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lundi 17 juillet 2023

Eloge de la surface de Tilla Relmani et Stella Lory

 


Le pitch : 

 

Yasmina, psychologue de 35 ans, est consommatrice de programmes de télé-réalité. Petite dernière d'une brillante famille d'universitaires, elle décide de leur prouver que la télé-réalité est un sujet de recherche digne d'intérêt et parvient à se faire embaucher sur le tournage d'une émission comme journaliste.
Plutôt que de s'arrêter au constat méprisant que ces émissions sont au mieux mainstream et au pire avilissantes, les autrices interrogent avec intelligence et humour les mécanismes psycho-sociaux qui viennent se nicher dans ce désir addictif de regarder l'intimité d'inconnus à la TV.
Un décryptage entre humour et analyse documentaire, grâce au regard de Tilila Relmani, psychologue passionnée de télé-réalité et nourrie d’échanges avec des journalistes spécialistes du sujet.

 

 


 

 

Ce que j’en pense : 

 

Avec cette bande dessinée, vous allez tout apprendre et comprendre le pourquoi du comment ça marche en fait la téléréalité. Oui en gros, c’est toute la téléréalité pour les nuls ! 

Que vous soyez consommateur ou pas de ce type de programmes, on gagne à mieux cerner la chose et ainsi à ne pas rester sur des idées préconçues. Quoiqu’on en dise, on a en toutes et tous en tête. J’avoue que mes propres connaissances en la matière étaient des plus limitées ou datées et j’ai ainsi pu dépasser certains stades assez primaires de mon raisonnement. 

 

J’ai certainement plus apprécié le fond que la forme car les dessins ne m’ont pas enthousiasmé, même si je leur reconnais très volontiers une efficacité certaine. Et c’est le principal car ils n’ont pas été un frein non plus. 

 

C’est encore une fois un titre qui gagnerait à se trouver mis en valeur dans les CDI des collèges et lycées, ainsi que dans les médiathèques pour toucher un maximum de public. Et un public averti en vaut bien d’autres ! 

mardi 27 juin 2023

GILTLa guilde des temporalistes indépendants d'Alisa Kwitney et Mauricet


 

Le pitch : 

 

GILT, c'est Sex in the City + Absolutely Fabulous + Code Quantum, saupoudrés de Twilight Zone ! C'est surtout un envoutant récit de fantaisie et de SF, signé Alisa Kwitney (The Sandman Presents) et du dessinateur belge Mauricet (Harley Quinn).

Hildy Winters est une survivante, une dure à cuire de l'Upper West Side de New York, une sacrée vieille bonne femme qui possède son propre portail lui permettant de voyager dans le temps. Hildy appartient à La Guilde des Temporalistes Indépendantes, des femmes capables de voyager dans le passé (sans le modifier !), tout en bénéficiant de leur expérience accumulée jusqu'à présent.

 

 


 

Ce que j’en pense : 

 

Le résumé m’a titillé et j’ai sauté le pas. J’ai franchi le vortex… Ou plus simplement, j’ai tourné les pages de cet album. 

 

C’est d’inspiration plutôt comics que BD type Belge déjà. Tout y est plus moderne, un peu plus tranché, net, plus froid sans que ce soit désagréable. Je n’ai néanmoins pas pu vraiment me fondre dans le récit. Et pourtant, j’adore la plupart des références citées dans le pitch… Il m’a manqué un je ne sais quoi de supplément d’âme que je n’ai point déniché. 

 

L’ensemble est bien fait, correctement mis en valeur (couleurs, texte, dynamique de chaque page), mais… Je n’ai pas eu de coup de cœur. 

C’était amusant, parfois agaçant, rarement dérangeant. Cela s’est voulu porteur de références et je ne les ai pas toutes retrouvées au top niveau. 

 

A découvrir, à faire connaître, mais pas certaine que cela restera dans nos annales… 

 

 

lundi 19 juin 2023

Le regard invisible tome 1 de Ferrari Elisa



 Le pitch : 

 

Voilà sept ans, cinq amis, adolescents à l'époque, ont vécu une expérience traumatisante lors d'un séjour en montagne. Aujourd'hui, alors qu'ils vivent chacun leur vie mais gardent ce secret enfoui dans leur mémoire, des lettres leur parviennent qui font explicitement référence à leurs souvenirs. Qui connaît autant de détails ?... 
Ils trouveront des réponses mais qu'ils paieront au prix fort...




