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mardi 18 avril 2023

Le testament des abeilles de Natacha Calestrémé


 


Le pitch : 

 

Paris. Des personnes meurent brutalement, comme frappées par un mal invisible. Pourquoi ne trouve-t-on pas de mobile, ni d’ADN suspect, encore moins d’arme de crime ? Aucun lien apparent entre ces drames, si ce n’est un étrange symbole retrouvé à proximité des différentes affaires. Secte, bioterrorisme ou œuvre d’un psychopathe ? Toutes les pistes sont étudiées par le major Yoann Clivel, jusqu’à la découverte d’un testament. Ce document énigmatique servirait-il de fil conducteur à un assassin ?

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Une nouvelle découverte et un petit coup de cœur pour ce titre « lu » en version audio. 

Florian Wormser m’a vraiment fait vivre cette intrigue et la réalisation générale est de très bonne facture. J’ai très envie de découvrir maintenant d’autres ouvrages de l’auteur. 

 

Pour en revenir à ce polar, il est bien documenté et rondement mené. 

L’intrigue se déroule en 2008, mais à quelques détails près cela pourrait se passer aujourd’hui. Elle est assez classique et ce n’est pas vraiment un défaut. L’efficacité est là. 

Les protagonistes sont bien dépeints et on les aime ou pas, mais globalement, il ne nous laisse pas de marbre. Ils sont assez réalistes et crédibles. On peut s’identifier à eux, à leur travers, leurs manies, leur qualités…

Il y a un petit côté ésotérique qui ne fut pas pour me déplaire. 

 

A noter que le roman est furieusement d’actualité plus que jamais. A lire, à écouter. 




jeudi 8 décembre 2022

La constance du prédateur de Maxime Chattam

 



Le livre : 


Version audiolib 


  • Durée d'écoute : 13 heures et 23 minutes
  • Auteur : Maxime Chattam
  • Narrateur: Sylvain Agaësse
  • Date de publication : 07 novembre 2022 


Quatrième de couverture : 


Ils l'ont surnommé Charon, le passeur des morts.

De son mode opératoire, on ignore tout, sauf sa signature, singulière : une tête d'oiseau.

Il n'a jamais été arrêté, jamais identifié, malgré le nombre considérable de victimes qu'il a laissées derrière lui. Jusqu'à ce que ses crimes resurgissent du passé, dans les profondeurs d'une mine abandonnée...

Plongez avec Ludivine Vancker dans le Département des Sciences du Comportement, les profilers, jusque dans l'âme d'un monstre.



Ce que j’en pense : 


Banalités, routines, vies ordinaires plus ou moins bien réglées et d’un coup la noirceur vous frappe d’autant plus brutalement que l’on pense que cela n’arrive qu’aux autres. 

Choix de carrière pour voir autre chose, sous un autre angle, mais au final toujours lutter contre le mal. 

Des trajectoires de femmes fortes ou moins fortes. Banales, ordinaires ou guerrières, femmes actives, de leur époque, modernes, mais avec des fêlures. 

L’écriture de Maxime Chattam leur rend hommage dans ce roman où le mal se glisse partout de manière brutale ou incidieuse. Mais il y a aussi des hommes dans ce récit. Ils sont comme elles. Des qualités, mais également des faiblesses plus ou moins cachées. Personnes n’est parfait, intouchable, pas même l’auteur des crimes qui sont le sujet du roman ici présent. Enfin pas le sujet, le support du récit, le fil conducteur. 


L’intrigue est prenante et il y a des rebondissements. 

Quelques raccourcis sont pris et l’auteur ne se cache pas en postface d’avoir pris quelques libertés au nom de l’écriture de fiction qui se doit être haletante. On n’est pas dans un documentaire non plus. C’est proche du réel sans en être l’esclave. 

Comme j’ai eu la version audiolib, je puis vous dire que le lecteur avait une voix très agréable, mesurée, modulée et bien que les femmes soient au cœur de tout, cela ne m’a pas gêné. Il a parfaitement su se mettre au service du texte et du récit. 


J’ai apprécié que l’histoire ne se termine pas avec le bouclage de l’enquête. C’était intéressant que l’auteur nous donne des éléments sur les différents protagonistes sur l’après. La coupure avec eux est plus douce. C’est comme si on refermait lentement une porte sur ce volet de l’histoire de l’humanité décidément pas toujours reluisante. 

J’ai aimé également la postface très à cœur ouvert. 

Bref un écrit où l’humain est là de bout en bout. 


Au final, j’ai pris pas mal de plaisir avec le livre audio. C’est un bon titre qui peut ravir les amateurs du genre. Après je n’ai pas lu ou écouté assez de Maxime Chattam pour juger ce titre dans sa belle bibliographie, mais c’est pour moi un bon opus. 


mercredi 12 février 2020

Origines des hommes, origines d’un homme d’Yves Coppens



Le livre : 

Origines des hommes, origines d’un homme d’Yves Coppens aux éditions Odile Jacob, 464 pages, 24 € 90.
Publié le 17 janvier 2018.


