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lundi 4 avril 2011

En avril, découvrons Jean-Louis Fournier


Et c'est parti pour le mois d'avril avec ses découvertes littéraires organisées par Pimprenelle.
Ce mois-ci, comme on est toutes et tous un peu pressés par le temps, ce sera Jean-Louis Fournier qui a une plume amusante et assez courte. Parfait pour nous sortir de l'hiver et aborder le printemps avec le sourire ?!

J'en suis et vous ?

vendredi 25 mars 2011

L'attentat de Yasmina Khadra (découverte commune)

C'est avec un peu d'avance que je publie mon avis sur notre découverte mensuelle car je ne serai pas là ce week-end.
Un grand merci à Pimprenelle pour l'organisation de ce rendez-vous.

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J'aime lire, ce n'est pas un secret, mais parfois, je manque de temps pour assouvir ma passion autant que je le voudrais.
Heureusement, avec les audios-livres, il est possible d'emporter de bons romans avec soi et de les découvrir alors que l'on conduit (pas soporifique si le lecteur est habile), on repasse, on cuisine, on fait du sport. Personnellement, je les écoute surtout en transpirant, dans mon club de sport, sur des machines de tortures (oups, pardon, des engins de remise en forme) et au volant de ma voiture (car oui, je suis assez souvent sur la route).
C'est relativement cher, enfin autant qu'un livre grand format ou à peu près, mais pour ma part, je les emprunte dans l'une des diverses médiathèques où je suis inscrite. Regardez près de chez vous, je suis certaine que la votre en possède également.

Cette fois, j'ai jeté mon dévolu sur "L'attentat" de Yasmina khadra (lu par Henri Thomas)

Yasmina Khadra est le pseudonyme de l'écrivain algérien Mohamed Moulessehout. C'est la première fois que je lis ou plutôt écoute, dans ce cas précis, un de ses ouvrages.
Pour en savoir plus sur cet auteur, au passé militaire assez chargé, je vous invite à suivre ce lien, vous renvoyant sur sa page wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Yasmina_Khadra
Vous pouvez aussi aller sur son site officiel : http://www.yasmina-khadra.com/index.php

Henri Thomas (le lecteur) est comédien depuis 1986 et il est également un formateur dans le domaine de la lecture à haute voix.
Il se passionne pour les problématiques de notre monde contemporain et cela explique sans doute pourquoi on le retrouve sur cet audio-livre.


De quoi parle cet ouvrage ?

Dans un restaurant de Tel-Aviv, une femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients.
A l'hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d'origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l'attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d'urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds : il s'agit de sa propre femme. Comment admettre l'impossible, comprendre l'inimaginable, découvrir qu'on a partagé, des années durant, la vie et l'intimité d'une personne dont on ignorait l'essentiel ? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien...


Ce que j'ai pu penser de cette lecture/écoute ?

Comme souvent, pour débuter notre écoute, on peut entendre un peu de musique. Elle est là pour poser une ambiance et sera un leitmotiv, un repère tout au long de la lecture (écoute). C'est un petit plus pour compenser l'absence du livre physique.
Je ne sais pas vous, mais quand je lis, j'aime parfois faire des petites pauses et regarder plus attentivement la couverture de mon livre ou tout autre détail de cet objet qui est synonyme de passage d'émotions, de savoirs… Cela me permet de méditer sur ce que je viens de lire, de prolonger le plaisir ou de ne rien faire…

Cette fois (puisque je n'en suis pas à mon coup d'essai concernant les livres-audios), j'avoue que j'ai été un peu déçue.
Je l'ai écouté via mon iPhone, puisque j'avais transféré sans peine les fichiers sur mon iTunes et que j'avais tout bêtement, enfin, synchronisé mon smartphone pour pouvoir l'avoir sur moi en toutes circonstances : voiture, TGV et salle de sport.
Le rendu sonore est de bonne facture, mais j'attendais mieux de la part d'Henri Thomas qui a pour moi massacrait le texte. Je suis désolée, mais sa lecture était lamentable, sa voix atone et il était presque impossible de distinguer les différents protagonistes dans les scènes de dialogues. Souvent, les comédiens changent un peu leur intonation, modifient quelques peu leur voix, bref, on distingue aisément qui dit quoi, mais là, pas moyen. C'était frustrant !
Après quelques chapitres, je m'y suis faite, mais je suis restée un peu sur ma faim.

