Affichage des articles dont le libellé est Témoignage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Témoignage. Afficher tous les articles

jeudi 19 janvier 2023

Le livre de maître Mô


 

Quatrième de couverture : 

 

Les formidables histoires d’un avocat humaniste, talentueux et attachant. 20 récits extraordinaires de la justice ordinaire, parfois drôles, souvent déchirants, toujours étonnants.
  
Jean-Yves Moyart était avocat au barreau de Lille, sa ville natale. « Avocat provincial », comme il aimait à se décrire, pénaliste dans l’âme, il se donnait corps et âme à son métier. La nuit, il profitait de ses insomnies pour raconter les histoires qu’il avait vécues. Il les publiait sur son blog sous le pseudonyme de Maître Mô.
Les récits les plus forts ont été rassemblés dans un livre – Au guet-apens – qui a suscité bien des vocations. Personne n’a su comme lui raconter l’humanité des prétoires. Ses histoires ont la force du réel. Si la fiction a besoin de vraisemblance pour être crue, la vie est capable de tout. La justice ordinaire est souvent extraordinaire.
Ce livre, aujourd’hui épuisé, méritait une nouvelle vie. Cette édition est augmentée de textes inédits.
  
De nouvelles générations de lectrices et de lecteurs pourront ainsi découvrir le cœur immense de cet avocat humaniste qui « portait la peine des autres, se consumait pour eux et ne riait que de lui », selon les mots de la chroniqueuse judiciaire du Monde Pascale Robert-Diard.

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Pour être un bon avocat, il faut bien des qualités. 

Celles liées à l’aisance orale, à la narration des faits sont plus que recommandées, mais elles ne sont pas les seules. Reste que dans l’écriture de récits, ne pas être maladroit avec les mots, la syntaxe et un peu de style, ça le fait. 

J’avoue que je n’avais jamais entendu parler de Jean-Yves Moyart avant cette écoute et je le regrette. Indéniablement, c’était un homme à découvrir et si possible de son vivant. 

Heureusement les écrits restent et Hugues Martel, que j’avais déjà eu l’occasion d’entendre, lui prête sa voix et lui redonne vie à travers ses mots.  

 

Le recueil est celui de chroniques qui ne sont absolument pas rangées par ordre chronologique, ni même par thématique. D’ailleurs la seule qui vaille pour ce document serait : la nature humaine, ses valeurs, ses faiblesses et la vie. 

La justice est elle aussi rendue plus humaine même si l’auteur note aussi bien des aspects qu’il faudrait revoir. Mais rien n’est parfait et il faut faire avec… Mais c’est rude comme pour la toute première histoire qu’il nous livre… 

 

Chacune des affaires relatées est prenante. Elles sont racontées simplement, mais avec humanité. Il n’y a pas un côté binaire : bien, pas bien. Que des destins marqués, brisés, à reconstruire… On se sent concerné car ce ne sont que des hommes, des femmes, des enfants… Des gens bien ordinaires confrontés un jour à un ou des malheurs… 

 

Cette écoute était tout sauf désespérante néanmoins car Maître Mô était un homme d’une nature qui vous pousse à l’optimisme envers et contre presque tout… 



mercredi 21 décembre 2022

Rien n'est impossible de Michel Cymès

 



Le livre : 


Éditeur Stock 

250 pages

Format : 136 x 215 mm

EAN : 9782234093713

Prix : 19.90 €



La quatrième de couverture : 


«  Ce livre est différent de tous mes autres livres.

J’y aborde un sujet dont je m’étais toujours efforcé de garder les détails secrets, un sujet que je ne comprendrai jamais à la perfection mais sur lequel j’ai beaucoup progressé, en l’épluchant, en le fouillant, en l’explorant, en le questionnant  : mon vécu.

En le partageant avec vous, chers lecteurs, qui m’êtes fidèles depuis tant d’années, j’entends donner des clés qui vous permettront de déverrouiller certains aspects d’un autre vécu, le vôtre. Au nom du partage d’expériences, au nom de la transmission qui ouvre sur tant d’espaces de réflexion et de compréhension.

Une enfance modeste peut être fondatrice de bien des miracles si elle est heureuse. Vous allez découvrir que l’histoire familiale est capitale dans la construction et les choix de l’homme que je suis devenu. Vous allez constater que le cancer n’arrive pas qu’aux autres et qu’il importe de se faire dépister car on n’a pas toujours la «  chance  », comme moi, de le découvrir par hasard… Et vous verrez aussi que les polémiques pèsent peu au regard des amitiés et des rencontres inoubliables que réserve la vie.  »

  

Sincère, émouvant, parfois drôle, mais jamais impudique, un livre inattendu, où celui qui reste le médecin préféré des Français parle pour la première fois des moment importants de sa vie. Avec des révélations qui toucheront un large public. 



