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lundi 27 juillet 2026

Le dernier sanctuaire de Josiane Balasko

 


Quatrième de couverture : 

 

Au cœur de ces montagnes sauvages se joue le plus important des combats.
On les appelle les Protecteurs. Ils sont onze, sept hommes, trois femmes et un adolescent, les seuls à résister encore contre un monde qui a fait de la nature un terrain de chasse pour milliardaires en quête de trophées.
Cachés dans une ancienne mine au milieu des montagnes, traqués de toutes parts, ils se battent pour sauver les derniers animaux sauvages.
Jusqu’à ce jour d’hiver où deux femmes surgissent dans leur refuge.
Tomassa, une vieille Indienne aveugle, mais d’une lucidité troublante.
Lucie, une jeune héritière fantasque… pas si écervelée qu’elle en a l’air.
Leur arrivée va bouleverser l’équilibre fragile des Protecteurs.
Car sans le savoir, Lucie et Tomassa portent en elles à la fois le danger… et l’espoir.
Un pur roman de résistance et d'espoir, une grande bouffée d’optimisme

 

 

Ce que j’en pense : 

Écouter un livre lu par son auteur est toujours un plus. Il ou elle sait d’autant mieux ce que tel ou tel passage signifie, le rythme de ses phrases… Bref, la mélodie du récit lui est si familière que la restituer est plus aisé que pour une tierce personne. Pour Josiane Balasko, qui est aussi actrice, c’est presque du gâteau.

Pourtant, il m’a fallu un petit temps pour m’y faire. J’ai d’abord eu l’impression qu’elle était trop détachée, à la limite de lire par corvée… Puis je me suis peu à peu détendue (alors que, paradoxalement, l’intrigue, elle, se crispait) et j’ai plongé… Elle incarne tellement bien les personnages un peu bourrus ou différents ! Elle serait parfaite dans le rôle de Tomassa.

On est en Louisiane, dans un futur proche… Mouais, j’aurais plutôt dit dans une autre version de notre Terre, mais tellement proche de la nôtre que, franchement… Et c’est aussi pour cela que l’intrigue fonctionne aussi bien. On reconnaît tout, même ce qui n’est pas encore arrivé. On se projette et on y croit.

Il y a des stéréotypes parfois à la limite du grossier, mais dans la vie d’aujourd’hui aussi. L’actualité nous montre régulièrement que, parfois, plus c’est gros, plus ça passe ? On ne tique donc pas davantage au fil du récit. C’est factuel. Ça existe.

Après, il y a la fiction, mais elle reste crédible dans cette version.

J’ai noté un petit côté Papy fait de la résistance, un autre Hunger Games, et encore d’autres influences… C’est ultra visuel, rythmé, avec des protagonistes forts, tout comme les messages que cette fable dystopique veut nous faire passer.

On n’a jamais été aussi proches de certains points de bascule, et pourtant on peut encore agir. Dans le roman, on pense que tout est fichu, mais une poignée d’hommes et de femmes va nous prouver que l’on peut toujours essayer de changer les choses.

Un roman à découvrir.

vendredi 26 juin 2026

Le banc de Géraldine Smith



Le Banc (Fichier audio 2026), de Géraldine Smith, Bernard Gabay | Audiolib


 La quatrième de couverture : 

 

Dans la résidence « Les merles bleus », en région parisienne, Georges, 95 ans, récemment veuf, est retrouvé mort un matin dans son lit, dans des circonstances suspectes. 

Les bijoux de feu Claudia, la femme de Georges, qui a caché toute sa vie un lourd secret, se sont volatilisés. 

Le policier Mousa Mballo enquête dans l’entourage de Georges. Qui d’Isabelle et Paul, ses enfants, de Mariola, son auxiliaire de vie, de Chantal, qui venait régulièrement lui faire la lecture, mais surtout lui faire les poches, d’Alain, le gardien, ou d’Abdel, qui tient la baraque à frites sur le parking de la résidence et qui a récemment disparu, aurait pu commettre ce crime ?

 

 

Mon avis : 

 

Voilà un titre que j’avais repéré parmi plusieurs recommandations et, lorsque j’ai eu l’opportunité de l’écouter, j’ai vite sauté le pas.

J’adore lire, et les versions audio sont très pratiques, car je peux en profiter tout en conduisant, en cuisinant ou en tricotant… Elles sont de mieux en mieux, et celle-ci ne fait pas exception. Le lecteur possède un timbre de voix très agréable, et les quelques arrangements sonores sont très réussis, bien que fort simples. Ils s’accordent parfaitement avec cette histoire.

En effet, ne vous attendez pas à une enquête criminelle avec moult rebondissements, des courses-poursuites ou des analyses de folie menées par des experts… Non, nous sommes dans un cadre beaucoup plus humain, plus simple, ancré dans le quotidien.

Sur fond de polar, l’autrice nous parle d’amitié, d’amour, de relations intergénérationnelles, de la vieillesse, de la fin de vie et de la perte d’autonomie.

Les personnages sont tous très attachants, bien que très différents les uns des autres. On en vient même à se demander ce qu’ils font tous ensemble. C’est sans doute avec eux que le slogan « le bien vivre ensemble » pourrait trouver une belle illustration.

Le ton est plutôt léger alors que de véritables problèmes du quotidien sont abordés. On y parle de la vieillesse, de la maladie, de la vie, de la mort, des jeunes, de la dépression, des réseaux sociaux, du célibat, de la déchéance sociale, des croyances de chacun, du suicide assisté… La liste est impressionnante, car elle constitue surtout un parfait reflet de notre société, de notre réalité.

