La présentation ne m’a pas laissé en reste. Beau travail d’édition sur ce point que l’on sait crucial de nos jours. 


Rien n'est impossible de Michel Cymès

 



Le livre : 


Éditeur Stock 

250 pages

Format : 136 x 215 mm

EAN : 9782234093713

Prix : 19.90 €



La quatrième de couverture : 


«  Ce livre est différent de tous mes autres livres.

J’y aborde un sujet dont je m’étais toujours efforcé de garder les détails secrets, un sujet que je ne comprendrai jamais à la perfection mais sur lequel j’ai beaucoup progressé, en l’épluchant, en le fouillant, en l’explorant, en le questionnant  : mon vécu.

En le partageant avec vous, chers lecteurs, qui m’êtes fidèles depuis tant d’années, j’entends donner des clés qui vous permettront de déverrouiller certains aspects d’un autre vécu, le vôtre. Au nom du partage d’expériences, au nom de la transmission qui ouvre sur tant d’espaces de réflexion et de compréhension.

Une enfance modeste peut être fondatrice de bien des miracles si elle est heureuse. Vous allez découvrir que l’histoire familiale est capitale dans la construction et les choix de l’homme que je suis devenu. Vous allez constater que le cancer n’arrive pas qu’aux autres et qu’il importe de se faire dépister car on n’a pas toujours la «  chance  », comme moi, de le découvrir par hasard… Et vous verrez aussi que les polémiques pèsent peu au regard des amitiés et des rencontres inoubliables que réserve la vie.  »

  

Sincère, émouvant, parfois drôle, mais jamais impudique, un livre inattendu, où celui qui reste le médecin préféré des Français parle pour la première fois des moment importants de sa vie. Avec des révélations qui toucheront un large public. 



Ce que j’en pense : 


C’est certainement le médecin le plus médiatique de ces dernières années. On le retrouve presque partout : radio, télévision, réseaux sociaux, magazines etc… Peut-être que beaucoup en ont marre de le voir, de l’entendre, mais j’avoue que personnellement non. J’aime bien sa spontanéité, sa gouaille un rien provocatrice et plutôt franchouillarde, sa simplicité aussi. Ben oui, il est partout, mais n’a pas le gros melon pour ce que j’ai pu constater la fois où je l’ai croisé sans l’aborder de front. Il était comme tout le monde, sans chercher à faire valoir sa notoriété pour passer devant. J’ai apprécié et c’est aussi pour cela que j’ai voulu le découvrir encore plus via cette lecture plus personnelle. 


J’ai déjà lu tous les autres livres signés de sa plume excepté un. Je le pratique donc depuis un moment et jamais je n’ai été déçue. 

Ce titre plus intime ne déroge pas. Il me permet de mieux comprendre le personnage qu’il est publiquement, mais aussi de cerner plus distinctement ce qui l’a construit, ses valeurs que je pouvais percevoir et au final d’apprécier toujours autant l’homme et le médecin. 

Mais son livre résonne aussi en moi car dans ce parcours humain, je peux y piocher des éléments qui vont me parler plus particulièrement. Le but qu’il s’était fixer lors de son écriture est atteint. 


Michel Cymes peut aussi à travers ce nouvel écrit insister sur ses « marottes », les points qui lui semblent essentiels pour être et rester en bonne santé le plus longtemps possible. Il peut également donner du sens à cette « omniprésence » partout, sur tous les fronts même là où on ne l’attend pas forcément. Cette boulimie, cette frénésie n’est pas alimentée par son égo, mais par sa personnalité et par son caractère, ainsi que ses « pathologies » chroniques. Bref, Michel Cymes fait du Michel Cymes en tout temps et pour longtemps, aussi longtemps qu’il le pourra. 

Ce qui n’est pas pour me déplaire… J’en redemande.