Ce que j’en pense : 


C’est certainement le médecin le plus médiatique de ces dernières années. On le retrouve presque partout : radio, télévision, réseaux sociaux, magazines etc… Peut-être que beaucoup en ont marre de le voir, de l’entendre, mais j’avoue que personnellement non. J’aime bien sa spontanéité, sa gouaille un rien provocatrice et plutôt franchouillarde, sa simplicité aussi. Ben oui, il est partout, mais n’a pas le gros melon pour ce que j’ai pu constater la fois où je l’ai croisé sans l’aborder de front. Il était comme tout le monde, sans chercher à faire valoir sa notoriété pour passer devant. J’ai apprécié et c’est aussi pour cela que j’ai voulu le découvrir encore plus via cette lecture plus personnelle. 


J’ai déjà lu tous les autres livres signés de sa plume excepté un. Je le pratique donc depuis un moment et jamais je n’ai été déçue. 

Ce titre plus intime ne déroge pas. Il me permet de mieux comprendre le personnage qu’il est publiquement, mais aussi de cerner plus distinctement ce qui l’a construit, ses valeurs que je pouvais percevoir et au final d’apprécier toujours autant l’homme et le médecin. 

Mais son livre résonne aussi en moi car dans ce parcours humain, je peux y piocher des éléments qui vont me parler plus particulièrement. Le but qu’il s’était fixer lors de son écriture est atteint. 


Michel Cymes peut aussi à travers ce nouvel écrit insister sur ses « marottes », les points qui lui semblent essentiels pour être et rester en bonne santé le plus longtemps possible. Il peut également donner du sens à cette « omniprésence » partout, sur tous les fronts même là où on ne l’attend pas forcément. Cette boulimie, cette frénésie n’est pas alimentée par son égo, mais par sa personnalité et par son caractère, ainsi que ses « pathologies » chroniques. Bref, Michel Cymes fait du Michel Cymes en tout temps et pour longtemps, aussi longtemps qu’il le pourra. 

Ce qui n’est pas pour me déplaire… J’en redemande.



mardi 7 septembre 2021

La familia grande de Camille Kouchner



Edition du Seuil

208 pages

Publication en janvier 2021


Quatrième de couverture : 


« Souviens-toi, maman : nous étions tes enfants. » C.K. 

C’est l’histoire d’une grande famille qui aime débattre, rire et danser, qui aime le soleil et l’été. 

C’est le récit incandescent d’une femme qui ose enfin raconter ce qui a longtemps fait taire la familia grande. 


Camille Kouchner, 45 ans, est maître de conférences en droit. La Familia grande est son premier livre.


**************************


Camille a mon âge et donc je ne peux que me retrouver dans son récit autobiographique au moins sur le plan chronologique, les évènements marquants, l’évolution de la société… Ensuite, c’est plus compliqué car nous ne venons pas du tout du même milieu social et nous n’avons rien en commun dans notre manière de vivre. Mais est-ce pour autant nécessaire pour comprendre l’autre ? Je ne crois pas. Et j’avais très envie de l’écouter ou plutôt de la lire. 


Je découvre donc son enfance, sa famille, son éducation, ses joies, ses peines, ce qu’elle aime ou pas, ses doutes, ses peurs, ses remords, ses certitudes, ce qu’elle nous livre de la Familia Grande… 

Je l’écoute car elle nous parle à coeur ouvert dans son ouvrage. Elle fait trois pas en avant, quatre en arrière, mais on suit et on progresse néanmoins. Parfois on s’y perd un peu, mais après on retrouve son chemin. Camille fait de même. 

J’ai senti que l’écriture de ce premier livre n’avait pas été facile. Pourtant il a été certainement salvateur et libérateur, tout autant que laborieux, compliqué, peut-être dévastateur. 


Il y a de la légèreté dans ces pages, mais aussi une sorte de mélasse qui contamine un peu tout et englue bien des personnages qui sont en réalité cette fois de véritables personnes. 

Il y a de la gaieté, de la joie, du bonheur…

Mais aussi de la colère, de la frustration, de l’incompréhension, de la tristesse.

C’est le chemin de la vie emprunté par une enfant qui va devenir adulte. Elle va porter beaucoup (trop) sur ses épaules de secrets. L’inceste en sera un, mais il n’est pas le coeur du livre, il en est un maillon. 


Lecture que je recommande car il n’y a pas de voyeurisme. C’est un récit grave et léger comme l’est l’existence. 