L'histoire en boucle est bien maîtrisée et l'on sent bien que Yasmina Khadra est au fait de son sujet pourtant très délicat car qu'y a-t-il de pire que ces histoires d'attentats suicides, que cette guerre que se livrent les Palestiniens et le peuple d'Israël ?
Je l'avoue, je ne comprends pas toujours que l'on puisse se haïr de la sorte sur une terre dite Sainte ! Les religions ne sont-elles pas censées prôner l'amour de son prochain ? La tolérance ? La pitié ? Mais là, je m'éloigne du sujet (encore que…).

Nous allons suivre Amine Jaafari, Israëlien d'origine arabe qui a très bien réussit dans la vie puisqu'il est devenu chirurgien alors qu'il sort d'une famille pauvre. Il mène une vie tranquille ou presque (il en voit des patients touchés par les attentats à Tel Aviv, mais il a fait un mariage heureux, il gagne bien sa vie, il peut voyager partout dans le monde…), quand soudain tout bascule.
Il devient la preuve vivante que personne n'est à l'abri, que l'on ne voit pas toujours ce qui est sous notre nez. Il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.
Il va vouloir comprendre comment sa femme, la belle et si douce Sihem a pu devenir une kamikaze. Il va aller jusqu'au bout au mépris de tous les dangers et la vérité l'attendra peut-être au tournant d'un chemin de pierre…
Yasmina Khadra à travers le personnage d'Amine pose les questions que l'on se pose tous : Pourquoi ? Qui a raison ? Est-ce utile à quelqu'un ? Et les proches dans tout cela ? etc…

Amine va se sentir trahit, bafoué, immensément seul. Il a été trompé !
Sihem n'est pas simplement morte, elle a emporté avec elle des victimes innocentes, des enfants. Elle s'est faite exploser, mais elle a exploser également son couple en apparence si solide, si unit. Les certitudes ont volé en éclat.

Un ouvrage grave où la mort est partout, même et surtout parmi les vivants. Ce n'est donc pas vraiment un ouvrage qui va vous dérider, ce serait même plutôt le contraire, mais il offre une vision assez juste de la situation militaire, politique et religieuse de Tel-Aviv, de Jérusalem, et de la Terre Sainte en général.

J'ai apprécié le contenu, mais moins la forme car le lecteur n'était pas à la hauteur de l'ouvrage.
Rendez-vous manqué, mais je vais retenter l'expérience avec d'autres titres car j'ai eu aussi de belles surprises avec d'autres titres.

Ma note pour le contenu : 15 / 20
Ma note pour le support : 11 / 20

Nota bene : Durée totale d'écoute ---- 7 h 15.

Prix littéraires et prochaine adaptation au cinéma :
L'attentat a obtenu entre autre récompense : le Prix Découverte Figaro Magazine-Fouquet's, le Prix des libraires 2006. le Grand Prix des Lycéens, le Prix Tropiques 2006 et le Grand Prix des Lectrices Côté Femmes. Il a également été sélectionné pour le Grand Prix du Roman de l'Académie française, le prix Renaudot 2005 et le prix Goncourt 2005.
Les droits de L'attentat (The attack) achetés pour la réalisation d'un film aux USA par Random House Films et Focus Features.

mercredi 16 février 2011

Découvrons Yasmina Khadra

Le rendez-vous est pris pour le 26 mars 2011 prochain.

Merci encore à Pimprenelle de trouver chaque mois un nouvel auteur à découvrir car pour ma part, c'est vraiment un totale découverte !

