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vendredi 26 juin 2026

Le banc de Géraldine Smith



Le Banc (Fichier audio 2026), de Géraldine Smith, Bernard Gabay | Audiolib


 La quatrième de couverture : 

 

Dans la résidence « Les merles bleus », en région parisienne, Georges, 95 ans, récemment veuf, est retrouvé mort un matin dans son lit, dans des circonstances suspectes. 

Les bijoux de feu Claudia, la femme de Georges, qui a caché toute sa vie un lourd secret, se sont volatilisés. 

Le policier Mousa Mballo enquête dans l’entourage de Georges. Qui d’Isabelle et Paul, ses enfants, de Mariola, son auxiliaire de vie, de Chantal, qui venait régulièrement lui faire la lecture, mais surtout lui faire les poches, d’Alain, le gardien, ou d’Abdel, qui tient la baraque à frites sur le parking de la résidence et qui a récemment disparu, aurait pu commettre ce crime ?

 

 

Mon avis : 

 

Voilà un titre que j’avais repéré parmi plusieurs recommandations et, lorsque j’ai eu l’opportunité de l’écouter, j’ai vite sauté le pas.

J’adore lire, et les versions audio sont très pratiques, car je peux en profiter tout en conduisant, en cuisinant ou en tricotant… Elles sont de mieux en mieux, et celle-ci ne fait pas exception. Le lecteur possède un timbre de voix très agréable, et les quelques arrangements sonores sont très réussis, bien que fort simples. Ils s’accordent parfaitement avec cette histoire.

En effet, ne vous attendez pas à une enquête criminelle avec moult rebondissements, des courses-poursuites ou des analyses de folie menées par des experts… Non, nous sommes dans un cadre beaucoup plus humain, plus simple, ancré dans le quotidien.

Sur fond de polar, l’autrice nous parle d’amitié, d’amour, de relations intergénérationnelles, de la vieillesse, de la fin de vie et de la perte d’autonomie.

Les personnages sont tous très attachants, bien que très différents les uns des autres. On en vient même à se demander ce qu’ils font tous ensemble. C’est sans doute avec eux que le slogan « le bien vivre ensemble » pourrait trouver une belle illustration.

Le ton est plutôt léger alors que de véritables problèmes du quotidien sont abordés. On y parle de la vieillesse, de la maladie, de la vie, de la mort, des jeunes, de la dépression, des réseaux sociaux, du célibat, de la déchéance sociale, des croyances de chacun, du suicide assisté… La liste est impressionnante, car elle constitue surtout un parfait reflet de notre société, de notre réalité.

Je l’avoue, j’ai versé ma petite larme à la toute fin du livre. C’est simplement parce que c’était bien écrit, bien lu… et qu’on y croit.

mardi 9 juin 2026

L'autre moi de Franck Thilliez

 


Quatrième de couverture : 

 

Ici, le cauchemar commence.

Longepin. Un endroit niché au cœur de la forêt de la Grande Chartreuse. Un site sur lequel militaires et civils travaillent à des projets classés secret-défense. Un cadre de vie d'exception, mais ultra-surveillé et régi par des règles étranges.
Sibylle vient d'arriver avec son compagnon, Erwann. Docteur en neurosciences, celui-ci a vu la possibilité d'intégrer cette communauté comme la chance de sa carrière. Comme un espoir, aussi, que là-bas des confrères parviennent à aider celle qu'il aime.
Car Sibylle, depuis l'accident qui a coûté la vie à son enfant et lui a valu une douloureuse reconstruction du visage, n'est plus la même. Elle souffre d'une amnésie post-traumatique et est sujette à des cauchemars aussi intenses que troublants, au point de ne plus toujours savoir distinguer le rêve de la réalité...

 

 

Ce que j’en pense : 

 

En version audio, j’avoue que j’ai apprécié cette découverte car oui, il me semble bien n’avoir encore jamais lu de livre signé Franck Thilliez. Beaucoup sont pourtant dans ma wishlist.

La voix d’Anatole de Bodinat est excellente. J’ai passé des heures d’écoute très agréables en sa compagnie, si l'on met à part les événements relatés dans le roman, évidemment. Les effets d’ambiance étaient également très réussis.

Outre le sujet qui est passionnant — les neurosciences —, outre les crimes tous plus horribles les uns que les autres, et outre, enfin, les personnages bien cabossés par la vie dans tous les pans de l’intrigue (oui, la vie n’épargne vraiment personne), j’ai adoré la localisation de l’histoire. 90 % se passe dans ma région, avec Grenoble comme épicentre. Plus local, je ne pouvais pas ! Et comme je suis originaire de Valence, je situais sans mal même les bleds les plus paumés. J’ai tout visualisé. J’y étais !

Très bien construite, l’intrigue est excellente. J’ai mis un peu plus de temps que d’ordinaire à deviner le dénouement (rien avant les 75 % du livre, ce qui est rare, donc bravo Franck Thilliez). La documentation est solide et l'écriture est belle.