 

mercredi 19 mai 2021

Soigner les vivants et parler aux morts de Brigitte Favre


 

Quatrième de couverture : 


Brigitte Favre partage son expérience de psychothérapeute et de médium, en s'appuyant sur de nombreux témoignages et des exemples vécus. Elle nous démontre que ses deux pratiques, certes différentes, sont complémentaires. Elles poursuivent un même but, celui d'apaiser et de guérir. Selon cette experte, les ressources de l'au-delà sont considérables, pour autant qu'on les utilise avec discernement. Nos chers disparus continuent à nous soutenir et nous aider dans les moments difficiles.

Cet ouvrage nous réconcilie avec nos défunts. Il démystifie la mort et l'au-delà, tout en stimulant notre réflexion sur ces questions existentielles.


**************************


Je ne me pose jamais de limite concernant mes lectures. Aucune thématique n’est jamais exclue, même celles qui pourraient paraître complètement folles ou très farfelues. Je laisse toujours une porte ouverte car je suis de nature curieuse et même si je n’adhère pas au discours qui m’est tenu, j’apprends toujours quelque chose. Je me forge mes avis, mais en connaissance de cause sans m’arrêter à des idées toutes faites.


J’ai reçu ce livre en partenariat surprise (je ne l’ai pas demandé en service de presse) et je suis partie à sa découverte comme cela. C’est bien aussi parce que je ne l’aurai certainement pas sollicité. Enfin très probablement pas parce que j’avais en tête des tas d’autres titres justement. Bref… Revenons à nos moutons. 


J’ai détesté les préfaces/prologues de l’ouvrage. 

Elles m’ont parues trop techniques, trop pleines de justifications, pas assez humaines, limite hautaines. Vraiment un mauvais feeling et perception. 

Cela ne débutait donc pas très bien, mais j’ai laissé sa chance à l’ouvrage en lui-même car c’était lui la star, pas les invités sensés nous mettre en appétit. 


J’ai eu raison sur un point au moins. 

Le style de l’auteur était radicalement différent. J’ai tout de suite été plus en phase avec elle. J’étais un peu comme dans son cabinet ou tout autre lieu qui aurait pu l’être. C’était plus confortable, plus cosy et j’étais donc naturellement plus ouverte, encline à écouter son message. Et de fait, Brigitte Favre le délivre très bien. Simplement, mais efficacement. 


M’a-t-elle convaincu ? Je ne saurai vous le dire. Disons que son discours a renforcé mes convictions et ouvert d’autres portes. J’ai envie d’en lire plus, d’aller chercher d’autres informations et je le ferai dans quelques temps car fruit du hasard ou pas, j’ai dans mes réserves de lecture au moins un titre de livre cité dans ses références.

Ma curiosité n’est pas assouvie et elle ne le sera jamais, je l’espère vraiment. Ce serait trop triste de ne plus rien avoir envie de découvrir. 


Au final, cette lecture était mal partie, mais cela se termine avec un bilan plutôt positif car je vais creuser la thématique avec toujours différentes ressources pour croiser les informations et ainsi avoir un regard critique, mais constructif. 



vendredi 16 octobre 2020

Le goût de vivre. L’anorexie n’est pas un combat sans faim de Sabrina Missègue


 
Rentrée littéraire 2020 

 

 

Le livre : 

 

Le goût de vivre. L’anorexie n’est pas un combat sans faim de Sabrina Missègue aux éditions Favre, 288 pages, 20 € 00.

Publié le 24 septembre 2020

 

 

Le pitch : 

 

Après un séjour linguistique aux États-Unis où elle a intégré une école de danse, Sabrina Missègue ne pèse plus que 27 kilos pour 1,59 m… Elle a perdu 20 kilos en 9 mois. Celle qui dévorait la vie à pleines dents avait fait sa révérence. Avec authenticité et sans fausse pudeur, elle retrace ici sa longue et douloureuse bataille contre une anorexie sévère qui s’est immiscée dans son corps sans aucun bruit. L’histoire révèle aussi ce lien avec Patrick Poivre d’Arvor qui l’a délivrée de cette perversion incrustée dans son souffle et dans sa chair. Une rencontre bouleversante qui lui a permis d’aller puiser, tout au fond d’elle, la force pour terrasser cette « âme sœur » pernicieuse. Les chapitres ne divulguent pas un discours de victime, mais de battante qui s’est guérie par ses propres ressources, sans aucun médicament.

 

 

Ce que j’en ai pensé : 

 

Voici un livre témoignage sur une maladie qui touche essentiellement les femmes et qui peut avoir une issue fatale : l’anorexie.

Ce n’est pas le premier, j’en ai lu plusieurs déjà au fil des années, et ce ne sera pas le dernier. Il se démarque néanmoins de ceux que j’ai parcouru. 

 

Il s’étale plus dans le temps car le récit débute lorsque l’auteur n’est encore qu’une adolescente et il se termine presque 20 ans plus tard. Le combat est donc long, voir jamais terminé. Chassez le mal par la porte, il reviendra par la fenêtre, la porte du garage, la lucarne du grenier. 