Je l’avoue, j’ai versé ma petite larme à la toute fin du livre. C’est simplement parce que c’était bien écrit, bien lu… et qu’on y croit.

lundi 17 juillet 2023

Le bureau d'éclaircissement des destins de Gaëlle Nohant


 Le pitch : 

 

Au cœur de l’Allemagne, l’International Tracing Service est le plus grand centre de documentation sur les persécutions nazies. La jeune Irène y trouve un emploi en 1990 et se découvre une vocation pour le travail d’investigation. Méticuleuse, obsessionnelle, elle se laisse happer par ses dossiers, au regret de son fils qu’elle élève seule depuis son divorce d’avec son mari allemand.  
A l'automne 2016, Irène se voit confier une mission inédite : restituer les milliers d’objets dont le centre a hérité à la libération des camps. Un Pierrot de tissu terni, un médaillon, un mouchoir brodé… Chaque objet, même modeste, renferme ses secrets. Il faut retrouver la trace de son propriétaire déporté, afin de remettre à ses descendants le souvenir de leur parent. 
Au fil de ses enquêtes, Irène se heurte aux mystères du Centre et à son propre passé. Cherchant les disparus, elle rencontre ses contemporains qui la bouleversent et la guident, de Varsovie à Paris et Berlin, en passant par Thessalonique ou l’Argentine. Au bout du chemin, comment les vivants recevront-ils ces objets hantés ?
Le bureau d’éclaircissement des destins, c’est le fil qui unit ces trajectoires individuelles à la mémoire collective de l’Europe. Une fresque brillamment composée, d’une grande intensité émotionnelle, où Gaëlle Nohant donne toute la puissance de son talent. 

 

 

 

Ce que j’en pense : 

 

C’est avec une découverte presque faite au hasard que l’auteur trouve l’idée fil rouge de son roman (les archives Arolsen en Allemagne qui depuis l’après-guerre détermine ce qui est arrivé aux victimes de la Shoah et plus globalement de la persécution Nazie). C’est assez fréquent d’avoir ainsi des idées qui fusent au détour d’informations qui nous parviennent, mais pour construire un récit tel que celui qui nous est livré, il a fallu en faire bien d’autres des recherches. Il y a eu tellement de livres écrits sur cette thématique et pourtant on n’en fera jamais vraiment le tour car chaque victime, chaque personne ayant vécu cette période aura sa vision. Et les autres ne pourront qu’imaginer… 

 

Le personnage d’Irène lui aussi arrive dans ces archives un peu par hasard et elle se prendra plus qu’au jeu. Cela va devenir une passion, une vocation. Ce côté « Sherlock Holmes » pour retrouver les descendants des victimes devient une seconde nature. Et évidemment, tout cela va impacter sa vie de manière plus personnelle. 

 

Ce livre est au final une ode à la vie plus qu’un rappel de la mort des toutes ces personnes disparues dans des conditions horribles. Avant d’avoir été des victimes, c’étaient des personnes bien vivantes et la restitution de ces fragments de vie, c’est les maintenir dans notre monde des vivants. On est dans l’entretien de la mémoire car le livre est très contemporain, tourné vers les jeunes générations, porteuses forcément d’espoir et pleine de vie, de promesses pour l’avenir alors que la guerre qui a tant détruit, laissé des traces si profondes, on essaie d’en tirer des leçons de vie. 

 

Tous les personnages du roman sont très forts et si on en préfère toujours certains à d’autres comme dans le monde réel, ils n’en sont pas moins ultra réalistes, bien pensés, si bien incarnés. 



mardi 27 juin 2023

Le cycle de Lyoness, tome 1 : Le jardin de Suldrun de Jack Vance


  

Le pitch : 

 

Autrefois, sur des îles aujourd’hui englouties sous les flots de l’océan Atlantique, s’étendait une contrée où les créatures magiques vivaient en harmonie avec les humains. Un monde de magnificence, d’aventure et de sombre magie. De ces Isles Anciennes, jadis, les ancêtres du roi Arthur s’étaient élancés pour atteindre les côtes de l’Angleterre. Là vivait Suldrun, une princesse dont la beauté mélancolique déchaînait toutes les convoitises et pouvait servir l’ambition sans limite de son puissant et malfaisant géniteur, le roi Casmir de Lyonesse. Un jour, la jeune fille découvre sur une plage le corps presque sans vie du prince Aillas de Troicinet...

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Voilà longtemps que je ne m’étais pas lancée dans une lecture (même audio) d’une trilogie fantasy. C’est un genre que je délaisse un peu et j’ai tort. Mon âme d’enfant s’y plait : La magie, les créatures fantastiques, les chevaliers, les rois, les princesses…. Et même un fond de véracité si on cherche un peu profondément… Enfin qu’est-ce qui est vrai en ce bas monde… ? On se le demande… N’est-ce point de la poudre aux yeux ?

 

Le roman est riche, les personnages très nombreux et fort heureusement l’écriture est assez méthodique pour que toutes les pièces se mettent au fur et à mesure en place. Pas d’affolement donc au début où franchement, on se dit : Je n’y comprends plus rien, mais qui est qui et qui fait quoi ? Les jeux de pouvoirs ? Laissez-vous guider. 

 

La version audio doit beaucoup au lecteur qu’est Marvin Schlick. Il sait moduler sa voix, la faire changer suffisamment pour que l’on ne confonde pas les divers protagonistes qui interagissent. Il donne corps et vie au texte.