Il y a là de quoi faire un carton plein pour une lecture estivale (ou non) qui va en ravir plus d'un ! 


mardi 24 février 2026

La dernière enquête de Penny et Joséphine De C. J. Wray



C’est très drôle, parce que les deux figures féminines qui sont en couverture de ce livre, ne sont pas de première jeunesse, mais elles respirent l’espièglerie comme deux gamines. Cela crève les yeux et cela attire la sale gosse que je suis restée au fond. Je me dis immédiatement que voilà des copines avec qui j’ai bien envie de passer du bon temps. Je suis certes plus de la tranche d’âge d’Archie, mais voilà, lui aussi les adore ses tantes !!! 

Bref, au premier coup d’oeil, on sent déjà que le roman est prometteur et on ne l’a même pas ouvert.


Le synopsis nous conforte dans cette première impression. On va avoir normalement de quoi faire. Chic alors ! 


Vous n'oublierez jamais Penny et Josephine !
Propriétaire d'une galerie d'art londonienne, Archie Williamson a fort à faire avec ses deux vieilles tantes, Penny et Josephine. Anciennes gloires de la Seconde Guerre mondiale, celles-ci, délicieusement excentriques, ont malgré leur grand âge une vie encore bien remplie, de nombreuses passions, une joie de vivre à toute épreuve et une légère tendance à la kleptomanie.
Toujours prêtes à s'amuser, elles sont ravies de retrouver Paris, où le gouvernement français doit leur décerner la Légion d'honneur. Mais à leur arrivée dans la capitale française, rien ne se passe comme prévu. Pendant une vente aux enchères, Penny reconnaît en effet un bijou de famille dont la réapparition remet en question une partie de son passé. Liée à son séjour à Paris en 1939, cette bague va la pousser à enquêter sur des faits restés jusqu'alors mystérieux et, peut-être, à venger un amour de jeunesse aujourd'hui disparu.


L’intrigue se passe en 2022, mais moi j’avoue que j’ai eu l’impression de me retrouver l’été dernier quand j’étais à Londres, dès les premières lignes du roman. Ambiance so British. J’y étais de nouveau. Parfait ! 


Avec nos deux vétérantes nous allons alterner des sauts de puce entre le passé et le présent. On bougera également puisqu’on se retrouvera aussi bien chez nous, en France, car après tout il n’y a que la manche qui nous sépare avec nos chers cousins. Petit détour par l’Écosse aussi. Bref en plus de nous amuser, nous allons voir du paysage parce que oui Penny et Joséphine applique à la lettre leur mantra entre guillemets « toujours gaies ». La vie est si courte autant y mettre de la joie et de généreuses doses de Vermouth. 


Bien écrit, drôle, personnages attachants et entiers, documentation très correcte, voilà un roman très distrayant qui vous fera passer un agréable moment. Idéal pour un week-end, ou des petites vacances.

mardi 30 mai 2023

La femme de chambre de Nita Prose


 

Le pitch : 

 

« Je suis votre femme de chambre. J’en sais tellement sur vous. Mais en fin de compte, vous : que savez-vous vraiment de moi ? »

Bienvenue au prestigieux hôtel Regency Grand, avec ses tapis de velours rouge, ses dorures et ses employés plus rocambolesques les uns que les autres. La jeune Molly, discrète, solitaire et zélée, y travaille comme femme de chambre et en connaît tous les recoins.

Un jour, elle trouve la richissime Mme Black dans sa suite, paniquée, aux côtés du corps sans vie de son mari – une pagaille bien compliquée à ordonner. Mêlée malgré elle à cette étrange affaire de meurtre, Molly mène l’enquête, aidée de quelques précieux collègues et amis. Elle va alors découvrir que, derrière la magnifique façade, le Regency Grand cache bien des secrets.

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Molly est une jeune fille de 25 ans, femme de chambre au Regency Grand, donc une personne invisible aux yeux du grand monde, voir même de ses collègues. 

Des amis ? C’est peu dire qu’elle est isolée car elle n’en n’a pas vraiment et en plus, elle a perdu ce qui lui restait de famille, sa grand-mère, il y a quelques mois. C’est pourtant elle qui va nous raconter toute l’affaire à travers son prisme que l’on sent très rapidement biaisé par un trouble du spectre autistique non diagnostiqué et non évoqué clairement par l’auteur, mais pour moi, cela ne fait aucun doute. C’est un peu ennuyeux car pour qui ne connaît rien à ces particularismes, le personnage de Molly peut paraître clairement stupide dans certaines situations, décalée, voir avec « l’électricité, mais pas à tous les étages ». Je trouve dommage de ne pas être aller jusqu’au bout de l’idée. Cela dessert le personnage, décontenance certains lecteurs et c’était pourtant une très bonne idée. 