 

Peut-être pour la première fois, certaines comparaisons sont posées. L’anorexie ici n’est que rarement nommé, mais on parlera d’elle, on la compare à une tumeur, une jumelle maléfique, une présence tellement envahissante que l’hôte n’a plus d’existence en dehors. 

Le récit de Sabrina est chaotique parfois, comme son existence pour chasser l’intruse, celle qui lui vole sa vie. Il y a des redites, mais c’est comme les multiples rechutes alors qu’elle pensait avoir franchi des étapes cruciales. 

 

Chaque cas est différent et chaque malade doit gérer une version très personnelle du mal qui l’affecte. Les causes ne sont pas unanimes, les manières de s’en sortir sont donc toutes aussi diverses. Sabrina en parle très bien. Tout comme des bonnes intentions des autres qui ne sont pas touchés, qui pensent être gentils, mais qui blessent involontairement l’éternelle convalescente. L’importance d’être simplement présent avec de l’amour est souligné. 

 

De belles illustrations ponctue le récit. Un vrai plus qui renforce les paroles de l’auteur qui conclue avec quelques conseils avisés si on connaît une personne qui lutte contre Elle.

 

 

Et s’il fallait mettre une note : 13 / 20 

mercredi 20 mai 2020

Tout le monde n’a pas la chance d’être vegan – Petit manuel d’un véganisme pratique et pacifiste ! de Laurence Pieau



Le livre : 

Tout le monde n’a pas la chance d’être vegan – Petit manuel d’un véganisme pratique et pacifiste ! de Laurence Pieau aux éditions Harper Collins, 220 pages, 19 € 00.
Publié le 3 juin 2020 


Le pitch : 

En France, le régime carné vacille. Etudes scientifiques à l'appui, on sait désormais que ne plus manger de viande ni de produits laitiers est un bienfait pour la santé. Un bienfait pour l'environnement. Une démarche éthique. Convertie à la cause du véganisme sur le tard, Laurence Pieau, journaliste de renom et fondatrice d'Alternative Vegan, s'attache aujourd'hui à faire connaître les principes de ce mouvement sans jamais culpabiliser ni imposer. 
Car, non, les végans ne sont pas ces êtres vengeurs pâles comme des morceaux de tofu. Mêlant ici le récit de sa propre transition à un manuel complet, émaillé d'interviews de médecins, de chercheurs et de nutritionnistes, elle livre un texte aussi sérieux que drôle, loin des discours moralisateurs. Ne vous reste plus qu'à franchir le pas ! 

A propos de l'auteur : Laurence Pieau est journaliste. En 2019, elle quitte la direction des rédactions du pôle Infotainment de Mondadori France (Closer, Télé Star, Télé poche) pour créer Alternative Vegan, un nouveau média web indépendant ayant pour mission d'enquêter, entre autres, sur les scandales liés à l'alimentation, la santé, l'environnement et la cause animale.



Ce que j’en pense : 

Si vous avez envie de découvrir le véganisme sans crainte.
Si vous êtes déjà un peu intéressé par le sujet, même par simple curiosité.
Si vous avez déjà commencé à diminuer votre consommation de viande et autres produits issus du monde animal.
Si vous avez des idées toutes faites, mais que vous restez ouvert.
Si…. Oh vous avez compris, ce livre plein de bonne humeur, d’informations vérifiées, est fait pour vous ! 

Personnellement, je suis quasiment vegan depuis le début de l’année (soit depuis 5 mois). Mon moteur était pour ma santé en premier lieu, pour l’environnement, pour que l’on arrête de faire tourner le monde à l’envers… ensuite. 
J’ai été encouragée à me documenter sur ce courant alimentaire (que je connaissais un peu parce que j’adore cuisiner et que franchement, toutes les recettes m’intéressaient pour peu qu’elles soient gourmandes) par une connaissance qui elle-même avait pris un virage à 180° depuis peu. Mais ce que j’ai apprécié, c’est de tomber sur des sources très bienveillantes. J’ai vite compris que l’on ne devenait pas vegan d’un claquement de doigts, que c’était un cheminement, que le rythme était propre à chaque individu, que chaque pas était important et que se mettre la pression n’était pas bon. Personne n’est parfait et rien ne sert de vouloir brûler les étapes. Déjà changer certains comportements, habitudes est positif. 
Dans ce livre, j’ai retrouvé cette bienveillance avec en sus une base solide d’informations. Je maîtrisais déjà assez bien le sujet, mais comme toujours, on apprend quand même à chaque nouvelle lecture. 