Le principe est tellement simple pour participer que je vous invite à vous joindre à nous.
il vous suffit de lire un ouvrage de Yasmina Khadra (celui de votre choix) et de le chroniquer ur votre blog pour le 26 mars 2011.

mardi 15 février 2011

Winter de Rick Bass

Rick Bass, je l'ai découvert lors d'une après-midi thématique de la médiathèque en bas de chez moi. On devait aborder les écrivains du Montana (appellation qu'ils réfutent d'ailleurs et ils se retrouvent plus sous la dénomination d'auteurs aimant la nature d'où le courant littéraire qui en découle, le nature writing). "Winter" était un titre parfait pour lancer dans le bain car sans être un ouvrage ambitieux, il était assez révélateur du ton que ces écrivains avaient voulu donner à leurs oeuvres.
Rick Bass est né en 1958 au Texas. Il y fera d'ailleurs souvent référence dans "Winter". Il a fait des études de biologie et de géologie, mais cela ne le prédestinait pas forcément à vivre cette aventure car oui, le récit de "Winter" est bel et bien une aventure, mais humaine. C'est une découverte du monde, d'une autre facette de notre planète. Un retour aux sources ?
Cela m'inspire, j'étouffe un peu justement dans notre société actuelle alors autant essayer de prendre déjà un bon bol d'air frais dans mes lectures.

Voilà ce que vous pourrez lire en vous intéressant à la quatrième de couverture :

"Winter est le récit de l'installation de Rick Bass et de sa femme dans un coin reculé du Montana en plein hiver.
Pas d'électricité, pas de téléphone, juste un saloon à une demi-heure de route. Mais une vallée comme au début du monde, une nature splendide et cruelle. Par moins trente-neuf degrés, le rêve se fait parfois souffrance. Dans une prose lumineuse, le défenseur de l'environnement Rick Bass redécouvre, au terme d'un progressif dépouillement, l'essentiel."

Ce que j'ai pu en penser après avoir lu "Winter" :

Je crois que je me suis tout de suite sentie assez proche de la démarche de Rick et de sa compagne. Cette volonté de retrouver du calme, d'être proche de la nature, de vivre plus simplement, isolé de l'agitation du monde contemporain, fort peu propice à la création (il est écrivain et elle est peintre). Ils sont également motivés par le fait qu'ils n'ont que bien peu de sources de revenus. Ils ne sont pas criblés de dettes, mais n'ont point un sous valide d'avance. Ce sont de doux rêveurs qui ont toutefois la tête bien posée sur les épaules (comment cela c'est un peu contradictoire ce que j'écris ? Mais pas du tout !) et qui se doutent bien que ce ne sera pas une aventure facile, qu'il leur faudra retrousser leurs manches et y aller au niveau de l'huile de coude !

Ils ont en tête déjà une idée assez précise de ce qu'ils recherchent comme lieu pour s'installer. Ils ont parcouru bien des routes, des Etats. La notion de distance est faussée par les différences qui existent entre notre petite France et l'immensité des Etats-Unis. Les kilomètres s'enchainent à un rythme qui ferait sans doute bien trop peur à un européen, mais pas à ce jeune couple d'Américains.
Outre le fait qu'ils ne tombent pas "amoureux" des mêmes lieux, leur manque de fond pose indéniablement problème. Déjà à l'époque (le livre remonte à quelques années quand même), il n'était pas si facile, même armé de la meilleure des volontés, de s'installer. La société américaine en avance sur nous, sur le côté consumériste, leur bloque le passage et ce d'autant plus qu'ils ont quelques exigences, des critères larges, mais précis.

