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lundi 5 février 2018

Bullet révolution. La méthode complète pour créer votre agenda personnalisé, gérer votre quotidien, développer votre créativité par Elodie



Le livre :

Bullet révolution. La méthode complète pour créer votre agenda personnalisé, gérer votre quotidien, développer votre créativité par Elodie aux édition Dunod, 192 pages, 12 € 90.
Publié le 13 septembre 2017.


Pourquoi cette lecture :

Adepte des agendas depuis… La nuit des temps. J’ai ajouté à mon quotidien la tenue d’un Bullet journal depuis un an maintenant pour compléter justement mes agendas ultra classiques. Je connais donc un poil le sujet.
Ce livre, je l’ai trouvé dans le rayon des nouveautés dans l’une des médiathèques que je fréquente assidument. Je l’ai pris pour voir s’il pouvait m’offrir un surplus d’inspiration.



Le pitch :

Le Bullet journal, ou " bujo " , est la nouvelle tendance qui révolutionne l'organisation personnelle. Avec un seul agenda, vous allez gérer vos tâches, vos rendez-vous et vos listes aussi bien perso que pro, et cela à partir d'un carnet vierge où vous allez créer vous-mêmes vos pages. En plus de gagner en efficacité, tenir un Bullet journal vous aidera à vous réapproprier le temps qui passe, à développer votre créativité et à vous faire du bien. 
Alors, n'hésitez plus, lancez-vous ! Elodie, qui transmet sa passion du Bullet journal et des arts créatifs à travers son blog SohoHana, vous prend par la main pour créer votre premier agenda personnalisé. Avec ce livre, Elodie répondra à toutes vos questions : - Comment débuter un Bullet journal, avec quel matériel ? - Comment améliorer son planning ? Comment gérer des pages de suivi et des pages collections ? - Quels sont les bénéfices de cette méthode révolutionnaire ? - Comment utiliser le Bullet journal comme outil de développement personnel ? Et, grâce à la partie " Mon agenda à remplir “, vous pourrez vous lancer tout de suite grâce à de nombreux modèles de pages à remplir.



Ce que j’en pense :

Je ne suis vraiment pas prête à abandonner mes agendas traditionnels car j’y ai trop mes habitudes. Chaque année, je choisis mon élu avec soin et il est ma référence, ma mémoire en cas de doute et puis pour planifier tout sur plus de 18 mois (oui chez nous, on va même au-delà, sur 24 mois parfois plus encore), je n’ai pas trouvé mieux. Le Bullet journal est certes flexible, plus encore qu’un agenda classique, mais sur ce point, il ne me convient pas. J’utilise mon Bullet journal plutôt comme un journal de suivi, de mémoire des faits, un regroupement de tout ce que je pouvais noter à gauche et à droite, mais cette fois dans un seul et même carnet. On cherche souvent pendant des mois l’organisation qui nous conviendra et s’inspirer de ce que font les autres est sans doute la meilleure des alternatives. Ce livre est là pour ce faire.

Pour les non-initiés à la tenue d’un Bullet journal, il présentera l’origine du concept, ses bases, le matériel nécessaire (qui est très minimaliste si on le souhaite). C’est très bien fait, clairement expliqué avec des exemples parlants.
Pour les autres, il y a moyen de trouver quelques bonnes idées pour compléter le siens ou varier les présentations. Rien de vraiment révolutionnaire puisque Pinterest ou Instagram regorgent de photos et liens très complets, mais quand on aime le format papier, c’est bon de retrouver ce livre.

A la fin de l’ouvrage, on peut s’essayer à la tenue de certaines rubriques car des pages déjà mises en forme vous attendent.

Ce livre possède vraiment toutes les qualités pour inciter son lecteur à tenter l’aventure du Bullet journal.


Et s’il fallait mettre une note : 13 / 20


lundi 15 mai 2017

Les enfants de la résistance tome 2 : Premières répressions de Vincent Dugomier et Benoît Ers



Le livre : 

Les enfants de la résistance tome 2 : Premières répressions de Vincent Dugomier et Benoît Ers aux éditions Lombard, 56 pages, 10 € 95.
Publié le 18 mars 2016.


Pourquoi cette lecture : 

Je prends enfin le temps de lire la suite de cette BD historique qui m'avait charmé malgré le sujet grave. 