Ce livre est à glisser presque entre toutes les mains.
C’est bien écrit. 
C’est factuel et pratique.
C’est vérifié et vérifiable. 
C’est instructif.
C’est propice à de nouvelles recherches, expériences, au dialogue et à l’échange.
Personne n’est là pour vous juger ou vous dire quoi faire. Vous êtes libre, seulement vous êtes informé. C’est peut-être un détail pour certains, mais c’est celui qui peut faire toute la différence. 
Lisez et voyez…


Et s’il fallait mettre une note : 15 / 20


mercredi 12 février 2020

Origines des hommes, origines d’un homme d’Yves Coppens



Le livre : 

Origines des hommes, origines d’un homme d’Yves Coppens aux éditions Odile Jacob, 464 pages, 24 € 90.
Publié le 17 janvier 2018.


Le pitch : 

« Quatre-vingts ans de souvenirs, de rencontres, de voyages, d’initiatives, de résultats, de succès, de joies, de plein de petits plaisirs et de tout petits malheurs, de grands éblouissements.
La paléoanthropologie et l’archéologie ont le devoir scientifique et philosophique de reconstituer l’histoire de l’homme ; elles ont démontré que nos racines étaient animales, prouvé notre cousinage avec les grands singes, déclaré notre origine unique, tropicale et africaine, montré la logique de notre déploiement progressif à travers le monde, et expliqué comment conscience et connaissance ont peu à peu donné à ce drôle de petit mammifère que nous sommes des traits comportementaux que l’on n’avait pas encore vus poindre le long des 4 milliards d’années d’histoire de la vie et qui sont le libre arbitre et la liberté, la responsabilité et la dignité. » Y. C.
Au travers de ses propres Mémoires, et à la lumière des découvertes les plus fondamentales qui ont rythmé sa vie, ce sont, en quelque sorte, les Mémoires de l’humanité que nous restitue ici Yves Coppens, conjuguant le savoir du scientifique, son humanité et le talent de l’écrivain.
Yves Coppens est le découvreur mondialement connu de nombreux fossiles humains célèbres, dont Lucy. Il est paléontologue, professeur au Muséum national d’histoire naturelle, professeur au Collège de France, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie de médecine. Il est l’auteur de Pré-ambules, Le Genou de Lucy, L’Histoire de l’homme, Pré-textes, Pré-ludes et Des pastilles de préhistoire, qui ont été de très grands succès. 



Ce que j’en pense : 

Yves Coppens est un homme que j’aime beaucoup. Non pas que je le connaisse personnellement, mais j’apprécie depuis très longtemps ce qui se dégage de lui. J’ai lu maint fois des articles concernant ses découvertes, celles qu’il avait suivi, parrainé etc. J’ai lu aussi d’autres ouvrages qu’il avait signé et j’avais apprécié son travail de vulgarisation. Idem pour tout ce qu’il a pu faire au niveau des musées, des conférences, des expositions. L’Histoire m’a toujours passionné et j’en ai fait mes études à l’université, c’est dire. Connaître et comprendre nos origines nous éclaire sur notre passé, présent et même dans une certaine mesure notre futur. 
Yves Coppens l’a compris depuis longtemps et il nous livre ici ses mémoires. Comme il a presque toujours été fasciné par l’Histoire lui aussi, sa vie se mêle alors étroitement avec des découvertes très importantes. La petite et la grande Histoire n’ont jamais été aussi bien entremêlées. 

Lecture très intéressante, je déplore juste l’aspect parfois un peu trop catalogue de certains passages. C’est en revanche super pour retrouver les références, bibliographies… Bref, une mine pour certains étudiants. 
Le style est en général très agréable et facile à aborder. 
Je suis sidérée qu’un seul homme ait pu faire autant de choses même si je m’en doutais puisque je suis depuis un bon moment son parcours. Le titre est particulièrement bien choisi et cette autobiographie est aussi sympathique que son auteur. Il y a l’homme et le chercheur, c’est un lot qu’il faut prendre et on ne s’en lasse pas. Heureusement, l’histoire n’est pas terminée… 


Et s’il fallait mettre une note : 13 / 20


vendredi 7 février 2020

Quand les animaux s’en vont… De Valérie Lebon



Le livre : 

Quand les animaux s’en vont… De Valérie Lebon aux éditions Favre, 204 pages, 20 € 00.
Publié le 6 février 2020.


Le pitch : 

Des histoires poignantes pour nous réconforter face à un deuil, nous aider à accompagner nos compagnons en fin de vie, et même apprendre à communiquer avec eux lorsqu'ils sont de l'autre côté. 
Valérie Lebon, communicatrice animale professionnelle depuis dix ans, partage ici ce qu'elle a appris grâce à ses nombreux contacts télépathiques avec les animaux, vivants ou défunts, sur l'au-delà, leurs ressentis face à la mort et leurs messages pour les humains. Des histoires poignantes et réconfortantes, pour nous encourager à être à l'écoute des besoins réels de nos compagnons en fin de vie, à surmonter notre peine et nos peurs pour affronter sereinement, avec eux, ces moments délicats, en les aidant de notre mieux dans cette transition, en restant attentifs à leur bien-être et pas seulement au nôtre. Car chez les animaux comme chez les hommes, la mort n'est pas une fin : c'est simplement un passage vers un autre état de conscience. 