 

Après oui, on pourra dire que c’est assez caricatural. On y trouve bien des poncifs. Certaines ficelles sont un peu grosses, mais en me glissant dans ce récit un peu chaque jour, j’avais l’impression qu’on me racontait justement un conte long et pas désagréable du tout au final. J’ai même envie de poursuivre avec les deux prochains volets. Je suis restée une grande enfant qui aime les histoires.

mardi 30 mai 2023

La femme de chambre de Nita Prose


 

Le pitch : 

 

« Je suis votre femme de chambre. J’en sais tellement sur vous. Mais en fin de compte, vous : que savez-vous vraiment de moi ? »

Bienvenue au prestigieux hôtel Regency Grand, avec ses tapis de velours rouge, ses dorures et ses employés plus rocambolesques les uns que les autres. La jeune Molly, discrète, solitaire et zélée, y travaille comme femme de chambre et en connaît tous les recoins.

Un jour, elle trouve la richissime Mme Black dans sa suite, paniquée, aux côtés du corps sans vie de son mari – une pagaille bien compliquée à ordonner. Mêlée malgré elle à cette étrange affaire de meurtre, Molly mène l’enquête, aidée de quelques précieux collègues et amis. Elle va alors découvrir que, derrière la magnifique façade, le Regency Grand cache bien des secrets.

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Molly est une jeune fille de 25 ans, femme de chambre au Regency Grand, donc une personne invisible aux yeux du grand monde, voir même de ses collègues. 

Des amis ? C’est peu dire qu’elle est isolée car elle n’en n’a pas vraiment et en plus, elle a perdu ce qui lui restait de famille, sa grand-mère, il y a quelques mois. C’est pourtant elle qui va nous raconter toute l’affaire à travers son prisme que l’on sent très rapidement biaisé par un trouble du spectre autistique non diagnostiqué et non évoqué clairement par l’auteur, mais pour moi, cela ne fait aucun doute. C’est un peu ennuyeux car pour qui ne connaît rien à ces particularismes, le personnage de Molly peut paraître clairement stupide dans certaines situations, décalée, voir avec « l’électricité, mais pas à tous les étages ». Je trouve dommage de ne pas être aller jusqu’au bout de l’idée. Cela dessert le personnage, décontenance certains lecteurs et c’était pourtant une très bonne idée. 

 

Je ne sais pas si la version livre classique n’est pas un plus pour ce cas car en version audio, Molly peut vite devenir agaçante. J’avoue que la lectrice n’est pas mauvaise du tout (elle fait très bien la voix de la grand-mère qui trotte dans la tête de Molly), mais certaines situations narrées m’étaient insupportables. Le côté spécial de Molly fait que l’on peut avoir envie de la secouer ou au contraire de la prendre sous son aile. Sa façon de voir les choses est déroutante pour le plus grand nombre alors qu’elle est parfaitement logique. 

L’intrigue passe un peu trop au second plan par moment également et je n’ai pas souvent eu l’impression d’être dans un ouvrage policier, mais une adaptation bien pensée à l’écran pourrait être réussie car elle imposerait certainement un autre rythme narratif et un côté visuel à certaines scènes.

 

En résumé, de bonnes idées, de bonnes intentions, mais il aurait été encore plus intéressant de clarifier certains faits pour en faire un excellent bouquin (audio ou non). 




mardi 23 mai 2023

Tremblez de McSkyz


 


Le pitch : 

 

Quatre amis assassinés au bord d’un lac en Finlande, une famille de fermiers tuée en France, une jeune maman torturée en Grèce, une adolescente disparue en Australie…

Les histoires que vous allez lire sont toutes vraies et ont fait les gros titres des journaux ces dernières années. Pour chacune, découvrez-le déroulé des faits et de l’enquête, la psychologie des protagonistes, les débats pendant les procès et des focus sur les avancées de la criminologie.

Comme il le fait si bien sur sa chaîne YouTube, McSkyz nous tient en haleine au fil de ces 10 affaires de true crime françaises et internationales, ultra documentées et racontées comme si vous les viviez en direct.

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Je l’avoue sans peine, je fais partie de ces personnes qui sont fascinées depuis toujours par les affaires criminelles. Ces faits divers, le plus souvent atroces car perpétrés par des gens très ordinaires, comme vous, comme moi. Je mets un peu à part les serial killer et autres affaires plus particulières.

Avant nous avions Pierre Bellemare (oui, les plus jeunes ne savent certainement même pas de qui je parle), puis Christophe Hondelatte qui continue d’ailleurs. Et d’autres podcasteurs et youtubeurs qui se sont lancés avec plus ou moins de succès. McSkyz est ceux-là. Je l’ai découvert avec plaisir avec ce livre audio qui nous fait faire le tour du monde avec dix affaires que je ne connaissais pas.

 

Belle découverte aussi car effectivement chaque histoire est bien documentée, mais aussi bien racontée. McSkyz nous livre aussi par petites touches ses impressions personnelles, certains de ses ressentis et donc cela crée une certaine connivence, empathie plus grande. 

Excellente diction, bonne organisation pour la narration (il suit un schéma logique quasiment identique pour chaque affaire). On n’est jamais perdu et au final, on est troublé par ces cas dont certains sont à ce jour encore non résolus. 

 

Je pense que je vais aller découvrir ce qu’il fait sur sa chaine YouTube car l’expérience Audio-livre fut un réel plaisir. 

