C'est un blog, mon blog Littéraire pendant de longues années, mais aussi un espace de détente et d'éveil à la culture en général donc j'y aborderai d'autres thématiques et supports comme les films, séries, podcast, applications, jeux vidéo et que sais-je encore !!!!
Soyons curieux de tout.
Très tôt confrontée au racisme et aux inégalités, Gisèle Halimi comprend que seules les études la sauveront d'un destin tout tracé. Le récit de cette jeunesse tunisienne l'illustre de la résistance de Gisèle Halimi enfant puis adolescente face aux diktats tant familiaux que politiques, résistance qui porte en germe les engagements futurs de cette femme d'exception.
Ce que j’en pense :
Un bel album BD pour découvrir l’enfance et la jeunesse d’une femme qui marquera son époque et qui même aujourd’hui continue d’y laisser son empreinte. Tout était déjà là.
Si son œuvre force le respect, sa détermination dès le plus jeune âge est tout aussi magnifique.
Je n’ai pas été fan des dessins, mais pour autant, c’est très efficace. Les couleurs sont en revanche à mon sens très réussies et reflètent très bien la lumière ou au contraire les ténèbres du pays, des situations personnelles ou politiques.
Les personnages en dehors de Gisèle elle-même sont bien campés. Certains vont nous horripiler à minima, d’autres vont nous attendrir. On ne restera pas de marbre et c’est preuve que l’ensemble de l’album est une réussite.
On pourrait dire que c’est parfois un peu trop manichéen et en cela je trouve que le père de Gisèle apporte énormément de nuances. Il est en effet plutôt un soutien pour sa fille tout en ne reniant pas des pratiques patriarcales.
Une excellente première approche pour les plus jeunes adultes qui n’auraient pas trop entendu parler de Gisèle Halimi ou qui auraient un peu de mal à la replacer dans notre Histoire récente. Ensuite, je conseillerai plutôt de lire d’autres ouvrages plus complets et allant au-delà des dix-huit ans de Gisèle. Dans l’album, on a quand même une belle postface qui donnent quelques grandes lignes, mais c’est plutôt un « apéritif » qui pousse à creuser plus tard, ailleurs.
Grace Kelly, portrait d’une princesse en artiste de Stéphane Loisy aux éditions Gründ, 200 pages, 34 € 95.
Publié le 31 octobre 2019.
Pourquoi cette lecture :
Il s’agit d’un partenariat avec les éditions Gründ.
Le pitch :
Le 13 septembre 1982, sa disparition brutale à l'âge de 52 ans parachève l'entrée définitive dans la légende de Grace Patricia Kelly, brillante actrice Hollywoodienne devenue Princesse de Monaco. "Ecrire sur elle, c'est essayer d'envelopper de la fumée dans du papier", écrivit, en 1954, un journaliste du Saturday Evening Post. Lorsque l'on demandait à Grace Kelly "Que pensez-vous de l'expression "conte de fées" qui vient irrémédiablement aux lèvres lorsque l'on parle de vous ? ", cette dernière répondait, avec une élégante exaspération : "Les contes de fées racontent des histoires imaginaires ; moi je suis un personnage vivant. J'existe. Si l'on racontait un jour ma vie de femme réelle, on découvrirait enfin l'être véritable que je suis." Actrice, princesse, interprète au sens large du terme, muse et créatrice, la carrière et l'œuvre de Grace Kelly (évoqués et analysés ici en détail) attestent de son immense talent créatif d'artiste authentique autant que d'un "talent de vie" dont l'Art n'est, en définitive, que le prolongement direct et l'aboutissement inspiré. Stéphane Loisy retrace ici le parcours artistique de Grace Kelly, star hollywoodienne et princesse de Monaco dans un ouvrage richement illustré dévoilant les contours d'une existence qui, pour paraphraser Oscar Wilde, "éveilla à tel point l'imagination de son siècle qu'il créa autour d'elle un mythe et une légende".