Ce que j’en pense : 

J’ai reçu ce livre en partenariat car il m’a intéressé lorsque je l’ai vu dans les catalogues d’édition. Je suis comme les 25 à 50 % des foyers de France, de Suisse et de Belgique, j’ai avec les miens un animal de compagnie. J’en ai eu plusieurs, parfois en même temps, mais aujourd’hui il ne m’en reste plus qu’un car oui, ils sont tous partis rejoindre un au-delà qui m’échappe. Je les ai aimés profondément, ils ont tous partagé notre existence et nous ont apporté beaucoup. C’est difficile à exprimer, mais celles et ceux qui ont ce type de relations avec leurs compagnons à 2, à 4 pattes, à plumes, à poils, à écailles et j’en passe, me comprendront assurément. 
J’ai déjà dû accompagner au mieux des animaux malades, en fin de vie… J’ai fait ce que j’ai pu jusqu’au bout. Sans réelles connaissances et surtout avec mon cœur, mon sens pratique. J’espère avoir « réussi » à être une fidèle amie. 

Dans cet ouvrage, Valérie Lebon nous rappelle ce qu’est une communicatrice animale professionnelle.
Ensuite nous avons plusieurs histoires qui nous montre que nos animaux peuvent ressentir bien des sentiments et que la communication n’est pas toujours aisée en cas de maladie. La plupart des « maîtres » comprennent qu’il y a un souci, mais les vétérinaires n’en décèlent pas systématiquement la nature. Le communicant animale est donc un interlocuteur qui peut aider pour trouver des solutions qui sont évoqués en fonction des cas présentés. 
Il sera évoqué aussi les cas où il faut laisser l’animal partir même si c’est difficile. La fin d’un voyage n’est jamais totalement apaisée car il y a beaucoup de chagrin pour chacun. Là encore des cas pratique seront exposés afin de bien cerné les propos de l’auteur. 

Faire son deuil sera une thématique abordée. La mort étant un passage, la suite de la vie pour chacun d’entre nous, humain ou animal.
Parfois la communication avec l’animal passé de l’autre côté permet à des compagnons humains de mieux faire ce travail de deuil. De nouveaux exemples détaillés dans l’ouvrage nous aident à mieux saisir ces propos. On peut être sceptique, mais est-t-on toujours certain de tout ?

L’important est certainement de vivre une relation la plus belle qui soit avec son ou ses animaux. Le maître mot est amour. 
Ce livre est rempli d’amour. 
Il m’a fait pleurer. J’ai repensé à mes amis partis, ils me manquent toujours, mais j’espère que tout va bien pour eux. Je les aime toujours autant, je ne les ai jamais oubliés et ils sont toujours vivants en moi. 
Cette lecture peut aider certaines personnes à passer un cap, à voir autrement les faits, à envisager un prochain chemin avec un autre compagnon sous un autre angle… 


Et s’il fallait mettre une note : 15 / 20


lundi 14 octobre 2019

Derrière la blouse blanche de Stéphanie Fugain



Rentrée littéraire 2019 



Le livre : 

Derrière la blouse blanche de Stéphanie Fugain aux éditions Flammarion, 304 pages, 19 € 00.
Sortie le 25 septembre 2019


Pourquoi cette lecture : 

Il s’agit d’un partenariat.
Les ouvrages traitant de santé ou ce qui s’en rapproche m’intéressent particulièrement. 


Le pitch : 

« Si chacun de nous a connu ou connaîtra l’hôpital, son univers reste mystérieux. On pense souvent que les médecins sont à l’intérieur comme ils paraissent extérieurement. Mais qui sont réellement ces femmes et ces hommes derrière la blouse blanche, entre les mains desquels on remet nos existences ? Qui sont celles et ceux dont, durant le temps de la maladie, on guette les mots, les regards, les silences, pour comprendre ce qui nous arrive et ce qu’on peut espérer d’eux ? Comment vit-on la mort d’enfants malades, la souffrance des familles après avoir été si proches ? Comment gère-t-on les échecs ? Comment s’investir autant sans se perdre ?