"Winter" est donc le récit sous forme de journal (intime, mais pas tant que cela) d'une aventure humaine au bout du monde, en montagne, dans la forêt.
Rick et Elisabeth vont retrouver une petite poignée de personnes qui ont fait les mêmes choix qu'eux (pour d'autres raisons, toutes assez personnelles). Le choix d'être isolé en plein hiver, sans électricité, sans téléphone à la maison, sans tout le confort moderne pour affronter une nature magnifique, mais rude également.
"Winter" est un journal de l'hiver et divers. Tous les thèmes possibles seront abordés :
- Rick nous parlera de la Nature, de sa beauté, de sa richesse passée, présente et future.
- Rick nous évoquera ses difficultés, celles de sa compagne car les conditions sont parfois (souvent) plus compliquées qu'il n'y parait. Ils sont arrivés assez tard dans la saison et se préparer à passer l'hiver n'est pas une mince affaire.
- Rick abordera l'évolution de sa façon de penser, de percevoir le monde extérieur, mais aussi les changement physiques qui se sont opérés sur sa silhouette (travail de force, période d'inactivité…)
- Rick nous parlera de ses "voisins", de leurs façons de vivre, de comprendre les évènements…
etc…

La richesse de la vie, de toute une vie est partout. La "monnaie" change en fonction du lieu où nous sommes, mais au fond, on est toujours riche de ce qui nous entoure. Et on ne peut jamais manquer de ce que l'on ne connait pas. J'aime beaucoup cette vérité. Elle est simple, mais tellement authentique comme les expériences vécues par nos anciens. Rick d'ailleurs en parle encore mieux que moi en écrivant ceci :
"Une vieille femme, que tout le monde appelle Grand-Maman, a vécu ici toute sa vie. Quatre-vingts ans dans la vallée du Yaak River. Quand on songe à tout ce qu'elle a raté ! Mais quand on songe aussi à tout ce qu'elle vu et que le reste du monde a raté. Personne ne peut tout avoir, quel que soit l'endroit où il se trouve."
Ne pas être à la pointe, raté des évènements, est-ce pour autant rater sa vie ? Rien n'est moins certain ! Le progrès n'est véritablement profitable que s'il apporte un plus réel et pas seulement de façade comme c'est hélas le cas le plus souvent avec toutes ces nouveautés qui envahissent les boutiques, puis ensuite nos étagères, nos armoires…
On peut trouver une certaine approche écologique avant l'heure (de sa mode dans les médias), mais rien n'est militant, toutes les remarques sont d'ordre personnel. Rick Bass fait des constats, parle et énonce les faits avec ce qui me semble être du bon sens.

"C'est un pays de lenteur. Un pays d'il y a longtemps. On apprend plus facilement certaines choses quand on les regarde arriver au ralenti." Aujourd'hui, nous sommes toujours pressé, pour faire quoi ? Pour quelles bonnes raisons ? En sortons-nous grandis ? Plus heureux ? Encore une fois, rien n'est moins sûre.
J'étais il y a encore peu de temps une véritable citadine et j'apprécie encore tous les plaisirs dont on peut jouir dans une belle et grande ville, cependant de plus en plus, je ressens le besoin de m'isoler, de renouer avec la nature, sa tranquillité, son silence seulement apparent.
J'envie donc l'expérience qu'à pu mener Rick et sa compagne même si tout n'était pas idyllique. Les difficultés, c'est aussi ce qui vous fait apprécier les bonnes choses.

Ma note Finale : 16 / 20


Nota bene :
- Disponible en édition de poche,
- Folio,
- Numéro d'ISBN : 978-2-07-041405-5,
- 260 pages pour 6 € 80.

mercredi 26 janvier 2011

L'auberge de l'Ange-Gardien de la Comtesse de Ségur


Relire de temps en temps un classique, cela fait du bien. Souvent, on le trouve moins vieillot qu'il n'y parait. C'est essentiellement parce que nous-même avons changé. S'il est possible de rester un gros lecteur toute sa vie durant, nos goûts, nos affinités en matière littéraire évoluent. On n'appréhende plus un même texte sous un même angle.
Quand il s'agit d'un classique jeunesse, on prend tout d'abord une petite claque. Et oui, on se dit que là, le temps a fait son oeuvre, que même si l'on s'efforce de garder notre âme d'enfant, la vie quotidienne nous a quelque peu pervertis. Mais qu'importe, il est bon aussi de régresser un instant, quitte à mieux pouvoir faire partager ces lectures avec les enfants qui nous entourent : les nôtres, mais tous les autres aussi que l'on peut croiser.
Cette fois, je me suis replonger dans un ouvrage de la Comtesse de Ségur : "l'auberge de l'Ange Gardien".