Ce que j’en pense :
Si vous êtes en panne d’idée pour un cadeau pour Noël prochain et que vous pensiez à ce présent très passe partout, mais assez casse-figure qu’est le livre, je peux vous suggérer ce livre de Stéphane Loisy qui pourra parfaitement convenir à une personne :
- qui aime le 7èmeart,
- qui aime en savoir plus sur les icônes encore indéboulonnables du siècle dernier car tellement intemporelles,
- qui souhaite découvrir comment certaines personnes forgent leur destin,
- qui apprécie les beaux livres,
- qui n’a rien contre le glamour, les strass et la paillettes… Mais sans oublier la vie, la vrai !
Etc.…
Car oui, ce livre est déjà un très bel objet : présentation soignée, tirages photo de belle facture, mais c’est aussi un ouvrage qui peut vous en apprendre pas mal sur l’artiste, puis sur la princesse et enfin sur la femme que fut Grâce Kelly.
J’ai personnellement apprécié cette lecture car on y découvre des clichés que je n’avais pas vus auparavant, des facettes de la personnalité de Grâce Kelly peu mis en exergue d’ordinaire car on se confine trop à la face émergée de cette figure devenue mythique,
Très belle réalisation et douceur de l’écriture, ce livre fera un excellent présent, mais ne devrait pas se cantonner à prendre la poussière tant on prend plaisir à le feuilleter encore et encore.
Il s’agit d’un partenariat avec les éditions Happer Collins.
Le pitch :
Revivre l’Histoire, sur les traces de Cléopâtre
Peu de femmes peuvent se vanter d’avoir autant marqué les esprits que Cléopâtre. La dernière reine d’Égypte antique a séduit les puissants mais a surtout fait de son nom un symbole de puissance. Alberto Angela, vulgarisateur de génie, nous entraîne sur les pas de cette femme d’exception. Dans un monde antique dominé par les hommes, elle a permis au royaume d’Égypte de connaître une expansion fulgurante. Femme de pouvoir, douée dans l’art de la négociation comme dans celui de la guerre, elle est une grande stratège et une figure incroyablement visionnaire. Si, après deux mille ans, elle continue de nous fasciner et de nous inspirer, c’est peut-être parce qu’au-delà des images et du fantasme, elle est le visage de la modernité.
Alberto Angela est connu pour mettre l’Histoire à portée de tous grâce à ses émissions culturelles à succès. Son secret ? Faire revivre l’Histoire à travers les yeux de ceux qui en furent les acteurs. Il est l’auteur de nombreux best-sellers, comme Les Trois Jours de Pompéi (Payot, 2014).
Ce que j’en pense :
L’Histoire est une passion depuis l’enfance, mais l’Antiquité n’est pas une période que je maîtrise même si lors de ma formation d’historienne j’ai pu l’aborder de manière plus ou moins approfondie. On se concentre toujours sur des périodes trop restreintes et hélas, je suis passée à côté de celle qu’Alberto Angela se propose de nous faire revivre dans son livre sur Cléopâtre. Une chance pour moi et bien d’autres lecteurs curieux.
L’ouvrage est résolument grand public et accessible à tous. J’apprécie et en même temps j’avais un peu peur que ce soit trop généraliste.
Pas du tout, c’est poussé dans les détails et le travail fournis fut important. On a accès aux sources qui sont bien citées, l’étude a été rigoureuse. Très bon point.
Alberto Angela est un passeur de savoir. Il nous raconte le règne de Cléopâtre comme si on était des contemporains. On vit l’Histoire tant ses descriptions sont précises. Evidemment, il brode comme on dit car les sources ne sont pas toujours aussi précises, ni crédibles totalement, ni même contemporaines des faits cités. Mais il s’attache à rester dans le cadre du plus plausible. Il reconstitue et essaie de combler les vides par ce qui est vraisemblable. L’erreur est donc toujours possible, mais dans une moindre mesure. On a là une biographie romancée, mais solide.
L’écriture est fluide. On lit une histoire qui nous livre un pan de l’Histoire du monde.
Le style est agréable. Il joue beaucoup sur nos sens qui sont sollicités par des descriptions qui entrainent nos esprits loin, très loin de notre époque. C’est très visuel et l’auteur nous plonge dans ce monde antique familier et surprenant aussi.
