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mardi 16 mai 2023

Dans mon obscurité de Valentin Musso


 

Le pitch : 

 

Et s’il fallait affronter l’obscurité pour trouver sa vraie lumière ?
Ludivine, une lycéenne de 17 ans, tombe amoureuse pour la première fois de sa vie. Mais le garçon étrange et secret qui l’attire fait peser sur elle un danger dont elle est loin de se douter.
Emma, correctrice de 24 ans, mène une vie bien réglée. Jusqu’au jour où des événements étranges viennent bouleverser son quotidien et la plonger dans la terreur. Quelqu’un la harcèle-t-il ?
Ou la solitude et les lourdes épreuves qu’elle a traversées la font-elles sombrer dans la paranoïa ?
Zora, 34 ans, travaille à l’unité des affaires non résolues de la Brigade criminelle de Paris. Dans le dos de ses supérieurs, elle prend le risque de rouvrir un vieux dossier portant sur une disparition inquiétante. Ses recherches officieuses vont la conduire dans sa ville natale, où elle mettra au jour une terrible vérité…
Trois femmes unies par un lien secret, qui devront se battre pour faire face à une menace invisible.
Dans ce roman aux rebondissements plus inattendus les uns que les autres, Valentin Musso tisse un suspense psychologique implacable et nous manipule jusqu’aux dernières pages.

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Si un auteur arrive à vous faire sentir proche de l’un ou de plusieurs de ses protagonistes alors la partie est presque gagnée. Je dis presque car évidemment, il y a d’autres facteurs qu’il faudra maintenir dans le vert afin que l’expérience soit concluante. Donc sur ce premier point, Valentin Musso a marqué des points. 

Si je ne suis plus lycéenne depuis très longtemps, j’ai une fille qui l’est encore et donc je me projette assez bien. 

Si je ne suis pas déficiente visuelle et plus âgée qu’Emma, certaines de ses craintes/failles ne me sont pas totalement étrangères. 

Si je ne suis pas enquêtrice, Zora ne me laisse pas de marbre non plus. Son arrivée plus tardive dans l’intrigue va donner encore un petit coup d’accélérateur que j’ai apprécié. Casser les rythmes de narration donne du peps au texte. 

Bref, trois femmes différentes, mais dans lesquelles la lectrice que je suis trouve des aspérités auxquelles je puis me raccrocher. 

 

Style simple en apparence, les pages défilent assez vite et bien. On aurait peut-être pu condenser encore quelques menus détails pour gagner en intensité, mais c’est chipoter un peu. 

 

Il faudra aller vraiment au bout de sa lecture pour tout comprendre et être surpris. C’est de plus en plus rare et j’aime cette sensation de ne pas avoir tout deviné depuis le début ou presque. 

Pas de révolution littéraire néanmoins. C’est juste bien fait, bien pensé, bien construit. Et c’est déjà très bien. 




jeudi 9 mars 2023

Gisèle Halimi, une jeunesse tunisienne de Sylvain Dorange et Danièle Masse


 

Le pitch : 

 

Très tôt confrontée au racisme et aux inégalités, Gisèle Halimi comprend que seules les études la sauveront d'un destin tout tracé. Le récit de cette jeunesse tunisienne l'illustre de la résistance de Gisèle Halimi enfant puis adolescente face aux diktats tant familiaux que politiques, résistance qui porte en germe les engagements futurs de cette femme d'exception.

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Un bel album BD pour découvrir l’enfance et la jeunesse d’une femme qui marquera son époque et qui même aujourd’hui continue d’y laisser son empreinte. Tout était déjà là. 

Si son œuvre force le respect, sa détermination dès le plus jeune âge est tout aussi magnifique. 

 

Je n’ai pas été fan des dessins, mais pour autant, c’est très efficace. Les couleurs sont en revanche à mon sens très réussies et reflètent très bien la lumière ou au contraire les ténèbres du pays, des situations personnelles ou politiques. 

Les personnages en dehors de Gisèle elle-même sont bien campés. Certains vont nous horripiler à minima, d’autres vont nous attendrir. On ne restera pas de marbre et c’est preuve que l’ensemble de l’album est une réussite. 