Le pitch : 

Grâce à l'impact de leurs actions, François, Eusèbe et Lisa ne sont plus les seuls à se rebeller contre l'occupant allemand ; des adultes entrent aussi à présent en résistance, notamment le maire, le curé et les parents d'Eusèbe et François. Tout en gardant leur anonymat, les jeunes résistants font à nouveau preuve d'un culot extraordinaire en faisant le lien entre adultes pour organiser un système de passage de prisonniers français évadés vers la zone libre. 
En parallèle, les Allemands renforcent leur surveillance et n'hésitent pas à recourir à la violence voire au meurtre. Nos héros sont directement confrontés à la mort et au racisme. Dans une France de plus en plus divisée, de petits grains de sable isolés parviendront-ils à enrayer la machine nazie ?'



Ce que j'en pense : 

Que l'on ait lu ou non le premier volume importe peu. On peut très bien débuter par ce second volet des aventures de ces trois jeunes gens que sont François, Eusèbe et Lisa. Je dis cela car ma cadette de 11 ans l'a fait sans soucis. Elle n'a pas été perdue et au contraire, cela n'a fait que renforcer sa curiosité pour ces destinées. Ma grande de 14 et moi-même avons aussi apprécié et souhaitons plus que jamais connaître la suite. 

L'intrigue n'est pas gaie et dans cet album, les choses se corsent. Les premières victimes qui ne sont plus seulement des anonymes tombent. Forcément cela va faire grandir nos apprentis héros. 
La guerre est de moins en moins lointaine, les divisions se renforcent, mais la résistance aussi par petites touches. 
Très bien mené, le récit est prenant. Il est aussi historique, véridique. Je suis certaine que des questionnements entre génération peuvent apparaître tant l'identification aux protagonistes est possible. Cette lecture ne laisse pas indifférent. 

A noter qu'à la fin de l'album est disponible plusieurs pages de documents et d'explications de faits relatés au cours de ce tome. Ils encrent l'Histoire dans l'esprit des jeunes lecteurs. C'est bien pensé et assez pédagogique. Je ne peux qu'encourager ce type de démarche. 


Et s'il fallait mettre une note : 15 / 20




lundi 12 décembre 2016

Real life. Dans l'univers enchanté de la netéconomie de Yves Eudes





Le livre : 


Real life. Dans l'univers enchanté de la netéconomie de Yves Eudes aux éditions La Découverte, 169 pages, 14 € 00.
Publié le 3 novembre 2016.


Pourquoi cette lecture : 

Mon petit brin de famille est passablement geek donc la thématique de cet ouvrage ne pouvait que trouver une résonance en moi.
C'est une lecture réalisée en partenariat avec les éditions La découverte. 


Le pitch : 

Damien est un geek filou et un peu loser, mais pas trop, qui s'en tire toujours de justesse. Webmaster, blogger pro, community manager, social media editor, guérilla marketer : immergé dans le monde enchanté du Net francophone, Damien enchaîne les coups hasardeux et les petits boulots. Il crée des startups fantômes avec de vagues copains, mais ça ne dure jamais. Il veut croire qu'il appartient à une élite techno-branchée mondialisée, mais il galère comme un smicard précaire. Dans ce quasi-polar au ton vif et plein d'humour, l'action se situe au ras du sol, dans la vie quotidienne de Damien et de sa bande. 
Il s'agit bien d'une fiction, mais tout y est vraisemblable ou presque vrai. Grâce à ses longues années de fréquentation du milieu, Yves Eudes nous offre une plongée aussi ahurissante que réaliste dans l'univers impitoyable de la Netéconomie… 




Ce que j'en pense : 

Voilà un livre qui possède un titre évocateur et qui après lecture est parfaitement justifié : Real life (littéralement : vie réelle). 
Oui, tout ce que le lecteur va trouver dans ces pages est bien vrai (ou si proche de la vérité que franchement...). C'est comme dans la vraie vie et même si on parle de monde virtuel, de cyber économie, de cyberattaques, cybercriminalité etc... Tout cela a un impact palpable car après tout, il reste des humains derrière les écrans (tous n'ont pas été remplacés par des robots). 