De son véritable nom, la Comtesse de Ségur se nomme Sophie Rostopchine (version francisée sinon c'est à coucher dehors avec un billet de logement comme on dit).
C'était une femme de lettres françaises (écrivain en somme), mais de naissance russe (01/08/1799 à Saint Pétersbourg - 09/02/1874 à Paris). Sa vocation de l'écriture lui est venu fort tardivement, à l'âge de 58 ans pour être précise. C'était une grand-mère attentive et comme toutes les mamies, elle aimait raconter des histoires. Cette fois-ci, elle les a tout simplement mis par écrit, mais ce n'est qu'une partie de son oeuvre. Reste que c'est celle que l'on connait le mieux car, elle est liée à nos propres souvenirs d'enfance, à nos débuts de lecteurs.

L'intrigue de l'Auberge de l'Ange Gardien est assez simple :

Sur la route, un militaire et son chien trouve deux frères, des enfants très jeunes endormis au pied d'un arbre. Ils y ont passé la nuit, ils ont froid et faim. Ils n'ont plus de parents. Moutiers (le soldat) ne sait que faire de ces charmants enfants et trouve à les confier à l'Auberge de l'Ange Gardien qui porte si justement son nom… Madame Blidot et sa jeune soeur Elfy seront des mères adoptives merveilleuses, mais avec la guerre, les liens d'amitié vont souffrir du silence de Moutiers qui refera son apparition sitôt la paix revenue...

Ce que j'ai bien pu penser de cette lecture à mon grand âge ? (J'ai 35 ans, mais parfois, j'ai l'impression d'être une mamie lol)

Oui, je parle de lecture et non de relecture dans ce cas précis car je n'avais pas lu ce titre signé par la Comtesse de Ségur durant mes jeunes années.

Le premier chapitre était si triste que j'ai bien cru que j'allais abandonner ma (re)découverte de cet auteur. J'en avais le coeur serré et je n'ai pu faire que la comparaison entre ces deux enfants et mes filles.
Evidemment, nos époques sont radicalement différentes et je ne parle même pas des caractères justement de mes filles (trop gâtées sans doute, pas aussi courageuses certainement face à l'adversité), mais ce sont des enfants, des enfants qui sont dans la misère (Paul et son frère, pas les miennes, hein !), qui souffrent, bref, mon coeur de mère a bondi !
Ensuite, c'est la cupidité du premier aubergiste qui m'a révoltée, révulsée même. J'ai encore une fois fait un rapprochement avec notre époque si mercantiliste. Au fond, rien n'a véritablement évolué sur ce point. L'argent, l'argent , l'argent ! C'est le nerf de la guerre, mais pas seulement !

La trame de tout l'ouvrage est ultra prévisible, mais je dis cela sans doute parce que je suis une adulte. Un jeune lecteur de 8 ou 9 ans ne dirait sans doute pas la même chose. D'autant plus que pour lui, le décalage entre notre société actuelle et l'époque relatée dans l'histoire est des plus conséquents. A n'en point douter, pour lui, ce serait la préhistoire !!! Comment ça pas de téléphone portable ? Pas de télévision ? Point de micro-onde dans la cuisine ? Et que dire de l'eau qu'il faut aller chercher au puit ?!

Tout l'ensemble déborde de bons sentiments, limite le pays des Bisounours est un repère de SM à côté ! J'exagère ? A peine, je vous assure !
Partout ou presque on voit la bonté, la simplicité, l'entraide, la charité gratuite (pas seulement pour avoir un retour ou pour se faire de la bonne publicité). Il y a bien les "méchants", mais là encore, c'est très caricatural.
Dans le monde imaginé par la Comtesse de Ségur, cela tourne rond ou c'est en passe de le devenir !