On pourrait dire que c’est parfois un peu trop manichéen et en cela je trouve que le père de Gisèle apporte énormément de nuances. Il est en effet plutôt un soutien pour sa fille tout en ne reniant pas des pratiques patriarcales. 

 

Une excellente première approche pour les plus jeunes adultes qui n’auraient pas trop entendu parler de Gisèle Halimi ou qui auraient un peu de mal à la replacer dans notre Histoire récente. Ensuite, je conseillerai plutôt de lire d’autres ouvrages plus complets et allant au-delà des dix-huit ans de Gisèle. Dans l’album, on a quand même une belle postface qui donnent quelques grandes lignes, mais c’est plutôt un « apéritif » qui pousse à creuser plus tard, ailleurs. 

A découvrir et à faire découvrir. 

 

lundi 12 décembre 2022

Le bal des folles de Victoria Mas

 



La quatrième de couverture : 


1885 : comme chaque année, à la Salpêtrière, se tient le très mondain « bal des folles ». Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Cette scène joyeuse cache une réalité sordide : ce bal « costumé et dansant » n’est rien d’autre qu’une des dernières expérimentations de Charcot, adepte de l’exposition des fous.
Dans ce livre terrible et puissant, Victoria Mas choisit de suivre le destin de ces femmes victimes d’une société masculine qui leur interdit toute déviance et les emprisonne. Parmi elles, Geneviève, dévouée corps et âme au célèbre neurologue ; Louise, abusée par son oncle ; Thérèse, une prostituée au grand cœur qui a eu le tort de pousser son souteneur dans la Seine ; Eugénie enfin qui, parce qu’elle dialogue avec les morts, est envoyée par son propre père croupir entre les murs de ce qu’il faut bien appeler une prison.


Un hymne à la liberté pour toutes les femmes que le XIXe siècle a essayé de contraindre au silence.


L’auteure trousse avec élégance cette affolante histoire. Fabienne Pascaud, Télérama.


Un roman historique singulier et engagé. Hubert Artus, Lire.


Prix Renaudot des Lycées 2019.


Prix Première plume 2019.



Ce que j’en pense : 


Ce roman est assez court, mais plutôt intéressant et au final, point n’est besoin de s’étaler sur 769 pages pour écrire une histoire qui bien qu’elle se déroule en 1885 a comme un goût très (trop ?) actuel. 


C’est une lecture que j’ai faite à la suite de ma fille cadette de 17 ans. C’était sympa de pouvoir échanger ensuite sur nos impressions qui convergeaient dans le même sens. 

Tout comme elle, j’ai trouvé l’écriture très agréable. 

Dans l’ensemble, c’est assez bien documenté, réaliste et crédible sans tomber dans le document qui pourrait être plus ennuyeux. 

Les personnages sont variés, humainement attachants ou pas du tout d'où le fait que nous avons trouvé que c'était bien écrit car sinon nous n'aurions pas autant eu d'attraction ou de répulsion face à certains. 

Le trait de la domination patriarcale n’est pas grossi, il est juste révélateur de son importance à l’époque de l’intrigue. Il nous paraît certainement révoltant, mais on ne peut que se féliciter des avancées gagnées de hautes luttes depuis. Après rien n'est jamais totalement acquis donc ne jamais baisser complètement la garde. Ce livre n'est pas féministe au sens militant du terme, il parle des femmes, de leur histoire à travers des faits établis, c'est un peu différent et cela le rend plus accessible à tous. 






lundi 17 février 2020

Le caveau de famille de Katarina Mazetti



Le livre : 

Le caveau de famille de Katarina Mazetti aux éditions Gaïa, collection Gaïa littérature, 237 pages, 10 € 24.
Publié le 26 février 2011.
Existe en version de poche.


Le pitch : 

Avant-propos de l'auteur

Ce livre est la suite du Mec de la tombe d'à côté. Si vous ne l'avez pas lu, vous n'aurez quand même aucun mal à suivre l'histoire, en parcourant le bref résumé ci-dessous.