 


jeudi 23 mars 2023

Genèse, le grand récit des origines de Guido Tonelli



 Le pitch :

 

La curiosité et l'émerveillement face à l'origine de l'univers sont au cœur de notre expérience du monde. Depuis le Chaos décrit par Hésiode dans son poème sur la naissance des dieux grecs, Théogonie, jusqu'aux théories les plus actuelles sur le multivers, les humains ont poursuivi une quête incessante pour trouver une réponse à cette question essentielle : Que s'est-il passé exactement pendant les tous premiers instants ?
Dans ce best-seller international, le physicien Guido Tonelli, figure centrale de la découverte du boson de Higgs (la "particule de Dieu"), fait le court récit des sept moments décisifs de l'histoire extraordinaire de notre genèse : des origines de l'univers à la naissance de la vie et l'émergence du langage humain. S'appuyant sur les dernières découvertes, il nous révèle les incroyables défis auxquels les scientifiques sont confrontés pour éclairer ses mystères.
"Des trous noirs à la matière noire et à la particule de Higgs, (...), ces pages accompagnent le lecteur passionné et curieux dans un voyage fascinant, toujours en cours." Extrait de la préface de Carlo Rovelli, Physicien, Auteur des Sept brèves leçons de physique.

 

 

Ce que j’en pense : 

 

J’ai toujours été fascinée par les grandes questions scientifiques sans jamais avoir eu le potentiel ou le bagage de connaissances suffisant pour tout saisir. Aussi suis-je très contente de trouver des documentaires, des articles, des expositions, des conférences ou des ouvrages me permettant d’approcher un peu ces savoirs. 

 

La version audio bénéficie d’un lecteur (Philippe Sollier) que j’apprécie grandement car j’aime beaucoup son timbre de voix, sa diction et son implication. 

Là où c’est peut-être un peu moins bien par rapport à la version classique, c’est qu’une seconde d’inattention et hop, on peut se retrouver perdu dans des détails qui deviennent vite ardus par moment. La physique quantique ne s’approche pas avec un esprit qui vagabonde qu’on se le dise, même quand l’auteur a voulu être limpide pour les néophytes. 

Mais que cela ne vous décourage pas car voilà…

6 h 55 de savoirs à écouter et réécouter. Cela ne se refuse pas quand c’est extrêmement bien fait (lecture et écriture).

 

Aujourd’hui à la pointe, les énoncés seront peut-être à remettre en question dans quelques temps en fonction des prochaines découvertes, mais qu’importe. L’auteur le sait lui que dans ces domaines, rien n’est vraiment acquis et qu’il faut accepter de changer les angles de vue pour progresser. La vie est ainsi faite qu’elle le soit au niveau micro ou macro. 




jeudi 16 mars 2023

Quand tu écouteras cette chanson de Lola Lafon


 

Le pitch : 

 

Le 18 août 2021, j'ai passé la nuit au Musée Anne Frank, dans l'Annexe. Anne Frank, que tout le monde connaît tellement qu'il n'en sait pas grand-chose. Comment l'appeler, son célèbre journal, que tous les écoliers ont lu et dont aucun adulte ne se souvient vraiment ? Est-ce un témoignage, un testament, une œuvre ?
Celle d'une jeune fille, qui n'aura pour tout voyage qu'un escalier à monter et à descendre, moins d'une quarantaine de mètres carrés à arpenter, sept cent soixante jours durant. La nuit, je l'imaginais semblable à un recueillement, à un silence. J'imaginais la nuit propice à accueillir l'absence d'Anne Frank. Mais je me suis trompée. La nuit s'est habitée, éclairée de reflets ; au cœur de l'Annexe, une urgence se tenait tapie encore, à retrouver.
Prix Décembre 2022

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Anne Frank, tout le monde la connaît et on la relit forcément à son journal dont nous avons tous lu au moins quelques passages dans notre adolescence soit en cours de français, soit d’Histoire. A ce patronyme, on associe également les termes de guerre, juifs, persécution, cachette, déportation, mort… 

D’Anne Frank, on a tous aussi un vague souvenir d’une ou deux photos d’une adolescente pour l’éternité. 

En bref, Anne Frank est devenue un symbole, voir une icône, mais qu’on connaît assez peu en réalité. Parce qu’on a oublié, parce que le message fut parfois tronqué, dénaturé…

Mais Anne Frank voulait vivre, devenir écrivain, pas devenir un porte-drapeau ou presque une marque. 

C’est l’un des points de départ de la démarche de Lola Lafon pour l’écriture de ce livre. Elle va explorer la personnalité d’Anne Frank, mais aussi d’autres membres de sa famille par ricochet. Elle demandera à passer une nuit entière dans le musée consacré à l’Annexe (en Hollande) qui servit de cache pour la famille Frank et d’autres personnes qui sont venues les rejoindre.

Une nuit pour être au plus près de ce que l’on peut ressentir aujourd’hui de l’expérience de ces clandestins que l’horreur nazie à tout de même rattrapée. Une nuit pour tenter de comprendre Anne Frank et ce qu’elle est devenue aujourd’hui. 

 

L’histoire des Frank fait écho à l’histoire de la famille de Lola Lafon. Elle débordera du cadre strict qu’elle s’était peut-être fixé au départ, même si justement, elle ne savait pas trop comment elle allait écrire sur cette thématique qui était pourtant devenue un besoin. Pas après pas, les morceaux des puzzles de ces existences brisées, marquées, vont se compléter. 

