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mardi 27 juin 2023

GILTLa guilde des temporalistes indépendants d'Alisa Kwitney et Mauricet


 

Le pitch : 

 

GILT, c'est Sex in the City + Absolutely Fabulous + Code Quantum, saupoudrés de Twilight Zone ! C'est surtout un envoutant récit de fantaisie et de SF, signé Alisa Kwitney (The Sandman Presents) et du dessinateur belge Mauricet (Harley Quinn).

Hildy Winters est une survivante, une dure à cuire de l'Upper West Side de New York, une sacrée vieille bonne femme qui possède son propre portail lui permettant de voyager dans le temps. Hildy appartient à La Guilde des Temporalistes Indépendantes, des femmes capables de voyager dans le passé (sans le modifier !), tout en bénéficiant de leur expérience accumulée jusqu'à présent.

 

 


 

Ce que j’en pense : 

 

Le résumé m’a titillé et j’ai sauté le pas. J’ai franchi le vortex… Ou plus simplement, j’ai tourné les pages de cet album. 

 

C’est d’inspiration plutôt comics que BD type Belge déjà. Tout y est plus moderne, un peu plus tranché, net, plus froid sans que ce soit désagréable. Je n’ai néanmoins pas pu vraiment me fondre dans le récit. Et pourtant, j’adore la plupart des références citées dans le pitch… Il m’a manqué un je ne sais quoi de supplément d’âme que je n’ai point déniché. 

 

L’ensemble est bien fait, correctement mis en valeur (couleurs, texte, dynamique de chaque page), mais… Je n’ai pas eu de coup de cœur. 

C’était amusant, parfois agaçant, rarement dérangeant. Cela s’est voulu porteur de références et je ne les ai pas toutes retrouvées au top niveau. 

 

A découvrir, à faire connaître, mais pas certaine que cela restera dans nos annales… 

 

 

lundi 4 mars 2019

Pour une écologie spirituelle de Satish Kuma




Le livre :

Pour une écologie spirituelle. Le Terre, l’Âme, la Société, une nouvelle trinité pour notre temps de Satish Kumar aux éditions Belfond, 17 € 00.
Publié le 27 septembre 2018


Pourquoi cette lecture :

Il s’agit d’un partenariat avec les éditions Belfond.
L’écologie est pour moi importante car la Terre est notre maison. Au-delà de toutes les données politiques ou économiques, je ne souhaite plus voir mon habitat se dégrader plus encore. C’est juste scier la branche sur laquelle nous sommes assis.


Le pitch :

Trier ses déchets, manger bio et local, pratiquer le covoiturage... Depuis quelques années, ces réflexes écologiques ont intégré notre vie. Pourtant, entre nouvelles pratiques, modes en constante évolution et injonctions permanentes, nous sommes encore trop souvent démunis face aux défis environnementaux. Comment faire en sorte que les choses changent vraiment ? En cultivant un nouvel équilibre entre la Terre, l'Ame et la Société. 
C'est en effet à partir de cette trinité inspirée de la Bhagavad-Gita hindoue que Satish Kumar, ancien moine jaïn et infatigable disciple de Gandhi, a développé une approche de l'écologie basée non pas sur la peur et l'urgence sanitaire, mais sur une vision globale et spirituelle de notre place dans l'univers. Car ce n'est qu'en prenant conscience de notre totale dépendance à l'égard de la nature et des autres espèces que nous pourrons sauver la planète et construire un futur viable. 
Bien au-delà d'un simple manifeste écologique, un guide lumineux qui ouvre la voie vers un monde meilleur, plus solidaire et plus heureux...


Ce que j’en pense :

Il existe de plus en plus de publications pour nous aider à adopter des comportements plus respectueux de l’environnement, mais beaucoup sont soit trop techniques, soit trop moralisateurs, soit encore trop ambitieux ou peu aisés à mettre en œuvre réellement.
L’ouvrage de Satish Kumar se veut plus généraliste, plus global et même s’il est ambitieux lui aussi, il est beaucoup plus facile à mettre en pratique une fois que l’on a bien saisit les propos de l’auteur car il parle à chacun d’entre nous. Il nous touche.