 

 

Ce que j’en pense : 

 

Ce n’est guère original le scénario du groupe d’amis qui après une expérience hors norme s’éparpille un peu partout, vit sa vie jusqu’à ce que… Le passé refasse surface. Ce qui est plus intéressant, c’est comment on mène la barque une fois la grenade dégoupillée. Et dans ce cas précis, il y a des petits plus qui renforcent la tension autour de l’intrigue principale. J’ai aimé cela car en prime, cela renforce le côté plausible de la chose même si on sait pertinemment que c’est de la fiction. On a plus envie d’y croire et de frissonner.

 

Dans le cas de ce premier volet aussi, tout est très bien fait pour vous mettre l’eau à la bouche. On en montre tout juste assez pour que votre curiosité soit émoustillée et pas trop, pour ne pas éventer le(s) secret(s). Un bon dosage pas si évident. 

 

J’ai particulièrement apprécié également le coup de crayon qui donne à cette bande dessinée véritablement vie. Il y a du rythme, de la variété, du détail, de belles couleurs. On est happé. 

Les protagonistes sont divers et chacun à sa personnalité. Classique, mais bien vu dans l’équilibre de ce groupe que l’on nous présente sans faire un effet : casting. 

 

On va attendre avec une certaine impatience le second volet pour rentrer encore plus dans le dur. Oui, vraiment on n’attend plus que cela. On piétine même ! 

jeudi 8 juin 2023

Sofia, tome 1 : la plage de la chaise rouge de Davide Tosello


 

Le pitch : 

 

Sofia et Tea (17 et 15 ans) sont deux soeurs qui ont grandi près de la célèbre "plage de la chaise rouge".

Les deux soeurs sont très unies mais vivent selon des points de vue différents.

Surfer, lire des livres, écrire, manger sainement, nourrir l'esprit et le corps sont les principes fondamentaux qui animent le quotidien de Sofia. Téa est accro aux réseaux sociaux et passe le plus clair de ses journées à tchater en ligne avec ses amis.

Après une matinée de surf, Sofia quitte la plage avec son skateboard pour aller travailler sur un nouveau programme informatique. Elle se retrouve subitement propulsée dans un monde étrange, peuplé de créatures du cyberespace. Aurait-elle réussi l'impossible, se projeter elle-même dans le web à la recherche d'une vague mystique qui pourrait bien signer la disparition d'internet... ?

 

 

Ce que j’en pense : 

 

A bien y réfléchir, beaucoup de mots pour évoquer notre activité sur Internet possèdent un rapport avec le monde de l’eau. Notez :

-       On navigue sur le Net

-       On se noie sous les spam et autres mails

-       On s’abreuve de contenus en ligne

-       On surfe sur la Toile

Et je pense que l’on peut en trouver d’autres encore. Mais du coup, je trouve que l’approche dans Sofia, la plage de la chaise rouge est extrêmement bien vu. 

 

La lecture de cet album fut agréable et je vais en plus pouvoir le relire avec la playlist complète que j’ai pu trouver justement sur le net… Une excellente idée pour renforcer le plongeon (tiens encore un terme aquatique ?) dans les méandres de cette intrigue à peine futuriste.

 

Le seul bémol que je pourrais trouver, c’est qu’il est un poil complexe de tout saisir au premier abord avec une lecture type détente et que le public jeune, qui pourrait lire cette bande-dessinée, risque d’avaler la tasse (désolée). Et pourtant, je trouve que tellement d’aspects de ce que l’on trouve sur le Net sont abordés avec une justesse exemplaire, qu’il me parait judicieux de partager cette lecture avec le plus de monde possible. 

 

Les graphismes et les couleurs sont magnifiques. On est littéralement submergé. J’avoue en avoir pris plein les yeux. C’était apaisant et en mouvement. Plein de détails et même temps dans des palettes de couleurs très harmonieuses. 

 

N’hésitez pas, venez prendre la vague ! 






mardi 30 mai 2023

Grand Louis, tome 1 : Le marcassin de Louis de la Taille


 

Le pitch : 

 

Louis et sa compagne peinent à se trouver de l'espace entre leur job et leurs trois enfants. Mais c'est encore pire lorsque que des animaux sauvages envahissent soudain Paris... dont un marcassin qui s'incruste chez eux. Une vraie pandémie de grosses bébêtes ! Obligée de se confiner, la famille va devoir apprivoiser ce drôle de vivre ensemble, alors que dehors cerfs et blaireaux prennent calmement le contrôle de la capitale...
Une fable confinée, poétique et décalée, premier tome d'une tendre chronique familiale réalisée par Louis de La Taille.