Une écrivaine actuelle va rencontrer une écrivaine en devenir qui traverse les époques d’une manière qu’elle n’aurait peut-être pas souhaité. 

Puis le souvenir d’un autre personnage va prendre le pas sur tout cela car l’Histoire semble être un éternel recommencement. Un autre destin plein d’avenir fut brisé par les Khmers rouges cette fois, mais qu’importe les bourreaux. Le résultat est là. Des gens manquent à l’appel et pourtant, ils sont encore là car ils vivent à travers les autres et ont laissé des traces indélébiles.



mardi 14 mars 2023

Le crime d'Orcival d'Emile Gaboriau


 

Le pitch : 

 

Un meurtre a été commis au château d'Orcival, propriété du comte de Trémorel. Alors que la police est persuadée d'avoir trouvé les coupables et réglé cette sanglante affaire, l'agent de sûreté Lecoq arrive de Paris et remet tout en question. Ce dénouement rapide lui paraît en effet bien illusoire. Il redémarre l'enquête avec ses méthodes d'investigation très personnelles, examine soigneusement les circonstances du crime, rassemble des détails, découvre des mobiles, relie d'improbables protagonistes et fait éclater la vérité à la surprise générale. 
Après Dossier 113, Monsieur Lecoq et L'affaire Lerouge, Gaboriau nous emmène une fois de plus à la suite de son agent de sûreté Lecoq, le premier policier professionnel de la littérature.

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Je n’ai pas lu, ni écouté les précédents romans où Monsieur Lecoq nous fait part de tout son talent pour démêler les intrigues. Je l’ai donc découvert à travers le crime d’Orcival et je ne le regrette pas. 

La version audio que j’ai eu le loisir d’écouter était de très bonne facture. Le lecteur avait une voix très agréable et qui collait bien au récit. Pas de fioritures, mais c’était très bien ainsi, le texte regorgeant lui de multiples détails propres à une écriture un peu désuète, typique de l’époque (1867), mais non dénuée de charme. Un vrai classique qui est certes un peu long (toujours énormément de détails cités), mais qui est un régal à écouter. Et si le diable est dans les détails, il est partout dans ce roman.

 

Comme un bon film d’époque, c’est un ravissement que de découvrir comment Monsieur Lecoq, qui inspirera tant d’autres personnages de la littérature policière à venir, va nous expliquer comment toute l’affaire s’est déroulée. 

C’est méthodique, carré, mais avec aussi un brin de romantisme là encore parfaitement désuet, mais qui est agréable à retrouver là. 

C’est théâtral avec un art consommé de la mise en scène. 

 

Ne boudez pas votre plaisir, vous pourriez être fort surpris. 

mercredi 22 février 2023

Mamie Luger de Benoit Philippon

 



Le pitch : 

 

Six heures du matin, Berthe, cent deux ans, canarde l’escouade de flics qui a pris d’assaut sa chaumière auvergnate. Huit heures, l’inspecteur Ventura entame la garde à vue la plus ahurissante de sa carrière. La grand-mère au Luger passe aux aveux et le récit de sa vie est un feu d’artifice. Il y est question de meurtriers en cavale, de veuve noire et de nazi enterré dans sa cave.
Alors aveux, confession ou règlement de comptes ? Ventura ne sait pas à quel jeu de dupes joue la vieille édentée mais il sent qu’il va falloir creuser. Et pas qu’un peu.

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Je l’avoue, je tourne autour de ce livre depuis quelques années, mais je n’ai pas pris le temps de le découvrir. La version audiolib est arrivée et là je saute le pas. 

Aucun regret sauf celui peut-être d’avoir tant attendu pour découvrir ce petit bijou.

 

Un coup de cœur !

 

Cela faisait un moment que je n’avais pas été autant surprise, ni émue par un récit qui l’air de rien vous colle quelques baffes bien senties ! C’est revigorant, vivifiant d’être ainsi un peu malmenée. 

Franchement, Benoît Philippon fait très fort. Avec son style qui n’est pas sans rappeler « Les tontons flingueurs », il a su avec sa galerie de personnages dont Berthe est le diamant, nous écrire un roman féministe (oui c’est un homme qui écrit et alors ?!), drôle, mais terriblement émouvant aussi, actuel tout en faisant la part belle à ce passé qui n’était pas mieux.

De 1914 à 2016, on aura une belle fresque de la société française et ce n’est pas joli-joli. Pas de quoi faire les coqs ! 

 

A découvrir de toute urgence car la vie de Berthe n’est pas un long fleuve tranquille. 

Le final est forcément grandiose avec ce petit truc qui va vous vriller un peu l’estomac et les glandes lacrymales. 

 

 

 

Détails techniques : 

 

Auteur

Benoît Philippon

Lu par

Fabienne Loriaux

Collection

Policier / Thriller

Éditeur d'origine

Les Arènes

Durée

8h52

 

 

EAN

9791035411961

Prix du format numérique

22,95 €

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EAN numérique

9791035411961

Date de parution

25/01/2023

Code article

7865311

Format

Fichier audio

Poids

731 (Mo)

 




dimanche 29 janvier 2023

Éteignez tout et la vie s'allume de Marc Levy



Lu par Marc Levy, Marc Levy, Lorenzo Lefèbvre, Odile Cohen

Durée 2 h 39 


Date de parution : 22/11/2022



Quatrième de couverture : 


Elle avait entendu l’histoire de gens qui se sont rencontrés au bon et au mauvais moment, de ceux qui se sont aimés jusqu’au bout, de ceux qui ont aimé sans pouvoir le dire, de ceux qui pensent « au début j’ai tout raté » et puis ensuite..