J'ai trouvé le texte rude, mais reflétant ce qui se passe. La vie n'est pas rose en ce bas monde et il serait naïf de croire que les nouvelles technologies ont transformé notre société en République des Bisounours. Certes, on trouve des informations (mais attention, l'honnêteté n'est pas forcément au rendez-vous tout comme l'impartialité), on peut s'exprimer librement, mais les coups bas peuvent pleuvoir encore plus vite (en quelques minutes voir moins) et plus fort (rapport nombre/temps et durée). 
Et encore, je ne parle même pas des gros bras qui peuvent aussi vous faire du mal et pas que virtuellement ! Là, c'est la cerise sur le gâteau... 
En résumé, la loi du plus fort a encore de beaux jours devant elle. 

On peut aussi se faire plumer si on n'est pas vigilant. Les miroirs aux alouettes sont nombreux ! On peut si facilement vous faire croire monts et merveilles dans le cyberespace. 
Certes, des réussites fulgurantes existent, mais il y a toujours en réalité plus d'échecs (qui peuvent être bénéfiques néanmoins). 

Je ne conseillerai pas ce récit aux néophytes ou simples utilisateurs de certaines applications, fonctions, outils informatiques. C'est trop dense et condensé sans des bases disons correctes. Il serait trop facile de les perdre sous une avalanche de processus, de sigles, de cyber pensées etc...
Et ce d'autant plus que l'intrigue principale est légère, elle manque un peu d'encrage. Pourtant l'idée est bonne et mérite d'être creusée, explorée, exposée. Ceci étant dit, cette lecture est un peu comme certains gros buzz. On l'oublie vite. 



Et s'il fallait mettre une note : 11 / 20 



mercredi 16 novembre 2016

Un corps parfait d'Eve Ensler



Le livre : 

Un corps parfait d'Eve Ensler aux éditions  Denoël, collection Denoël & D'Ailleurs, 134 pages, 12 € 15. 
Publié le 10 mai 2007 



Pourquoi cette lecture : 

C'est une trouvaille en médiathèque que j'ai fait en traînant dans les rayonnages comme cela m'arrive de temps en temps car j'adore ces lieux autant que les librairies. 



Le pitch : 

Ici un nez refait, là une cure de Botox, ailleurs un régime sans fin : partout les femmes demeurent soumises à cette implacable loi de la beauté, partout les canons établis les poussent à se mutiler, à endurer des privations, à mettre leur vie en danger. Parfois, et même souvent, de leur propre gré... Après avoir su briser avec humour les derniers tabous concernant la sexualité féminine dans les désormais célèbres Monologues du vagin, Eve Ensler se penche avec la détermination et la drôlerie qu'on lui connaît sur la tyrannie du corps parfait. Elle retrace le parcours de femmes d'horizons bien différents : la directrice d'un magazine féminin new-yorkais, une quinqua indienne sans complexes, une beurette boulimique. Toutes racontent leur aliénation, les diktats de l'apparence, leur soif de résistance ou au contraire leur abdication face aux exigences de la culture qui les a vues grandir. Entre deux récits, comme un fil conducteur, l'auteur invective savoureusement son ventre - qu'elle trouve toujours trop gras - et dénonce avec une franchise décapante la violence faite aux femmes.



Ce que j'en pense : 

Je suis tellement loin d'avoir le physique parfait de notre époque que je me suis détachée autant qu'il m'a été possible de toute la pression exercée par notre société pour vivre ma vie. Oui le XVIII ème aurait été mieux pour moi ou même une partie du XIX ème siècle, mais qu'importe ! Je ne suis pas la seule... Mais parfois la lecture d'un livre peut ancrer certaines idées qui nous aideront à mieux vivre notre différence (terme un peu fort). 

Ce texte est une pièce de théâtre. J'en lis très rarement. Les pièces, j'aime les voir, les entendre, les vivre dans leur écrin, les scènes de théâtre. Les mots prennent vie et des intonations résonnent longtemps en moi. 
Lire les scènes, c'est très différent. Il faut devenir metteur en scène, diriger les éclairages, créer des décors, éventuellement penser aux bruitages, à une musique de fond. On a bien quelques indications, mais c'est succinct. Et même si dans les romans, on agit souvent de la sorte, lire une pièce, c'est différent comme approche. 
Cependant quand le texte est fort, on y parvient très bien. La thématique universelle n'y est pas étrangère. On est comme Ève et même si notre parcours est bien différent, on est aussi toutes ces femmes présentes tour à tour. L'écriture est ici prenante. On est interpellé, on aurait presque envie nous aussi de répondre à Ève. 