 

Je ne sais pas si la version livre classique n’est pas un plus pour ce cas car en version audio, Molly peut vite devenir agaçante. J’avoue que la lectrice n’est pas mauvaise du tout (elle fait très bien la voix de la grand-mère qui trotte dans la tête de Molly), mais certaines situations narrées m’étaient insupportables. Le côté spécial de Molly fait que l’on peut avoir envie de la secouer ou au contraire de la prendre sous son aile. Sa façon de voir les choses est déroutante pour le plus grand nombre alors qu’elle est parfaitement logique. 

L’intrigue passe un peu trop au second plan par moment également et je n’ai pas souvent eu l’impression d’être dans un ouvrage policier, mais une adaptation bien pensée à l’écran pourrait être réussie car elle imposerait certainement un autre rythme narratif et un côté visuel à certaines scènes.

 

En résumé, de bonnes idées, de bonnes intentions, mais il aurait été encore plus intéressant de clarifier certains faits pour en faire un excellent bouquin (audio ou non). 




mardi 18 avril 2023

Le testament des abeilles de Natacha Calestrémé


 


Le pitch : 

 

Paris. Des personnes meurent brutalement, comme frappées par un mal invisible. Pourquoi ne trouve-t-on pas de mobile, ni d’ADN suspect, encore moins d’arme de crime ? Aucun lien apparent entre ces drames, si ce n’est un étrange symbole retrouvé à proximité des différentes affaires. Secte, bioterrorisme ou œuvre d’un psychopathe ? Toutes les pistes sont étudiées par le major Yoann Clivel, jusqu’à la découverte d’un testament. Ce document énigmatique servirait-il de fil conducteur à un assassin ?

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Une nouvelle découverte et un petit coup de cœur pour ce titre « lu » en version audio. 

Florian Wormser m’a vraiment fait vivre cette intrigue et la réalisation générale est de très bonne facture. J’ai très envie de découvrir maintenant d’autres ouvrages de l’auteur. 

 

Pour en revenir à ce polar, il est bien documenté et rondement mené. 

L’intrigue se déroule en 2008, mais à quelques détails près cela pourrait se passer aujourd’hui. Elle est assez classique et ce n’est pas vraiment un défaut. L’efficacité est là. 

Les protagonistes sont bien dépeints et on les aime ou pas, mais globalement, il ne nous laisse pas de marbre. Ils sont assez réalistes et crédibles. On peut s’identifier à eux, à leur travers, leurs manies, leur qualités…

Il y a un petit côté ésotérique qui ne fut pas pour me déplaire. 

 

A noter que le roman est furieusement d’actualité plus que jamais. A lire, à écouter. 




vendredi 7 avril 2023

Chasse royale à Sandringhamcde S. J Bennett


 

Le pitch :

 

Sa Majesté n’est plus, mais grâce à S. J. Bennett, elle mène toujours l’enquête !
Décembre 2016. Sur une plage du Norfolk, une jeune femme pousse un hurlement : elle vient de voir une main coupée sur le sable. Non loin de là, Elizabeth II prend ses quartiers d’hiver au palais de Sandringham. Grâce à une photo de la macabre découverte, elle a vite fait d’identifier la victime. Il s’agit de Ned St Cyr, une vieille connaissance.
Quand on trouve de la drogue sur la scène de crime et que les fausses pistes se multiplient, Sa Majesté décide qu’il est grand temps de se remettre en chasse. Une nouvelle enquête se profile pour notre fin limier, épaulé par Rozie, son audacieuse secrétaire particulière adjointe. Sera-t-elle couronnée de succès ? 

 

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Un classique depuis des années dans certaines séries de polar est de faire mener l’enquête à des personnages ayant réellement vécus, souvent très connus du public ou proches d’un autre personnage lui très connu (Léonard le coiffeur de la reine Marie-Antoinette, Voltaire…). Prendre sa majesté la reine Elizabeth II était à mon sens osé car elle était encore vivante lors de la sortie des deux premiers volumes que je n’ai pas lus d’ailleurs. Mais pourquoi pas ? 

 

Que les lecteurs potentiels étant dans la même situation que moi (ne pas avoir lu les tomes 1 et 2) se rassurent. Ce n’est pas une obligation pour rentrer dans l’intrigue. 

 

Sinon pour le reste, je dirais que c’est assez classique. On prend des éléments bien tangibles et réels. Une intrigue policière factice est ensuite greffée dessus et l’auteur y faire interagir des personnages fictifs et ses héros. 

Dans ce cas, il s’agit ni plus ni moins de la famille royale britannique que l’on connaît forcément un peu. On se mêle encore plus facilement à leur quotidien d’autant plus qu’ils font plus ou moins parti du notre. Sans les suivre, on voit chaque semaine chez le marchand de presse des gros titres. Et la reine Elizabeth était un roc que tous connaissaient. Elle est particulièrement attachante car l’auteur lui prête des pensées et actions qu’on s’imagine proche de ce qui se passait réellement (sauf l’enquête). 

 

Divertissant et vraiment bien fait. 

