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lundi 8 mai 2023

La sage-femme du roi d'Adeline Laffite et Hervé Duphot


 

Le pitch : 

 

Au siècle des lumières, Angélique du Coudray, sage-femme à plus d'un titre, écrit un Abrégé de l'Art de l'accouchement et conçoit une « machine » aussi efficace qu'inattendue pour transmettre ses précieuses connaissances...

Sage-femme au XVIIIe siècle, Angélique du Coudray a révolutionné l'enseignement de son Art. Jusqu'à cette époque, les morts en couche étaient monnaie courante. Afin de résoudre ce problème de santé publique, elle mit au point une méthode pédagogique innovante qui lui permit de former nombre de sages-femmes mais aussi des chirurgiens, aussi peu experts en obstétrique que les matrones, aux pratiques superstitieuses...

 


 

Ce que j’en pense : 

 

Aujourd’hui accoucher n’est plus synonyme de gros risques à quelques exceptions médicales prés en générale bien identifiées et gérées par nos praticiens. Mais longtemps, mettre au monde un enfant était presque jouer sa vie à la roulette russe. 

Madame de Coudray fait partie de ces femmes qui ont aidé à ce que de nos jours c’est une formalité si j’ose dire au point que l’on critique régulièrement que ce soit devenu trop médicalisé parfois. Mais ceci est un autre débat. 

 

Dans cette bande dessinée de très belle facture, nous suivons la vie de Madame de Coudray. 

Le scénario est sans grande fioritures, mais le propos ne s’y prêtait guère je trouve donc tant mieux. Le choix de la narration fut classique et linéaire, mais au moins, on y gagne en clarté à défaut de fantaisie. 

 

Une belle documentation a dû être faite en amont. On a un beau tableau de la situation à Paris et en province. On saisit aussi toutes les idées préconçues par les différentes couches de la population et les corps de métiers, les penseurs d’alors. 

 

Une lecture agréable, instructive et fort bien illustrée.

A lire et faire lire. 





jeudi 9 mars 2023

Gisèle Halimi, une jeunesse tunisienne de Sylvain Dorange et Danièle Masse


 

Le pitch : 

 

Très tôt confrontée au racisme et aux inégalités, Gisèle Halimi comprend que seules les études la sauveront d'un destin tout tracé. Le récit de cette jeunesse tunisienne l'illustre de la résistance de Gisèle Halimi enfant puis adolescente face aux diktats tant familiaux que politiques, résistance qui porte en germe les engagements futurs de cette femme d'exception.

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Un bel album BD pour découvrir l’enfance et la jeunesse d’une femme qui marquera son époque et qui même aujourd’hui continue d’y laisser son empreinte. Tout était déjà là. 

Si son œuvre force le respect, sa détermination dès le plus jeune âge est tout aussi magnifique. 

 

Je n’ai pas été fan des dessins, mais pour autant, c’est très efficace. Les couleurs sont en revanche à mon sens très réussies et reflètent très bien la lumière ou au contraire les ténèbres du pays, des situations personnelles ou politiques. 

Les personnages en dehors de Gisèle elle-même sont bien campés. Certains vont nous horripiler à minima, d’autres vont nous attendrir. On ne restera pas de marbre et c’est preuve que l’ensemble de l’album est une réussite. 

On pourrait dire que c’est parfois un peu trop manichéen et en cela je trouve que le père de Gisèle apporte énormément de nuances. Il est en effet plutôt un soutien pour sa fille tout en ne reniant pas des pratiques patriarcales. 

 

Une excellente première approche pour les plus jeunes adultes qui n’auraient pas trop entendu parler de Gisèle Halimi ou qui auraient un peu de mal à la replacer dans notre Histoire récente. Ensuite, je conseillerai plutôt de lire d’autres ouvrages plus complets et allant au-delà des dix-huit ans de Gisèle. Dans l’album, on a quand même une belle postface qui donnent quelques grandes lignes, mais c’est plutôt un « apéritif » qui pousse à creuser plus tard, ailleurs. 

A découvrir et à faire découvrir. 