Cela se lit d'une traite, comme un souffle ou plutôt comme en apnée. On reprend un bol d'air après le final. On est alors libéré d'un poids. 



Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20 



vendredi 7 octobre 2016

Le charme discret de l'intestin. Tout sur un organe mal aimé... De Giulia Enders




Le livre : 

Le charme discret de l'intestin. Tout sur un organe mal aimé... De Giulia Enders aux éditions Actes Sud, 350 pages, 21 € 80. 
Publié le 1er avril 2015. 



Pourquoi cette lecture : 

Ce livre a fait grand bruit. Il fut un gros succès et même si je n'aime pas toujours faire mon mouton, je ne suis pas assez maso pour me priver d'un bon livre. J'attends en général que l'engouement s'essouffle un peu et je me lance si j'en ai toujours envie. Surtout quand le livre est dans ma PAL. 



Le pitch : 
 
Giulia Enders, jeune doctorante et nouvelle star allemande de la médecine, rend ici compte des dernières découvertes sur un organe sous-estimé. Elle explique le rôle que jouent notre "deuxième cerveau" et son microbiote (l'ensemble des organismes l'habitant) dans des problèmes tels que le surpoids, la dépression, la maladie de Parkinson, les allergies... Illustré avec beaucoup d'humour par la sœur de l'auteur, cet essai fait l'éloge d'un organe relégué dans le coin tabou de notre conscience. 
Avec enthousiasme, Giulia Enders invite à changer de comportement alimentaire, à éviter certains médicaments et à appliquer quelques règles très concrètes pour faire du bien à son ventre. Véritable phénomène de librairie, Le Charme discret de l'intestin s'est vendu à 950 000 exemplaires en Allemagne et sera publié dans 26 pays.



Ce que j'en pense : 

Ce n'est pas le premier livre que je lis sur les intestins, les bactéries qui nous colonisent, cette année, mais je découvre maintenant celui qui a lancé ce renouveau d'engouement pour nos entrailles, le titre de Giulia Enders. Pendant des mois, j'ai mis en attente la lecture de ce bouquin à gros succès (un peu surprise) car j'aime être dégagée de toute pression ou influence. Je suis comme cela. 

Vous noterez que j'ai parlé de renouveau d'engouement un peu plus haut pour tout ce qui toucherait au bon fonctionnement de notre transit, digestion etc. Et pour cause ! L'expression simple et quotidienne de salutation, « comment ça va? » revêt originellement un sens que l’on ne soupçonne pas. On se doute aisément que la question à trait à la santé de son interlocuteur. Celle-ci serait originaire de la fin du moyen âge avec les débuts de la médecine grand public. A l’époque l’indicateur essentiel de la santé étaient les selles. La question « comment allez vous? » renvoyait directement à la consistance, l’odeur et autres qualificatifs de la défection de l’interlocuteur. Et oui... 
Aujourd'hui, on se base sur bien d'autres facteurs et examens, mais du coup, on néglige depuis trop longtemps nos intestins. On les méconnaît. On les sous-estime injustement. Giulia aussi pendant de nombreuses années. Seulement, un problème de santé va doucement la conduire à explorer cette piste pourtant tout sauf évidente. Elle finira par guérir là encore par des moyens disons presque détournés. Cela soulève pas mal de questions et elle cherche à comprendre. 
La démarche n'est en rien farfelue. Au contraire, tout s'appuie sur des recherches, des recoupements, des études très sérieuses. Le style est pourtant presque drôle. Giulia s'adresse à ses lecteurs comme à des amis. C'est un échange bon enfant sur un ou plusieurs sujets peut-être un peu délicats pour certains et pourtant on ne peut plus naturel. J'ai beaucoup apprécié cette approche. Une vulgarisation de connaissances certes très abordable, avec un brin d'humour et un fond, un questionnement réel. 


Et s'il fallait mettre une note : 16 / 20