À travers quatorze témoignages de médecins et de soignants, qui se sont livrés à moi en toute sincérité, en toute intimité, et que j’ai sondés au cœur, on comprendra davantage leur comportement et la pression qui pèse sur eux dans l’exercice de leur profession. Des entretiens bouleversants, riches d’enseignements, avec des héros qui se battent au quotidien pour sauver des vies. »



Ce que j’en pense : 

Quand j’ai reçu ce livre, je l’ai laissé reposer quelques jours sur ma table de chevet. Je n’ai pas voulu le lire immédiatement, j’avais comme besoin de prendre du recul pour accueillir ces témoignages. 
C’est un peu comme lorsqu’un médecin vous annonce votre diagnostic (et qu’il est grave. Je ne parle pas de votre dernier rhume des foins certes génant, mais pas mortel). Il faut digérer la nouvelle pour peu qu’on l’ait bien comprise car il n’est pas rare de ne pas saisir de quoi il retourne tellement l’annonce est mal faite et/ou en langage incompréhensible. De cela, justement, il sera beaucoup question car c’est essentiel dans la relation patient/ corps médical.
Dans ces pages, nous rencontrerons des médecins, mais pas que, car s’ils sont cruciaux dans notre système de soins et de santé, ce ne sont pas les uniques protagonistes. Et il serait tout sauf judicieux de les juger moins importants ces autres soignants. 
Toutes ces personnes sont au contact des malades et de leurs familles plus encore que les médecins. Tous ensemble, ils forment des équipes et les malades sont aussi des membres de ces « team » qui veulent gagner contre la maladie. Parfois, ça marche, parfois non, mais alors comment cela se passe ? Comment cela peut se gérer ? S’appréhender ? L’auteur ose poser ces questions car derrière la blouse, il y a aussi des hommes et des femmes, des êtres vivants ! 
Et d’ailleurs, il y aussi d’autres personnes que des professionnels de la santé. On y retrouve un chanteur-écrivain qui fut très malade il y a quelques années et qui peut lui aussi livrer un témoignage intéressant et instructif. 

Ce livre est là pour montrer que la blouse blanche est un symbole, mais ce n’est pas une frontière qui gomme toute trace d’humanité. On en doute suivant nos rencontres car qui n’a pas connu des « monstres sans cœur » affublés de ce vêtement ? Mais il existe certainement des explications, des raisons à ce type de comportements et puis, il y a aussi tous les autres, les gentils, les anges du quotidien… 
Ces témoignages nous donnent des clefs, des pistes, une occasion de partager le temps d’une lecture un peu de l’envers du décor. 

Un ouvrage qui se lit facilement et nous offre non pas un visage de la médecine, mais quatorze exemples. 
A découvrir.


Et s’il fallait mettre une note : 16 / 20


Pour aller plus loin : 





lundi 23 septembre 2019

Tout quitter d'Anaïs Vanel



Rentrée littéraire 2019


Le livre : 

Tout quitter d’Anaïs Vanel aux éditions Flammarion, 192 pages, 18 € 00.
Publié le 25 septembre 2019



Pourquoi cette lecture : 

Il s’agit d’un partenariat pour cette rentrée littéraire 2019.



Le pitch : 

« Un jour, j’ai acheté un Berlingo. J’ai mis quelques cartons dans le coffre et je suis partie. J’ai pris la route comme ça. Après ma journée de boulot, comme on part en week-end. J’ai avalé les kilomètres, en écoutant King of the Road, de Roger Miller. Et enfin. Les pins. Les dunes. Les embruns. L’appartement. J’ai éventré les cartons. Trouvé mon maillot de bain. Et je suis allée me jeter dans les vagues. »

Au rythme des saisons et des vagues de la Sud, la grande plage près de laquelle elle vient de s’installer, Anaïs retrouve les souvenirs qui habitent en elle. Devant l’étonnante simplicité des choses, tout quitter signifie la réconciliation avec soi.



Ce que j’en pense : 

Trouver un livre qui fait du bien n’est pas si facile. La plupart des romans tournent autour de sujets graves, pesants, terrifiants parce que oui, lire juste une intrigue où rien de méchant ne se déroule, cela peut vite être ennuyeux. Le bonheur, la joie de vivre, le plaisir ne sont pas forcément très vendeurs. 
Pour autant, je pense que trop regarder la noirceur de ce monde ne peut qu’être nocif. Vivre dans un environnement toxique l’est tout autant. Il faut donc trouver la force, le courage de partir, s’en donner les moyens. Anaïs Vanel l’a fait et dans son roman autobiographique (mais pas que), elle nous donne énormément. 