 

mercredi 21 décembre 2022

Topographie de la terreur de Régis Descott


 

Quatrième de couverture : 


Gerhard Lenz, commissaire à la KriPo à Berlin, doit enquêter sur une série d'assassinats dont les mises en scène semblent ritualisées. Une investigation qui le conduira dans le dédale des administrations du Reich et lui fera découvrir l'ampleur du programme d'euthanasie de masse gardé secret par les autorités...

Un commissaire du Reich se dresse face à l'hydre nazie

Berlin 1943. Après la défaite de Stalingrad, le régime nazi a décrété la guerre totale et s'est engagé dans une logique de répression sans bornes. Dans cette atmosphère délétère, Gerhard Lenz, commissaire à la Kriminal Polizei, ne doit son maintien au sein de la " Kripo " qu'à ses distinctions obtenues lors de la Première Guerre mondiale et à ses états de service d'avant l'avènement du nazisme.

Mais, de fragile, sa position devient intenable quand Flora, la jeune Juive qu'il aime, lui annonce qu'elle attend un enfant de lui.

Occupé à assurer la clandestinité de la jeune femme, il est amené à enquêter sur l'assassinat d'un psychiatre membre du NSDAP retrouvé chez lui dans une mise en scène ritualisée. Ce sera l'occasion pour lui de découvrir l'ampleur du programme d'euthanasie de masse gardé secret par les autorités et de mettre à l'épreuve son courage dont jusqu'alors il se considérait dépourvu face au nazisme.

Car, au fil de cette enquête qui le conduira dans le dédale des administrations de la mort et sur les traces des clandestins survivant encore à Berlin, il finira par éprouver de la sympathie pour l'assassin, une faiblesse qui pourrait causer sa propre perte. Surtout après la découverte d'un deuxième assassinat, manifestement perpétré par le même auteur. S'engage alors une course contre la montre qui pourrait non seulement lui coûter la vie, mais également celle de ceux qu'il aime.



Ce que j’en pense : 


Mélanger polar et intrigue historique dans une des périodes les plus sombres de l’humanité moderne, ce n’est pas nouveau, ni novateur, mais quand cela est très bien fait, on frisonne à coup sûr avec un tel combo. 

J’ai été attirée par le résumé de ce roman et dès les premières lignes, j’ai plongé dans les affres et les méandres de cette Allemagne qui n’était pas aussi uniforme qu’on a trop souvent voulu nous le faire croire. C’est comme tout, il y a tant de nuances de gris que même si la tonalité reste grise, on est toutefois dans des situations très différentes. 


Beau roman qui mêle la fiction avec des éléments parfaitement réels et tangibles que l’on peut vérifier, voir approfondir si l’on a envie d’aller un peu plus loin. 

L’écriture est très agréable. Le contenu l’est beaucoup moins car l’horreur du régime nazi n’est plus à démontrer. Et ce n’est pas du registre de l’imaginaire. Non des esprits véritablement tordus, dérangés et machiavéliques n’ont reculé devant rien pour faire appliquer leurs idées, leurs doctrines et leurs pouvoirs. A toutes les échelles de la société, ce qui ne glorifie pas la nature humaine. 

Heureusement même dans la pire noirceur, il reste toujours des reliquats d’humanité. 


L’enquête arrive peut-être presque en second plan, mais cela ne m’a pas gêné outre mesure. J’ai aimé les personnages de ce récit. Tous ne sont pas de belles âmes loin de là, mais ils sont humains quelque soit le penchant de leur nature profonde. 

L’ambiance, les tensions qui existaient alors sont aussi bien rendues. 


Très belle couverture qui attira plus d’un lecteur ou lectrice. Elle a piqué ma curiosité. La présentation ne m’a pas laissé en reste. Beau travail d’édition sur ce point que l’on sait crucial de nos jours. 


vendredi 28 février 2020

L’extase du selfie de Philippe Delerm



Le livre : 

L’extase du selfie de Philippe Delerm aux éditions du Seuil, 120 pages, 14 € 90.
Publié le 12 septembre 2019



Le pitch : 

Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations :

le selfie, geste roi de nos vies modernes ;
le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ;
les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ;
cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ;
un verre qu'on tient à la main sans le boire...

