La quatrième de couverture :
Dans la résidence « Les merles bleus », en région parisienne, Georges, 95 ans, récemment veuf, est retrouvé mort un matin dans son lit, dans des circonstances suspectes.
Les bijoux de feu Claudia, la femme de Georges, qui a caché toute sa vie un lourd secret, se sont volatilisés.
Le policier Mousa Mballo enquête dans l’entourage de Georges. Qui d’Isabelle et Paul, ses enfants, de Mariola, son auxiliaire de vie, de Chantal, qui venait régulièrement lui faire la lecture, mais surtout lui faire les poches, d’Alain, le gardien, ou d’Abdel, qui tient la baraque à frites sur le parking de la résidence et qui a récemment disparu, aurait pu commettre ce crime ?
Mon avis :
Voilà un titre que j’avais repéré parmi plusieurs recommandations et, lorsque j’ai eu l’opportunité de l’écouter, j’ai vite sauté le pas.
J’adore lire, et les versions audio sont très pratiques, car je peux en profiter tout en conduisant, en cuisinant ou en tricotant… Elles sont de mieux en mieux, et celle-ci ne fait pas exception. Le lecteur possède un timbre de voix très agréable, et les quelques arrangements sonores sont très réussis, bien que fort simples. Ils s’accordent parfaitement avec cette histoire.
En effet, ne vous attendez pas à une enquête criminelle avec moult rebondissements, des courses-poursuites ou des analyses de folie menées par des experts… Non, nous sommes dans un cadre beaucoup plus humain, plus simple, ancré dans le quotidien.
Sur fond de polar, l’autrice nous parle d’amitié, d’amour, de relations intergénérationnelles, de la vieillesse, de la fin de vie et de la perte d’autonomie.
Les personnages sont tous très attachants, bien que très différents les uns des autres. On en vient même à se demander ce qu’ils font tous ensemble. C’est sans doute avec eux que le slogan « le bien vivre ensemble » pourrait trouver une belle illustration.
Le ton est plutôt léger alors que de véritables problèmes du quotidien sont abordés. On y parle de la vieillesse, de la maladie, de la vie, de la mort, des jeunes, de la dépression, des réseaux sociaux, du célibat, de la déchéance sociale, des croyances de chacun, du suicide assisté… La liste est impressionnante, car elle constitue surtout un parfait reflet de notre société, de notre réalité.
Je l’avoue, j’ai versé ma petite larme à la toute fin du livre. C’est simplement parce que c’était bien écrit, bien lu… et qu’on y croit.





