mercredi 15 septembre 2021

9/11 : Inside the president's war room (11 septembre : Dans la cellule de crise du président)

 


Le 11 septembre 2001, j’ai 26 ans, je suis une jeune mariée depuis moins d’un mois et on vient d’arriver dans une nouvelle région. J’ai un petit boulot déjà et c’est là que j’apprends les évènements. Aucune image, les smartphones n’existent pas et pas de téléviseurs au bureau. Juste des dépêches d’agences de presse qui tombent sur les ordinateurs connectés de certains agents, cependant je sens déjà que le monde change radicalement. C’est un évènement unique et qui marquera l’Histoire. 


Septembre 2021, le monde tourne encore, mais sur fond de pandémie mondiale qui s’éternise ou s’installe pour longtemps. La plateforme Apple TV+ nous propose gratuitement un documentaire mis au point avec la collaboration de la BBC, qui revient sur les douze heures qui ont suivi la vague d’attentats commis sur le territoire américains. 


Images inédites, interventions des dirigeants et personnes importantes de l’administration Bush ; l’ancien président lui-même reviendra sur ses impressions, ses réactions d’alors. L’occasion de lui découvrir un nouveau visage, une gravité et une intelligence qu’on ne lui connaissait pas (si, si je vous assure !). 


Le documentaire est très bien réalisé, monté et intéressant. Mon mari et moi-même avions beaucoup de souvenirs, mais notre plus jeune fille âgée de moins de 16 ans a vraiment pu comprendre la chronologie de cette journée magnifique (tous les témoignages parlent d’une météo idéale, agréable) qui s’est très vite transformée en une succession d’heures plus terrifiantes les unes que les autres.



D’autres programmes vont certainement être proposés. Je ne sais pas s’il s seront aussi bien pensés ou aussi riches de nouveautés (images, témoignages…). Nous verrons bien le moment venu. En attendant, ce film n’est pas à dénigrer car il possède beaucoup d’atouts. Un excellent travail de synthèse, de compilation des données et de mise en forme .





Pour info : Abonnement Apple TV+, 4€99/mois. Les acheteurs d’un produit Apple peuvent bénéficier d’une période d’essai gratuite de 3 mois. 



mercredi 8 septembre 2021

Premier sang d'Amélie Nothomb


 

Edition Albin Michel

180 pages

Publication août 2021


« Il ne faut pas sous-estimer la rage de survivre. »  

Amélie Nothomb



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Une rentrée littéraire n’est jamais une véritable rentrée littéraire sans le titre d’Amélie Nothomb qui souvent ouvre le bal des publications.

Trentième titre déjà et j’avoue que le cru 2021 m’a plu bien plus que les derniers. Et ce n’est pas parce que la rage de survivre a touché plus de monde que d’ordinaire ces 18 derniers mois (pandémie oblige), non c’est plus par le côté récit de vie plus ou moins authentique. 


Vous découvrirez assez vite qui est le héros de ce roman et quelle importance il a pour l’auteur. 

Son histoire est fascinante et l’écriture, le style Nothomb n’y est pas étranger. On aime ou pas, mais la griffe est là. Elle endosse une identité masculine de nouveau et pas n’importe laquelle. Le jeu est périlleux, mais l’exercice est réussi à mon sens. 


Comme toujours, cela se lit vite, c’est plus ou moins abracadabrant, les pirouettes sont connues et font le charme de cette écriture hors du temps, hors des normes.

Pour moi, ce fut une belle entrée en matière de nouveautés livresques à dévorer et j’ai aussi une tendre pensée pour mon papa lui aussi parti vers d’autres cieux… 



mardi 7 septembre 2021

La familia grande de Camille Kouchner



Edition du Seuil

208 pages

Publication en janvier 2021


Quatrième de couverture : 


« Souviens-toi, maman : nous étions tes enfants. » C.K. 

C’est l’histoire d’une grande famille qui aime débattre, rire et danser, qui aime le soleil et l’été. 

C’est le récit incandescent d’une femme qui ose enfin raconter ce qui a longtemps fait taire la familia grande. 


Camille Kouchner, 45 ans, est maître de conférences en droit. La Familia grande est son premier livre.