À lire Philippe Delerm, on se dit souvent : " Mais oui, bien sûr, c'est exactement cela ! " Mais lui seul aura su décrire ces gestes du quotidien avec tant de finesse et de vérité – tant de profonde analyse de la nature humaine.



Ce que j’en pense : 

Philippe Delerm a le don d’écrire sur des détails de l’existence que l’on ne remarque pas ou plus, qui nous agacent, nous plaisent, nous laissent indifférent… Mais une fois que l’on a lu un texte de cet auteur, on ne regarde jamais plus tout à fait comme avant ces mêmes détails. Alors oui, on peut vite oublier certains d’entre eux, mais globalement, il en reste toujours une petite trace même inconsciente. 

Succession de petits textes dont celui intitulé : l’extase du selfie, je ne vous recommande pas de lire d’une traite cet ouvrage. Il n’est certes pas long, mais ce serait comme se gaver avec un paquet de bonbons. On en ressort écœuré et vaguement nauséeux. On n’a pas profité des parfums de chacun. Alors qu’en prenant son temps et en picorant doucement dans cette offre, on profite de tout. 

Ce nouvel ouvrage est typique de ce que peut produire Philippe Delerm. Rien de novateur dans le style. Il fait son Delerm quoi, mais quand on l’aime, c’est certainement un petit bijou à mettre en regard avec ses précédents ouvrages. 
C’est fin, léger et pourtant profond aussi. La vie est également dans ces détails qui l’on gomme trop vite dans nos vies qui ressemblent à des sprints et non plus de longs cheminements tranquilles. Apprenons à ralentir un peu en lisant quelques lignes signées Philippe Delerm.


Et s’il fallait mettre une note : 12 / 20



mardi 22 octobre 2019

Le roi fol de Laurent Decaux


Rentrée littéraire 2019 




Le livre : 

Le roi fol de Laurent Decaux aux éditions XO, 336 pages, 19 € 90.
Publié le 12 septembre 2019


Pourquoi cette lecture : 

Il s’agit d’un partenariat obtenu lors d’une opération masse critique organisée par la communauté de lecteur Babelio.
Mon goût pour l’Histoire à forcément orienter mon choix.


Le pitch : 

Au début de l’année 1392, tous les rêves sont permis à Charles VI. La reine Isabeau vient d’accoucher d’un fils, le pays retrouve la prospérité, la guerre avec l’Angleterre touche à sa fin. Mais, en quelques mois, un scandale d’adultère, un attentat contre son premier ministre, une maladie inexplicable s’abattent sur le jeune roi.
Charles diminué par ses crises de démence, les factieux s’agitent en coulisse. À la cour, le vice est l’affaire de tous et l’ambition n’est pas l’apanage des grands. Dans l’incroyable entreprise de démolition d’un règne, le spéculateur Nicolas Flamel, l’Italienne Valentine Visconti, le peintre Paul de Limbourg et le cuisinier Taillevent auront tous un rôle à jouer.
La France en sera quitte pour cinquante années de chaos.

Complots, joutes sanglantes, plaisirs débridés, Le Roi fol est le roman d’une France médiévale exaltée, soumise à toutes les passions.


Ce que j’en pense : 

Dans la famille Decaux, je voudrais le fils !?! 
Non sérieusement, je ne joue pas une partie du jeu des sept familles, mais on pourrait presque. Après est-ce que le talent est héréditaire ? Ce n’est jamais certain, mais il y a toujours des codes qui passent mieux parce qu’on baigne dedans depuis toujours, parce que l’on est imprégné et que les passions des uns peuvent déclencher celles des autres qui apportent leur propre touche… 