Les enfants de la discorde de Jonathan Werber

 


La quatrième de couverture : 


Décembre 1793, Nantes.
Quand le jeune soldat républicain Simon Delmotte revient chez lui après avoir participé à la guerre de Vendée, il découvre que sa famille a été victime de la Révolution. Son père a été assassiné, sa mère arrêtée et leur atelier d'horlogerie saisi. Très vite, il soupçonne un homme : Jean-Baptiste Carrier, l'impitoyable consul qui tient la région d'une poigne de fer.
Avec la complicité du juge Phelippes et de l'intrigante courtisane Charlotte, Simon élabore une vengeance à la hauteur du criminel. Mais face à lui se dresse toute la brutalité de ce nouveau régime dont Carrier contrôle chacune des ficelles.
Pour avoir une chance d'obtenir justice, Simon devra affronter la Terreur et plonger dans les noirceurs de son âme... en prenant garde de ne pas s'y noyer.



Ce que j’en pense : 


J’ai toujours apprécié les romans historiques. J’apprécie que le cadre soit posé sur un socle de véracité, mais ensuite, peu m’importe que l’auteur explore le champ des possibles en usant et abusant de la fiction. Du moment que cela se tient, pourquoi pas ? 

Dans ce roman, c’est le cas. On est plongé dans la période de la Convention. La guerre de Vendée est toujours là. On ne revient pas des lignes de combats indemne et la société toute entière vit dans un chaos contenu par la peur, la terreur et la misère aussi. On va y croiser des personnages bien réels, des fictifs, des faits qui se sont passés ou ont pu se passer. L’intrigue est bien menée. 


La nature a horreur du vide et si le pouvoir change de mains, il est toujours détenu par quelques-un. Les tyrans sont toujours remplacés. En cela, l’Histoire est hélas trop souvent un éternel recommencement. Ce roman a donc des relents actuels ou dans une histoire pas si lointaine (je pense à certaines scènes qui ne peuvent que faire penser à des faits liés à l’extermination juive, des personnes non conformes au standard nazi ou de tous les opposants au régime hitlérien durant le seconde guerre mondiale). 


Dans l’ensemble, j’ai apprécié cette lecture, mais j’y ai trouvé quelques longueurs. Peut-être un manque de rythme ou une baisse justement de celui-ci. Mais c’est comme dans la vie, on n’est pas toujours à 100%. Et puis certaines scènes sont assez dures donc il fallait certainement contrebalancer.


Petit plus pour la couverture qui est très agréable et change un peu. Il y a eut du travail sur ce point et c’est important. Beaucoup de lecteurs sont attirés par une couverture attractive ou qui se démarque. Beau travail collectif d’édition. 


lundi 12 décembre 2022

Le bal des folles de Victoria Mas

 



La quatrième de couverture : 


1885 : comme chaque année, à la Salpêtrière, se tient le très mondain « bal des folles ». Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Cette scène joyeuse cache une réalité sordide : ce bal « costumé et dansant » n’est rien d’autre qu’une des dernières expérimentations de Charcot, adepte de l’exposition des fous.
Dans ce livre terrible et puissant, Victoria Mas choisit de suivre le destin de ces femmes victimes d’une société masculine qui leur interdit toute déviance et les emprisonne. Parmi elles, Geneviève, dévouée corps et âme au célèbre neurologue ; Louise, abusée par son oncle ; Thérèse, une prostituée au grand cœur qui a eu le tort de pousser son souteneur dans la Seine ; Eugénie enfin qui, parce qu’elle dialogue avec les morts, est envoyée par son propre père croupir entre les murs de ce qu’il faut bien appeler une prison.


Un hymne à la liberté pour toutes les femmes que le XIXe siècle a essayé de contraindre au silence.


L’auteure trousse avec élégance cette affolante histoire. Fabienne Pascaud, Télérama.


Un roman historique singulier et engagé. Hubert Artus, Lire.


Prix Renaudot des Lycées 2019.


Prix Première plume 2019.



Ce que j’en pense : 


Ce roman est assez court, mais plutôt intéressant et au final, point n’est besoin de s’étaler sur 769 pages pour écrire une histoire qui bien qu’elle se déroule en 1885 a comme un goût très (trop ?) actuel. 


C’est une lecture que j’ai faite à la suite de ma fille cadette de 17 ans. C’était sympa de pouvoir échanger ensuite sur nos impressions qui convergeaient dans le même sens. 

Tout comme elle, j’ai trouvé l’écriture très agréable. 

Dans l’ensemble, c’est assez bien documenté, réaliste et crédible sans tomber dans le document qui pourrait être plus ennuyeux. 