 

 

 

Ce que j’en pense : 

 

On a toutes et tous envie d’oublier les histoires de pandémies, de confinement et autres parce qu’il faut bien le dire, vivre pleinement, c’est le plus important. Néanmoins, avec ce premier tome de bande dessinée, on accepte de replonger dans une ambiance qui n’est pas sans nous rappeler des situations vécues, il n’y a pas si longtemps… A quelques détails près qui n’en sont plus, je vous l’accorde. 

Alors oui, on oublie les virus pour passer du côté des animaux plus ou moins gros, plus ou moins crédibles pour envahir la capitale et en prendre possession. Les habitants ont pris la fuite ou se terre chez eux. 

 

Le graphisme est sympa, mais j’avoue que j’ai trouvé les animaux plus réussis que les humains (un peu trop simple, limite caricaturale par rapport justement aux premiers cités). Les couleurs sont intéressantes et collent bien au récit. Aucun problème. 

Les situations du quotidien sont bien rendues et je pense qu’il y a du vécu là-dessous. 

Après on sent un message plus profond qui se met en place en toile de fond. Franchement, si croiser un lynx en pleine ville peut être hyper perturbant, voir inquiétant car c’est impressionnant, il faut savoir que cet animal est très difficile à observer dans son habitat naturel donc… Mais avoir peur de cervidés ? Il y a un décalage entre les urbains et la Nature qui n’est certes pas douce, ni tendre, mais… 

 

J’ai apprécié cette mise en bouche sans pour autant dire que c’est un grand coup de cœur. La suite me surprendra peut-être et ce sera avec plaisir. 




mercredi 24 mai 2023

Harry Dickson, tome 1 : Mystères de Jean Ray


 

Le pitch : 

 

Londres, prison de Hammersmith. Baltimore Harmon, un condamné à mort, est exécuté à l'aide d'un étrange prototype de chaise électrique. Le tout sous le discret regard de la romancière Delphina Cruyshank, qui observe la scène au télescope depuis une luxueuse tour, accessible à elle seule. Le premier va s'échapper à la suite de son exécution. Alors que la seconde va disparaître de ses appartements... Entre mystère, chambre close et surnaturel, la journée d'Harry Dickson s'annonce compliquée...

 



 

Ce que j’en pense : 

 

Harry Dickson est le Sherlock Holmes américain. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est affirmé sur chacun des fascicules des premières publications (178 en tout) de l’œuvre de Jean Ray qui lui-même avait repris le personnage. 

De fait, Harry Dickson possède un physique qui n’est pas sans rappeler son homologue détective, mais je le trouve peut-être plus athlétique. Changement d’époque aussi qui explique cette impression certainement car nous sommes dans les années trente. Il y a aussi ses déductions, ses méthodes… Notons encore qu’il vit au 111 B Backer Street… On est très proche du 221 B Backer Street. Et puis, il y a une gouvernante, un inspecteur de Scotland Yard, le jeune Tom Wills, son acolyte.

Bref, on a tout pour les fans du genre.

 

Cette nouvelle adaptation en bande dessinée assez classique n’est pas à dénigrer. 

Je n’ai pas noté de révolution dans le traitement du sujet. 

Les graphismes me font penser à « Black et Mortimer ». Les couleurs sont toujours celles d’espaces sombres, mystérieux, peu accueillants… Bref assez stéréotypés, mais qui collent à l’ambiance du récit. 

L’intrigue est rétro, surprenante car certains rebondissements sont assez peu crédibles, mais qu’importe, on se laisse entrainer car l’ensemble est de bonne facture et assez fidèle à l’univers de Dickson. 

Mystéras n’est pas le Fantomas de mon enfance, mais il y a ce kitch que l’on aime retrouver. 

A voir pour la suite car nous n’en sommes qu’au premier volet. 

 

 




lundi 8 mai 2023

La sage-femme du roi d'Adeline Laffite et Hervé Duphot


 

Le pitch : 

 

Au siècle des lumières, Angélique du Coudray, sage-femme à plus d'un titre, écrit un Abrégé de l'Art de l'accouchement et conçoit une « machine » aussi efficace qu'inattendue pour transmettre ses précieuses connaissances...

Sage-femme au XVIIIe siècle, Angélique du Coudray a révolutionné l'enseignement de son Art. Jusqu'à cette époque, les morts en couche étaient monnaie courante. Afin de résoudre ce problème de santé publique, elle mit au point une méthode pédagogique innovante qui lui permit de former nombre de sages-femmes mais aussi des chirurgiens, aussi peu experts en obstétrique que les matrones, aux pratiques superstitieuses...

 


 

Ce que j’en pense : 

 

Aujourd’hui accoucher n’est plus synonyme de gros risques à quelques exceptions médicales prés en générale bien identifiées et gérées par nos praticiens. Mais longtemps, mettre au monde un enfant était presque jouer sa vie à la roulette russe. 

