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vendredi 2 décembre 2016

Mon petit bled au Canada de Zarqa Nawaz




Rentrée littéraire 2016



Le livre : 

Mon petit bled au Canada de Zarqa Nawaz aux éditions Denoël, 304 pages, 19 € 90.
Publié le 3 octobre 2016



Pourquoi cette lecture : 

Je l'ai choisi dans les nouveautés du catalogue des Editions Denoël car j'avais lu dernièrement un ouvrage plutôt porté sur l'histoire judéo-chrétienne et c'était l'occasion de lire un autre livre avec cette fois des protagonistes d'une autre confession. 



Le pitch : 

Zarqa Nawaz n'a que six ans quand ses parents, musulmans pakistanais aisés, s'installent au Canada. Le choc culturel est rude pour la fillette, qui doit affronter tes préjugés de ses camarades autant que le conservatisme religieux de ses pairs... Jeune femme, elle a tôt fait de s'autoproclamer sultane de la dérision, et elle nous plonge dès les premières pages de ce roman tendre et hilarant dans la peau de cette enfant impertinente et lucide. 
Des mésaventures scolaires de la petite Zarqa à l'amour vache qui la lie à son flegmatique mari en passant par l'éducation de ses enfants, tout est délicieusement absurde, réaliste et d'une infinie tendresse dans ce récit d'une famille éternellement confrontée à sa différence culturelle et religieuse... et le résultat est savoureux, politiquement incorrect et salutaire.



Ce que j'en pense : 

Les religions divisent les hommes alors qu'au fond, elles devraient plutôt les rapprocher. On peut avoir des différences de croyances, mais nous sommes tous pareils. On a des habitudes, des coutumes qui divergent, des mœurs qui peuvent surprendre, certes, c'est une réalité. Ceci étant dit ne peut-on pas voir un peu au-delà ? Entre gens de bonne volonté...
Ce livre permet de mieux connaître, comprendre, les musulmans qui vivent dans nos pays occidentaux. 
C'est largement autobiographique pour ce roman et je trouve que c'est un gros plus. L'auteur nous donne une version vécue, expérimentée. En prime, c'est souvent drôle car si nous, nous sommes parfois ignorants, nous sommes aussi sectaires, irrespectueux ou carrément maladroits, les musulmans sont aussi très divers dans leurs pratiques. Et ces croyants, souvent immigrés à des degrés divers niveaux générations, sont eux aussi un peu perdus... Les plus jeunes font le pont entre deux mondes. C'est encore moins évident. 

Entre tradition et modernisme, les situations tournent au risible, au surprenant, au loufoque et j'en passe. J'avoue avoir ri franchement à la lecture de certains passages. 

J'ai apprécié cette lecture qui se veut donc légère et fort agréable. Pour autant, on aborde des passages plutôt complexes sans en avoir l'air. C'est intéressant et cela peut nous amener à réfléchir un peu. Je trouve qu'il y a matière à se remettre en question par moment. J'aime les livres qui ont plusieurs niveaux comme celui-ci. 
Zarqa est attachante. On aimerait l'avoir pour amie. Elle a beaucoup à nous apprendre. 



Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20 



lundi 28 novembre 2016

Guide des égarés de Jean d'Ormesson




Rentrée littéraire 2016




Le livre : 

Guide des égarés de Jean d'Ormesson aux éditions Gallimard, 128 pages, 14 € 00.
Publié le 3 octobre 2016



Pourquoi cette lecture : 

Jean d'Ormesson est un auteur que j'apprécie. J'ai pu le rencontrer et assister à une conférence qu'il donnait. 
L'homme est "épatant" ! 



Le pitch : 

C'est à la question : "Qu'est-ce que je fais là ?" que s'efforce de répondre ce manuel de poche qui n'a pas d'autre ambition que de décrire avec audace, avec naïveté, avec gaieté ce monde peu vraisemblable où nous avons été jetés malgré nous et de fournir vaille que vaille quelques brèves indications sur les moyens d'en tirer à la fois un peu de plaisir et, s'il se peut, de hauteur.



Ce que j'en pense : 

Depuis que j'ai osé lire du Jean d'Ormesson, j'avoue que j'adore sa plume de manière générale aussi je vais tâcher d'écrire tout de même un avis suffisamment critique afin de ne pas me laisser égarer par ma passion. 