 


mardi 14 mars 2023

Le crime d'Orcival d'Emile Gaboriau


 

Le pitch : 

 

Un meurtre a été commis au château d'Orcival, propriété du comte de Trémorel. Alors que la police est persuadée d'avoir trouvé les coupables et réglé cette sanglante affaire, l'agent de sûreté Lecoq arrive de Paris et remet tout en question. Ce dénouement rapide lui paraît en effet bien illusoire. Il redémarre l'enquête avec ses méthodes d'investigation très personnelles, examine soigneusement les circonstances du crime, rassemble des détails, découvre des mobiles, relie d'improbables protagonistes et fait éclater la vérité à la surprise générale. 
Après Dossier 113, Monsieur Lecoq et L'affaire Lerouge, Gaboriau nous emmène une fois de plus à la suite de son agent de sûreté Lecoq, le premier policier professionnel de la littérature.

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Je n’ai pas lu, ni écouté les précédents romans où Monsieur Lecoq nous fait part de tout son talent pour démêler les intrigues. Je l’ai donc découvert à travers le crime d’Orcival et je ne le regrette pas. 

La version audio que j’ai eu le loisir d’écouter était de très bonne facture. Le lecteur avait une voix très agréable et qui collait bien au récit. Pas de fioritures, mais c’était très bien ainsi, le texte regorgeant lui de multiples détails propres à une écriture un peu désuète, typique de l’époque (1867), mais non dénuée de charme. Un vrai classique qui est certes un peu long (toujours énormément de détails cités), mais qui est un régal à écouter. Et si le diable est dans les détails, il est partout dans ce roman.

 

Comme un bon film d’époque, c’est un ravissement que de découvrir comment Monsieur Lecoq, qui inspirera tant d’autres personnages de la littérature policière à venir, va nous expliquer comment toute l’affaire s’est déroulée. 

C’est méthodique, carré, mais avec aussi un brin de romantisme là encore parfaitement désuet, mais qui est agréable à retrouver là. 

C’est théâtral avec un art consommé de la mise en scène. 

 

Ne boudez pas votre plaisir, vous pourriez être fort surpris. 

mercredi 22 février 2023

Mamie Luger de Benoit Philippon

 



Le pitch : 

 

Six heures du matin, Berthe, cent deux ans, canarde l’escouade de flics qui a pris d’assaut sa chaumière auvergnate. Huit heures, l’inspecteur Ventura entame la garde à vue la plus ahurissante de sa carrière. La grand-mère au Luger passe aux aveux et le récit de sa vie est un feu d’artifice. Il y est question de meurtriers en cavale, de veuve noire et de nazi enterré dans sa cave.
Alors aveux, confession ou règlement de comptes ? Ventura ne sait pas à quel jeu de dupes joue la vieille édentée mais il sent qu’il va falloir creuser. Et pas qu’un peu.

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Je l’avoue, je tourne autour de ce livre depuis quelques années, mais je n’ai pas pris le temps de le découvrir. La version audiolib est arrivée et là je saute le pas. 

Aucun regret sauf celui peut-être d’avoir tant attendu pour découvrir ce petit bijou.

 

Un coup de cœur !

 

Cela faisait un moment que je n’avais pas été autant surprise, ni émue par un récit qui l’air de rien vous colle quelques baffes bien senties ! C’est revigorant, vivifiant d’être ainsi un peu malmenée. 

Franchement, Benoît Philippon fait très fort. Avec son style qui n’est pas sans rappeler « Les tontons flingueurs », il a su avec sa galerie de personnages dont Berthe est le diamant, nous écrire un roman féministe (oui c’est un homme qui écrit et alors ?!), drôle, mais terriblement émouvant aussi, actuel tout en faisant la part belle à ce passé qui n’était pas mieux.

De 1914 à 2016, on aura une belle fresque de la société française et ce n’est pas joli-joli. Pas de quoi faire les coqs ! 

 

A découvrir de toute urgence car la vie de Berthe n’est pas un long fleuve tranquille. 

Le final est forcément grandiose avec ce petit truc qui va vous vriller un peu l’estomac et les glandes lacrymales. 

 

 

 

Détails techniques : 

 

Auteur

Benoît Philippon

Lu par

Fabienne Loriaux

Collection

Policier / Thriller

Éditeur d'origine

Les Arènes

Durée

8h52

 

 

EAN

9791035411961

Prix du format numérique

22,95 €

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EAN numérique

9791035411961

Date de parution

25/01/2023

Code article

7865311

Format

Fichier audio

Poids

731 (Mo)

 




mercredi 21 décembre 2022

Topographie de la terreur de Régis Descott


 

Quatrième de couverture : 


Gerhard Lenz, commissaire à la KriPo à Berlin, doit enquêter sur une série d'assassinats dont les mises en scène semblent ritualisées. Une investigation qui le conduira dans le dédale des administrations du Reich et lui fera découvrir l'ampleur du programme d'euthanasie de masse gardé secret par les autorités...