Notons aussi que cet ouvrage est bien daté de son époque. Il véhicule les valeurs que connaissait la Comtesse de Ségur, mais aussi tous ses lecteurs.
La religion tient une place importante. Les campagnes, mais aussi les villes étaient très pieuses. Le curé était un personnage central dans sa paroisse. Son avis comptait énormément.
Le patriotisme est glorifié. Aujourd'hui quand on parle de fierté nationale, on vous demande si vous n'avez pas votre carte au FN. Quant à l'identité nationale, on l'oublie, cela va encore faire couler bien de l'encre ! Mais à l'époque, c'était normal. On appréhendait ces choses avec un naturel désarment pour un de nos contemporains.

Ce roman peut paraître naïf (tout est prévisible, les bons et les méchants, le dénouement…), mais je trouve que c'est plus une qualité qu'un défaut. C'est ce qui fait la force, la beauté, l'intemporalité de cet ouvrage. C'est un classique, point !

La fin est délibérément ouverte. La Comtesse de Ségur ne fait pas mystère qu'elle écrira par la suite, un autre ouvrage où les lecteurs retrouveront les personnages de "L'auberge de l'Ange Gardien".

Tout est bien qui finit bien. on voudrait qu'il en soit ainsi parfois dans notre monde réel !

Ma note finale : 16 / 20


jeudi 13 janvier 2011

Lecture Commune de Winter

Pour le 15 février 2011, il y a une grande lecture commune de "Winter" de Rick Bass.
J'ai envie de me lancer aussi pour découvrir cet auteur que l'on peut rattacher au courant des auteurs du Montana.
Et vous, vous êtes partants ?

mercredi 12 janvier 2011

En février, découvrons Franck Thilliez

En janvier (donc très bientôt) ce sera la Comtesse de Ségur et en février, le 22 pour être précise, on va s'intéresser à Franck Thilliez.
Merci Pimprenelle pour ces idées qui pour ma part me font (re)découvrir des auteurs.

lundi 13 décembre 2010

En janvier, (re)découvrons la Comtesse de Ségur


Pimprenelle nous propose de (re)decouvrir un auteur de notre enfance et pour le mois de janvier 2011, il s'agira de la Comtesse de Ségur.

Le 26 janvier prochain, je publierai donc un billet sur ma lecture d'un de ses classiques. J'avoue que cela me fera du bien car cela remonte, remonte pour ma part !!! Et je trouve qu'il serait bien aussi que je fasse découvrir cet auteur à mes filles. C'est l'occasion !

samedi 24 avril 2010

La Team lit : "Vingt mille lieues sous les mers" de Jules Verne

Les grands classiques de la littérature ne m’ont pas toujours passionné, loin de là même. Souvent, je les ai même trouvés ennuyeux, rébarbatifs, trop austères, pas assez vivants, mais avec l’âge, je suis bien obligée de réviser mes jugements.
Sans doute suis-je plus à même de les comprendre, je suis prête à décrypter leurs messages. Enfin, au moins une partie d’entre eux car je ne suis pas devenue une spécialiste en la matière en quelques années seulement.

Une lecture commune avec les autres membres de la Team de Livraddict m’a donné l’occasion d’explorer la prose de Jules Vernes.
Notre choix s’est porté sur un titre connu, archi connu même et dont les multiples adaptations au grand et petit écran sont légion : « Vingt mille lieues sous les mers ».


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L’auteur : (Source Wikipédia)

Jules Verne, né le 8 février 1828 à Nantes et mort le 24 mars 1905 à Amiens, est un écrivain français, dont une grande partie de l'œuvre est consacrée à des romans d'aventures et de science-fiction (ou d'anticipation).


