samedi 8 août 2026

Les chants du Cygne noir d'Alex Alice

Les Chants Du Cygne Noir - Les Chants du Cygne Noir T1 - 1 


Quatrième de couverture :

 

1880, la conquête de l'espace bat son plein : au-delà de Mars, les puissances européennes rivalisent pour le contrôle du Ring, la ceinture d'astéroïdes. Mais les vaisseaux qui s'y risquent s'évanouissent sans laisser de traces... La jeune Benesh, à la recherche du meurtrier de son frère, s'engage à bord d'un paquebot interplanétaire à destination de Jupiter. Alors qu'elle s'apprête à assouvir sa vengeance, des pirates abordent le navire. La rencontre est explosive. Benesh rejoindra-t-elle le capitaine Lohengrin et l'équipage du Cygne Noir dans sa quête d'une relique extra-terrestre aux pouvoirs étranges ? 

 

Après le succès du Château des étoiles, Alex Alice explore de nouveaux territoires et inaugure un chapitre majeur de son œuvre avec "Les Chants du Cygne Noir", une nouvelle série de manga ambitieuse et spectaculaire.

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Cela ressemble à un manga, cela en a les codes, mais celui-ci ne vient pas du pays du Soleil-Levant.

D’emblée, j’ai craqué pour cette série (même si nous n’en sommes qu’au tout début), car elle regorge de références assumées à d’autres œuvres cultes telles que Captain Harlock (Albator) ou Queen Emeraldas, signées par le regretté Leiji Matsumoto. Son esthétique peut également faire penser au Titanic, avec son jeu de classes... L’ambiance rétrofuturiste de cette dystopie est parfaite. Les détails sont soignés, comme toujours avec cet auteur. On reconnaît de nombreux éléments ; simplement, ils sont assemblés de telle manière que rien n’est tout à fait comme dans notre réalité. Pourtant, cela ne dérange pas le moins du monde le lecteur. Au contraire, c’est rassurant : on possède déjà les clés de lecture… et celles de l’aventure également.

Pas besoin d’avoir lu les autres opus d’Alex Alice pour plonger dans Les Chants du cygne noir. C’est une excellente porte d’entrée pour les lecteurs qui n’en auraient pas encore eu l’occasion. Et si l’univers leur plaît, il ne sera jamais trop tard pour découvrir le reste de sa bibliographie.

J’ai aimé le scénario (assez classique, avec ce désir de vengeance que l’on retrouve souvent dans les univers de Matsumoto), le format A5, agréable à prendre en main et qui laisse davantage de place aux dessins, les personnages, bien typés et pleins de promesses, ainsi que l’ambiance générale steampunk.

J’avoue ne rien avoir à regretter après cette lecture… si ce n’est que le tome 2 va se faire attendre et… Pffffff !

lundi 27 juillet 2026

Le dernier sanctuaire de Josiane Balasko

 


Quatrième de couverture : 

 

Au cœur de ces montagnes sauvages se joue le plus important des combats.
On les appelle les Protecteurs. Ils sont onze, sept hommes, trois femmes et un adolescent, les seuls à résister encore contre un monde qui a fait de la nature un terrain de chasse pour milliardaires en quête de trophées.
Cachés dans une ancienne mine au milieu des montagnes, traqués de toutes parts, ils se battent pour sauver les derniers animaux sauvages.
Jusqu’à ce jour d’hiver où deux femmes surgissent dans leur refuge.
Tomassa, une vieille Indienne aveugle, mais d’une lucidité troublante.
Lucie, une jeune héritière fantasque… pas si écervelée qu’elle en a l’air.
Leur arrivée va bouleverser l’équilibre fragile des Protecteurs.
Car sans le savoir, Lucie et Tomassa portent en elles à la fois le danger… et l’espoir.
Un pur roman de résistance et d'espoir, une grande bouffée d’optimisme

 

 

Ce que j’en pense : 

Écouter un livre lu par son auteur est toujours un plus. Il ou elle sait d’autant mieux ce que tel ou tel passage signifie, le rythme de ses phrases… Bref, la mélodie du récit lui est si familière que la restituer est plus aisé que pour une tierce personne. Pour Josiane Balasko, qui est aussi actrice, c’est presque du gâteau.

Pourtant, il m’a fallu un petit temps pour m’y faire. J’ai d’abord eu l’impression qu’elle était trop détachée, à la limite de lire par corvée… Puis je me suis peu à peu détendue (alors que, paradoxalement, l’intrigue, elle, se crispait) et j’ai plongé… Elle incarne tellement bien les personnages un peu bourrus ou différents ! Elle serait parfaite dans le rôle de Tomassa.