Les personnages sont variés, humainement attachants ou pas du tout d'où le fait que nous avons trouvé que c'était bien écrit car sinon nous n'aurions pas autant eu d'attraction ou de répulsion face à certains. 

Le trait de la domination patriarcale n’est pas grossi, il est juste révélateur de son importance à l’époque de l’intrigue. Il nous paraît certainement révoltant, mais on ne peut que se féliciter des avancées gagnées de hautes luttes depuis. Après rien n'est jamais totalement acquis donc ne jamais baisser complètement la garde. Ce livre n'est pas féministe au sens militant du terme, il parle des femmes, de leur histoire à travers des faits établis, c'est un peu différent et cela le rend plus accessible à tous. 






mardi 7 septembre 2021

La familia grande de Camille Kouchner



Edition du Seuil

208 pages

Publication en janvier 2021


Quatrième de couverture : 


« Souviens-toi, maman : nous étions tes enfants. » C.K. 

C’est l’histoire d’une grande famille qui aime débattre, rire et danser, qui aime le soleil et l’été. 

C’est le récit incandescent d’une femme qui ose enfin raconter ce qui a longtemps fait taire la familia grande. 


Camille Kouchner, 45 ans, est maître de conférences en droit. La Familia grande est son premier livre.


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Camille a mon âge et donc je ne peux que me retrouver dans son récit autobiographique au moins sur le plan chronologique, les évènements marquants, l’évolution de la société… Ensuite, c’est plus compliqué car nous ne venons pas du tout du même milieu social et nous n’avons rien en commun dans notre manière de vivre. Mais est-ce pour autant nécessaire pour comprendre l’autre ? Je ne crois pas. Et j’avais très envie de l’écouter ou plutôt de la lire. 


Je découvre donc son enfance, sa famille, son éducation, ses joies, ses peines, ce qu’elle aime ou pas, ses doutes, ses peurs, ses remords, ses certitudes, ce qu’elle nous livre de la Familia Grande… 

Je l’écoute car elle nous parle à coeur ouvert dans son ouvrage. Elle fait trois pas en avant, quatre en arrière, mais on suit et on progresse néanmoins. Parfois on s’y perd un peu, mais après on retrouve son chemin. Camille fait de même. 

J’ai senti que l’écriture de ce premier livre n’avait pas été facile. Pourtant il a été certainement salvateur et libérateur, tout autant que laborieux, compliqué, peut-être dévastateur. 


Il y a de la légèreté dans ces pages, mais aussi une sorte de mélasse qui contamine un peu tout et englue bien des personnages qui sont en réalité cette fois de véritables personnes. 

Il y a de la gaieté, de la joie, du bonheur…

Mais aussi de la colère, de la frustration, de l’incompréhension, de la tristesse.

C’est le chemin de la vie emprunté par une enfant qui va devenir adulte. Elle va porter beaucoup (trop) sur ses épaules de secrets. L’inceste en sera un, mais il n’est pas le coeur du livre, il en est un maillon. 


Lecture que je recommande car il n’y a pas de voyeurisme. C’est un récit grave et léger comme l’est l’existence. 


 

mercredi 19 mai 2021

Soigner les vivants et parler aux morts de Brigitte Favre


 

Quatrième de couverture : 


Brigitte Favre partage son expérience de psychothérapeute et de médium, en s'appuyant sur de nombreux témoignages et des exemples vécus. Elle nous démontre que ses deux pratiques, certes différentes, sont complémentaires. Elles poursuivent un même but, celui d'apaiser et de guérir. Selon cette experte, les ressources de l'au-delà sont considérables, pour autant qu'on les utilise avec discernement. Nos chers disparus continuent à nous soutenir et nous aider dans les moments difficiles.

Cet ouvrage nous réconcilie avec nos défunts. Il démystifie la mort et l'au-delà, tout en stimulant notre réflexion sur ces questions existentielles.


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Je ne me pose jamais de limite concernant mes lectures. Aucune thématique n’est jamais exclue, même celles qui pourraient paraître complètement folles ou très farfelues. Je laisse toujours une porte ouverte car je suis de nature curieuse et même si je n’adhère pas au discours qui m’est tenu, j’apprends toujours quelque chose. Je me forge mes avis, mais en connaissance de cause sans m’arrêter à des idées toutes faites.


