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vendredi 28 février 2020

L’extase du selfie de Philippe Delerm



Le livre : 

L’extase du selfie de Philippe Delerm aux éditions du Seuil, 120 pages, 14 € 90.
Publié le 12 septembre 2019



Le pitch : 

Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations :

le selfie, geste roi de nos vies modernes ;
le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ;
les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ;
cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ;
un verre qu'on tient à la main sans le boire...

À lire Philippe Delerm, on se dit souvent : " Mais oui, bien sûr, c'est exactement cela ! " Mais lui seul aura su décrire ces gestes du quotidien avec tant de finesse et de vérité – tant de profonde analyse de la nature humaine.



Ce que j’en pense : 

Philippe Delerm a le don d’écrire sur des détails de l’existence que l’on ne remarque pas ou plus, qui nous agacent, nous plaisent, nous laissent indifférent… Mais une fois que l’on a lu un texte de cet auteur, on ne regarde jamais plus tout à fait comme avant ces mêmes détails. Alors oui, on peut vite oublier certains d’entre eux, mais globalement, il en reste toujours une petite trace même inconsciente. 

Succession de petits textes dont celui intitulé : l’extase du selfie, je ne vous recommande pas de lire d’une traite cet ouvrage. Il n’est certes pas long, mais ce serait comme se gaver avec un paquet de bonbons. On en ressort écœuré et vaguement nauséeux. On n’a pas profité des parfums de chacun. Alors qu’en prenant son temps et en picorant doucement dans cette offre, on profite de tout. 

Ce nouvel ouvrage est typique de ce que peut produire Philippe Delerm. Rien de novateur dans le style. Il fait son Delerm quoi, mais quand on l’aime, c’est certainement un petit bijou à mettre en regard avec ses précédents ouvrages. 
C’est fin, léger et pourtant profond aussi. La vie est également dans ces détails qui l’on gomme trop vite dans nos vies qui ressemblent à des sprints et non plus de longs cheminements tranquilles. Apprenons à ralentir un peu en lisant quelques lignes signées Philippe Delerm.


Et s’il fallait mettre une note : 12 / 20



mardi 1 décembre 2015

Retour à Paris : métro, boulot, dodo et sorties à gogo de Sophie Bergart




Le livre : 

Retour à Paris : métro, boulot, dodo et sorties à gogo de Sophie Bergart aux éditions Panthéon, 42 pages, 8 € 00
Paru le 12 juin 2015




Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Panthéon.
Et aussi la suite d'une précédente nouvelle déjà chronique le mois dernier : "Les tribulations d'une parisienne à la campagne".



Le pitch :

« Je suis de retour à PARIS, dans Ma ville chérie...
Fabuleux ! Merveilleux ! Joyeux !
Vivre une nouvelle aventure... À la différence de la dernière vécue, celle-ci je la connais pour l’avoir déjà pratiquée et aimée... »
Adieu veaux, vaches, cochons et verte campagne...
Bonjour Paris, pigeons, sorties et boutiques !
De retour de son aventure champêtre, Sophie Bergart pose à nouveau ses valises au cœur de la capitale.
Avec un enthousiasme débordant et communicatif, elle raconte avec légèreté ses petits bonheurs quotidiens retrouvés et ses habitudes très vite reprises. Ah, l’indicible émotion de pouvoir rejouer à la Parisienne ! Pour autant, tout n’est pas rose dans la ville lumière.



Ce que j'en pense : 

L'auteur, la narratrice, en a terminé avec sa parenthèse campagnarde et elle retrouve le bitume, la pollution, le bruit, le stress, les embouteillages... De la capitale avec une joie infinie !

Le format d'écriture est toujours le même, on reste dans le registre de la nouvelle. Le style est identique et toujours aussi agréable. On n'a pas changé d'équipe et c'est tant mieux, c'était plutôt réussit la première fois.
C'est court et idéal pour les pauses lectures, un moment de détente.

Sur le fond, certains vont bondir. Comment peut-on préférer ce qui ressemble de loin à l'enfer urbain aux délices de la vie au grand air ? Sophie Bergart nous l'explique avec ses mots et avec une joie non dissimulée. Et même une adepte de la vie bien tranquille comme moi peut la comprendre. Il faut dire aussi que j'adore la vie parisienne pour tous les aspects positifs qu'elle possède. Et ils sont nombreux ! Je vous laisse les découvrir dans ce petit ouvrage qui devrait certainement être recommandé par l'office du tourisme de la Ville de Paris et proposé à tous les nouveaux habitants de Paname.