Ce que j’en pense : 


C’est à Sylvain Tesson (auteur, explorateur/aventurier) que Marc Levy a emprunté l’idée du titre de son dernier roman. Quand une formule est belle, pourquoi ne pas lui faire honneur après tout, en reconnaissant évidemment l’origine de celle-ci. 


Intrigue assez courte, qui s’écoute très bien et très agréablement. Le choix d’avoir Marc Levy comme voix off de lecture et de faire incarner les deux protagonistes (Adèle et Jérémy) par deux autres lecteurs est judicieux. On a ici comme une petite pièce de théâtre. J’ai apprécié le rendu final. 

Le texte n’est pas très long et cela s’y prête également très bien. 


L’histoire en elle-même n’est pas si originale que cela. Je pense que je l’ai certainement plus apprécié en version audio que je ne l’aurais fait en lecture classique. Je m’y serais très probablement plus ennuyée. Dans ce cas précis, je ne doute pas de la plus value de cette version. 


Cela tient peut-être au fait aussi que cette histoire ne pourrait pas vraiment se tenir dans la réalité. Il y a bien des aspects qui sonnent faux, factices, impensables… 

Les protagonistes aussi font penser à des personnages de papier aussi. Pas à de vraies personnes.  

On est dans une histoire. Pas vraiment une fable, mais pas un récit réaliste. Bref, j’ai apprécié, sans aimer totalement. Il m’a manqué une profondeur que je n’a pas trouvé. 


mardi 13 décembre 2022

Les oublié du dimanche de Valérie Perrin

 


Version audiolib : 



Quatrième de couverture : 


Justine, vingt et un ans, vit chez ses grands-parents avec son cousin Jules depuis la mort de leurs parents respectifs dans un accident. Justine est aide-soignante aux Hortensias, une maison de retraite, et aime par-dessus tout les personnes âgées. Notamment Hélène, centenaire, qui a toujours rêvé d'apprendre à lire. Les deux femmes se lient d’amitié, s'écoutent, se révèlent l'une à l'autre. Grâce à la résidente, Justine va peu à peu affronter les secrets de sa propre histoire. Un jour, un mystérieux « corbeau » sème le trouble dans la maison de retraite et fait une terrible révélation.

À la fois drôle et mélancolique,  un roman d'amours passées, présentes, inavouées... éblouissantes.

  

Un beau livre sur la mémoire et la transmission, porté par une écriture sensible. Delphine Perras, L’Express styles.


Une héroïne originale et attachante, un univers surprenant, une conteuse de grand talent. Nathalie Dupuis, Elle



Ce que j’en pense : 


C’est le second ouvrage de Valérie Perrin que je lis ou plutôt écoute car le premier aussi était en version audiolib. J’avais adoré cette primo expérience  (le titre était « Trois ») et le plaisir fut de nouveau au rendez-vous avec « Les oubliés du dimanche ». 

La lectrice donne vie à l’écriture de Valérie Perrin et module sa voix, change d’accent, de tessiture selon le personnage qu’elle incarne. Vraiment très agréable. Les quelques interstices mélodiques sont aussi bien trouvés. 


Après il faut rendre grâce à la plume de Valérie Perrin qui sait très ben camper ses protagonistes. J’avoue que je suis très sensible à sa façon de nous décrire untel ou cette jeune femme, là… Elle nous plonge dans leur vie, on est au plus près et pourtant son écriture n’est absolument pas lourde, complexe ou ennuyeuse. C’est vraiment le contraire. 

Sa prose parait facile et elle fait du bien. Je ne pourrais pas dire qu’elle me réconcilie avec toute l’humanité car même chez elle, il y a des personnages qu’on n’a pas réellement envie d’aimer. Cependant, elle sait camper les belles âmes, les âmes plus torturées, celles qui voulaient bien faire, mais qui agissent mal, qui blessent, qui tuent, qui abandonnent, qui trompent… sans le vouloir ou tout au moins sans toujours vouloir intentionnellement faire du mal à autrui. 

Valérie Perrin parlent de gens ordinaires qui ont des vies ordinaires, mais qui ont aussi des secrets. Je n’en dirais pas plus car je ne voudrai gâcher votre futur lecture… 



jeudi 8 décembre 2022

La constance du prédateur de Maxime Chattam

 



Le livre : 


Version audiolib 


  • Durée d'écoute : 13 heures et 23 minutes
  • Auteur : Maxime Chattam
  • Narrateur: Sylvain Agaësse
  • Date de publication : 07 novembre 2022 


Quatrième de couverture : 


Ils l'ont surnommé Charon, le passeur des morts.

De son mode opératoire, on ignore tout, sauf sa signature, singulière : une tête d'oiseau.

Il n'a jamais été arrêté, jamais identifié, malgré le nombre considérable de victimes qu'il a laissées derrière lui. Jusqu'à ce que ses crimes resurgissent du passé, dans les profondeurs d'une mine abandonnée...

Plongez avec Ludivine Vancker dans le Département des Sciences du Comportement, les profilers, jusque dans l'âme d'un monstre.



Ce que j’en pense : 


Banalités, routines, vies ordinaires plus ou moins bien réglées et d’un coup la noirceur vous frappe d’autant plus brutalement que l’on pense que cela n’arrive qu’aux autres. 