J’ai reçu ce livre en partenariat surprise (je ne l’ai pas demandé en service de presse) et je suis partie à sa découverte comme cela. C’est bien aussi parce que je ne l’aurai certainement pas sollicité. Enfin très probablement pas parce que j’avais en tête des tas d’autres titres justement. Bref… Revenons à nos moutons. 


J’ai détesté les préfaces/prologues de l’ouvrage. 

Elles m’ont parues trop techniques, trop pleines de justifications, pas assez humaines, limite hautaines. Vraiment un mauvais feeling et perception. 

Cela ne débutait donc pas très bien, mais j’ai laissé sa chance à l’ouvrage en lui-même car c’était lui la star, pas les invités sensés nous mettre en appétit. 


J’ai eu raison sur un point au moins. 

Le style de l’auteur était radicalement différent. J’ai tout de suite été plus en phase avec elle. J’étais un peu comme dans son cabinet ou tout autre lieu qui aurait pu l’être. C’était plus confortable, plus cosy et j’étais donc naturellement plus ouverte, encline à écouter son message. Et de fait, Brigitte Favre le délivre très bien. Simplement, mais efficacement. 


M’a-t-elle convaincu ? Je ne saurai vous le dire. Disons que son discours a renforcé mes convictions et ouvert d’autres portes. J’ai envie d’en lire plus, d’aller chercher d’autres informations et je le ferai dans quelques temps car fruit du hasard ou pas, j’ai dans mes réserves de lecture au moins un titre de livre cité dans ses références.

Ma curiosité n’est pas assouvie et elle ne le sera jamais, je l’espère vraiment. Ce serait trop triste de ne plus rien avoir envie de découvrir. 


Au final, cette lecture était mal partie, mais cela se termine avec un bilan plutôt positif car je vais creuser la thématique avec toujours différentes ressources pour croiser les informations et ainsi avoir un regard critique, mais constructif. 



lundi 10 mai 2021

La vie qu'on m'a choisie d'Ellen Marie Wiseman


 Un soir d'été de 1931, Lilly Blackwood remarque les lumières d'un cirque depuis la fenêtre de sa mansarde. La petite fille a interdiction d'explorer les alentours de Blackwood Manor... Elle n'est même jamais sortie de sa petite chambre. C'est pour sa sécurité, lui répète sa mère, car Lilly fait peur. Mais cette nuit-là, elle est emmenée en dehors de la propriété, pour la première fois. Et elle est vendue au cirque. 

Deux décennies plus tard, Julia Blackwood hérite du manoir de ses parents et de leur élevage de chevaux. Elle espère que revenir sur le lieu de son enfance pourra effacer de douloureux souvenirs. Mais elle va découvrir une mansarde jamais ouverte, et les photos d'un cirque mettant en avant une étonnante jeune femme... 

Au début, le cirque des Frères Barlow n'est qu'une nouvelle prison pour Lilly. Mais au sein de ce monde violent et hétéroclite, Lilly va découvrir la force, l'amitié, et un lien incroyable avec les animaux. 

Rapidement, grâce aux éléphants Pepper et JoJo, et à leur dresseur, Cole, Lilly n'est plus seulement une petite attraction, mais le clou du spectacle... jusqu'à la tragédie. 

Avec l'histoire de Julia et celle de Lilly, Ellen Marie Wiseman dessine le portrait de deux femmes extraordinaires, très différentes, dans un roman qui nous emporte dans un monde étonnant.


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C’est le premier roman de l’auteur traduit et publié en français. On découvre donc tout son univers, son écriture à travers cette histoire même si ce n'est pas véritablement un premier roman car d'autres ont déjà été publiés en dehors de nos frontières. C'est grâce au formidable travail de l'éditeur qui recherche toujours des nouvelles plumes que nous pouvons aujourd'hui ajouter Ellen Marie Wiseman à notre liste d'auteurs découverts. 