Désirée Wallin, bibliothécaire trentenaire, est veuve depuis peu d'Örjan, un homme dont elle partageait les goûts, le style de vie et les opinions. Pourtant, leur mariage restait tiède. Elle s'est plus ou moins adaptée à sa nouvelle vie solitaire et consacre son temps au travail, mais elle a terriblement envie d'un enfant. Au cimetière, elle rencontre Benny Söderström qui se rend sur la tombe de sa mère. Il vit seul depuis la mort de celle-ci et essaie de faire tourner une petite exploitation de vaches laitières, mais il a du mal à joindre les deux bouts - qu'il s'agisse d'argent ou de temps. Ils tombent amoureux malgré d'énormes divergences d'intérêts et de façons de vivre («Ce n'était pas exactement un déclic. Plutôt comme quand je touche la clôture électrique sans faire gaffe», dit Benny), mais ils peinent à accorder leurs quotidiens. La grande crainte de Benny est de se retrouver vieux garçon pathétique et il veut une femme qui puisse l'assister tant dans l'étable que dans la maison. Désirée ne pense pas être cette femme et elle ne tient pas du tout à abandonner sa vie pour s'installer à Rönngården. Ils finissent par rompre et s'enfoncent dans la déprime, l'un comme l'autre. Désirée sort avec un historien, Anders, mais elle se rend vite compte que c'est surtout le petit garçon d'Anders qui l'intéresse. Benny se met en ménage avec sa cousine Anita, qui lui donne exactement ce qu'il pensait chercher, de l'aide dans la maison et dans l'étable. Mais il n'arrive pas à tomber amoureux d'elle, «pas plus qu'il peut se mettre à fredonner des airs d'opéra».
Désirée finit par comprendre qu'il lui faut à tout prix un enfant, dût-elle être mère célibataire, et elle demande à Benny Le caveau de famille d'en être le père, sans pour autant vivre avec elle. Il accepte, mais en posant ses conditions. Il n'a certainement pas l'intention de lui laisser carte blanche si enfant il y a («Tu transformeras mon gamin en un petit docteur en langues mortes !»). Ils décident de faire trois essais, au moment propice, comme dans les contes de fée. Lorsque Désirée aura le résultat du test de grossesse, ils prendront une décision : si elle n'est pas enceinte, ils couperont tout contact, si elle est enceinte - eh bien, ils y réfléchiront.

D'autres renseignements :
Les voisins de Benny s'appellent Bengt-Göran et Violette.
Märta, la meilleure amie de Désirée, vit avec un homme en fauteuil roulant.
Benny appelle Désirée la Crevette, «Pâle, recroquevillée sur ses parties molles, une carapace autour...»
Présentation de l'éditeur
Après l'immense succès du Mec de la tombe d'à côté, nous sommes des centaines de milliers de lecteurs à nous demander ce qu'il advient de Désirée, la bibliothécaire, et de Benny, le paysan. Elle dévore avec autant d'ardeur les livres et les produits bio, lui élève des vaches et n'imagine pas qu'on puisse lire «de son plein gré». Pourtant, ils se sont promis trois essais pour avoir un enfant ensemble. Si cela ne donne rien, c'est terminé pour toujours. Et si ça marche...
Comme le disait un critique littéraire suédois : «Le quotidien tue l'amour, la vie de famille l'enterre.» C'est gai. Bienvenue dans le caveau de famille ! Pétillant et jubilatoire.

Un bonheur qui ne vous lâche pas.»
Cosmopolitan (à propos du Mec de la tombe d'à côté)

Née en 1944 en Suède, Katarina Mazetti est journaliste de formation. Aujourd'hui auteur de livres pour la jeunesse et de romans pour adultes, elle rencontre un succès phénoménal avec Le mec de la tombe d'à côté traduit en de nombreuses langues. Le caveau de famille en est la suite.


Ce que j’en pense : 

J’appartiens à la catégorie des lecteurs qui n’avaient pas lu le premier volet de cette histoire. Je l’ai donc prise en pleine vol et comme nous le promettait l’auteur, cela n’était pas si gênant que cela avec une petite mise à niveau que l’on met gracieusement à notre disposition. C’est très agréable car oui, on ne peut pas avoir tout lu. On n’a qu’une vie. 