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Camille a mon âge et donc je ne peux que me retrouver dans son récit autobiographique au moins sur le plan chronologique, les évènements marquants, l’évolution de la société… Ensuite, c’est plus compliqué car nous ne venons pas du tout du même milieu social et nous n’avons rien en commun dans notre manière de vivre. Mais est-ce pour autant nécessaire pour comprendre l’autre ? Je ne crois pas. Et j’avais très envie de l’écouter ou plutôt de la lire. 


Je découvre donc son enfance, sa famille, son éducation, ses joies, ses peines, ce qu’elle aime ou pas, ses doutes, ses peurs, ses remords, ses certitudes, ce qu’elle nous livre de la Familia Grande… 

Je l’écoute car elle nous parle à coeur ouvert dans son ouvrage. Elle fait trois pas en avant, quatre en arrière, mais on suit et on progresse néanmoins. Parfois on s’y perd un peu, mais après on retrouve son chemin. Camille fait de même. 

J’ai senti que l’écriture de ce premier livre n’avait pas été facile. Pourtant il a été certainement salvateur et libérateur, tout autant que laborieux, compliqué, peut-être dévastateur. 


Il y a de la légèreté dans ces pages, mais aussi une sorte de mélasse qui contamine un peu tout et englue bien des personnages qui sont en réalité cette fois de véritables personnes. 

Il y a de la gaieté, de la joie, du bonheur…

Mais aussi de la colère, de la frustration, de l’incompréhension, de la tristesse.

C’est le chemin de la vie emprunté par une enfant qui va devenir adulte. Elle va porter beaucoup (trop) sur ses épaules de secrets. L’inceste en sera un, mais il n’est pas le coeur du livre, il en est un maillon. 


Lecture que je recommande car il n’y a pas de voyeurisme. C’est un récit grave et léger comme l’est l’existence. 


 

lundi 7 juin 2021

Solitudes de Niko Tackian


 

Version Audiolib

Lu par François Hatt 


Durée : 6 H 49


Aussi épaisses soient les brumes qui les protègent, certaines vérités ne peuvent être oubliées. Elie Martins est garde nature dans le massif du Vercors. Il y a douze ans, une blessure par balle l'a laissé totalement amnésique. Depuis, il s'est reconstruit une vie dans cette région aux hivers impitoyables, aux brumes si opaques qu'elles vous égarent en deux pas. Alors qu'une tempête de neige s'abat sur le Vercors, des traces étranges mènent Elie jusqu'à l'"arbre taillé", un pin gigantesque dressé comme un phare au milieu de l'immensité blanche. 

Une femme nue est pendue à ses branches. Cette macabre découverte anime quelque chose sur la toile vierge des souvenirs d'Elie. La victime est un message a son intention, il en est certain. Et il est terrifié. 


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Je suis presque dans le local avec cette intrigue. Vivant tout proche du Vercors et très prochainement de nouveau dans la capitale des Alpes : Grenoble, c’est donc une écoute Loca-audiovore lol 

Le fait que nous soyons en juin ne réchauffe pas pour autant le sujet. Brrrrrrr Comme Nina Mellinsky, je ne suis pas fan du grand froid, de la neige, glace et autre de manière générale. C’est joli en photo. A vivre, c’est un peu différent. Et c’est encore plus vrai quand on s’enfonce dans le cœur des montagnes. Faut être prêt pour ça et on ne l’est pas tous. 


J’avoue que je ne connaissais pas cet auteur avant cette écoute et pourtant après avoir regardé un peu, il n’en n’est pas à son coup d’essai en matière de roman. Ce one shot (écrit durant le premier confinement et donc dans des conditions forcément un peu particulières) était certainement une excellente porte d’entrée dans son univers. 

Le texte est magnifiquement mis en valeur par la diction et le timbre de voix de François Hatt dans cette version audio. 