Le pitch : 

« Quatre-vingts ans de souvenirs, de rencontres, de voyages, d’initiatives, de résultats, de succès, de joies, de plein de petits plaisirs et de tout petits malheurs, de grands éblouissements.
La paléoanthropologie et l’archéologie ont le devoir scientifique et philosophique de reconstituer l’histoire de l’homme ; elles ont démontré que nos racines étaient animales, prouvé notre cousinage avec les grands singes, déclaré notre origine unique, tropicale et africaine, montré la logique de notre déploiement progressif à travers le monde, et expliqué comment conscience et connaissance ont peu à peu donné à ce drôle de petit mammifère que nous sommes des traits comportementaux que l’on n’avait pas encore vus poindre le long des 4 milliards d’années d’histoire de la vie et qui sont le libre arbitre et la liberté, la responsabilité et la dignité. » Y. C.
Au travers de ses propres Mémoires, et à la lumière des découvertes les plus fondamentales qui ont rythmé sa vie, ce sont, en quelque sorte, les Mémoires de l’humanité que nous restitue ici Yves Coppens, conjuguant le savoir du scientifique, son humanité et le talent de l’écrivain.
Yves Coppens est le découvreur mondialement connu de nombreux fossiles humains célèbres, dont Lucy. Il est paléontologue, professeur au Muséum national d’histoire naturelle, professeur au Collège de France, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie de médecine. Il est l’auteur de Pré-ambules, Le Genou de Lucy, L’Histoire de l’homme, Pré-textes, Pré-ludes et Des pastilles de préhistoire, qui ont été de très grands succès. 



Ce que j’en pense : 

Yves Coppens est un homme que j’aime beaucoup. Non pas que je le connaisse personnellement, mais j’apprécie depuis très longtemps ce qui se dégage de lui. J’ai lu maint fois des articles concernant ses découvertes, celles qu’il avait suivi, parrainé etc. J’ai lu aussi d’autres ouvrages qu’il avait signé et j’avais apprécié son travail de vulgarisation. Idem pour tout ce qu’il a pu faire au niveau des musées, des conférences, des expositions. L’Histoire m’a toujours passionné et j’en ai fait mes études à l’université, c’est dire. Connaître et comprendre nos origines nous éclaire sur notre passé, présent et même dans une certaine mesure notre futur. 
Yves Coppens l’a compris depuis longtemps et il nous livre ici ses mémoires. Comme il a presque toujours été fasciné par l’Histoire lui aussi, sa vie se mêle alors étroitement avec des découvertes très importantes. La petite et la grande Histoire n’ont jamais été aussi bien entremêlées. 

Lecture très intéressante, je déplore juste l’aspect parfois un peu trop catalogue de certains passages. C’est en revanche super pour retrouver les références, bibliographies… Bref, une mine pour certains étudiants. 
Le style est en général très agréable et facile à aborder. 
Je suis sidérée qu’un seul homme ait pu faire autant de choses même si je m’en doutais puisque je suis depuis un bon moment son parcours. Le titre est particulièrement bien choisi et cette autobiographie est aussi sympathique que son auteur. Il y a l’homme et le chercheur, c’est un lot qu’il faut prendre et on ne s’en lasse pas. Heureusement, l’histoire n’est pas terminée… 


Et s’il fallait mettre une note : 13 / 20


lundi 24 juin 2019

Rituels d’Ellison Cooper



Le livre :

Rituels d’Ellison Cooper aux éditions Le cherche Midi, 430, 21 € 00.
Publié le 4 octobre 2018
Existe en audiolib et c’est d’ailleurs cette version que j’ai obtenue en partenariat.
1 CD MP3, publié le 17 avril 2019. 23 € 90.


Pourquoi cette lecture :

Il s’agit d’un partenariat obtenu lors d’une Opération Masse Critique organisée par Babelio (communauté de lecteurs).



Le pitch :

Spécialiste des neurosciences, Sayer Altair étudie pour le FBI les profils psychologiques de tueurs en série. Déroutée par une scène de crime très particulière, sa hiérarchie fait appel à elle. On vient de trouver, dans une maison abandonnée de Washington, le corps d'une jeune fille à qui l'on a injecté une drogue hallucinogène utilisée par les shamans d'Amazonie durant les cérémonies rituelles. Lorsque l'on découvre d'étranges symboles mayas sur les lieux, l'enquête se dirige vers un tueur aussi passionnant qu'insaisissable. 
Docteur en archéologie, Ellison Cooper ouvre avec Rituels une série consacrée à Sayer Altair, qui mêle meurtres, neurologie et superstitions. Un univers aussi inédit que fascinant, des intrigues captivantes, un personnage inoubliable...