Choix de carrière pour voir autre chose, sous un autre angle, mais au final toujours lutter contre le mal. 

Des trajectoires de femmes fortes ou moins fortes. Banales, ordinaires ou guerrières, femmes actives, de leur époque, modernes, mais avec des fêlures. 

L’écriture de Maxime Chattam leur rend hommage dans ce roman où le mal se glisse partout de manière brutale ou incidieuse. Mais il y a aussi des hommes dans ce récit. Ils sont comme elles. Des qualités, mais également des faiblesses plus ou moins cachées. Personnes n’est parfait, intouchable, pas même l’auteur des crimes qui sont le sujet du roman ici présent. Enfin pas le sujet, le support du récit, le fil conducteur. 


L’intrigue est prenante et il y a des rebondissements. 

Quelques raccourcis sont pris et l’auteur ne se cache pas en postface d’avoir pris quelques libertés au nom de l’écriture de fiction qui se doit être haletante. On n’est pas dans un documentaire non plus. C’est proche du réel sans en être l’esclave. 

Comme j’ai eu la version audiolib, je puis vous dire que le lecteur avait une voix très agréable, mesurée, modulée et bien que les femmes soient au cœur de tout, cela ne m’a pas gêné. Il a parfaitement su se mettre au service du texte et du récit. 


J’ai apprécié que l’histoire ne se termine pas avec le bouclage de l’enquête. C’était intéressant que l’auteur nous donne des éléments sur les différents protagonistes sur l’après. La coupure avec eux est plus douce. C’est comme si on refermait lentement une porte sur ce volet de l’histoire de l’humanité décidément pas toujours reluisante. 

J’ai aimé également la postface très à cœur ouvert. 

Bref un écrit où l’humain est là de bout en bout. 


Au final, j’ai pris pas mal de plaisir avec le livre audio. C’est un bon titre qui peut ravir les amateurs du genre. Après je n’ai pas lu ou écouté assez de Maxime Chattam pour juger ce titre dans sa belle bibliographie, mais c’est pour moi un bon opus. 


lundi 7 juin 2021

Solitudes de Niko Tackian


 

Version Audiolib

Lu par François Hatt 


Durée : 6 H 49


Aussi épaisses soient les brumes qui les protègent, certaines vérités ne peuvent être oubliées. Elie Martins est garde nature dans le massif du Vercors. Il y a douze ans, une blessure par balle l'a laissé totalement amnésique. Depuis, il s'est reconstruit une vie dans cette région aux hivers impitoyables, aux brumes si opaques qu'elles vous égarent en deux pas. Alors qu'une tempête de neige s'abat sur le Vercors, des traces étranges mènent Elie jusqu'à l'"arbre taillé", un pin gigantesque dressé comme un phare au milieu de l'immensité blanche. 

Une femme nue est pendue à ses branches. Cette macabre découverte anime quelque chose sur la toile vierge des souvenirs d'Elie. La victime est un message a son intention, il en est certain. Et il est terrifié. 


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Je suis presque dans le local avec cette intrigue. Vivant tout proche du Vercors et très prochainement de nouveau dans la capitale des Alpes : Grenoble, c’est donc une écoute Loca-audiovore lol 

Le fait que nous soyons en juin ne réchauffe pas pour autant le sujet. Brrrrrrr Comme Nina Mellinsky, je ne suis pas fan du grand froid, de la neige, glace et autre de manière générale. C’est joli en photo. A vivre, c’est un peu différent. Et c’est encore plus vrai quand on s’enfonce dans le cœur des montagnes. Faut être prêt pour ça et on ne l’est pas tous. 


J’avoue que je ne connaissais pas cet auteur avant cette écoute et pourtant après avoir regardé un peu, il n’en n’est pas à son coup d’essai en matière de roman. Ce one shot (écrit durant le premier confinement et donc dans des conditions forcément un peu particulières) était certainement une excellente porte d’entrée dans son univers. 

Le texte est magnifiquement mis en valeur par la diction et le timbre de voix de François Hatt dans cette version audio. 


J’ai particulièrement apprécié que chaque personnage, même ceux qui tiennent les seconds rôles avaient une sacrée épaisseur. Du coup la lecture ou plutôt l’écoute de ce roman est riche car les décors ne sont pas bâclés non plus. Tout est dans le détail, mais jamais gratuit. L’ambiance générale est lourde, parfois oppressante, tendue presque à chaque instant. Il y a une toile qui masque la vérité et la déchirer sera tout sauf un parcours de santé. Il faudra remonter loin… 


L’intrigue est très bien construite avec un sens du suspens excellent. On est en haleine et même si on essaie d’anticiper, ce n’est pas évident car l’auteur a bien verrouiller son scénario. Très appréciable en réalité. 


Je ne serai pas contre retrouver Nina Mellinsky dans d’autres aventures. Son passé à l’air très dense et son avenir est disons plein d’incertitude donc d’aventures potentielles… Mais en attendant, je vais peut-être tout simplement me pencher sur les autres ouvrages déjà parus de l’auteur. 



mardi 25 mai 2021

Tu vas tout déchirer de Jen Sincero


 
  • Tu vas tout déchirer de Jen Sincero 

Réveillez la badass qui sommeille en vous et transformez votre vie.

Version audiolib, lu par Jessica Monceau et traduit par Benjamin Peylet 



Résumé du livre audio

Vous êtes un être formidable mais vous l’avez oublié… ou vous en doutez.

Vous avez besoin que les choses bougent mais vous ne savez pas par où commencer.