J’ai particulièrement apprécié que chaque personnage, même ceux qui tiennent les seconds rôles avaient une sacrée épaisseur. Du coup la lecture ou plutôt l’écoute de ce roman est riche car les décors ne sont pas bâclés non plus. Tout est dans le détail, mais jamais gratuit. L’ambiance générale est lourde, parfois oppressante, tendue presque à chaque instant. Il y a une toile qui masque la vérité et la déchirer sera tout sauf un parcours de santé. Il faudra remonter loin… 


L’intrigue est très bien construite avec un sens du suspens excellent. On est en haleine et même si on essaie d’anticiper, ce n’est pas évident car l’auteur a bien verrouiller son scénario. Très appréciable en réalité. 


Je ne serai pas contre retrouver Nina Mellinsky dans d’autres aventures. Son passé à l’air très dense et son avenir est disons plein d’incertitude donc d’aventures potentielles… Mais en attendant, je vais peut-être tout simplement me pencher sur les autres ouvrages déjà parus de l’auteur. 



mardi 25 mai 2021

Tu vas tout déchirer de Jen Sincero


 
  • Tu vas tout déchirer de Jen Sincero 

Réveillez la badass qui sommeille en vous et transformez votre vie.

Version audiolib, lu par Jessica Monceau et traduit par Benjamin Peylet 



Résumé du livre audio

Vous êtes un être formidable mais vous l’avez oublié… ou vous en doutez.

Vous avez besoin que les choses bougent mais vous ne savez pas par où commencer.

Vous vous êtes toujours dit « les bouquins de développement personnel c’est pas pour moi… »

  

Souriez ! Ce livre va vous faire changer d’avis, et vous permettre de trouver énergie et confiance en vous.

Sans détours et avec beaucoup d'humour, Jen Sincero propose 27 chapitres remplis d'anecdotes aussi hilarantes qu'inspirantes, de réflexions et d'exercices simples, le tout dans un langage fleuri qui sent bon la provocation. Elle vous entraînera dans un joyeux voyage vers une incroyable métamorphose, en vous livrant les clés de la réussite de tout ce que vous rêvez tant d'accomplir. Que ceux qui redoutent d'être pris en flagrant délit avec un livre de développement personnel entre les mains se rassurent : en sceptique convaincue, Sincero révèle ce que la vie a de meilleur à offrir sans tomber dans un discours « new age ».

Grâce à ce livre, même les plus incrédules et les plus pessimistes vont se secouer et « tout déchirer » !


Date de parution : 

26 Mai 2021


Éditeur d’origine : 

Marabout


Durée : 

6h45



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Encore un livre de développement personnel allez-vous dire ! Un de plus qui va vous prodiguer des conseils pour ceci ou bien cela, mais impossible de les appliquer pour un tas de très bonnes raisons donc autant passer son chemin et ne pas perdre son temps… 

Oui, on peut voir les choses comme ça. C’est d’ailleurs souvent vrai. 

Mais j’y oppose toujours un argumentaire simple et que je m’applique à chacune de mes lectures ou écoutes (parce que là, c’est la version audio du livre que j’ai eu en ma possession) : 

  • Si un seul conseil fonctionne, je n’ai pas perdu mon temps. 
  • Si cela me permet de réfléchir à des trucs qui me travaillent, me dérangent, voir me pourrissent l’existence et que je les vois avec un autre regard, je n’ai pas perdu mon temps. 
  • Si cela me permet d’aider ou conseiller une personne de mon entourage, je n’ai pas perdu mon temps.
  • Si j’ai pris du plaisir à lire ou écouter l’ouvrage, je n’ai pas perdu mon temps.


Dès le début, l’auteur est assez claire et me parait raisonnable dans sa démarche qu’elle a elle-même éprouvé. Elle pose aussi d’emblée les bases en précisant qu’il existe une réelle différence entre :

Vouloir = passage à l’action, mais pas forcément de mise en place du bazar

Décider = action qui va forcément faire bouger les choses

Autre principe primordial à ses yeux pour parvenir à transformer nos vies comme nous le souhaitons (peu importe notre objectif, voir nos objectifs) : être ouvert. 

Pour ma part, cela me convenait et était en adéquation avec ma position. 


Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’auteur ne mâche pas ses mots. Un franc parler très bien rendu par Jessica Monceau. Cela en choquera peut-être certains peu habitués à être un peu bousculés de manière directe, mais je trouve que cela donne une énergie qui sert très bien la thématique, le propos du livre. 