J’ai vite rattrapé mon retard donc et je me suis plongée dans cette intrigue à deux voix. Une fois, c’est Désirée qui nous raconte l’histoire et une autre fois, c’est Benny. On a pour chacun leur version des faits avec leurs sentiments, leurs impressions. Il y a donc quelques redondances, mais qui sont liées au style narratif choisit par l’auteur. On les accepte volontiers. 
En revanche, on apprécie moins les scènes répétitives et sans grands intérêts qui se multiplient. Les ficelles qui fonctionnent une fois finissent par lasser dès qu’elles se répètent trop. Dommage. 

L’auteur semble s’embourber dans une intrigue qui n’en n’est plus une puisqu’elle tourne en rond. Alors oui, la vie de couple, les grossesses, les ennuis au boulot, le quotidien, ce n’est peut-être pas le plus glamour ou le plus palpitant à mettre en scène, mais avec une touche de légèreté supplémentaire et un poil d’humour en plus, cela aurait pu le faire. 
Vraiment au début, j’ai aimé découvrir les personnages, mais très vite, vers la moitié du roman qui n’est pas très long, j’ai eu l’impression qu’ils n’avaient plus grand chose de nouveau à me dire. C’est devenu plus pesant. 

Ce n’est pas un livre indigeste pour autant, mais peut-être que le trop grand succès du premier volet a volé des billes au second. Ce n’est pas toujours évident de réitérer un succès avec les mêmes éléments. Cette fois, ce ne fut pas concluant, mais je relirai certainement un jour Katarina Mazetti pour ne pas rester avec cette impression de rendez-vous loupé. 


Et s’il fallait mettre une note : 11 /20 aux éditions Gaïa, collection Gaïa littérature, 237 pages, 10 € 24.
Publié le 26 février 2011.
Existe en version de poche.


Le pitch : 

Avant-propos de l'auteur

Ce livre est la suite du Mec de la tombe d'à côté. Si vous ne l'avez pas lu, vous n'aurez quand même aucun mal à suivre l'histoire, en parcourant le bref résumé ci-dessous.

Désirée Wallin, bibliothécaire trentenaire, est veuve depuis peu d'Örjan, un homme dont elle partageait les goûts, le style de vie et les opinions. Pourtant, leur mariage restait tiède. Elle s'est plus ou moins adaptée à sa nouvelle vie solitaire et consacre son temps au travail, mais elle a terriblement envie d'un enfant. Au cimetière, elle rencontre Benny Söderström qui se rend sur la tombe de sa mère. Il vit seul depuis la mort de celle-ci et essaie de faire tourner une petite exploitation de vaches laitières, mais il a du mal à joindre les deux bouts - qu'il s'agisse d'argent ou de temps. Ils tombent amoureux malgré d'énormes divergences d'intérêts et de façons de vivre («Ce n'était pas exactement un déclic. Plutôt comme quand je touche la clôture électrique sans faire gaffe», dit Benny), mais ils peinent à accorder leurs quotidiens. La grande crainte de Benny est de se retrouver vieux garçon pathétique et il veut une femme qui puisse l'assister tant dans l'étable que dans la maison. Désirée ne pense pas être cette femme et elle ne tient pas du tout à abandonner sa vie pour s'installer à Rönngården. Ils finissent par rompre et s'enfoncent dans la déprime, l'un comme l'autre. Désirée sort avec un historien, Anders, mais elle se rend vite compte que c'est surtout le petit garçon d'Anders qui l'intéresse. Benny se met en ménage avec sa cousine Anita, qui lui donne exactement ce qu'il pensait chercher, de l'aide dans la maison et dans l'étable. Mais il n'arrive pas à tomber amoureux d'elle, «pas plus qu'il peut se mettre à fredonner des airs d'opéra».
Désirée finit par comprendre qu'il lui faut à tout prix un enfant, dût-elle être mère célibataire, et elle demande à Benny Le caveau de famille d'en être le père, sans pour autant vivre avec elle. Il accepte, mais en posant ses conditions. Il n'a certainement pas l'intention de lui laisser carte blanche si enfant il y a («Tu transformeras mon gamin en un petit docteur en langues mortes !»). Ils décident de faire trois essais, au moment propice, comme dans les contes de fée. Lorsque Désirée aura le résultat du test de grossesse, ils prendront une décision : si elle n'est pas enceinte, ils couperont tout contact, si elle est enceinte - eh bien, ils y réfléchiront.