L’approche à visée vulgarisatrice reste riche. Les lecteurs les plus exigeants apprécieront la longue bibliographie, les cartes disponibles en fin d’ouvrage.
Mon bémol est que j’ai eu le sentiment de ne pas être assez avec Cléopâtre. Pour poser les bases du décors politique notamment, Alberto Angela est obligé de revenir très longuement sur la dernière journée et la mort de César que nous pouvons suivre minute après minute. Idem pour la suite car on ne peut comprendre l’attitude de la reine qu’en saisissant toutes les subtilités, les jeux de pouvoir qui surviennent, les batailles et les destins de figures parfois moins connus que Cléopâtre. Encore une fois, l’auteur se soucis de tous les détails car ces derniers sont en réalité plus cruciaux qu’on ne le pense. Un rien aurait pu changer la face du monde.
Avec cette lecture j’ai beaucoup appris et que j’ai pu ainsi compléter ma vision de cette période. Ce livre ravira bien d’autres lecteurs, j’en suis certaine et on peut l’offrir aux amoureux de l’Histoire.
Le mystère Bogdanoff de Maud Guillaumin aux éditions de l’Archipel,
251 pages, 20 € 00.
Publié le 30 janvier 2019
Pourquoi cette lecture :
Il s’agit d’un partenariat avec les éditions de l’Archipel.
Un livre sur les plus atypiques des VIP de notre pays, cela
ne se refuse pas. En tout cas, cela m’a tout de suite attiré.
Le pitch :
Depuis leur apparition à la télévision en combinaison
argentée dans « Temps X », en 1979, ils sont devenus des personnages familiers du
PAF. Inclassables, déroutants, semblant tout droit sortis de la quatrième
dimension, Igor et Grichka Bogdanoff fascinent ou agacent, mais ne laissent pas
indifférent.
Leur carrière ponctuée de scandales est une étrange
odyssée qui commence dans un château médiéval et se poursuit sur les pas de…
Roland Barthes. État civil, diplômes, réseaux : le duo se crée une nébuleuse
impénétrable. Leur QI fabuleux, leurs dons exceptionnels, leur métamorphose
physique sont autant de mystères qu’ils savent entretenir. Phénomènes de
librairie, ces vulgarisateurs sont toutefois mal vus de la communauté
scientifique, qui dénonce leurs thèses aussi surprenantes que leur look.
Sous des dehors romanesques, ces jumeaux ont l’art de
s’inviter dans les sphères du pouvoir et de la jet-set. Car la galaxie des «
Bogda » s’étend de Luc Ferry à Carla Bruni, en passant par Cyril Hanouna et
Jacques Attali… jusqu’au couple Macron.
L’enquête de Maud Guillaumin, qui a recueilli de
nombreux témoignages inédits, lève le voile sur l’histoire personnelle et
l’enfance des Bogdanoff dont cette biographie, la première qui leur soit
consacrée, décrypte les ressorts cachés et les univers parallèles.
Ce que j’en pense :
Ayant la quarantaine, mon premier souvenir des frères
Bogdanoff est assez logiquement lié à l’émission « Temps X ». Mais il
faut bien l’avouer quand elle débute en 1979, j’ai 4 ans et les images que j’en
ai gardé sont assez parcellaires. Je n’étais pas du tout le cœur de la cible.
Ensuite, les jumeaux m’ont laissé assez indifférente. Je n’ai pas suivi toutes
leurs péripéties ou de loin en loin. Leurs ouvrages me disaient bien en
revanche, mais je n’ai jamais sauté le pas. Je les ai croisés lors de salons
littéraires, mais je ne suis jamais allée discuter de vive voix avec eux. Que
leur dire ? Je ne suis pas du genre à aborder les gens ainsi surtout quand
je ne connais que vaguement ce qu’ils font.
La lecture de ce livre de Maud Guillaumin était une occasion
parfaite de mieux les découvrir et pourquoi pas ensuite d’aller les lire avec
un regard moins novice.
C’est un véritable travail de journaliste qui nous est livré
ici.