Un commissaire du Reich se dresse face à l'hydre nazie

Berlin 1943. Après la défaite de Stalingrad, le régime nazi a décrété la guerre totale et s'est engagé dans une logique de répression sans bornes. Dans cette atmosphère délétère, Gerhard Lenz, commissaire à la Kriminal Polizei, ne doit son maintien au sein de la " Kripo " qu'à ses distinctions obtenues lors de la Première Guerre mondiale et à ses états de service d'avant l'avènement du nazisme.

Mais, de fragile, sa position devient intenable quand Flora, la jeune Juive qu'il aime, lui annonce qu'elle attend un enfant de lui.

Occupé à assurer la clandestinité de la jeune femme, il est amené à enquêter sur l'assassinat d'un psychiatre membre du NSDAP retrouvé chez lui dans une mise en scène ritualisée. Ce sera l'occasion pour lui de découvrir l'ampleur du programme d'euthanasie de masse gardé secret par les autorités et de mettre à l'épreuve son courage dont jusqu'alors il se considérait dépourvu face au nazisme.

Car, au fil de cette enquête qui le conduira dans le dédale des administrations de la mort et sur les traces des clandestins survivant encore à Berlin, il finira par éprouver de la sympathie pour l'assassin, une faiblesse qui pourrait causer sa propre perte. Surtout après la découverte d'un deuxième assassinat, manifestement perpétré par le même auteur. S'engage alors une course contre la montre qui pourrait non seulement lui coûter la vie, mais également celle de ceux qu'il aime.



Ce que j’en pense : 


Mélanger polar et intrigue historique dans une des périodes les plus sombres de l’humanité moderne, ce n’est pas nouveau, ni novateur, mais quand cela est très bien fait, on frisonne à coup sûr avec un tel combo. 

J’ai été attirée par le résumé de ce roman et dès les premières lignes, j’ai plongé dans les affres et les méandres de cette Allemagne qui n’était pas aussi uniforme qu’on a trop souvent voulu nous le faire croire. C’est comme tout, il y a tant de nuances de gris que même si la tonalité reste grise, on est toutefois dans des situations très différentes. 


Beau roman qui mêle la fiction avec des éléments parfaitement réels et tangibles que l’on peut vérifier, voir approfondir si l’on a envie d’aller un peu plus loin. 

L’écriture est très agréable. Le contenu l’est beaucoup moins car l’horreur du régime nazi n’est plus à démontrer. Et ce n’est pas du registre de l’imaginaire. Non des esprits véritablement tordus, dérangés et machiavéliques n’ont reculé devant rien pour faire appliquer leurs idées, leurs doctrines et leurs pouvoirs. A toutes les échelles de la société, ce qui ne glorifie pas la nature humaine. 

Heureusement même dans la pire noirceur, il reste toujours des reliquats d’humanité. 


L’enquête arrive peut-être presque en second plan, mais cela ne m’a pas gêné outre mesure. J’ai aimé les personnages de ce récit. Tous ne sont pas de belles âmes loin de là, mais ils sont humains quelque soit le penchant de leur nature profonde. 

L’ambiance, les tensions qui existaient alors sont aussi bien rendues. 


Très belle couverture qui attira plus d’un lecteur ou lectrice. Elle a piqué ma curiosité. La présentation ne m’a pas laissé en reste. Beau travail d’édition sur ce point que l’on sait crucial de nos jours. 


jeudi 8 décembre 2022

La constance du prédateur de Maxime Chattam

 



Le livre : 


Version audiolib 


  • Durée d'écoute : 13 heures et 23 minutes
  • Auteur : Maxime Chattam
  • Narrateur: Sylvain Agaësse
  • Date de publication : 07 novembre 2022 


Quatrième de couverture : 


Ils l'ont surnommé Charon, le passeur des morts.

De son mode opératoire, on ignore tout, sauf sa signature, singulière : une tête d'oiseau.

Il n'a jamais été arrêté, jamais identifié, malgré le nombre considérable de victimes qu'il a laissées derrière lui. Jusqu'à ce que ses crimes resurgissent du passé, dans les profondeurs d'une mine abandonnée...

Plongez avec Ludivine Vancker dans le Département des Sciences du Comportement, les profilers, jusque dans l'âme d'un monstre.



Ce que j’en pense : 


Banalités, routines, vies ordinaires plus ou moins bien réglées et d’un coup la noirceur vous frappe d’autant plus brutalement que l’on pense que cela n’arrive qu’aux autres. 

Choix de carrière pour voir autre chose, sous un autre angle, mais au final toujours lutter contre le mal. 

Des trajectoires de femmes fortes ou moins fortes. Banales, ordinaires ou guerrières, femmes actives, de leur époque, modernes, mais avec des fêlures. 

L’écriture de Maxime Chattam leur rend hommage dans ce roman où le mal se glisse partout de manière brutale ou incidieuse. Mais il y a aussi des hommes dans ce récit. Ils sont comme elles. Des qualités, mais également des faiblesses plus ou moins cachées. Personnes n’est parfait, intouchable, pas même l’auteur des crimes qui sont le sujet du roman ici présent. Enfin pas le sujet, le support du récit, le fil conducteur. 