D'autres renseignements :
Les voisins de Benny s'appellent Bengt-Göran et Violette.
Märta, la meilleure amie de Désirée, vit avec un homme en fauteuil roulant.
Benny appelle Désirée la Crevette, «Pâle, recroquevillée sur ses parties molles, une carapace autour...»
Présentation de l'éditeur
Après l'immense succès du Mec de la tombe d'à côté, nous sommes des centaines de milliers de lecteurs à nous demander ce qu'il advient de Désirée, la bibliothécaire, et de Benny, le paysan. Elle dévore avec autant d'ardeur les livres et les produits bio, lui élève des vaches et n'imagine pas qu'on puisse lire «de son plein gré». Pourtant, ils se sont promis trois essais pour avoir un enfant ensemble. Si cela ne donne rien, c'est terminé pour toujours. Et si ça marche...
Comme le disait un critique littéraire suédois : «Le quotidien tue l'amour, la vie de famille l'enterre.» C'est gai. Bienvenue dans le caveau de famille ! Pétillant et jubilatoire.

Un bonheur qui ne vous lâche pas.»
Cosmopolitan (à propos du Mec de la tombe d'à côté)

Née en 1944 en Suède, Katarina Mazetti est journaliste de formation. Aujourd'hui auteur de livres pour la jeunesse et de romans pour adultes, elle rencontre un succès phénoménal avec Le mec de la tombe d'à côté traduit en de nombreuses langues. Le caveau de famille en est la suite.


Ce que j’en pense : 

J’appartiens à la catégorie des lecteurs qui n’avaient pas lu le premier volet de cette histoire. Je l’ai donc prise en pleine vol et comme nous le promettait l’auteur, cela n’était pas si gênant que cela avec une petite mise à niveau que l’on met gracieusement à notre disposition. C’est très agréable car oui, on ne peut pas avoir tout lu. On n’a qu’une vie. 

J’ai vite rattrapé mon retard donc et je me suis plongée dans cette intrigue à deux voix. Une fois, c’est Désirée qui nous raconte l’histoire et une autre fois, c’est Benny. On a pour chacun leur version des faits avec leurs sentiments, leurs impressions. Il y a donc quelques redondances, mais qui sont liées au style narratif choisit par l’auteur. On les accepte volontiers. 
En revanche, on apprécie moins les scènes répétitives et sans grands intérêts qui se multiplient. Les ficelles qui fonctionnent une fois finissent par lasser dès qu’elles se répètent trop. Dommage. 

L’auteur semble s’embourber dans une intrigue qui n’en n’est plus une puisqu’elle tourne en rond. Alors oui, la vie de couple, les grossesses, les ennuis au boulot, le quotidien, ce n’est peut-être pas le plus glamour ou le plus palpitant à mettre en scène, mais avec une touche de légèreté supplémentaire et un poil d’humour en plus, cela aurait pu le faire. 
Vraiment au début, j’ai aimé découvrir les personnages, mais très vite, vers la moitié du roman qui n’est pas très long, j’ai eu l’impression qu’ils n’avaient plus grand chose de nouveau à me dire. C’est devenu plus pesant. 

Ce n’est pas un livre indigeste pour autant, mais peut-être que le trop grand succès du premier volet a volé des billes au second. Ce n’est pas toujours évident de réitérer un succès avec les mêmes éléments. Cette fois, ce ne fut pas concluant, mais je relirai certainement un jour Katarina Mazetti pour ne pas rester avec cette impression de rendez-vous loupé. 


Et s’il fallait mettre une note : 11 / 20


vendredi 15 novembre 2019

Le corbeau d’Oxford de Faith Martin



Le livre : 

Le corbeau d’Oxford de Faith Martin aux éditions Harper Collins, collection Noir, 306 pages, 
Publié le 13 novembre 2019 


Pourquoi cette lecture : 

Il s’agit d’un partenariat avec les éditions Harper Collins.