Cet ouvrage se décrit comme un manuel. Certes, je ne vais pas contrarier l'auteur, mais j'ai eu plus eu l'impression de lire un petit essai organisé par thématiques successives qu'autre chose. 29 pour être précise. 
Facile à aborder, découpé intelligemment, le lecteur se laisse porter aisément. Ces petites séquences sont parfaites pour faire des pauses régulièrement et s'imprégner de ce que l'on vient de lire. Réagir aussi car peut-être ne serez-vous pas intégralement d'accord avec les propos tenus. Peut-être aurez-vous des réactions de surprise ou de stupeur devant une certaine prise de conscience. 

Petit par la taille, ce livre m'a semblé énorme par sa portée. Un peu comme à chaque fois que j'ai lu Jean d'Ormesson. 
J'ai retrouvé des thèmes déjà abordés dans ses précédents ouvrages. J'ai également ressenti ce texte comme un au revoir... Notre académicien n'est plus tout jeune, enfin physiquement car dans sa tête, il a encore des pousses bien vertes. Cela m'a chagriné et m'a poussé encore plus dans mes retranchements personnels. 

Ce texte est effectivement éclairant et peut en aider plus d'un à mieux saisir ce monde, cet univers... En bref, on est en plein dans de la philosophie de l'existence. 
C'est épatant comme dirait justement l'auteur. 



Et s'il fallait mettre une note : 18 / 20 







mercredi 23 novembre 2016

Les 18 dernières heures de Jésus de Corrado Augias




Rentrée littéraire 2016


Le livre : 

Les 18 dernières heures de Jésus de Corrado Augias aux éditions Tallandier, 297 pages, 20 € 90. 
Publié le 8 septembre 2016.



Pourquoi cette lecture : 

C'est ma curiosité d'historienne qui m'a poussé à choisir ce titre lors de l'opération Masse Critique organisée par Babelio. 



Le pitch : 

En passionné du personnage de Jésus, l'historien italien Corrado Augias, s'empare des dernières dix-huit heures de la vie du prophète et tente une reconstitution confrontant les textes à son imagination. Que s'est-il passé depuis le soir de l'arrestation jusqu'à son exécution ? Le procès s'est déroulé très vite et les nombreuses questions demeurent : de quoi Jésus a-t-il été réellement accusé ? Quelle procédure a-t-on appliquée ? Qui a ordonné l'arrestation et pour quelle raison ? Et, surtout, qui avait concrètement le pouvoir de rendre la justice et de prononcer le verdict ? De nombreux personnages peuplent son récit, plus tourmentés et complexes que dans leurs représentations habituelles : Ponce Pilate, irascible, hésitant et en difficulté politique ; Claudia Procula, sa mystérieuse épouse au passé sulfureux et au rêve prémonitoire qui tente de comprendre Jésus ; Caius Quintus Lucilius, intellectuel déçu et témoin perspicace des événements ; Nicodème, le pharisien, adepte de Jésus et membre du Sanhédrin ; Judas, peut-être injustement accusé ; Madeleine, la plus célèbre des disciples ; Hérode Antipas, le roi fantoche entre les mains des Romains ; Joseph et Marie qui, désespérés, assistent à la mort de leur fils bien-aimé. 
Et puis enfin, la foule capricieuse et turbulente de Jérusalem. En reconstituant l'affaire, l'auteur résume des décennies de débats historiques et théologiques. Nous faisant partager sa passion pour cet homme et son destin, il propose des pistes nouvelles et inattendues pour stimuler nos réflexions. Et réussit même à nous tenir en haleine !



Ce que j'en pense : 

J'ai toujours pensé que pour mieux comprendre le présent, il fallait connaître le passé. Évidemment, les choses semblent avoir radicalement évoluées, alors qu'en y regardant de plus près, on aperçoit certaines racines du problème au contraire. Les méthodes, les techniques changent, mais au fond, l'Homme reste le même. 
Comprendre les fondements des principales religions est important pour saisir la portée de tensions toujours d'actualité. 
Et il ne s'agit pas de se laisser influencer. Il importe d'avoir un œil critique. Il y a une véritable démarche de recherche sur des faits, sur des sources dans cet ouvrage qui nous propose de revivre presque comme si on y était, les dernières heures de Jésus de Nazareth. 