L’intrigue est prenante et il y a des rebondissements. 

Quelques raccourcis sont pris et l’auteur ne se cache pas en postface d’avoir pris quelques libertés au nom de l’écriture de fiction qui se doit être haletante. On n’est pas dans un documentaire non plus. C’est proche du réel sans en être l’esclave. 

Comme j’ai eu la version audiolib, je puis vous dire que le lecteur avait une voix très agréable, mesurée, modulée et bien que les femmes soient au cœur de tout, cela ne m’a pas gêné. Il a parfaitement su se mettre au service du texte et du récit. 


J’ai apprécié que l’histoire ne se termine pas avec le bouclage de l’enquête. C’était intéressant que l’auteur nous donne des éléments sur les différents protagonistes sur l’après. La coupure avec eux est plus douce. C’est comme si on refermait lentement une porte sur ce volet de l’histoire de l’humanité décidément pas toujours reluisante. 

J’ai aimé également la postface très à cœur ouvert. 

Bref un écrit où l’humain est là de bout en bout. 


Au final, j’ai pris pas mal de plaisir avec le livre audio. C’est un bon titre qui peut ravir les amateurs du genre. Après je n’ai pas lu ou écouté assez de Maxime Chattam pour juger ce titre dans sa belle bibliographie, mais c’est pour moi un bon opus. 


lundi 7 juin 2021

Solitudes de Niko Tackian


 

Version Audiolib

Lu par François Hatt 


Durée : 6 H 49


Aussi épaisses soient les brumes qui les protègent, certaines vérités ne peuvent être oubliées. Elie Martins est garde nature dans le massif du Vercors. Il y a douze ans, une blessure par balle l'a laissé totalement amnésique. Depuis, il s'est reconstruit une vie dans cette région aux hivers impitoyables, aux brumes si opaques qu'elles vous égarent en deux pas. Alors qu'une tempête de neige s'abat sur le Vercors, des traces étranges mènent Elie jusqu'à l'"arbre taillé", un pin gigantesque dressé comme un phare au milieu de l'immensité blanche. 

Une femme nue est pendue à ses branches. Cette macabre découverte anime quelque chose sur la toile vierge des souvenirs d'Elie. La victime est un message a son intention, il en est certain. Et il est terrifié. 


••••••••••


Je suis presque dans le local avec cette intrigue. Vivant tout proche du Vercors et très prochainement de nouveau dans la capitale des Alpes : Grenoble, c’est donc une écoute Loca-audiovore lol 

Le fait que nous soyons en juin ne réchauffe pas pour autant le sujet. Brrrrrrr Comme Nina Mellinsky, je ne suis pas fan du grand froid, de la neige, glace et autre de manière générale. C’est joli en photo. A vivre, c’est un peu différent. Et c’est encore plus vrai quand on s’enfonce dans le cœur des montagnes. Faut être prêt pour ça et on ne l’est pas tous. 


J’avoue que je ne connaissais pas cet auteur avant cette écoute et pourtant après avoir regardé un peu, il n’en n’est pas à son coup d’essai en matière de roman. Ce one shot (écrit durant le premier confinement et donc dans des conditions forcément un peu particulières) était certainement une excellente porte d’entrée dans son univers. 

Le texte est magnifiquement mis en valeur par la diction et le timbre de voix de François Hatt dans cette version audio. 


J’ai particulièrement apprécié que chaque personnage, même ceux qui tiennent les seconds rôles avaient une sacrée épaisseur. Du coup la lecture ou plutôt l’écoute de ce roman est riche car les décors ne sont pas bâclés non plus. Tout est dans le détail, mais jamais gratuit. L’ambiance générale est lourde, parfois oppressante, tendue presque à chaque instant. Il y a une toile qui masque la vérité et la déchirer sera tout sauf un parcours de santé. Il faudra remonter loin… 


L’intrigue est très bien construite avec un sens du suspens excellent. On est en haleine et même si on essaie d’anticiper, ce n’est pas évident car l’auteur a bien verrouiller son scénario. Très appréciable en réalité. 


Je ne serai pas contre retrouver Nina Mellinsky dans d’autres aventures. Son passé à l’air très dense et son avenir est disons plein d’incertitude donc d’aventures potentielles… Mais en attendant, je vais peut-être tout simplement me pencher sur les autres ouvrages déjà parus de l’auteur. 



jeudi 27 août 2020

D'une mort lente d'Emelie Schepp



Le pitch :  

Plusieurs personnes sont retrouvées mortes à leur domicile, leurs corps comme des poupées incomplètes, mutilés avec une précision chirurgicale. Il n’y a aucun lien apparent entre les victimes. Des nuits blanches attendent la police de Norrköping et la procureure Jana Berzelius.
Mais cette dernière a d’autres cauchemars que le tueur au scalpel. Un homme qui la connaît depuis l’enfance. Un homme qui pourrait révéler à tous que Jana a été élevée et entraînée pour tuer. Cet homme est sa véritable menace. Et il vient juste de s’échapper.