J’imagine que les sources furent nombreuses, mais pas
faciles à recouper, à vérifier. Les frères Bogdanoff sont médiatiquement très connus,
mais ce n’est pas pour autant qu’ils se livrent beaucoup. Il a donc fallu
investiguer, chercher dans les zones d’ombres. Ces dernières sont d’ailleurs très
nombreuses car les jumeaux aiment brouiller les pistes volontairement ou non.
Je veux dire qu’il est normal pour les jumeaux médiatiques de livrer leur
vérité qui peut être changeante, mais ils y croient sincèrement car leurs
personnalités sont fantasques et issues d’une autre époque.
Oui, je perle volontairement d’autre époque et non pas d’autre
monde comme on l’a maintes fois entendu. Les Bogdanoff sont assurément humains.
Ils n’ont rien d’extra-terrestres.
Le travail de Maud Guillaumin est remarquable car il débute
avec la présentation de la grand-mère maternelle. Cela peut sembler curieux,
mais en réalité, c’est effectivement par ce biais qu’il fallait commencer. On
ne peut pas comprendre Igor et Grichka sans connaître cette femme à l’histoire
personnelle riche. C’est elle qui les a principalement éduqués et modelés.
Maud Guillaumin a certainement dû faire un travail d’analyse
sur la mémoire que certains historiens effectuent lors de l’utilisation de
sources souvent plutôt récentes, soit de moins de 50-70 ans (et là je parle en
connaissance de cause puisque j’ai dû moi-même utiliser cette technique lors d’un
mémoire réalisé à partir de témoignages et d’interviews de témoins en histoire
contemporaine). Pour cela, il faut savoir que même de très bonne foi, tout
témoin possède une mémoire qui est en partie reconstruite, influencée par sa
vie personnelle, par des évènements marquants, par son éducation, par son
environnement. Il n’y a le plus souvent pas mensonge, mais omissions,
réécriture des faits à plus ou moins grande échelle, interprétations… Le gros
de l’analyse repose donc sur un recoupement de sources afin de dresser un
tableau le plus fidèle et exacte possible tout en sachant que la vérité n’est
pas une.
Igor et Grichka vivent dans un monde qui n’est pas celui d’aujourd’hui.
Plus j’avançais dans ma lecture, plus j’avais en effet l’impression d’être
confronté à des personnes du XVIIème ou XVIIIème. Des nobles plus précisément
qui quoiqu’il arrive tiennent un rang, donnent le change, continuent d’avancer
même contre un mur car ce dernier finira bien par laisser apercevoir une brèche
ou une porte. Quoiqu’il advienne : « The show must go on ».
En revanche, j’ai été un peu surprise. J’avoue que je
pensais les frères Bogdanoff plus arrivistes, plus carriéristes, moins détachés
que cela aux réalités de ce monde avant tout économique, basé sur l’argent. Ils
possèdent vraiment ce trait de caractère très particulier que l’on pourrait résumer
par : « Ces réalités bassement matérielles ne me concerne en rien, je
suis au-dessus de tout cela ».
Indéniablement intelligents, les jumeaux sont surtout
différents, hors du temps, déconnectés, futuristes et passéistes, uniques dans
leur genre de nos jours, inimitables, complémentaires. Ils osent tout, même l’impensable.
On les aime ou pas. Ils ne peuvent pas laisser indifférents
même pour des raisons très futiles, people ou scientifiques.
Ce livre se lit avec facilité. Il est agréable. J’ai pu
noter quelques redondances, mais difficile de garder le fil pour l’auteur tant
la pelote fut défaite et refaite par les Bogdanoff. Il faut donc souvent
récapituler pour garder le cap.
Après cette lecture, vous n’apprécierez peut-être pas plus
ces frères du PAF, mais s’ils vous intriguent, n’hésitez pas, vous aurez plus
de cordes à votre arc.
Maggie, une vie pour en finir de Patrick Weber aux éditions
Plon, 392 pages, 19 € 90.
Publié le 27 septembre 2018
Pourquoi cette lecture :
Il s’agit d’un partenariat avec les éditions Plon.