Le pitch : 

Oxford, 1960. Lorsque Sir Marcus Deering, un riche industriel de la région, reçoit plusieurs lettres de menace anonymes, il prend le parti de ne pas s’en inquiéter.  
Mais bientôt, un meurtre est commis, et les meilleurs éléments de la police d’Oxford sont mobilisés.  
La toute jeune policière Trudy Loveday rêverait de participer à une affaire aussi importante, mais ses supérieurs coupent rapidement court à ses ambitions. Écartée de l’enquête et chargée d’assister le brillant mais peu amène Dr Clément Ryder, médecin légiste, sur une affaire classée, elle se retrouve pourtant très vite au cœur d’une énigme qui pourrait bien la mener sur la piste du mystérieux corbeau d’Oxford… 


Ce que j’en pense : 

Il y a des lectures qui ne nous surprennent pas vraiment et pour autant, on les apprécie fortement car justement, elles possèdent les qualités que l’on recherche dans tel ou tel genre de romans, elles rassurent, elles ont un pouvoir qui s’apparente à celui du « Doudou ». 
« Le corbeau d’Oxford » appartient à cette catégorie. 
Je n’ai pas été bousculée, j’ai retrouvé bien des codes vus et revus, des constructions qui ont fait leurs preuves, des personnages aux caractéristiques pas si extraordinaires, mais qui nous restent éminemment sympathiques. Bref, rien de très neuf, mais bien agréable tout de même car l’ensemble est qualitatif, fonctionne et les gros écueils ont été évités. C’est un bon Cosy mystery. 

Facile d’accès, c’est un roman que l’on aura plaisir à lire d’une traite ou presque. Parfait pour se détendre sans se prendre la tête, mais sans être idiot. 
Un duo qui se forme et que l’on retrouvera dans de prochaines aventures peut-être plus mordantes. Je lirai d’ailleurs celles-ci avec plaisir pour voir l’évolution qui en général donne plus de corps à ce type de roman. 


Et s’il fallait mettre une note : 14 / 20



lundi 8 avril 2019

L’œil de la salamandre de Jean Mignot



Le livre :

L’œil de la salamandre de Jean Mignot aux éditions Bookélis, 342 pages, 15 € 00.
Publié le 17 décembre 2017



Pourquoi cette lecture :

J’ai simplement été attirée par le fait que l’on me propose un récit fictionnel, mais avec quelques bribes de vérités historiques. J’aime quand on me raconte de belles histoires romanesques pleines de folles aventures.



Le pitch :

1755 : Damiens subtilise le Grand Registre de "La Salamandre", secte qui a soumis son fils à des actes ayant entraîné sa mort. Après son exécution pour régicide le Registre est récupéré par la Secte.
2012 : Chargé d’un dossier de meurtre, un avocat va mener une enquête officieuse qui le mènera à la Salamandre à qui le Registre a été volé en vue d’un chantage. Il contient un message codé avec les noms des membres de la secte depuis son origine.
Après de nombreuses péripéties et d’inattendus rebondissements jalonnés de meurtres, la vérité va-t-elle éclater ?
L’action se déroule essentiellement dans le cadre de Versailles, son parc et le grand Trianon. Le lecteur y fait des découvertes très inattendues…



Ce que j’en pense :

Sur certaines de mes lectures, j’avoue que je n’en attends pas beaucoup plus que de la détente, du dépaysement, du plaisir basique et cela m’évite bien des déconvenues cette façon de voir, mais là, j’avoue que ce fut hélas un peu le cas.
Je ne me dis jamais qu’un romancier qui passe par l’autoédition est un mauvais écrivain n’ayant pas trouvé d’éditeur classique. Non, ce serait oublier combien de pépites peuvent passer à travers les mailles du filet et puis, tout est une question de goûts donc forcément très subjectif tout ceci. Mes remarques ne concerneront donc pas ce fait, mais plutôt le fond, la mise en forme du récit, l’écriture.