Ce que j'en pense : 

La canicule est terminée, du moins nous l’espérons tous, mais j’ai pu faire baisser mon ressenti des températures extérieures grâce à cette lecture. 

Rassurez-vous, on doit aussi apprécier le récit calé sous un plaid, au coin du radiateur avec une tasse de chocolat chaud sauf si certains détails vous retournent un peu l’estomac. 


Tiré d’une série, on peut lire chaque tome de manière indépendante. Il y a un début et une fin qui ne se ferment pas concernant les protagonistes récurrents, mais pour le reste, c’est très bien ficelé. 

J’ai moi-même pris le train en marche avec cet opus et ce fût sans souci majeur même si évidemment j’ai senti des blancs que j’ai plus ou moins comblé grâce aux stratèges de l’auteur. 


On a tout ce qu’il faut dans ce titre : des morts dans des conditions disons-le atroces, des personnages qui ont peur, d’autres qui sont torturés par leur passé, des innocents qui prennent en pleine figure les revers, des écorchés de l’existence, des monstres... L’environnement est sombre comme il faut.

On a tout, mais une certaine lenteur sur le premier tiers du récit fut pesante, sans être non plus ingérable. Une impression de traîner un boulet qui heureusement par la suite se retrouve largué peu à peu. Ajoutons à cela qu’il fallait se familiariser avec les protagonistes assez nombreux, ce n’est clairement pas là que j’ai pris le plus de plaisir. 


L’ensemble reste classique avec quelques petites pointes intéressantes sur les conditions de travail dans le monde des secours (ambulanciers, secouristes, mais aussi policiers), la fatigue, le burn out... Sans être exceptionnel, ce roman possède des atouts qu’une lecture indépendante ne permet peut-être pas de déterminer au mieux. Je reste donc prudente sur mes réserves. 


Le point fort est certainement l’histoire de tous les personnages récurrents, même si pour cette fois, il me manquait des éléments. J’essaie d’avoir une vision globale et de deviner un peu la logique de l’auteur. 


Je pense essayer de lire d’autres titres de la saga afin de justement conforter ou non mes impressions. 




vendredi 15 novembre 2019

Le corbeau d’Oxford de Faith Martin



Le livre : 

Le corbeau d’Oxford de Faith Martin aux éditions Harper Collins, collection Noir, 306 pages, 
Publié le 13 novembre 2019 


Pourquoi cette lecture : 

Il s’agit d’un partenariat avec les éditions Harper Collins.


Le pitch : 

Oxford, 1960. Lorsque Sir Marcus Deering, un riche industriel de la région, reçoit plusieurs lettres de menace anonymes, il prend le parti de ne pas s’en inquiéter.  
Mais bientôt, un meurtre est commis, et les meilleurs éléments de la police d’Oxford sont mobilisés.  
La toute jeune policière Trudy Loveday rêverait de participer à une affaire aussi importante, mais ses supérieurs coupent rapidement court à ses ambitions. Écartée de l’enquête et chargée d’assister le brillant mais peu amène Dr Clément Ryder, médecin légiste, sur une affaire classée, elle se retrouve pourtant très vite au cœur d’une énigme qui pourrait bien la mener sur la piste du mystérieux corbeau d’Oxford… 


Ce que j’en pense : 

Il y a des lectures qui ne nous surprennent pas vraiment et pour autant, on les apprécie fortement car justement, elles possèdent les qualités que l’on recherche dans tel ou tel genre de romans, elles rassurent, elles ont un pouvoir qui s’apparente à celui du « Doudou ». 
« Le corbeau d’Oxford » appartient à cette catégorie. 
Je n’ai pas été bousculée, j’ai retrouvé bien des codes vus et revus, des constructions qui ont fait leurs preuves, des personnages aux caractéristiques pas si extraordinaires, mais qui nous restent éminemment sympathiques. Bref, rien de très neuf, mais bien agréable tout de même car l’ensemble est qualitatif, fonctionne et les gros écueils ont été évités. C’est un bon Cosy mystery. 

Facile d’accès, c’est un roman que l’on aura plaisir à lire d’une traite ou presque. Parfait pour se détendre sans se prendre la tête, mais sans être idiot. 
Un duo qui se forme et que l’on retrouvera dans de prochaines aventures peut-être plus mordantes. Je lirai d’ailleurs celles-ci avec plaisir pour voir l’évolution qui en général donne plus de corps à ce type de roman. 


Et s’il fallait mettre une note : 14 / 20



mercredi 3 juillet 2019

Petits meurtres au Caire : Une enquête du commissaire aux morts étranges d’Olivier Barde-Cabuçon



Le livre : 

Petits meurtres au Caire : Une enquête du commissaire aux morts étranges d’Olivier Barde-Cabuçon aux éditions Actes Sud, 365 pages, 22 € 50.
Publié le 5 juin 2019


Pourquoi cette lecture : 

Depuis le premier tome des enquêtes du commissaire aux morts étranges, je n’ai point rater un volet. Je n’allais pas commencer maintenant.
De plus ce livre m’a été gracieusement envoyé par l’auteur et sa maison d’édition en tant que partenariat.