L'auteur nous explique sa façon de faire en avant-propos ainsi quand il reconnaît avoir imaginé certains passages, à son sens, cohérents, le lecteur n'est pas pris en traître. J'ai apprécié cette franchise et je comprends ce parti pris. 
C'est indispensable pour avancer quitte à se fourvoyer. Il sera toujours temps de corriger si un jour, on peut avoir accès à des sources fiables nouvelles. Et c'est aussi un excellent moyen d'amener de nouveaux lecteurs. Ce type d'ouvrages n'est pas aussi attirant pour le grand public que d'autres (ex : thriller). Rendre plaisant une lecture pourtant très recherchée, sérieuse n'est pas si facile et c'est réussi. 

J'ai lu durant mes jeunes années la Bible. Sans être croyante, cela m'a donné des bases. Qu'on le veuille ou non, la France est un pays de civilisation latine avec une culture judéo-chrétienne qui remonte loin dans son histoire. Avoir quelques connaissances permet de mieux comprendre les traditions, les habitudes ancestrales etc... c'est un socle commun. 
Avec ce livre, on va plus loin, mais l'objectif est le même : connaître, comprendre, réfléchir. 

L'histoire qui nous est racontée à 2 000 ans et des poussières, mais je lui ai trouvé bien des aspects contemporains. 
J'ai affiné mon maigre bagage de savoirs sur cette période et cette zone géographique, sur tous les plans : historique d'abord, sociale et économique aussi, politique assurément et également religieux. 
J'ai aussi été surprise car même en connaissant l'issue, j'ai été prise par le suspense ! Oui ce livre se dévore comme un roman et c'est pourtant un ouvrage historique avec seulement quelques ajouts de fiction, mais au service de l'Histoire. 

La missive qui clôt ce travail de longue haleine va résonner encore longuement en moi et dans bien d'autres lecteurs. 
Lisez donc, vous comprendrez, peu importe vos croyances...



Et s'il fallait mettre une note : 16 / 20 


lundi 21 novembre 2016

10 ans de liberté de Natascha Kampusch




Rentrée littéraire 2016


Le livre : 

10 ans de liberté de Natascha Kampusch aux éditions JC Lattès, 280 pages, 20 € 90. 
Publié le 28 septembre 2016.



Pourquoi cette lecture : 

Quand certaines personnes traversent des épreuves hors normes, je me demande comment elles font pour vivre ensuite de manière quasiment normale. Est-ce possible d'ailleurs ? L'exemple de Natascha Kampusch est alors parfait. 
J'ai eu la chance de pouvoir lire ce titre lors d'un partenariat avec les éditions JC Lattès. 



Le pitch : 

Le 23 août 2006, l'un des pires enlèvements de ces dernières décennies prend fin. Natascha Kampusch réussit à s'enfuir de la cave dans laquelle elle était retenue prisonnière depuis huit années. Dans un récit saisissant, 3096 Jours, elle a raconté son effroyable calvaire. Dix ans plus tard, elle nous livre un aperçu de son retour à la liberté : ses expériences, les plus douloureuses comme les plus belles, ses rêves et ses cauchemars, son investissement dans des projets humanitaires (notamment au Sri Lanka) et son engagement auprès de jeunes eux aussi blessés par la vie. 
Peut-on s'affranchir d'un passé aussi terrible ? Comment trouver la force de se reconstruire après un tel traumatisme ?


Ce que j'en pense : 

L'histoire terrible de Natascha Kampusch, tout le monde la connaît ou peut la connaître via son précédent ouvrage "3096 jours" ou via des archives sur le net. Elle retrace aussi une chronologie détaillée des faits (son enlèvement, sa captivité et les 10 années qui suivent) dans une annexe de ce livre. Mais comment on vit après de telles épreuves ? Je ne pense être la seule à m'être poser cette simple question. Natascha se propose d'y répondre à travers encore une fois son expérience personnelle. C'est déjà pour moi une preuve de courage de plus car elle s'expose de nouveau et cela ne doit pas être si facile. 