 En cela la préface signée par Marion Cotillard est parfaite. On fait tous des gestes pour protéger la planète, mais on anile beaucoup de nos actions par d’autres habitudes. C’est dommage et contre-productif malgré notre bonne volonté.
C’est parce que nous n’avons pas conscience de comment il faut aborder la chose. Ce n’est pas si inné. D’ailleurs même Satish Kumar reconnaît lui-même qu’il lui a fallu des décennies pour comprendre comment engager ce combat. Au départ, c’était la paix (l’absence de conflit sa ligne directrice), mais peu à peu, il a saisi que c’était trop réducteur.
Au fil de ses expériences, rencontres, lectures, il a construit cette trinité indissociable qui est sans doute la solution à tous nos maux ou presque.

« Si notre civilisation acceptait d’obéir aux grands principes que sont la non-violence, la modération et l’autodiscipline, nous éviterions bien des catastrophes écologiques et pourrions mettre fin à l’aliénation individuelle et à l’injustice sociale »

 Avouons que cela fait rêver ? Personnellement, je dis souvent que le bon sens, s’il régnait sur le monde, ce dernier se porterait infiniment mieux et tournerait probablement plus rond. Mais c’est moins conceptuel et moins aboutit que les écrit de Satish Kumar. 

A lire et relire pour bien s’imprégner de cette sagesse parfaitement contemporaine malgré des racines ancestrales, pour aussi l’intégrer à notre mode de vie, de penser.
Personne n’est parfait, mais chaque geste compte et c’est la somme de tous qui donne un résultat qui peut être bluffant. Il suffit d’essayer. 



Et s’il fallait mettre une note : 15 / 20


mercredi 5 avril 2017

Les vieilles filles de Pagan Kennedy



Le livre : 

Les vieilles filles de Pagan Kennedy aux éditions Denoël, 224 pages, 20 € 90. 
Publié le 2 mars 2017. 



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Denoël et choisit dans leur catalogue de nouveautés. 



Le pitch : 

Dans l'Amérique des sixties, deux sours d'une trentaine d'années vivent coupées du monde, seules avec leur père malade. Quand il décède, c'est la libération! Chouette, se dit Frannie, je vais pouvoir passer le reste de mes jours avec ma sour, une vraie vie de vieilles filles, le rêve! Extra, je vais enfin m'amuser, rire, découvrir le monde. et les hommes, pense Doris. Les deux sours décident de se lancer dans un road-trip décoiffant à bord de leur Plymouth bien-aimée. Les Vieilles Filles est un roman au charme fou, que l'on a envie de lire en écoutant Otis Redding, Simon & Garfunkel et les Supremes.



Ce que j'en pense : 

On est bien loin de l'Amérique d'aujourd'hui pourtant on n'est pas dépaysé car celle des sixties n'a rien à lui envier. On a toutes et tous des images, des clichés en tête. On les retrouvera en partie dans ce roman qui n'est pas récent sauf pour ce qui est de cette traduction française (voir le mot de l'éditrice). Auparavant, il fallait lire la version originale, ce qui n'était pas donné à tout le monde. 

La couverture est belle, mais laisse penser que l'on va découvrir un road movie endiablé avec nos deux protagonistes principales : Frannie et Doris, deux sœurs assez différentes qui pourtant s'accordent pas si mal. Il n'en sera rien même si de la route, elles en avaleront. Il y aura aussi des rencontres, des retrouvailles, des surprises, des déceptions, de l'amertume, de la jalousie, de l'insouciance, de l'ivresse... Certes, on n'est pas dans un roman d'action avec un rebondissement à chaque paragraphe, mais même avec un rythme plus lent, il s'en passe des choses. C'est moins clinquant, moins tapageur, mais plus réaliste. 

On fera quelques incartades dans le passé. Cela nous permettra de mieux saisir les réactions de chacune, de se replonger dans une époque que pour beaucoup, on n'a pas vraiment connu et qu'on a énormément fantasmé. 