Madame de Coudray fait partie de ces femmes qui ont aidé à ce que de nos jours c’est une formalité si j’ose dire au point que l’on critique régulièrement que ce soit devenu trop médicalisé parfois. Mais ceci est un autre débat. 

 

Dans cette bande dessinée de très belle facture, nous suivons la vie de Madame de Coudray. 

Le scénario est sans grande fioritures, mais le propos ne s’y prêtait guère je trouve donc tant mieux. Le choix de la narration fut classique et linéaire, mais au moins, on y gagne en clarté à défaut de fantaisie. 

 

Une belle documentation a dû être faite en amont. On a un beau tableau de la situation à Paris et en province. On saisit aussi toutes les idées préconçues par les différentes couches de la population et les corps de métiers, les penseurs d’alors. 

 

Une lecture agréable, instructive et fort bien illustrée.

A lire et faire lire. 





SHerlock Holmes et les mystères de Londres, tome 1 de Jean-Pierre Pécau, Michel Suro et Scarlett

 



Le pitch : 

Une nouvelle série constituée de récits apocryphes qui, pour la première fois, reflètent la véritable personnalité de Holmes qui fut un véritable anarchiste, ne respectant rien ni personne. Le premier Holmes politique !

Une jeune fille est retrouvée morte, noyée dans la Tamise. Elle porte un masque étrange sur le visage. Aussitôt, les autorités pensent à la communauté jamaïcaine de l'East End, mais le célèbre détective n'est pas d'accord. Pour étayer ses dires, il va faire appel à Felix Fénéon, spécialiste des masques anciens, mais qui est poursuivi pour avoir posé une bombe dans un restaurant parisien !





Ce que j'en pense : 

Une nouvelle bande dessinée avec pour protagonistes principaux Sherlock Holmes et son compagnon d’enquêtes, le Docteur Watson. A priori rien de très novateur et pourtant, ce premier tome devrait ravir les amateurs du genre. 


Outre un graphisme soigné, au tracé précis, au rythme parfois nerveux, l’intrigue est intéressante, inédite et sordide à souhait avec une ribambelle de guest de l’époque. 


Belle recherche historique pour intégrer en sus des faits, des affaires du moment.


On ne connaitra pas le dénouement de cette affaire dans ce premier tome donc vivement la suite que j’espère dans la même veine car j’ai été conquise. 






jeudi 9 mars 2023

Gisèle Halimi, une jeunesse tunisienne de Sylvain Dorange et Danièle Masse


 

Le pitch : 

 

Très tôt confrontée au racisme et aux inégalités, Gisèle Halimi comprend que seules les études la sauveront d'un destin tout tracé. Le récit de cette jeunesse tunisienne l'illustre de la résistance de Gisèle Halimi enfant puis adolescente face aux diktats tant familiaux que politiques, résistance qui porte en germe les engagements futurs de cette femme d'exception.

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Un bel album BD pour découvrir l’enfance et la jeunesse d’une femme qui marquera son époque et qui même aujourd’hui continue d’y laisser son empreinte. Tout était déjà là. 

Si son œuvre force le respect, sa détermination dès le plus jeune âge est tout aussi magnifique. 

 

Je n’ai pas été fan des dessins, mais pour autant, c’est très efficace. Les couleurs sont en revanche à mon sens très réussies et reflètent très bien la lumière ou au contraire les ténèbres du pays, des situations personnelles ou politiques. 

Les personnages en dehors de Gisèle elle-même sont bien campés. Certains vont nous horripiler à minima, d’autres vont nous attendrir. On ne restera pas de marbre et c’est preuve que l’ensemble de l’album est une réussite. 

On pourrait dire que c’est parfois un peu trop manichéen et en cela je trouve que le père de Gisèle apporte énormément de nuances. Il est en effet plutôt un soutien pour sa fille tout en ne reniant pas des pratiques patriarcales. 

 

Une excellente première approche pour les plus jeunes adultes qui n’auraient pas trop entendu parler de Gisèle Halimi ou qui auraient un peu de mal à la replacer dans notre Histoire récente. Ensuite, je conseillerai plutôt de lire d’autres ouvrages plus complets et allant au-delà des dix-huit ans de Gisèle. Dans l’album, on a quand même une belle postface qui donnent quelques grandes lignes, mais c’est plutôt un « apéritif » qui pousse à creuser plus tard, ailleurs. 

A découvrir et à faire découvrir. 