Le pitch :
Maggie
a dix-huit ans quand éclate la Première Guerre mondiale. Issue des faubourgs de
Manchester, elle s'engage comme infirmière, tombe follement amoureuse de
Joseph, un soldat belge et découvre un monde qu'elle ignore totalement. Dès
lors, le destin de la jeune Anglaise épousera celui d'une Europe blessée par le
conflit le plus meurtrier de tous les temps. Avec courage et détermination,
guidée par l'amour et souvent opposée à sa famille, Maggie connaîtra les affres
de la Seconde Guerre mondiale, l'ombre de la Guerre froide et l'appétit de
vivre qui caractérise les lendemains de conflit. De 1914 aux années 60, entre passion,
engagement, guerres et deuils, c'est l'histoire d'innombrables femmes du XXe
siècle qui s'incarne à travers Maggie. Parti sur les traces de sa grand-mère et
de ses origines familiales, Patrick Weber nous conduit d'Altrincham à
Manchester, de Londres à Bruxelles, d'Anvers au camp de concentration allemand
d'Esterwegen, jusqu'à nous révéler un lourd secret de famille qui le hante
aujourd'hui encore.
Ce que j’en pense :
On dit souvent que nos morts, les personnes qui ont compté
dans notre vie, que l’on ait pu les connaître ne serait-ce que partiellement du
temps de leur vivant ou pas du tout, restent vivant dans nos cœurs et notre
esprit. C’est indéniablement vrai en plus de souligner que pour les membres de
sa propre famille, on porte en prime un peu de leurs gènes.
Savoir tout cela peut suffire à beaucoup d’entre nous. D’autres
vont avoir le désir d’aller encore plus loin pour des raisons qui leur seront très
personnelles. Il y aura autant de motivations que de personnes concernées.
« Maggie, une vie pour en finir » est un ouvrage
sur la grand-mère de l’auteur, on est donc en plein dans le cas de figure des
gens qui veulent aller plus loin que le simple rappel de souvenirs. Il faut
dire aussi que n’ayant qu’entendu parler de cette Maggie par l’intermédiaire d’une
tierce personne, les souvenirs étaient absents ou fabriqués par un seul récit.
Un travail d’enquête fut donc nécessaire pour que puisse naître ce livre.
Evidemment que pour chaque ouvrage, une certaine
documentation est nécessaire, mais en l’occurrence, ce n’est pas tout à fait un
roman qu’on a entre les mains. C’est plutôt une biographie partiellement
romancée d’une femme ordinaire qui ne l’était pas pour sa famille et à laquelle
nous aussi on peut s’attacher. Elle aurait pu être notre grand-mère aussi.
On l’aimera ou pas. On oscillera parce qu’elle est humaine
et nous aussi. On ne sera pas toujours d’accord avec ses choix, sa façon d’être,
de faire, de penser… Tout cela est possible grâce à l’écriture de Patrick Weber
qui fait que Maggie est bel et bien vivante dans les yeux du lecteur.
On pourrait croire qu’il va être particulièrement ennuyeux
de lire l’histoire de cette enfant, puis jeune fille, puis femme. Il n’en sera
rien.
Au début, le rythme est un peu lent, comme pour poser les
bases, puis comme dans la vie réelle, le temps semble s’accélérer. Peut-être un
peu trop et certains passages vont un peu vite en besogne. Cela nous laisse un
peu sur notre faim, mais c’est peut-être la conséquence de recherches n’ayant
pu aboutir ou de sources trop légères qui ont obligé l’auteur à faire des choix
d’écriture ? On ne le saura jamais, mais en revanche, on finit par
découvrir le secret de famille.
Ce livre se lit aisément et vous fera passer quelques heures
avec une femme qui a beaucoup vécu, trop sans doute et qui un jour fera un
choix que tous ne comprendront pas. Avec ce récit, on peut mieux saisir
pourquoi car une personne, l’auteur, a fournit l’effort de nous donner un
maximum d’éléments pour ce faire.
Maggie peut maintenant vivre encore un peu à travers la
mémoire des lecteurs…