On est en Louisiane, dans un futur proche… Mouais, j’aurais plutôt dit dans une autre version de notre Terre, mais tellement proche de la nôtre que, franchement… Et c’est aussi pour cela que l’intrigue fonctionne aussi bien. On reconnaît tout, même ce qui n’est pas encore arrivé. On se projette et on y croit.

Il y a des stéréotypes parfois à la limite du grossier, mais dans la vie d’aujourd’hui aussi. L’actualité nous montre régulièrement que, parfois, plus c’est gros, plus ça passe ? On ne tique donc pas davantage au fil du récit. C’est factuel. Ça existe.

Après, il y a la fiction, mais elle reste crédible dans cette version.

J’ai noté un petit côté Papy fait de la résistance, un autre Hunger Games, et encore d’autres influences… C’est ultra visuel, rythmé, avec des protagonistes forts, tout comme les messages que cette fable dystopique veut nous faire passer.

On n’a jamais été aussi proches de certains points de bascule, et pourtant on peut encore agir. Dans le roman, on pense que tout est fichu, mais une poignée d’hommes et de femmes va nous prouver que l’on peut toujours essayer de changer les choses.

Un roman à découvrir.

vendredi 26 juin 2026

Le banc de Géraldine Smith



Le Banc (Fichier audio 2026), de Géraldine Smith, Bernard Gabay | Audiolib


 La quatrième de couverture : 

 

Dans la résidence « Les merles bleus », en région parisienne, Georges, 95 ans, récemment veuf, est retrouvé mort un matin dans son lit, dans des circonstances suspectes. 

Les bijoux de feu Claudia, la femme de Georges, qui a caché toute sa vie un lourd secret, se sont volatilisés. 

Le policier Mousa Mballo enquête dans l’entourage de Georges. Qui d’Isabelle et Paul, ses enfants, de Mariola, son auxiliaire de vie, de Chantal, qui venait régulièrement lui faire la lecture, mais surtout lui faire les poches, d’Alain, le gardien, ou d’Abdel, qui tient la baraque à frites sur le parking de la résidence et qui a récemment disparu, aurait pu commettre ce crime ?

 

 

Mon avis : 

 

Voilà un titre que j’avais repéré parmi plusieurs recommandations et, lorsque j’ai eu l’opportunité de l’écouter, j’ai vite sauté le pas.

J’adore lire, et les versions audio sont très pratiques, car je peux en profiter tout en conduisant, en cuisinant ou en tricotant… Elles sont de mieux en mieux, et celle-ci ne fait pas exception. Le lecteur possède un timbre de voix très agréable, et les quelques arrangements sonores sont très réussis, bien que fort simples. Ils s’accordent parfaitement avec cette histoire.

En effet, ne vous attendez pas à une enquête criminelle avec moult rebondissements, des courses-poursuites ou des analyses de folie menées par des experts… Non, nous sommes dans un cadre beaucoup plus humain, plus simple, ancré dans le quotidien.

Sur fond de polar, l’autrice nous parle d’amitié, d’amour, de relations intergénérationnelles, de la vieillesse, de la fin de vie et de la perte d’autonomie.

Les personnages sont tous très attachants, bien que très différents les uns des autres. On en vient même à se demander ce qu’ils font tous ensemble. C’est sans doute avec eux que le slogan « le bien vivre ensemble » pourrait trouver une belle illustration.

Le ton est plutôt léger alors que de véritables problèmes du quotidien sont abordés. On y parle de la vieillesse, de la maladie, de la vie, de la mort, des jeunes, de la dépression, des réseaux sociaux, du célibat, de la déchéance sociale, des croyances de chacun, du suicide assisté… La liste est impressionnante, car elle constitue surtout un parfait reflet de notre société, de notre réalité.

Je l’avoue, j’ai versé ma petite larme à la toute fin du livre. C’est simplement parce que c’était bien écrit, bien lu… et qu’on y croit.

mardi 9 juin 2026

L'autre moi de Franck Thilliez

 


Quatrième de couverture : 

 

Ici, le cauchemar commence.