En 1863 paraît chez l'éditeur Pierre-Jules Hetzel (1814-1886) son premier roman Cinq semaines en ballon qui connaît un immense succès, au-delà des frontières françaises. Lié à l'éditeur par un contrat de vingt ans, Jules Verne travaillera en fait pendant quarante ans à ses Voyages extraordinaires qui compteront 64 volumes et paraîtront pour une partie d'entre eux dans le Magasin d'éducation et de récréation destiné à la jeunesse. Richement documentés, les romans de Jules Verne se situent aussi bien dans le présent technologique de la deuxième moitié du XIXe siècle (Les Enfants du capitaine Grant (1868), Le Tour du monde en quatre-vingts jours (1873), Michel Strogoff (1876), L'Étoile du sud (1884) ...) que dans un monde imaginaire (De la Terre à la Lune (1865), Vingt mille lieues sous les mers (1870), Robur le conquérant (1886)...)

L’œuvre de Jules Verne est populaire dans le monde entier et, selon l’Index Translationum, avec un total de 4162 traductions, il vient au deuxième rang des auteurs les plus traduits en langue étrangère après Agatha Christie. L'année 2005 a été déclarée « année Jules Verne », à l'occasion du centenaire de la mort de l'auteur.

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L’intrigue :

Un monstre marin, " une chose énorme ", ayant été signalé par plusieurs navires à travers le monde, une expédition est organisée sur l'Abraham Lincoln, frégate américaine, pour purger les mers de ce monstre inquiétant.
À bord se trouvent le Français Pierre Aronnax, professeur au Muséum de Paris, et Conseil, son fidèle domestique. Une fois parvenus en vue du monstre, deux immenses trombes d'eau s'abattent sur le pont de la frégate, précipitant Aronnax, Conseil et le harponneur canadien Ned Land sur le dos du monstre... qui s'avère être un fabuleux sous-marin, le Nautilus, conçu et commandé par un étrange personnage, le capitaine Nemo, qui paraît farouchement hostile à toute l'humanité ! Condamnés à ne plus jamais revoir leur patrie, leurs parents, leurs amis, la plus extraordinaire aventure commence pourtant pour les trois hommes...


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Ce que j’en pense : (Lecture toujours en cours)

L’édition que je me suis procurée est une simple version par Le Livre de Poche, mais elle comporte en fait, les illustrations d’époque de l’édition originale Hetzel, 111 pour être précise. De quoi agrémenter ma lecture par des gravures qui ne sont pas celles que l’on retrouve aujourd’hui dans les éditions pour enfants. Dommage d’ailleurs, je les trouve magnifiques.

J’ai réellement redécouvert cette histoire car mes souvenirs des adaptations au cinéma de ce classique sont un peu émoussés. Je suis retournée aux sources et c’était agréable dans l’ensemble même si par moments, j’ai trouvé les ficelles un peu grosses. J’ai eu l’impression qu’on diluait une intrigue qui aurait pu être plus dense, mais c’est vrai qu’il faut tout remettre dans son contexte. Tout ce qui nous paraît banal ne l’était pas à l’époque où Jules Verne écrivait ce récit.
D’autres passages m’ont plus intrigués. Ma lecture n’a pas été passionnée, mais j’y ai pris du plaisir, je ne peux pas le nier. Cependant, je n’ai pas terminé dans les délais de notre lecture commune car j’ai préféré la fractionner un peu plus afin d’aller jusqu’au bout. (Je ménage ma monture)
J’ai en effet était assez ennuyée par le côté très encyclopédique du récit. Jules Verne nous donne une foule de détails qui pour ma part ressemblent plus à de l’étalage de « science » qu’autre chose. Cependant, cela aidait peut-être les lecteurs contemporains. Il faut sans nul doute que je me mette plus à leur place et non pas à la mienne.


Les personnages sont bien campés, tout comme les différents décors.
Les descriptions sont riches, mais pas pompeuses sauf quand elles sont d’ordre encyclopédique. Elles servent le récit, aident le lecteur à se faire une idée des lieux où se trouvent les protagonistes. Pour un peu, on sentirait les embruns marins, on visionnerait cet éclairage électrique brut, on suffoquerait par manque d’air quand les réserves du Nautilus s’épuisent…

Une lecture que je vais poursuivre donc que file de l’eau…

À lire les autres avis de : El Jc, Baba, Mallou, Jess, Nathalie, Heclea, et Thalia.