D'ailleurs, tout le livre tourne autour de cela. Rien n'a été facile pour cette jeune femme (et les autres membres de sa famille). Elle a vécu une épreuve hors norme et tout ce qui a suivi était sans précédent. On a une impression de tsunami qui vous tombe dessus. C'est assez fou. C'est à se demander si les gens ont une conscience parfois. Tout cela pour faire du chiffre, vendre, avoir le scoop, tirer la couverture à soi. 
Je trouve Natascha très lucide et j'admire sa force mentale, psychique et même physique. Survivre à sa captivité est déjà pour moi un exploit, la preuve qu'elle est une jeune femme peu commune. Que dire alors de tout ce qu'elle a enduré après son retour au monde libre ? L'épreuve continuait, pire encore peut-être car les coups bas pouvaient venir de n'importe où. 

On a beaucoup spéculé sur son compte, sur ce qu'elle avait vécu, comment elle avait ou aurait dû réagir... mais sans prendre en compte tous les paramètres ou en regardant le tout avec un prisme déformé. On s'est permis de la juger. 
J'ai eu du mal à comprendre ce type de comportement. Cela me semble totalement inconcevable et pourtant, c'est bien ce qu'elle vécu et vit même encore en 2016. 

Le style de Natascha Kampusch pourra paraître un peu brusque pour certains lecteurs, mais en réalité, c'est sans doute l'expression de sa personnalité très entière (déjà durant son enfance), franche, directe, qui préfère être plus en retrait, ne pas être bousculée. Et son expérience de la captivité à certainement renforcé ce trait de caractère. On peut le comprendre non ? 

Je retiendrai aussi de cette lecture que les prisons les plus terribles ne sont pas forcément celles que l'on croit. Il existe des barreaux plus solides que des barres de métal, des enceintes plus épaisses que des murs... L'étroitesse d'esprit est aussi un bourreau terrifiant. 


Et s'il fallait mettre une note : 15 / 20 



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lundi 14 novembre 2016

Le bonheur est dans le peu. Ranger, trier, s'alléger, vivre autrement de Francine Jay




Rentrée littéraire 2016 




Le livre : 

Le bonheur est dans le peu. Ranger, trier, s'alléger, vivre autrement de Francine Jay aux éditions First, 352 pages, 17 € 95. 
Publié le 26 septembre 2016. 



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions First. 
J'ai, paraît-il, la fâcheuse manie de tout vouloir ranger, trier... Dans les faits, je le reconnais, je suis Madame boîte de rangement, répétitrice du "range ta chambre / tes affaires qui traînent", mégalomaniaque du ça me stresse, ça dépasse etc... 



Le pitch : 

S'offrir de l'espace pour jouer, pour créer, pour s'amuser en famille... Pour que le bonheur puisse venir se loger. Contrairement à ses homologues, ce livre ne vous conseillera pas d'investir dans des boîtes ou des systèmes de rangement fantaisie pour cacher vos affaires. Sa mission à lui, c'est de vous aider à réduire leur nombre. De plus, vous n'aurez pas à répondre à des questionnaires, faire des check-lists, remplir des tableaux... 
car, franchement, qui en a le temps ? LE principal sujet de ce livre, c'est le lecteur et ses seules préoccupations. Francine Jay commence son ouvrage par une longue partie consacrée à apprendre à cultiver un état d'esprit minimaliste à long terme et apprendre à profiter sans forcément posséder. Après ce petit échauffement mental, elle propose une méthode en 10 points appelée « STREAMLINE » : Se réinventer, Trier, identifier la Raison d'être de chaque objet, Etablir une place pour chaque objet, Assainir toutes les surfaces, créer des Modules, trouver des Limites, adopter le principe du « Il arrive dont il part », Nettoyer, Entretenir.



Ce que j'en pense : 

L'introduction d'un livre est faite pour donner la voie que va suivre l'auteur et donc celle du lecteur. Je les apprécie quand elle sont claires, parfois structurées si besoin en est, mais dans tous les cas inspirantes, attractives et éclairantes. Ici, ce fut le cas donc je suis rentrée dans ma lecture confiante et toute ouïe si j'osais le dire bien que la situation n'est pas tout à fait... Enfin bref, vous m'avez suivi. 