Histoire originale, mais tant que cela au fond car j’ai eu plus d’une fois l’impression de « revivre » des situations déjà vu dans le film « The greatest showman » (2018) par exemple (histoire de Barnum). Un excellent film que je vous encourage à visionner si vous appréciez les longs métrages de type biographie musicale. 

Mais ce n'est pas cela qui m'a ennuyé dans l'ouvrage. Au contraire, retrouver un univers que j'avais apprécié m'a plu en définitive. 


L’alternance des deux histoires, celle de Lilly et de Julia maintient le lien que l’on devine entre les deux. Il n’y a pas que Blackwood ou père et mère, on le pressent sans avoir de réelles preuves. On va facilement de l’une à l’autre en cherchant justement les détails qui vont nous mettre sur la piste. 


J’ai regretté les redondances du texte cependant. On sait bien que la vie de l’une ou de l’autre n’a pas été rose. Pour différentes raisons d’ailleurs, mais avec des dénominateurs communs. L’auteur répète néanmoins trop certaines évidences à mon sens. Cela nous ralentit inutilement dans notre recherche des éléments qui relient les deux jeunes femmes. C'est frustrant, agaçant.


Amoureux des animaux, certains passages risquent de vous faire du mal. J’ai eu des instants difficiles, mais c’est hélas très réaliste. Pour le coup, les détails étaient alors presque trop précis. Oui, jamais contente quoi ! lol 

Idem pour les considérations et l’étroitesse d’esprit de certains "pèquenauds" (terme usité dans le livre pour désigné les spectateurs venant au cirque) ou personnages plus importants. La bêtise humaine est immense ! 


Globalement, c’est un bon roman. 

Le twist final était attendu depuis très longtemps pour ma part, mais j'aurais pu être surprise, cela m'est déjà arrivé.

Histoire triste même si on nous donne de l’espoir au final parce que oui, la fin est ouverte.

C’est l’histoire de la vie rude et pas toujours tendre... et pas seulement d’une ou deux vies brimées par l'étroitesse d'esprit. Voyons plus large. 




samedi 26 décembre 2020

L'instant mantra de Sylvain Romain

 



Le livre : 

 

L’instant Mantra de Sylvain Roman aux éditions Indigraphe, 256 pages, 16€90.

 

 

Le pitch : 

 

Baptiste rêve d’une romance digne du septième art. Un soir, alors qu’il rentre de séminaire, une enveloppe carmin l’attend dans sa boite aux lettres. Pas de cachet de la poste, pas de timbre ; ni expéditeur, ni destinataire. Il ouvre. Un doux parfum s’échappe. A l’intérieur, un carton d’invitation sur lequel sont inscrits un mantra et un acronyme imprononçable. Le début d’une longue série. Le début d’une double énigme à résoudre. Quel est ce voyage qui lui est proposé ? Qui est cette mystérieuse inconnue qui lui adresse ces missives ?

Pour Sylvain Martin, écrire, c’est apporter sa contribution à éveiller les consciences, diffuser de l’amour et favoriser la compréhension que nous avons les uns des autres. Tout au long de « L’instant mantra », son premier roman, il nous livre les jalons d’une philosophie du cœur.

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Voilà un roman qui m’aura permis de finir l’année 2020 avec une belle touche de positivité alors que l’ambiance générale n’est pas si terrible que cela, même pour les fêtes de fin d’année, car 2021 s’annonce au mieux compliqué. Bref…

 

Plonger dans ces pages et ce jeu de piste jonché de mantra avec au bout peut-être une belle histoire d’amour, des amitiés fortes et une flopée de bons sentiments si doux que l’on peut limite en être écœuré ne devrait pas vous faire de mal. Au contraire même si ce n’est pas LE roman du siècle, il serait dommage de bouder un peu de bonheur simple. 

 

L’écriture n’est pas mauvaise, parfois un peu trop stéréotypée à mon goût et quelques maladresses ici ou là (le choix des horaires par exemple avait le don de m’horripiler par exemple, allez savoir pourquoi ?!?!), mais rien qui ne m’ait découragé. J’avais envie de cette bouffée de douceur qui était trop sucrée par instant, mais tant pis.

 

L’intrigue est cousue de fil blanc, mais là non plus je ne pense pas que c’était vraiment si essentiel que cela. On se laisse porter par cette facilité et les messages contenus dans les mantras envoyés à Baptiste me semble plus essentiel. 