Globalement, c'est bien écrit. Cela se lit aisément, mais heureusement que ce roman n'est pas plus long. Cela aurait été trop. J'ai apprécié ce voyage, mais j'avoue que j'étais aussi contente d'arriver à son terme. Plus et je me serais soit lassée, soit égarée en route. Il n'en fut rien et donc j'espère que d'autres voyageurs suivront... 



Et s'il fallait mettre une note : 12 / 20

mercredi 14 septembre 2016

Le cœur entre les pages de Shelly King




Le livre : 

Le cœur entre les pages de Shelly King aux éditions Préludes, 384 pages, 14 € 60. 
Publié le 6 mai 2016. 



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Préludes. 
J'avais été attirée par le titre, la couverture et les quelques pages lues sur Glose. 



Le pitch : 

Maggie, 34 ans, vient d'être licenciée de la start-up branchée de la Silicon Valley où elle travaillait. Que faire sinon traîner au Dragonfly, la pittoresque librairie de livres d'occasion ? Lassé de la voir végéter, Dizzy, son meilleur ami, lui propose de participer à un club de lecture. Au programme : L'Amant de Lady Chatterley. Dans l'édition ancienne qu'elle déniche, Maggie découvre une mystérieuse correspondance amoureuse... 
Cette découverte va bouleverser la vie de la jeune femme et celle de la petite librairie menacée de fermeture par la concurrence. Le tout sous les yeux espiègles de Grendel, le chat qui a élu domicile parmi les rayonnages. Spirituel, mordant, généreux, Le Coeur entre les pages est un premier roman au charme fou, une histoire à la fois drôle et sensible qui chante la mélodie joyeuse des livres que nous avons aimés. 
Une histoire qui ravira les amoureux des livres. Booklist Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Pascale Haas. 




Ce que j'en pense : 

Une histoire de livre, de lecture, d'amour, de la vie, cela ne se refuse pas en général. Même si au départ j'ai eu le sentiment que c'était peu original, j'ai apprécié le contexte, le personnage de Maggie qui est arrivée à un âge qui pose question. Sa situation ne fait pas rêver, sa vie non plus, mais est-ce une raison pour se dire que c'est sans intérêt, que tout est fichu ? Il y a parfois de sacrées surprises dans la vie. 

Ce livre est en tout cas à classer dans la catégorie des bonnes surprises. 
J'ai eu un peu peur au début de ma lecture de me trouver dans une intrigue déjà vu, lu. En fait, si tout n'est pas novateur, l'ensemble est accrocheur car bien mené par l'auteur qui justement dirige sa barque d'un air fort tranquille, mais qui ne vous endort pas pour autant. On est au contraire pris dans le courant pas trop rapide, mais suffisant pour être attentif. 

Niveau stylistique, cela paraît simple et c'est agréable cette sensation de fluidité. On ne ressent pas l'effort fourni par l'écrivain, on vit l'histoire, on est happé. Et les protagonistes y sont aussi pour beaucoup. 

Hugo est un personnage qui me plait car sa logique me parle bien qu'elle soit à contre courant de ce que la société actuelle et qui plus est celle de la Silicon Valley veut nous imposer. J'aime ce décalage. Bon après, pas certain que j'aurai succombé à tous ses charmes, mais comme ami oui. 

Et que dire de cette librairie Dragonfly ? Un éden pour beaucoup de lecteurs et amoureux des livres qui ont déjà une histoire rien qu'à eux. Une grande malle aux trésors ! Un énorme bordel (oui n'ayons pas peur des mots) à l'exception de deux rayonnages, mais pour avoir fréquenté ce type de librairie d'occasion, je puis vous assurez que ce n'est pas ce qui me fera fuir. L'agressivité du fauve de la place en revanche... Parce qu'il faut bien le souligner aussi : Grendel n'a rien du mignon petit chat sur la couverture. Enfin, passons et surtout délectons-nous du dénouement qui est à mon sens la plus belle description d'une réalité, d'un rêve, d'une passion... Lisez, vous me comprendrez alors. 