Ce que j’en pense :

Passant énormément de temps en cuisine, écouter un audiolib est un excellent moyen de joindre l’utile et l’agréable bien qu’en fait ce soit deux de mes passions (mitonner des petits plats maison et lire).
Il faut néanmoins pouvoir rentrer dans l’intrigue par d’autres biais et le lecteur est alors primordial. J’ai assez vite accroché avec Audrey D’Hulstère qui parvient à attirer mon attention en quelques instants.

L’intrigue m’a semblé assez classique. De bonne facture, mais pas extraordinaire. Cela ne m’a pas empêcher d’aimer et d’accrocher.
En effet, j’ai trouvé que l’ensemble n’était pas novateur dans le sens où l’on retrouve bien des éléments attendu dans ce type de récit : des personnages à forts caractères, avec des fêlures plus ou moins profondes, des politiciens, des jeux de pouvoirs, des prouesses techniques, des personnages secondaires qui valorisent les principaux, de la noirceur, de l’égo, du hors norme, des twists pour garder le suspens… Il y a un petit côté les « Experts » même si c’est un peu plus lent car on respecte plus les temps réels des analyses, mais en gros vous saisissez vite le genre. Pas désagréable, mais déjà vu.

Le rythme est soutenu malgré tout et pour cause, il y a une véritable course contre la montre qui est engagée pour tenter de sauver une des victimes du tueur à la cage. Enfin je dis une, mais qui sait… Je ne vais pas vous gâcher le plaisir de la découverte.

Une série en devenir qui promet d’être pas mal, mais qui devra conserver un bon niveau pour nous maintenir en haleine. Reste que j’ai aimé Sayer, sa chef impossible Janice Holt, son partenaire Vik, son équipe de techniciens, sa grand-mère, son voisin, son neveu… J’ai envie de les retrouver. On va dire que l’épisode pilot a fait le job.



Et s’il fallait mettre une note : 15 / 20


lundi 22 avril 2019

Hysteria Lane d’Alex Carter



Le livre :

Hysteria Lane d’Alex Carter aux éditions Belfond, 557 pages, 17 € 00.
Publié le 12 octobre 2017



Pourquoi cette lecture :

Une envie de légèreté.


Le pitch :

Laure dirige une société de relations publiques dans le cinéma à Hollywood. Quand son boy-friend part travailler en France et que sa meilleure amie (et associée) s'en va assister au tournage du film réalisé par son fiancé, Laure se pose des questions sur le sens de sa vie. Et lorsqu'elle rencontre un acteur canadien d'une grande beauté qui n'a pas encore percé, elle réalise que son destin est de produire une série. 
Mais quelles sont ses motivations réelles : le séduire, lui procurer le rôle dont il a besoin pour se faire connaître ? Ou bien est-ce une véritable vocation ? Elle va découvrir que, derrière les paillettes, Hollywood est un monde impitoyable pour une jeune femme à l'expérience limitée. Heureusement, Laure ne manque ni de charisme ni de relations pour se sortir des pires situations...



Ce que j’en pense :

Ce n’est pas mon premier roman signé Alex Carter qui passe entre mes mains puisque j’ai pu lire la trilogie « Movie star » qui m’avait ravie par sa fraicheur. Certes, je lis peu de ce genre littéraire assez léger, mais cela me permet justement d’apprécier les qualités de ces rares titres lus.
Ce spin off va se concentrer sur la meilleure amie d’Ophélie que nous avions particulièrement suivi dans « Movie Star » : Laure, l’intrépide que rien ou presque n’effrayait. C’était indéniablement la plus borderline des deux jeunes femmes. Ses aventures personnelles le seront-elles tout autant ? C’est ce que j’ai souhaité avant de me lancer dans les pages du livre.

Bingo ! Laure est complètement excessive. Rien qu’imaginer certaines situations décrites, on frise la crise de rire tellement c’est « too much » ! Elle est pire qu’une enfant capricieuse. Nous en tant que lectrice, on aimerait bien, de temps en temps, lui remettre certaines pendules à l’heure tant elle exagère, mais ce serait moins drôle si elle devenait sage et raisonnable. Elle est un trublion quasiment incontrôlable et c’est aussi ce qui fait son charme.

Comme pour « Movie Star » les références aux monde du cinéma (acteurs, actrices, metteur en scène, films tous genres confondus…) sont là. Je trouve que cela donne envie de découvrir ou redécouvrir bien des longs métrages ou séries. Il n’est donc pas garanti qu’après avoir terminé ce bouquin, vous ne vous jetiez pas sur votre téléviseur ou votre ordinateur pour écumer vos librairies de films ou séries. Je vous aurais prévenu…



Et s’il fallait mettre une note : 13 / 20