La version audio est certainement plus dynamique et apporte un réel plus. 


On y verra les thèmes qui suivent et plus encore car j’ai résumé à l’extrême. Le contenu est bien mieux et si riche, parlant, percutant : 

  • liquider les croyances 
  • Croire en l’énergie créatrice
  • Vivre le présent, pas dans le passé ou l’avenir 
  • Bosser avec votre vrai moi qui vit dans le présent. Sortir du grand sommeil malgré les catastrophes qui arrivent avant le succès 
  • Mieux nous percevoir (positivement), c’est le même prix 
  • S’aimer vraiment soi-même afin de se donner toutes les chances d’aller de l’avant
  • Oublier définitivement l’opinion des autres 
  • Connaître clairement son but, ses envies, ses qualités 
  • Méditer 
  • Changer votre façon de penser, changer votre vérité en passant à l’action, à l’apprentissage, à l’affût des opportunités qui se présenteront 
  • Créer pour le fun : la vie est ridicule donc amusons-nous, perdons la notion du temps, restons débutant pour s’amuser encore et encore
  • Donner pour recevoir beaucoup 
  • Gratitude ? C’est la porte ouverte vers l’énergie en mode en hausse constante 
  • Pardonner pour se retrouver sur le chemin de la liberté 
  • La vie est une fête 
  • Tout est simple quand on comprend enfin que c’était pas si compliqué : écrire une nouvelle histoire qui déchire ! 
  • Soyez et arrêtez de procrastiner, vous le pouvez. 
  • Un pas après l’autre ou une brasse après l’autre et hop exit la noyade : faites ce que vous devez faire même par petits bouts
  • La peur sera toujours là donc choisissons d’aller vers de plus verts pâturages quand même 
  • Notre réalité est le miroir de notre pensée et celle des autres 
  • Profitez ici et maintenant 
  • L’impossible est possible. Choisissez. 
  • Sortir de sa zone de confort. Élargissez votre champ des possibles 
  • Clarifier son objectif 
  • Laisser vous aller
  • Agir ou vomir faudra choisir 
  • Croyez que c’est possible 

Et surtout : Aimez-vous ! 


J’ai apprécié ce titre bien au-delà de toutes mes espérances. Je me suis déjà pencher sur la listes des autres titres de Jen Sincero parce que j’espère pouvoir aller encore un peu plus loin. 

Cette version audio est vraiment une réussite. On peut l’écouter et la réécouter sans problème. Cela donne juste la pêche et l’envie de tout déchirer !!!!! 




dimanche 23 mai 2021

L'inconnu de la poste de Florence Aubenas


 

L’inconnu de la poste de Florence Aubenas 

Version audiolib, lu par Fabienne Loriaux 


Date de parution : 14 avril 2021

Durée : 6 h 29


Quatrième de couverture : 


Le village, c'est Montréal-la-Cluse. La victime, c'est Catherine Burgod, tuée de vingt-huit coups de couteau dans le bureau de poste où elle travaillait. Ce livre est donc l'histoire d'un crime. Il a fallu sept ans à Florence Aubenas pour en reconstituer tous les épisodes — tous, sauf un. Le résultat est saisissant. Au-delà du fait divers et de l'enquête policière, L'Inconnu de la poste est le portrait d'une France que l'on aurait tort de dire ordinaire. 

Car si le hasard semble gouverner la vie des protagonistes de ce récit, Florence Aubenas offre à chacun d'entre eux la dignité d'un destin.


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L’affaire commence en 2007. 

Elle se doublera de la disparition de l’un de ses protagonistes, Gérald Thomassin, juste avant sa mise hors de cause dans le meurtre pour lequel il a été longtemps le principal suspect, ce qui rend ladite disparition encore plus incompréhensible. 

On a donc au final deux affaires qui vont se succéder. 


Gérald Thomassin



J’aime beaucoup le travail, l’engagement de l’auteur : Florence Aubenas. Quand elle est sur une affaire, un sujet, elle y va vraiment et ne ménage pas sa peine, prend son temps aussi. 