Globalement, l’intrigue aurait pu être passionnante. Les éléments servant de base étaient des plus prometteurs et m’ont intrigué. J’ai mordu à l’hameçon.
Il y avait aussi ce mélange du passé et du présent avec des aller-retour entre les différentes périodes. C’est un procédé que l’on retrouve régulièrement dans les romans, mais l’exercice peut être plus périlleux qu’il n’y paraît. Dans le cas qui nous intéresse, l’auteur s’en sort, mais parfois, c’est limite car si cela donne une impression de rythme, de maintenir un suspens, une tension (positive pour le lecteur) au bout d’un moment, cela fonctionne moins bien particulièrement quand quelques menus détails attirent trop notre attention.

Les protagonistes ne m’ont pas passionné comme je l’aurai voulu. Impossible pour moi de trouver avec eux des atomes crochus vraiment importants. Je les ai trouvés manquants de relief, de traits véritablement attachants ou au contraire qui font que l’on aime les détester. Là rien de notable.

L’enquête manquait de rythme. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’était ennuyeux car tel n’était pas le cas, mais parfois un peu poussif. Cela tenait sans doute au style de l’écriture qui n’avait pas beaucoup d’originalité et aux multiples erreurs plus ou moins grossières que le lecteur peut relever quand il maîtrise certains aspects.

En conclusion, je dirai que mon rendez-vous avec ce récit ne fut pas totalement loupé, mais loin d’être aussi satisfaisant que prévu. Le roman a certes des défauts, mais peut-être aussi que c’était moi qui en voulait trop, en attendait trop et n’a du coup vu que ce qui n’allait pas trop justement. Les rencontres lecteur-ouvrage ne sont pas jouées d’avance et parfois cela ne marche pas parce que ce n’était pas le bon timing tout bêtement.



Et s’il fallait mettre une note : 10 / 20


lundi 11 février 2019

Où passe l’aiguille de Véronique Mougin



Le livre :

Où passe l’aiguille de Véronique Mougin aux éditions Flammarion, 452 pages, 21 € 00.
Publié le 31 janvier 2018
Disponible en format de poche.


Pourquoi cette lecture :

Il s’agit d’un partenariat avec l’auteur et les éditions Flammarion.



Le pitch :

Du camp de concentration au sommet de la haute couture française, voici le voyage de Tomi, sa vie miraculeuse, déviée par l'histoire, sauvée par la beauté.



Ce que j’en pense :

Ce n’est pas la première fois que je lis Véronique Mougin et c’est un peu grâce à ma chronique sur son précédent livre que j’ai eu ce partenariat car elle m’a contacté par mail. Je la remercie encore pour son geste.
En revanche, la thématique est franchement différente. Tant mieux au moins je n’ai eu à aucun moment l’impression de lire une seconde fois son roman précédent.

Tomy est le narrateur principal de cette intrigue même si d’autres « prendront » aussi la parole. C’est un sacré numéro que ce jeune adolescent. Il en fait des bêtises ! Rien de vraiment méchant, mais de quoi devenir chèvre si nous étions ses parents. J’admire son père, qui bien qu’il rentre parfois dans des colères noires, reste globalement calme. Son métier lui a indéniablement appris la patience : il est tailleur.
Cette histoire familiale bascule dans l’horreur parce qu’ils sont juifs et que durant la seconde guerre mondiale, il n’y avait pas pire comme danger sauf à être en première ligne sur le front.

Ce récit nous fait sourire, mais aussi nous touche, nous bouleverse. Il est avant tout question de sentiments humains bons, mais aussi odieux, voir intolérables. 
L’écriture est très agréable même si le contenu l’est beaucoup moins. Cette fluidité ne fait que renforcer le malaise dans lequel le lecteur sera parfois poussé. C’est ce que l’on cherche d’ailleurs dans nos lectures. Etre bousculé, même malmené. Alors vous le serez sans que cela soit fait gratuitement. C’est l’histoire avec un grand H et un autre plus petit qui en sont responsables.

Il y aura aussi des moments plus heureux car la vie est ainsi faite qu’après la tempête, le beau temps revient. Nous devrions y songer plus souvent d’ailleurs.

Très beau roman témoignage, ce livre devrait laisser dans son sillage bien plus que vous ne le pensez de prime abord. Un bel hommage et encore une occasion de ne pas oublier.



Et s’il fallait mettre une note : 14 / 20