Parce qu’elle n’en pouvait plus, parce que c’était devenu une évidence, presque une question de survie, elle est partie d’un monde trop surfait, trop surestimer pour se reconnecter à ses rêves d’enfants, à une couleur (le bleu), à un monde plus tangible, plus véridique, palpable, plus simple…

Son texte se découpe en quatre parties, en suivant le rythme des saisons. 
Anaïs reconquiert le temps, celui qui passe, mais sans tout écraser sur sa route comme celui qui est lié au stress du toujours plus vite, toujours plus fort. Là, on respire, on sent, on prend la mesure des choses, on les touche, on les vit. Parfois, on replonge dans le passé pour y retrouver des racines qu’on avait oubliées, caché sous des tonnes de devoirs que l’on pensait incontournables. Ces coups d’œil dans le rétroviseur font que l’on s’enracine dans ses choix. Cela fait sens. 

Je me suis forcée à ne pas dévorer ce livre pour mieux le savourer et faire mienne cette expérience qui me parle vraiment et profondément car elle s’inscrit dans un désir commun avec ma moitié. Tout quitter, Anaïs Vanel l’a fait. Nous, on y songe et comme elle, on attend juste le déclic qui viendra car pour aujourd’hui, c’est impossible, mais demain ? On attend la vague et Anaïs est bon professeur, guide et amie. Elle a trouvé ce qu’elle cherchait, notre quête est différente, mais pas si éloignée. 

Un livre qui fait du bien, qui conforte et réconforte. 
Un livre à picorer encore et encore.



Et s’il fallait mettre une note : 17 / 20


Pour aller plus loin : 

lundi 8 juillet 2019

La fabuleuse histoire de Guirec et Monique. Le carnet de bord de Soudée Guirec



Le livre :

La fabuleuse histoire de Guirec et Monique. Le carnet de bord de Soudée Guirec aux éditions Arthaud, 208 pages, 21 € 90.
Publié le 10 avril 2019.



Pourquoi cette lecture :

Il s’agit d’un partenariat obtenu lors d’une opération Masse Critique organisée par la communauté de lecteurs Babelio.


Le pitch :

Parcourir les mers du monde avec une poule rousse comme membre d’équipage, voici la fabuleuse histoire de Guirec !
En 2013, à seulement 21 ans à bord d’un petit voilier en acier acheté avec ses économies durement gagnées en Australie, ce Breton entame la traversée de l’Atlantique. Première étape d’une épopée très médiatisée qui ne cesse de faire le buzz sur les réseaux sociaux. Après un hivernage de cent trente jours dans les glaces du Groenland, il devient à 24 ans le plus jeune navigateur à franchir le passage du Nord-Ouest dans l’océan Arctique. Guirec qui a arrêté l’école avant le bac est désormais un marin chevronné qui a traversé le Pacifique du nord au sud, affronté les soixantièmes stridents du mythique cap Horn et frôlé la mort face aux icebergs d’Antarctique ! De galère en victoire, cet aventurier ne se départit jamais de sa bonne humeur et retranscrit dans ce journal de bord tous ses souvenirs, ses joies et ses doutes. Avec sa soif d’aventure inépuisable et assez d’énergie pour déplacer les océans, Guirec et Monique – qui est loin d’être une poule mouillée – forment un duo détonant et attachant.




Ce que j’en pense :

N’ayant absolument pas le pied marin et ne suivant pas particulièrement les émissions de TV ou les réseaux qui relaient ce type d’aventures, je suis passée complètement à côté de Guirec et Monique jusqu’à la sortie de leurs ouvrages.
J’ai eu la chance de pouvoir lire et admirer celui qui est en quelque sorte un carnet de bord, un journal merveilleusement illustré de photos splendides, de belles qualités et bien agencées par une édition souple, mais qui reste très qualitative. En prime, il y a de belles cartes que l’on peut mettre sous cadre ou punaiser où bon nous semble.

Lecture très facile, nos yeux passent sans cesse du texte aux images qui nous font vivre par procuration cet aventure humaine, mais aussi gallinacée.
Franchement, je n’aurais pas aimé vivre ce que ce duo très improbable a traversé, mais j’admire leur parcours. Ils ont eu de la chance de s’en sortir sans bobo car ce voyage qui s’étire sur presque 2 ans était des plus périlleux. Ils ont fait de belles rencontres qui donne foi en l’humanité et en la force de la Nature.

Même si vous n’êtes pas attiré par les histoires de marins, de bateaux, d’océan, ce livre peut vous plaire. C’est parce que cela va au-delà.
Guirec est un jeune homme charmant, certainement un brin ours solitaire avec un caractère pas facile, mais c’est ce qui a fait sa force aussi. Il est inexpérimenté et son école va être celle de la mer. Il est courageux, pas feignant et débrouillard. Avec trois fois rien, il fait des tas de choses et vit son rêve.
Monique est une poule qui s’ennuierait à mourir dans une basse-cour classique. Elle ne manque pas de caractère et sera le moussaillon indéfectible de Guirec.

Je suis certaine qu’ils n’en resteront pas là ces deux-là !!!!


Et s’il fallait mettre une note : 16 / 20