Longepin. Un endroit niché au cœur de la forêt de la Grande Chartreuse. Un site sur lequel militaires et civils travaillent à des projets classés secret-défense. Un cadre de vie d'exception, mais ultra-surveillé et régi par des règles étranges.
Sibylle vient d'arriver avec son compagnon, Erwann. Docteur en neurosciences, celui-ci a vu la possibilité d'intégrer cette communauté comme la chance de sa carrière. Comme un espoir, aussi, que là-bas des confrères parviennent à aider celle qu'il aime.
Car Sibylle, depuis l'accident qui a coûté la vie à son enfant et lui a valu une douloureuse reconstruction du visage, n'est plus la même. Elle souffre d'une amnésie post-traumatique et est sujette à des cauchemars aussi intenses que troublants, au point de ne plus toujours savoir distinguer le rêve de la réalité...

 

 

Ce que j’en pense : 

 

En version audio, j’avoue que j’ai apprécié cette découverte car oui, il me semble bien n’avoir encore jamais lu de livre signé Franck Thilliez. Beaucoup sont pourtant dans ma wishlist.

La voix d’Anatole de Bodinat est excellente. J’ai passé des heures d’écoute très agréables en sa compagnie, si l'on met à part les événements relatés dans le roman, évidemment. Les effets d’ambiance étaient également très réussis.

Outre le sujet qui est passionnant — les neurosciences —, outre les crimes tous plus horribles les uns que les autres, et outre, enfin, les personnages bien cabossés par la vie dans tous les pans de l’intrigue (oui, la vie n’épargne vraiment personne), j’ai adoré la localisation de l’histoire. 90 % se passe dans ma région, avec Grenoble comme épicentre. Plus local, je ne pouvais pas ! Et comme je suis originaire de Valence, je situais sans mal même les bleds les plus paumés. J’ai tout visualisé. J’y étais !

Très bien construite, l’intrigue est excellente. J’ai mis un peu plus de temps que d’ordinaire à deviner le dénouement (rien avant les 75 % du livre, ce qui est rare, donc bravo Franck Thilliez). La documentation est solide et l'écriture est belle.

Il y a là de quoi faire un carton plein pour une lecture estivale (ou non) qui va en ravir plus d'un ! 


mardi 24 février 2026

La dernière enquête de Penny et Joséphine De C. J. Wray



C’est très drôle, parce que les deux figures féminines qui sont en couverture de ce livre, ne sont pas de première jeunesse, mais elles respirent l’espièglerie comme deux gamines. Cela crève les yeux et cela attire la sale gosse que je suis restée au fond. Je me dis immédiatement que voilà des copines avec qui j’ai bien envie de passer du bon temps. Je suis certes plus de la tranche d’âge d’Archie, mais voilà, lui aussi les adore ses tantes !!! 

Bref, au premier coup d’oeil, on sent déjà que le roman est prometteur et on ne l’a même pas ouvert.


Le synopsis nous conforte dans cette première impression. On va avoir normalement de quoi faire. Chic alors ! 


Vous n'oublierez jamais Penny et Josephine !
Propriétaire d'une galerie d'art londonienne, Archie Williamson a fort à faire avec ses deux vieilles tantes, Penny et Josephine. Anciennes gloires de la Seconde Guerre mondiale, celles-ci, délicieusement excentriques, ont malgré leur grand âge une vie encore bien remplie, de nombreuses passions, une joie de vivre à toute épreuve et une légère tendance à la kleptomanie.
Toujours prêtes à s'amuser, elles sont ravies de retrouver Paris, où le gouvernement français doit leur décerner la Légion d'honneur. Mais à leur arrivée dans la capitale française, rien ne se passe comme prévu. Pendant une vente aux enchères, Penny reconnaît en effet un bijou de famille dont la réapparition remet en question une partie de son passé. Liée à son séjour à Paris en 1939, cette bague va la pousser à enquêter sur des faits restés jusqu'alors mystérieux et, peut-être, à venger un amour de jeunesse aujourd'hui disparu.


L’intrigue se passe en 2022, mais moi j’avoue que j’ai eu l’impression de me retrouver l’été dernier quand j’étais à Londres, dès les premières lignes du roman. Ambiance so British. J’y étais de nouveau. Parfait ! 


Avec nos deux vétérantes nous allons alterner des sauts de puce entre le passé et le présent. On bougera également puisqu’on se retrouvera aussi bien chez nous, en France, car après tout il n’y a que la manche qui nous sépare avec nos chers cousins. Petit détour par l’Écosse aussi. Bref en plus de nous amuser, nous allons voir du paysage parce que oui Penny et Joséphine applique à la lettre leur mantra entre guillemets « toujours gaies ». La vie est si courte autant y mettre de la joie et de généreuses doses de Vermouth. 


Bien écrit, drôle, personnages attachants et entiers, documentation très correcte, voilà un roman très distrayant qui vous fera passer un agréable moment. Idéal pour un week-end, ou des petites vacances.