Le pitch : 

Coursés par un navire barbaresque alors qu'ils quittent Venise, le commissaire aux morts étranges et son père, le moine hérétique, font naufrage et sont séparés. Le moine se retrouve prisonnier de l'île de la mystérieuse Calypso, et le chevalier de Volnay est emmené comme esclave au Caire ! Il y est retenu dans l'étrange demeure d'une princesse mamelouke adepte des dieux anciens, et de ses trois suivantes orientales au comportement singulier. 
Tandis que son père fait tout pour se précipiter à son secours, on découvre dans la maison de la princesse les corps de deux amants, visiblement morts au milieu de leurs ébats. Meurtre ou suicide ? Les deux hommes se voient confier l'enquête avec, pour enjeu, l'affranchissement de Volnay. Dans l'Egypte colorée du Coran et sensuelle des Mille et Une Nuits se présente à eux une affaire des plus retorses. 
Au Caire, où les rapports de force et d'autorité sont inversés, maîtres et esclaves ne sont pas forcément ce qu'ils paraissent... A travers la rencontre, toujours actuelle, de l'Orient et de l'Occident, Olivier Barde-Cabuçon nous offre la plus inattendue et la plus dépaysante des enquêtes du commissaire aux morts étranges.



Ce que j’en pense : 

C’est encore bien loin de Paris, de Versailles que nous débutons ce nouveau volet des aventures / enquêtes du commissaire aux morts étranges et de son illustre père, le moine hérétique. 
Comme toujours, chaque tome peut se lire de manière indépendante, mais il manquera au lecteur bien des clefs pour apprécier pleinement ce moment passé en la compagnie de personnages riches et complexes. 
Ce nouveau chapitre de l’existence tout sauf calme de nos deux principaux protagonistes débute juste après leur fuite de la Sérénissime, en pleine mer, et d’emblée, on se retrouve propulsé au cœur de l’action. 

Le titre de ce nouvel opus fait immédiatement pensé à un hommage à la reine du crime : Agatha Christie, celle qui fut tant prolixe et novatrice du genre policier. Le huis clos choisit pour cadre n’est pas neutre non plus car elle affectionnait assez ce type de situation dans ses intrigues. Et que dire aussi de cette (Ancienne) Egypte si présente et plus globalement du Moyen-Orient ? Ce fut un de ses cadres de vie et d’inspiration. 
Vraiment dans cet épisode, il y a une petite touche toute britannique qui n’est pas pour me déplaire, mais elle ne sera pas la seule.
En effet, un autre hommage, à un des textes les plus connus qui soit, est récurent : L’Odyssée d’Homère. On y retrouve des protagonistes et des situations à double lecture. Le moine devenant Ulysse, une prêtresse donnant ses traits à une Calypso plus vraie que nature etc… 
Enfin, jamais deux sans trois avec Les mille et une nuits que l’on retrouvera aussi dans ce récit aux saveurs épicés, douces et piquantes à la fois. 

Je ne souhaite rien vous révéler de l’intrigue si ce n’est que nous avons là deux morts bien étranges dans une maison de femmes vivants plutôt en retrait de la vie politique, économique et même mondaine. Ces dernières se passant fort bien de la présence des hommes en tous points. 
Tout est sensualité, mélange des cultures, des origines, finesse intellectuelle, manœuvres habiles, tromperies, mais aussi jeux de pouvoirs là où l’on ne pense pas en trouver.

Olivier Barde-Cabuçon a choisi cette fois de faire alterner les voix de Volnay et du moine. Parfois, ils sont réunis, mais ce n’est pas si souvent. 
J’ai trouvé que Guillaume était encore une fois mis en valeur, ses tourments, son expérience apportent plus de profondeur au récit, mais relègue peut-être un peu trop son fils. Déjà que je n’ai pas trop aimé sa « passivité » face à sa nouvelle condition. J’ai eu envie de le secouer pour lui faire retrouver un peu plus de combativité, de virilité, d’allant. Heureusement, j’ai été entendue même si je le trouve un peu trop sensible, mais cela fait son charme également. Ahhhh jamais satisfaite ! 

Les autres personnages importants de ce volet sont majoritairement féminins. Forcément de quoi faire tourner la tête au moine ! Comme en prime, ce ne sont pas que des beautés sans cervelle, cela ajoute du piment à un huis clos qui aurait pu être simplement liquoreux. 

Dépaysement garanti avec une plongée dans une autre époque pas si lointaine.
Prédiction de l’avenir offerte par le moine en bonus. 
Et suite des aventures de nos amis l’an prochain, on y tient !!!!



Et s’il fallait mettre une note : 17 / 20