jeudi 27 août 2026

"la vérité sur le système Epstein" d'Alain Bauer

 

 

 

La quatrième de couverture : 

 

Jeffrey Epstein n'était pas seulement un prédateur sexuel, mais l'organisateur d'un réseau mondial affairiste et pédocriminel. Décryptage par !e criminologue Alain Bauer d'un scandale aux dimensions inédites.


S'appuyant sur l'examen de millions de documents, témoignages, enquêtes sur près de vingt années, Alain Bauer livre une analyse criminologique rigoureuse d'un scandale qui dépasse largement l'individu Jeffrey Epstein.


En recomposant patiemment les pièces du puzzle, il montre comment un prédateur récidiviste a pu exploiter des centaines de mineures, protégé par la richesse, le prestige social et de graves manipulations institutionnelles. Mais aussi comment Jeffrey Epstein a pu créer un formidable outil de renseignement et de trafic d'initiés, entre affairisme, espionnage, chantage...


Banquiers, procureurs, avocats, scientifiques, médecins, artistes, politiciens : toutes et tous ont, à des degrés divers, contribué à l'impunité du système criminel international qu'il avait inventé.


Ce livre en explore aussi le volet français, révélant des mécanismes comparables de protection des élites.

 

 

Mon avis : 

Impossible d’être passé à côté de cette affaire Epstein, car elle a défrayé les médias et continue de le faire, par épisodes plus sporadiques, encore aujourd’hui, alors même que le principal protagoniste, Epstein lui-même, est mort depuis le 10 août 2019.

Alors, j’avoue que je n’ai pas tout suivi de cette affaire et, ensuite, je m’y suis un peu perdue tellement cela m’a semblé tentaculaire. À juste titre, en fait, car il y a rarement eu un système aussi complexe mis en place par un homme et qui n’a pas réellement fini de dévoiler tous ses secrets. Y arrivera-t-on d’ailleurs un jour ?

Ce livre m’a permis de tout reprendre depuis le début.

J’ai volontairement fait comme si je ne savais rien (et je ne savais pas grand-chose dans les faits). Je suis repartie sur des bases saines, simples au départ, car même en voulant simplifier l’explication, le système Epstein est tellement ramifié de partout que cela file le tournis. La toile tissée par cet homme est impressionnante et il a fallu un sacré travail de fourmi pour tout compiler et rendre cela compréhensible assez simplement.

Je note un gros effort sur l’organisation des informations, leur classement par thématiques, la volonté de démentir des rumeurs plus ou moins infondées et de rester sur des faits établis. Sans doute, des aspects ne sont-ils pas encore connus, reconnus, établis, et on fera de nouvelles connexions dans les années à venir. L’ouvrage est factuel, le plus complet possible à ce jour, mais c’est surtout un bilan à l’instant T.

Intéressant pour qui a envie de savoir et de comprendre une des affaires les plus médiatiques et aux retombées les plus dingues de ces dernières années.

  


samedi 8 août 2026

Les chants du Cygne noir d'Alex Alice

Les Chants Du Cygne Noir - Les Chants du Cygne Noir T1 - 1 


Quatrième de couverture :

 

1880, la conquête de l'espace bat son plein : au-delà de Mars, les puissances européennes rivalisent pour le contrôle du Ring, la ceinture d'astéroïdes. Mais les vaisseaux qui s'y risquent s'évanouissent sans laisser de traces... La jeune Benesh, à la recherche du meurtrier de son frère, s'engage à bord d'un paquebot interplanétaire à destination de Jupiter. Alors qu'elle s'apprête à assouvir sa vengeance, des pirates abordent le navire. La rencontre est explosive. Benesh rejoindra-t-elle le capitaine Lohengrin et l'équipage du Cygne Noir dans sa quête d'une relique extra-terrestre aux pouvoirs étranges ? 

 

Après le succès du Château des étoiles, Alex Alice explore de nouveaux territoires et inaugure un chapitre majeur de son œuvre avec "Les Chants du Cygne Noir", une nouvelle série de manga ambitieuse et spectaculaire.

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Cela ressemble à un manga, cela en a les codes, mais celui-ci ne vient pas du pays du Soleil-Levant.

D’emblée, j’ai craqué pour cette série (même si nous n’en sommes qu’au tout début), car elle regorge de références assumées à d’autres œuvres cultes telles que Captain Harlock (Albator) ou Queen Emeraldas, signées par le regretté Leiji Matsumoto. Son esthétique peut également faire penser au Titanic, avec son jeu de classes... L’ambiance rétrofuturiste de cette dystopie est parfaite. Les détails sont soignés, comme toujours avec cet auteur. On reconnaît de nombreux éléments ; simplement, ils sont assemblés de telle manière que rien n’est tout à fait comme dans notre réalité. Pourtant, cela ne dérange pas le moins du monde le lecteur. Au contraire, c’est rassurant : on possède déjà les clés de lecture… et celles de l’aventure également.

Pas besoin d’avoir lu les autres opus d’Alex Alice pour plonger dans Les Chants du cygne noir. C’est une excellente porte d’entrée pour les lecteurs qui n’en auraient pas encore eu l’occasion. Et si l’univers leur plaît, il ne sera jamais trop tard pour découvrir le reste de sa bibliographie.

J’ai aimé le scénario (assez classique, avec ce désir de vengeance que l’on retrouve souvent dans les univers de Matsumoto), le format A5, agréable à prendre en main et qui laisse davantage de place aux dessins, les personnages, bien typés et pleins de promesses, ainsi que l’ambiance générale steampunk.

J’avoue ne rien avoir à regretter après cette lecture… si ce n’est que le tome 2 va se faire attendre et… Pffffff !