Un livre qui parle beaucoup de livres, mais aussi des hommes, de la vie, de l'amour, du monde actuel, mais aussi un peu du passé. Cette lecture m'a finalement plus surprise que je ne l'aurai cru et j'aime cela. 



Et s'il fallait mettre une note : 15 / 20 


vendredi 8 janvier 2016

Chi, une vie de chat, tome 3 de Konami Kanata



Le livre : 

Chi tome 3 de Konami Kanata aux éditions Glénat, 146 pages, 10 € 45. 
Publié le 16 mars 2013. 



Pourquoi cette lecture : 

Juste pour le plaisir de continuer la découverte des aventures de Chi. 



Le pitch : 


Que faire quand on est un mignon petit chaton dans une maison qu'on ne connaît pas ? Pleurer ? Ne rien faire ? Attendre ? Non, il y a plus drôle que ça : découvrir le monde ! De l'appareil photo aux oiseaux, des petites filles aux rideaux, des crabe aux doudous... la vie de chat est pleine de joies et de surprises. Et avec Chi, elle l'est encore plus ! Miaaaa... 



Ce que j'en pense : 

Suite très logique des aventures de Chi qui est toujours très mignonne et si curieuse de tout. Normal quand on est un petit chat. On ne peut pas tenir en place et quand on a la chance d'avoir un ami, c'est tellement plus amusant. Seulement il y a des règles qui échappent aux chatons et aux chats adultes. Des règles un peu stupides, il faut bien le dire, mais qui lorsqu'elles sont enfreintes, elles coûtent chères. 

Ce troisième tome est un tournant et laisse présager des évolutions, des changements. Cela est très bien car on commençait à tourner un peu en rond avec la gardienne. 

Cet opus a fait pleurer ma seconde Pestouille qui adore les animaux et qui a transposé certaines images un peu trop bien dans sa tête. Son petit cœur est si tendre. Elle est un peu comme Chi. Nature, entière et sans duplicité. 

Ce manga pour public plutôt jeune touchera aussi les grands qui ont gardé une vision d'enfants... 




Et s'il fallait mettre une note : 13 / 20 



lundi 14 décembre 2015

Gisèle Alain tome 1 de Sui Kasai




Le livre : 

Gisèle Alain tome 1 de Sui Kasai aux éditions Ki-oon, 206 pages, 7 € 65.
Paru le 11/10/2012



Pourquoi cette lecture : 

Voilà un manga qui traînait depuis trop longtemps dans ma PAL. Il est temps que je fasse un peu diminuer ce chiffre monstrueux qui caractérise ma PAL justement. Un de moins, c'est toujours cela. 



Le pitch : 

Début du xxe siècle. Héritière d’une famille noble, en rupture avec les siens, la jeune Gisèle gagne sa vie comme logeuse dans une pension. Mélange déroutant d’assurance et de fragilité, l’intrépide demoiselle décide de monter son agence pour devenir… femme à tout faire ! Sauvetage de chats égarés, négociations secrètes pour les notables de la ville, bâtisse à retaper du sol au plafond : elle découvre les aléas de la vie, tout en enchantant son entourage par sa vitalité et sa fantaisie. Mais c’est sans compter sur un passé qui ne va pas tarder à la rattraper et à jeter un voile sombre sur cette liberté fraîchement acquise…



Ce que j'en pense : 

Voilà un manga que j'avais acheté pour le lire en duo avec mes Pestouilles, mais j'ai pris bien du retard. Elles avaient apprécié l'ensemble de ce premier tome sans pour autant devenir complètement "Addict" à cette saga. Elles ne m'en ont guère plus dévoilé avant ma propre lecture et je les en remercie. (sauf un épisode qui leur avait fait se poser des questions et il est question de striptease.) C'est toujours mieux pour se forger un avis complet et vous voyez, les lectures pensées ainsi permettent aussi d'aborder des thématiques pas forcément évidentes, mais après tout pourquoi pas ? 

J'ai aimé les graphismes qui sont travaillés. Les décors aussi. Chaque page est riche. 
Le ou plutôt les scénarios de chaque petite aventure sont très classiques, sans grande surprise (même celui évoqué plus haut) et on croule sous les bons sentiments. Je ne m'attendais pas à autre chose donc pas de réelle déception. 