 

Un roman feel good sympathique qui ne révolutionne pas tout, mais n’est pas à négliger. Il en vaut bien d’autres qui se vendent comme des petits pains en librairie. 

 

Petit plus : J’ai particulièrement apprécié l’histoire de la maison d’édition, de ses choix, de sa vision sur les textes… Je lui souhaite une longue existence et je vais faire plus attention à leurs publications maintenant que je la connais. 

 

 

 

Pour vous faire une autre idée du livre : 

 

https://youtu.be/MBi-b1wAz7g

Terrien, T'es rien ! Le jour où la Terre s'arrêta par Valott

 


Le livre : 

 

Terrien, t’es rien ! Le jour où la Terre s’arrêta par Valott aux éditions Favre, 104 pages, 14 €.

Publié en novembre 2020

 

 

 

Le pich : 

Comme le disait l’auteur de BD Moebius :

« Dessinateur est le métier le plus libre du monde. On vous enferme dans une pièce et vous faites ce que vous voulez. »

Tout dessinateur est un confiné d’origine. Il utilise sa planche à dessin comme une planche de salut et dessine pour s’évader. Dès que la pandémie a débuté, Valott a traduit ce que nous traversions grâce à la finesse de ses traits. Il a réalisé des instantanés du quotidien, tout en y ajoutant sa touche humoristique, mais aussi ses références artistiques et philosophiques ; sans faire l’impasse sur la franche rigolade, si essentielle à la survie.

Cet ouvrage, c’est l’occasion de revenir sur un phénomène qui a touché la terre entière et nous a tous réunis. Un combat à coup de crayons pour ne pas oublier que nous avons vécu une partie de l’Histoire qu’il faut faire nôtre. Il y a des leçons à tirer, des réflexions à mener et une solidarité à entretenir.

 

 

Ce que j’en pense : 

 

En Suisse, il n’y a pas que le chocolat, les montres, les banques… 

Il y a aussi des personnes inspirées qui profitent du confinement (le premier au printemps 2020) pour exercer leur métier (dessinateur) avec des horizons revus à la baisse (les quatre murs d’un appartement et les news diffusés sur les différents média). 

 

Vraiment pas évident de croquer l’actualité avec des telles œillères et une visibilité quasiment nulle sur l’avenir.

 

Drôles, mais aussi intelligentes, ces illustrations, sur le thème de la pandémie mondiale qui paralyse encore et toujours une grande partie du monde, sont des traces que nous aimerons ou pas revoir dans quelques années. 

Voilà un beau recueil à feuilleter régulièrement car magnifique coup d’œil et coup de crayon qui égratigne un peu notre statut tout puissant.



Pour vous donner une idée : 


https://issuu.com/editionsfavre/docs/terrien_t_es_rien__valott__ed._favre__2020__-_extr



vendredi 6 novembre 2020

Messages des pierres au peuple humain de Joëlle Chautems et Fabrice Chapuis


 

Le livre : 

 

Messages des pierres au peuple humain. Lithothérapie et pierres semi-précieuses de Joëlle Chautems et Fabrice Chapuis aux éditions Favre, 46 cartes et un livret d’accompagnement dans un beau coffret, 24 € 00.

Publié le 6 octobre 2020.

 

 

Le pitch : 

 

Formées bien avant l’apparition des humains, les pierres détiennent une sagesse précieuse. Si elles pouvaient parler, qu’auraient-elles à nous dire ? Cet oracle vous emmène à la découverte des caractéristiques physiques ainsi que des vertus en oligothérapie, chromothérapie et lithothérapie de ces joyaux de la terre. Chaque pierre délivre aussi un message d’espoir à l’humanité, pour nous aider à surmonter les obstacles de la vie et nous rappeler que nous faisons partie d’un tout.

 

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Très beau titre qui déjà nous emporte ailleurs et c’est assez essentiel en ce moment. Pourtant, si on nous transporte loin de nos quatre murs, on nous met aussi entre les mains un magnifique objet (qui pourra être un excellent cadeau pour les fêtes de fin d’année à venir) qui nous montre les richesses de notre planète, des pierres plus précieuses qu’un simple galet, mais qui valent moins chères qu’un diamant véritable et qui peuvent vous apporter plus encore que le simple plaisir des yeux si on y croit.