Il lui aura fallut sept ans pour terminer cet ouvrage. Pas une broutille tout de même et cela montre bien son degré d’implication dans les sujets qu’elle traite. J’apprécie également son style et son écriture. On y sent encore la patte journalistique, mais il y a aussi celle de l’écrivain au fil des années. 


Le livre débute en préambule avec la disparition de Gérald Thomassin. Il est noté absent lors d’une confrontation prévue à Lyon. Florence Aubenas l’a attendu et cherché en vain ce jour ci. C’est là que la deuxième affaire commence et qui est à ce jour sans réponse. 

Ensuite au chapitre un, on revient en 2007, aux sources de l’affaire principale qui est au cœur de l’ouvrage de Florence Aubenas, l’assassinat de Catherine Burgot en décembre 2008. 

Le récit se lit très facilement et on s’y coule dedans comme dans un roman policier, sauf que là, tout est vrai, tout s’est réellement passé. 


Catherine Burgot



Les faits, le contexte sont repris très méthodiquement afin que chaque élément deviennent limite évident pour chacun. Pourtant ce n’était pas une mince affaire que de tout clarifier, tout remettre à plat. C’est certainement là que le métier de journaliste apporte un plus : l’excellente synthétisation des informations multiples. 


La version audio est très bien faite. Fabienne Loriaux reste sobre, mais en même temps parvient à donner vie au récit déjà excellent. S’y ajoute les quelques effets sonores (thèmes mélodiques pour marquer le découpage de l’ouvrage par exemple et autres menus détails qui font que les versions audio sont tout sauf mornes, linéaires et soporifiques même si les narrateurs sont excellents la plupart du temps). 

C’est donc une version plus vivante que nous avons là et qui est nécessaire de par le support. Pari réussi pour cette adaptation. 


jeudi 20 mai 2021

Adieu les cons

 



Synopsis du film : 


Suze Trappet apprend qu'elle est sérieusement malade, qu’elle n’a plus de temps devant elle, elle décide donc d’accélérer sa recherche de l'enfant qu'elle a eu adolescente. Elle avait accouché sous X sous la pression de ses parents. 

Sa route va croiser d’autres personnes que la vie n’a pas épargné, mais qui vont lui venir en aide… comme Jean-Baptiste Cuchas et Mr Blin, ainsi que d’autres… 




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J’ai longtemps boudé le cinéma français. J’étais régulièrement déçue. Il y avait bien de temps en temps des exceptions, mais elles étaient là plus pour confirmer la règle justement. Mais il semblerait que je ne mettais pas toutes les chances de mon côté non plus, que je ne donnais pas assez leur chance à des films qui pourraient me surprendre. 

« Adieu les cons » auraient pu faire parti du mauvais lot. Il ne m’attirait pas beaucoup plus que cela. Mon mari voulait en revanche absolument le voir et ayant raté l’occasion lors de sa brève sortie juste avant la fermeture des salles de cinéma à l’automne dernier, nous sommes aller le voir immédiatement lors de la réouverture des salles. 

Et là, ce fut la claque ! 





Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde sur les 1 H 28 que dure le film. 

La bande annonce ne m’avait pas gâchée tout le film. 

C’est vivant, drôle, dramatique, touchant, émouvant, surprenant, stupide et profond… C’est un tout infiniment riche qui m’a fait rire, pleurer, les deux à la fois. 





Chaque scène est importante, il n’y a rien à jeter dans ce film. 

Les dialogues sont parfaits car même sonnant creux, ils sont là pour renforcer le côté idiot, la futilité de la situation, sa débilité ou le manque de courage de beaucoup… Certaines répliques ont tout pour devenir cultes. 

A d’autres moments, les dialogues disent tout, mais sont encore sublimé par le jeux toujours juste des acteurs. 

La bande originale est sympathique et colle au récit. 

L’ensemble est percutant. 


Satire de la société, mais pas seulement, on a également le côté burlesque, de l’action aussi. On n’oublie jamais non plus l’émotion, la poésie, les sentiments, ce qui fait que cette vie vaut d’être vécue intensément. 

Bravo les artistes et pour le reste : « Adieu les cons » !!!!!!