Certains lecteurs pourront trouver cela mièvre comme style. Je dirai que c'est plutôt gentillet. On peut le mettre entre toutes les mains (les sujets ne sont pas osés, pas de manière crue et donc cela suscite le questionnement parfois, mais c'est plutôt une bonne chose je trouve) et cela plaira indéniablement plus aux filles. 



Et s'il fallait mettre une note : 12 / 20 



jeudi 10 décembre 2015

La 6ème extinction, comment l'Homme détruit la vie d'Elizabeth Kolbert




Rentrée littéraire 2015



Le livre : 

La 6 ème extinction - Comment l'homme détruit la vie d'Elizabeth Kolbert aux éditions la librairie Vuibert, 352 pages, 21 € 90. 
Sorti le 14 / 08 / 2015



Pourquoi cette lecture : 

J'aime comprendre le monde et ce qui m'entoure. Si parfois, je fais un peu l'autruche pour ne pas voir véritablement ce qu'il advient (sorte d'auto-défense contre les agressions extérieures), le reste du temps, j'aime aller à la pêche aux informations. Cette lecture m'attirait depuis que j'ai connu la date de parution en France de ce livre. Je n'ai pour une fois pas trop attendu pour m'y plonger dedans. 



Le pitch : 

Depuis l'apparition de la vie sur Terre, il y a eu 5 extinctions massives d'espèces. Aujourd'hui, les scientifiques estiment que le monde est en train de vivre la sixième, peut-être la plus dévastatrice de toutes. Cette fois, l'homme en serait la cause. En sera-t-il la victime ? Pour prendre enfin la mesure du moment décisif que l'humanité est en train de traverser, Elizabeth Kolbert signe une vaste enquête sur l 'épopée de la vie terrestre. 
A la croisée du reportage de terrain et de l 'histoire des idées, elle donne à voir la science en train de se faire tout en donnant la parole à de grands savants tels Cuvier, Darwin et d'autres. Loin de tout dogmatisme, elle a arpenté la planète à la rencontre de scientifiques sur leurs lieux de travail, pour raconter le destin d'espèces disparues ou menacées (la grenouille dorée du Panama, le rhinocéros de Sumatra, une ammonite du Crétacé). 
Dans une prose limpide et percutante, aussi rigoureuse qu'accessible, Elizabeth Kolbert réussit à rendre compréhensibles et sensibles des concepts généralement difficiles à appréhender. 


Ce que j'en pense : 

Cette lecture non romanesque déjà couronnée par le prix Pulitzer 2015 dans la catégorie non fiction pourrait sembler de prime abord un tantinet austère, peu récréative, voir carrément ennuyeuse pour ne pas dire mortelle. 
Oui, je ne peux pas dire que j'ai beaucoup ri lors de ma découverte de l'ouvrage et pour cause l'évocation d'une sixième extinction de masse des espèces se prête assez peu à l'euphorie. Reste que l'on ne peut pas toujours faire l'autruche et se regarder le nombril en attendant des jours meilleurs toujours incertains. 
Quoiqu'on en dise ou pense, nous vivons toutes et tous sur cette Terre et les impacts sur la faune et la flore liés à nos activités, on les ressent. En prendre conscience, c'est un premier pas. Les comprendre et en mesurer l'ampleur vient ensuite.
Cet ouvrage nous y aide fort bien car avec des exemples concrets et des notions complexes, mais mises à notre portée, on a sous les yeux un outil parfait. 

J'ai apprécié d'avoir quelques photos ou illustrations bien choisies. Cela ancre d'autant plus le lecteur dans l'aspect bien réel des faits énoncés. Le risque majeur étant de le perdre sous une masse d'informations trop indigestes. Et fort heureusement ce n'est jamais le cas. 
On est au contraire comme l'auteur, prit par ces découvertes pas toujours réjouissantes, mais indéniablement fascinantes. On touche du doigt tout ce que l'on est en train de perdre. 

Voilà une lecture "responsable". 



Et s'il fallait mettre une note : 17 / 20