 

jeudi 16 février 2023

Celle qu'il n'attendait pas de Luca Casalanguida et Maryko

 


La quatrième de couverture :

 

Camille passe tout son temps libre devant une grande bâtisse sans que personne ne comprenne à quoi elle rêve. Mais un beau jour, le propriétaire Roland Mars, un vieil écrivain discret, l'embauche pour des travaux subalternes. Construite sur le modèle du temple de Louxor, la maison se révèle être un lieu initiatique duquel la jeune femme ne ressortira pas comme elle y est entrée...

 

 

 

Ce que j’en pense. : 

 

Un beau roman graphique en one shot.

La couverture est un appel à la lecture auquel je n’ai pas résisté. Ensuite… 

 

Cet album est un parfait exemple du fait que les planches ne sont pas une simple option, mais qu’à elles seules, elles peuvent en dire tout autant qu’un long texte. On alterne des passages avec des explications plus ou moins longues, des dialogues rapides et des pages sans aucun texte. C’est très bien ainsi. 

 

Graphiquement, c’est pas mal, mais ce n’est pas mon approche préférée. 

Les couleurs cadrent parfaitement avec l’ambiance. 

Les textes sont parfois ou trop courts ou trop longs… Mais franchement, le sujet traité n’est pas aisé. 

 

L’intrigue reprend pas mal d’idées déjà vues ou lues ailleurs, mais l’ensemble ainsi ficelé n’est pas mauvais du tout. Cela se lit globalement très bien et d’une traite. On ne s’ennuie pas. 

Camille est intrigante, plus que Roland Mars à mon goût. Après je pense que j’aurai apprécié encore plus un diptyque pour aller un peu plus loin. Certains passages sont comme les dialogues ou explications : trop rapides.




lundi 22 octobre 2018

Shelton & Felter tome 2 : Le spectre de l’Adriatic de Jacques Lamontagne



Le livre :

Shelton & Felter tome 2 : Le spectre de l’Adriatic de Jacques Lamontagne aux éditions Kennes, 48 pages, 14 € 95.
Publié le 23 mai 2018


Pourquoi cette lecture :

Amoureuse de la saga, oui, je sais, on n’est qu’au second tome, mais quand même, j’ai voulu lire la suite des aventures du duo assez improbable incarné par Sheldon et Felter.
Le plaisir n’a pas attendu d’avoir pléthore de volumes…



Le pitch :

Pauvre Felter ! Il doit se rendre aux obsèques de sa sœur en Angleterre, de l'autre côté de l'Atlantique. Pour cela, pas le choix, il doit prendre le bateau. Lui qui souffre tellement du mal de mer... Heureusement, Shelton se propose de l'accompagner ! Mais le voyage sera loin d'être calme, avec une nouvelle enquête qui se profile à l'horizon pour notre duo de choc... En effet, dans la cabine B215, un passager vient de mettre fin à ses jours. 
Enfin, c'est ce que tout le monde croit avant que Felter, entre deux nausées, n'arrive et ne remarque certains détails troublants...





Ce que j’en pense :

Vous ne pouvez pas imaginer à quel point j’étais contente de retrouver mon libraire hypocondriaque (il transporte une pharmacie plus importante que la mienne, c’est dire le level !) et mon ancien boxer – nouveau journaliste.
Cette BD, je l’ai savourée car tant au niveau de l’intrigue qu’au niveau des dessins, il y a de quoi se mettre sous la dent. C’était comme une gourmandise que l’on s’accorde alors qu’on est au régime.

Cette fois, on sort notre duo de leur territoire et on les met dans une situation complètement différente. Adieu Boston, bonjour l’Adriatic, un magnifique navire qui leur servira de décors durant presque l’intégralité de cet album.
Les circonstances qui les amènent à effectuer cette traversée vers l’Europe ne sont pas très gaies, mais du dramatique, ils en trouveront encore plus sur les différents ponts du navire.

L’histoire est assez simple, mais habilement menée. Rien n’est laissé au hasard. On dirait une pièce de théâtre où chaque détail est pensé. On n’est pas simple spectateur, on est quasiment dans l’histoire car on cherche avec nos amis.
Si vous êtes attentif également, dans certaines cases, vous pourriez très bien y déceler quelques perles. Je ne vous en dis pas plus, mais vous trouverez par exemple des personnages ultra connus de la BD en guise de passagers….

Il y a cette fois encore, une magnifique galerie de personnages qui rendent plus vivant l’album. Chacun trouve sa place et apporte sa pierre à l’édifice. Certains referont sans doute des apparitions dans les prochains albums qui suivront car oui, j’en veux encore.  




Et s’il fallait mettre une note : 16 / 20