« Le roi fol » est le premier ouvrage du fils que je lis, mais je pense que ce ne sera pas le dernier. Je n’ai d’ailleurs pas voulu le mettre en compétition avec son géniteur car cela aurait été déloyale et franchement pas si bienvenu que cela. Chacun ayant sa voix, son écriture, son déroulement. 
Nous sommes bien dans le domaine du roman et non pas du documentaire. Laurent Decaux précise d’ailleurs tout cela à la fin de son livre de manière claire et limpide pour dissiper les doutes, les interrogations. 
Ceci étant dit, son écriture colle au plus proche de la réalité supposée car qui peut bien certifier que tel événement fut bien tel qu’on croit le connaître ? Personne et même les témoins directs sont forcément influencés par le contexte, leurs croyances, leurs pensées, même leurs souvenirs sont recomposés… On reste dans le plus probable, le cohérent et le possible. 
C’est d’ailleurs ce réalisme qui fait l’une des plus grandes qualités de l’ouvrage avec aussi la documentation poussée et sérieuse. Le lecteur est happé par le récit et le vit de l’intérieur avec une rare fluidité. On ne souligne jamais assez combien il est difficile de rendre un texte vivant, qui coule de source, qui se lit avec un naturel désarmant. 

Ce roman nous dévoile une page de notre Histoire. 
Pas de grand suspens, on sent arriver le final sans même connaître particulièrement la période, mais on s’attache aux personnages fictifs ou réels qui sont vivants pour le lecteur. Les uns complétant les autres ou aidant à mieux les cerner. Les quelques liberté prises par l’auteur le sont toujours dans un désir de mieux faire comprendre le contexte politique, sociétale, économique. Et cela fonctionne très bien. 
Laurent Decaux reprend à sa manière le flambeau de son père inoubliable. Il nous raconte une histoire, la nôtre, avec ses mots, son verbe et son savoir-faire.


Et s’il fallait mettre une note : 16 / 20



Petit plus : 




lundi 17 décembre 2018

Il y a quelqu’un dans la maison de Patricia Darré



Le livre :

Il y a quelqu’un dans la maison de Patricia Darré aux éditions Michel Lafon collection témoignage, 264 pages, 17 € 95.
Publié le 22 février 2018



Pourquoi cette lecture :

La véritable et la belle curiosité, c’est ne rien repousser, écouter, lire et se forger une opinion qui sera libre d’évoluer dans le temps.
Parfois au détour d’un rayonnage de librairie ou de bibliothèque, on peut tomber sur des ouvrages qu’on aurait jamais cru lire parce que les thématiques ne sont pas au cœur de nos priorités, de ce qui nous passionne, mais pourquoi pas ?




Le pitch :

Patricia Darré a déjà évoqué dans plusieurs livres les rapports avec l'au-delà que son don de médium lui permet d'entretenir. Elle aborde ici le cas des maisons " hantées " dans lesquelles elle a été amenée à intervenir. Avec prudence ! Elle sait bien que l'esprit humain est capable de créer des visions qui sont plus du domaine des psys que du sien. Mais elle sait par ailleurs que certaines âmes, restées bloquées à l'heure de leur mort, continuent d'errer dans des demeures dont elles se croient encore propriétaires, faisant parfois vivre à leurs habitants un enfer… Ce récit passionnant se lit comme un roman et donne à réfléchir… Vous n'y trouverez pas que des " fantômes ". 
Vous y découvrirez le lourd impact des murs dont la mémoire a engrangé trop de drames, les objets chargés de mauvaises intentions, ceux qui, dûment consacrés, ne supportent pas d'être dans un endroit profane et le font savoir… Mais vous apprendrez aussi que beaucoup de présences bienveillantes, que vous " ressentez " parfois, près de vous, sont là pour vous protéger : nous ne sommes jamais seuls.


Ce que j’en pense :

Je ne suis pas particulièrement crédule et on ne fait pas facilement prendre des vessies pour des lanternes, mais je reste ouverte d’esprit et passionnée depuis mon enfance par les histoires touchant au paranormal. Je considère que beaucoup de choses, d’évènements, des phénomènes peuvent sembler incroyables, inexplicables, surprenants sans être pour autant des supercheries. Ce n’est pas parce qu’on ne comprend pas une chose qu’elle n’existe pas. On ne sait pas l’interpréter, l’analyser, la comprendre, mais elle peut être réelle. Par le passé bien des faits nous échappaient faute de connaissances.
J’adhère donc assez vite à l’avant-propos de l’auteur qui nous explique brièvement son parcours, sa façon d’être, de concevoir son statut, son rôle…Elle met les choses à plat et j’ai apprécié car on sent que c’est solide. Après, on peut toujours être sceptique, chacun est libre.