 

Le coffret contient 46 cartes magnifiques où chacune des pierres est mise en valeur. C’est un régal pour les yeux. Les mains ne sont pas en reste car la qualité de l’impression est aussi de très belle facture. Le toucher est délicat. 

Il y a aussi un livret qui vous dira tout sur comment utiliser au mieux votre coffret et en fonction de vos attentes personnelles. Il n’y a pas une bonne manière de le faire, mais plusieurs et certainement une qui vous conviendra.

 

J’y suis allée personnellement en douceur. Une ou deux cartes par jour, tirées au hasard dans la pile à découvrir et puis hop, j’allais lire de quoi il retournait sur chacune des pierres. Je pouvais passer pas mal de temps à regarder les cartes. Je pense que mon esprit à bien vagabondé. L’information qui m’était ensuite distillée avait un côté plus terre à terre, mais aussi mystérieux. Mon imagination (toujours elle) m’a poussé à croire que je suivais un module pour chaman débutant de nos contrées si réfractaires à ces pratiques. J’ai apprécié. C’était très détaillé et méthodique, mais jamais ennuyeux. C’est parfait pour débuter car franchement, je n’y connaissais absolument rien.

 

 

 

Et s’il fallait mettre une note : 15 / 20


jeudi 5 novembre 2020

Mes lectures du mois d'octobre



 Petit tour d’horizon de ma nourriture de l’esprit version lecture en ce début d’automne : 


  • « Le gardien de phare » de Camilla Läckberg : Ce nouvel opus abordera des faits disons très sombres, bien tangibles, graves et d’autres plus immatériels. La construction est assez identiques aux précédents donc on n’est pas dérouté. Presque au contraire, je ne me fais plus du tout surprendre et je devine tout très rapidement depuis un moment déjà, mais ce phénomène m’est très familier (c’est un des syndromes de la blogueuse littéraire qui traine ses bottes depuis trop longtemps). Reste que cet épisode marque un tournant, plus noir, plus lent peut-être, indéniablement humain.


  • « Le goût de vivre » de Sabrina Missègue (Rentrée littéraire 2020): Un livre témoignage sur l’anorexie qui sera peu nommée, mais identifiée via un elle qui signifie tout, qui sera omniprésente. Chaque cas est différent, chaque elle est une tumeur qui ronge son hôte. Livre  qui a peiné à voir le jour, mais qui fut une bouée ainsi que le soutien sans faille de Patrick Poivre d’Arvor. Vous saurez tout en le lisant. C’est peut-être un peu longuet, répétitif, mais Elle aussi fut mainte fois de retour. Très beau témoignage pour parler de cette maladie, mais aussi pourquoi pas d’autres troubles alimentaires car ils sont tout aussi dévastateurs. Petit plus, les illustrations de Sabine Fèvre qui ponctuent le texte sont juste magnifiques.


  • « Le village perdu » de Camilla Sten (Rentrée littéraire 2020) : Un roman scandinave encore plein de suspens, d’angoisse et de mystère : Un village entier qui disparait de la surface du globe et comme ultime indice : un cadavre et un nourrisson abandonné. Un projet de tournage de documentaire sur ce fait  non résolu des décennies plus tard va être le début de la fin… 


  • « Chronique d’une station service » d’Alexandre Labruffe : C’est faire le plein de petites histoires qui nous est proposé ici par le biais du narrateur. Ces scènettes mises bout à bout forment un récit loufoque. Le final est peut-être un peu léger comme du sans plomb. 


  • « C’est arrivé la nuit » de Marc Levy (Rentrée littéraire 2020) : Retour vers le roman d’aventures et d’enquêtes pour l’auteur qui mérite d’être mieux connu. Vraiment mieux connu car oui il vend ses livres à tours de bras, mais n’est pas réellement reconnu par ses pairs. On va trouver dans ce texte : le monde actuel avec ses dérives et dangers, manipulations, prises de pouvoir, sa violence, l’univers des hackers, des services secrets… Captivant et basé sur des faits réels romancés.