La suite m'a aussi fortement intéressée. Le minimalisme, ce n'est pas exactement ma tasse de thé au départ, ceci étant dit, l'accumulation j'en ai assez donc... Oui, je comprends parfaitement la démarche de l'auteur et même son raisonnement, son mode de fonctionnement qui ressemble un peu au mien même si je n'en suis pas au même niveau. 
Justement pour m'améliorer, ce livre m'a inspiré. 

C'est le retour au bon sens, vous savez, ce qui nous fait souvent défaut (on a parfois des comportements complètement irraisonnés). Et non, être raisonnable ne veut pas dire ennuyeux loin de là ! Minimalisme ne rime pas non plus avec dépouillement. On en a plus qu'il n'en faut !!! En réalité, nous devons avoir le nécessaire, mais pas plus, pas trop, juste ce qui correspond à nos besoins réels, à notre mode de fonctionnement optimal. 

Voilà un excellent titre pour enfin profiter pleinement de tout, de toutes nos possessions, même si parfois, comme dans nos intérieurs, nos placards, cela déborde dans le livre. Je veux dire tout simplement qu'il y a un peu trop de redites (la pédagogie par la répétition pour que cela rentre ! Ok, j'ai bien compris) et donc, que l'auteur aurait pu être un peu plus minimaliste dans son écrit... Mais je chipote sans doute. 



Et s'il fallait mettre une note : 13 / 20 



mercredi 9 novembre 2016

Je l'ai fait pour toi de Laurent Scalese




Rentrée littéraire 2016 



Le livre : 

Je l'ai fait pour toi de Laurent Scalese aux éditions Belfond, 348 pages, 19 € 00.
Publié le 22 septembre 2016



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Belfond. 



Le pitch : 

Bienvenue à Lazillac-sur-Mer, dans l'univers du commandant Samuel Moss dont les armes sont le charme, la séduction et l'art du détail : rien ne lui échappe, que ce soit sur une scène de crime ou au quotidien. Cette histoire débute quand la romancière à succès Jade Grivier est retrouvée morte chez elle, dans son bureau, suicidée. Après avoir inspecté les lieux, à sa façon, Samuel Moss conclut qu'il ne s'agit pas d'un suicide mais d'un homicide, dont il identifie immédiatement le coupable. 
Le plus compliqué, maintenant, pour Samuel Moss, est de comprendre comment le meurtrier a procédé et de prouver sa culpabilité, avec élégance bien sûr, et surtout sans salir ses nouvelles chaussures sur la plage de Lazillac...



Ce que j'en pense : 

Neuvième roman pour l'auteur, mais c'est mon premier en mode lecture. 
En général, j'aime découvrir les séries dans l'ordre. Je suis un brin rigide sur ce point, je l'admets, mais c'est que j'aime découvrir les personnages dans leur ensemble, au fil de leur péripéties. Cette fois, je vais déroger à mes principes et puis après quelques recherches, il semblerait que ce soit la première fois que l'on rencontre le commandant Samuel Moss. Chouette ! 

Ce personnage ne laissera pas indifférent. On l'apprécie ou pas. Ses manies, ses tocs, tout son comportement hors norme m'a fait réagir. Parfois j'avais des envies rire à gorge déployée, parfois comme Cheyenne (sa nouvelle binôme), je croyais être chez les dingues. Dans tous les cas, j'ai trouvé que Samuel Moss avait du Sherlock Holmes (celui de la dernière série télévisée) en lui. Ce côté un peu fou, la rigueur, l'exactitude, le soucis du détail... 
Les autres personnages sont aussi intéressants. Tous différents, tous aussi riches en particularités, on les imagine sans peine, ils prennent vie. Du coup, on est un peu triste de les quitter. 

Pour l'intrigue en général, j'ai trouvé que c'était plutôt sympathique. Tout ne se devine pas immédiatement et c'est devenu un peu trop rare donc je le souligne. La technique d'enquête étant aussi un peu particulière (Moss ne fait décidément rien comme tout le monde), le lecteur ne retrouve pas tous les poncifs. Bon point ! 
Le final est sympathique aussi, mais je ne dirai rien ! 
L'écriture est classique, sans trop d'effets, mais fonctionnelle. C'est agréable et cela se lit facilement. On passe un bon moment de lecture. On en voudrait plus du coup. Une suite ? 




Et s'il fallait mettre une note : 15 / 20