Certains y croit dur comme fer, personnellement je reste troublée par certaines expériences personnelles. Je ne ferme jamais la porte, je pense que si aujourd’hui, on n’a pas de réponses claires à certains évènements, demain peut-être que si et en attendant, j’observe, je lis et je dis pourquoi pas…

La lecture est facile, plutôt agréable, on se projette assez bien dans les différentes histoires qui nous sont conter. Comme en prime, j’aime les vieilles pierres, je perçois sans doute encore plus les bâtisses concernées même si ce ne sont pas toujours des châteaux.
Pas besoin d’être croyant (religion) pour croire en ces manifestations invisibles pour le plus grand nombre. Tout est question d’énergie et cela change quand même les choses. L’énergie, elle est partout en réalité, mais elle n’est pas utilisée de la même manière.

Troublant, intéressant, intriguant, ce livre l’est assurément.
L’auteur est bienveillante, franche, a la tête sur les épaules et ne part pas dans des délires sans queue ni tête. Cela aide à se forger sa propre opinion. Je ne souhaite pas vous influencer et vous laisse plutôt découvrir ce livre. Je l’ai apprécié et j’en lirai bien volontiers d’autres tout aussi mesurés.


Et s’il fallait mettre une note : 14 / 20





mercredi 6 décembre 2017

Ce que cachait Archie Ferber de Casey B Dolan



Rentrée littéraire 2017




Le livre :

Ce que cachait Archie Ferber de Casey B Dolan aux éditions Denoël, 448 pages, 22 € 90.
Publié le 19 octobre 2017.



Pourquoi cette lecture :

Il s’agit d’un partenariat avec les éditions Denoël.
J’ai choisi ce titre après la lecture du pitch.



Le pitch :

Chaque psychiatre a, au cours de sa carrière, rencontré un patient pas comme les autres. Un patient qui l'obsède, qui hante ses pensées et ses cauchemars. Pour Felicity Sloane, experte médico-légale à Boston, il s'agit d'Archie Ferber, jeune Texan timide qui a fait fortune dans la restauration. Lui et son compagnon Matthew désirent un enfant à tout prix. Toutes leurs tentatives d'adoption aux Etats-Unis se soldant par des échecs, ils se tournent vers l'Afrique du Sud, pays d'origine de Matthew, où ils font appel à une mère porteuse qui met au monde la petite Hannah. 
Mais le bébé disparaît, la mère est sauvagement assassinée, et c'est Archie qui est montré du doigt. Y compris par Matthew. La seule personne capable de le sauver d'une extradition vers l'Afrique du Sud est Felicity Sloane. Celle-ci est capable de mesurer les tendances meurtrières d'un suspect grâce à des techniques de pointe. Mais cela suffira-t-il à tirer Archie d'affaire ? Et est-il réellement l'innocente victime qu'il prétend être ?



Ce que j’en pense :

Les thriller sont légions dans les rayonnages de nos librairies et les amateurs du genre ont l’embarras du choix. Ceci étant dit, tous les titres ne se valent pas et même si la majorité sont plus qu’honnorables, peu atteignent une envergure qui les fait rester dans l’esprits des lecteurs un fois l’ouvrage refermé.
Avec ce nouveau roman de Casey B Dolan, on est dans la frange haute des excellents représentants de ce courant littéraire. On est bousculé, oppressé, mis mal à l’aise, dérangé, surpris, on frissonne, on n’a pas envie pourtant d’arrêter notre lecture. Voilà les bases sont posées.

Les « je » narratifs s’entremêlent et on pourrait s’y perdre, mais le talent de l’auteur est justement de laisser juste ce qu’il faut de mystère, tout en distillant au compte goutte les informations nécessaires à l’avancée de l’intrigue. Le dosage est précis et redoutablement efficace.

La thématique de départ est un sujet qui peut se révéler brûlant et déchainer bien des passions. Cela concours évidemment à rendre le récit plus captivant encore.
Les localisations géographiques sont aussi tout sauf anodines.

Le final pourra dérouter ou décevoir, mais c’est surtout qu’il laisse un large spectre pour que Casey B Dolan puisse nous proposer une suite.
Affaire à suivre donc ?



Et s’il fallait mettre une note : 15 / 20