Vous vous êtes toujours dit « les bouquins de développement personnel c’est pas pour moi… »

  

Souriez ! Ce livre va vous faire changer d’avis, et vous permettre de trouver énergie et confiance en vous.

Sans détours et avec beaucoup d'humour, Jen Sincero propose 27 chapitres remplis d'anecdotes aussi hilarantes qu'inspirantes, de réflexions et d'exercices simples, le tout dans un langage fleuri qui sent bon la provocation. Elle vous entraînera dans un joyeux voyage vers une incroyable métamorphose, en vous livrant les clés de la réussite de tout ce que vous rêvez tant d'accomplir. Que ceux qui redoutent d'être pris en flagrant délit avec un livre de développement personnel entre les mains se rassurent : en sceptique convaincue, Sincero révèle ce que la vie a de meilleur à offrir sans tomber dans un discours « new age ».

Grâce à ce livre, même les plus incrédules et les plus pessimistes vont se secouer et « tout déchirer » !


Date de parution : 

26 Mai 2021


Éditeur d’origine : 

Marabout


Durée : 

6h45



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Encore un livre de développement personnel allez-vous dire ! Un de plus qui va vous prodiguer des conseils pour ceci ou bien cela, mais impossible de les appliquer pour un tas de très bonnes raisons donc autant passer son chemin et ne pas perdre son temps… 

Oui, on peut voir les choses comme ça. C’est d’ailleurs souvent vrai. 

Mais j’y oppose toujours un argumentaire simple et que je m’applique à chacune de mes lectures ou écoutes (parce que là, c’est la version audio du livre que j’ai eu en ma possession) : 

  • Si un seul conseil fonctionne, je n’ai pas perdu mon temps. 
  • Si cela me permet de réfléchir à des trucs qui me travaillent, me dérangent, voir me pourrissent l’existence et que je les vois avec un autre regard, je n’ai pas perdu mon temps. 
  • Si cela me permet d’aider ou conseiller une personne de mon entourage, je n’ai pas perdu mon temps.
  • Si j’ai pris du plaisir à lire ou écouter l’ouvrage, je n’ai pas perdu mon temps.


Dès le début, l’auteur est assez claire et me parait raisonnable dans sa démarche qu’elle a elle-même éprouvé. Elle pose aussi d’emblée les bases en précisant qu’il existe une réelle différence entre :

Vouloir = passage à l’action, mais pas forcément de mise en place du bazar

Décider = action qui va forcément faire bouger les choses

Autre principe primordial à ses yeux pour parvenir à transformer nos vies comme nous le souhaitons (peu importe notre objectif, voir nos objectifs) : être ouvert. 

Pour ma part, cela me convenait et était en adéquation avec ma position. 


Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’auteur ne mâche pas ses mots. Un franc parler très bien rendu par Jessica Monceau. Cela en choquera peut-être certains peu habitués à être un peu bousculés de manière directe, mais je trouve que cela donne une énergie qui sert très bien la thématique, le propos du livre. 

La version audio est certainement plus dynamique et apporte un réel plus. 


On y verra les thèmes qui suivent et plus encore car j’ai résumé à l’extrême. Le contenu est bien mieux et si riche, parlant, percutant : 

  • liquider les croyances 
  • Croire en l’énergie créatrice
  • Vivre le présent, pas dans le passé ou l’avenir 
  • Bosser avec votre vrai moi qui vit dans le présent. Sortir du grand sommeil malgré les catastrophes qui arrivent avant le succès 
  • Mieux nous percevoir (positivement), c’est le même prix 
  • S’aimer vraiment soi-même afin de se donner toutes les chances d’aller de l’avant
  • Oublier définitivement l’opinion des autres 
  • Connaître clairement son but, ses envies, ses qualités 
  • Méditer 
  • Changer votre façon de penser, changer votre vérité en passant à l’action, à l’apprentissage, à l’affût des opportunités qui se présenteront 
  • Créer pour le fun : la vie est ridicule donc amusons-nous, perdons la notion du temps, restons débutant pour s’amuser encore et encore
  • Donner pour recevoir beaucoup 
  • Gratitude ? C’est la porte ouverte vers l’énergie en mode en hausse constante 
  • Pardonner pour se retrouver sur le chemin de la liberté 
  • La vie est une fête 
  • Tout est simple quand on comprend enfin que c’était pas si compliqué : écrire une nouvelle histoire qui déchire ! 
  • Soyez et arrêtez de procrastiner, vous le pouvez. 
  • Un pas après l’autre ou une brasse après l’autre et hop exit la noyade : faites ce que vous devez faire même par petits bouts
  • La peur sera toujours là donc choisissons d’aller vers de plus verts pâturages quand même 
  • Notre réalité est le miroir de notre pensée et celle des autres 
  • Profitez ici et maintenant 
  • L’impossible est possible. Choisissez. 
  • Sortir de sa zone de confort. Élargissez votre champ des possibles 
  • Clarifier son objectif 
  • Laisser vous aller
  • Agir ou vomir faudra choisir 
  • Croyez que c’est possible 

Et surtout : Aimez-vous ! 


J’ai apprécié ce titre bien au-delà de toutes mes espérances. Je me suis déjà pencher sur la listes des autres titres de Jen Sincero parce que j’espère pouvoir aller encore un peu plus loin. 

Cette version audio est vraiment une réussite. On peut l’écouter et la réécouter sans problème. Cela donne juste la pêche et l’envie de tout déchirer !!!!!