Rien de révolutionnaire sans doute sur la plan littéraire, on est encore loin du chef d'oeuvre, mais ne boudons pas pour autant cette lecture courte qui ne peut pas faire de mal.



Et s'il fallait mettre une note : 13 / 20




mardi 17 novembre 2015

Les tribulations d'une parisienne à la campagne de Sophie Bergart




Le livre : 

Les tribulations d'une parisienne à la campagne de Sophie Bergart aux éditions Panthéon, 37 pages, 9 € 20
Paru en février 2015



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Panthéon proposé par leur service de presse. 
Comme j'aime les découvertes et l'humour, la dérision, j'ai accepté avec plaisir. 



Le pitch : 

« ...L’idée a été lancée un jour maussade d’automne par mon compagnon:
" Allons tous vivre à la campagne ! "
Proposer cette expérience – car il s’agit bien d’une expérience à but scientifique – à une citadine comme moi !
Pur produit marketing parisien !... »
Sophie Bergart est une Parisienne, une vraie, jusqu’au bout des ongles : née dans la capitale, elle ne jure que par le jardin des Tuileries, la Comédie- Française, l’île Saint-Louis, les bouquinistes, le métro et la mode. Déménager à la campagne ? Horreur ! Mais comment boire un chocolat chaud chez Angelina quand on habite au milieu de nulle part ?
Avec légèreté et autodérision, l’auteur nous raconte son changement de vie et sa tentative d’adaptation à la vie à la campagne, hostile à certaine futilité. Cocasse et franche, elle nous fait partager ses joies et ses bonheurs, mais également ses peines et ses déconvenues.



Ce que j'en pense : 

Il ne s'agit pas vraiment d'un roman, mais plutôt d'une nouvelle. Cela se lit très vite et c'est parfait lors d'une pause. 
C'est amusant et bourré d'images, de clichés qui sont pour autant assez véridiques. il ne faut pas se voiler la face non plus hein, tout n'est pas rose à la campagne et pour une parisienne, une vrai de vrai, c'est encore pire. 

Oui parfois, on rêve ou on idéalise un peu trop sa nouvelle existence. Le retour sur terre, face à la réalité du terrain n'en n'est que plus cuisant. 
Heureusement l'humour est là pour que la narration soit des plus ludiques. On peut certainement se reconnaître dans certaines expériences pas toutes malheureuse. C'est assez frais avec une écrite simple. On est un peu comme avec une copine qui nous raconterait ses aventures.

Pas révolutionnaire, mais distrayant. 



Et s'il fallait mettre une note : 12 / 20



mercredi 25 février 2015

Fin de mission de Phil Klay




Le livre : 

Fin de mission de Phil Klay aux éditions Gallmeister, 309 pages, 23 € 80.



Pourquoi cette lecture :

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Gallmeister.
Une envie de découvrir un texte au parfum authentique comme en publié souvent cette maison d'édition.



Le pitch : 

Un soldat en Irak doit abattre des chiens qui se nourrissent de cadavres, puis, quelques mois après, reprendre place sur son canapé dans une banlieue résidentielle où femme et labrador l’attendent. Un marine affecté aux “Affaires mortuaires” identifie, transporte et inhume des combattants indistinctement Irakiens et Américains. Pendant ce temps, un jeune officier se voit assigner la tâche absurde d’améliorer la vie des civils en leur apprenant à jouer au base-ball. 
Dans Fin de mission, Phil Klay emmène le lecteur sur les lignes de front de l’Irak et de l’Afghanistan. Il cherche à comprendre ce qui s’est passé là-bas, mais aussi, surtout, comment vivent ceux qui sont rentrés. Entre brutalité et foi, culpabilité et peur, impuissance et besoin de survie, les vétérans cherchent un sens à donner au chaos auquel ils ont réchappé. 

Écrit avec un réalisme pur et dur, ce livre fait de Phil Klay l’une des nouvelles voix les plus talentueuses de sa génération.




Ce que j'en pense :

Ce livre est un recueil de nouvelles. 

La première porte le même titre que l'ouvrage : Fin de mission et c'est bien de cela dont il s'agit. Le narrateur va être rendu à la vie civile, mais avant il faut rentrer au pays, tenter de mettre un semblant d'ordre dans son esprit et c'est mission impossible ça. Ils en ont tellement vu, vécu, subi. La guerre n'est pas belle et elle toujours des traces. On a beau le savoir, ce sont des textes comme celui-ci qui rendent cette idée plus palpable. J'ai été émue. Avec des mots simples et au final des faits tout aussi simples, l'auteur m'a presque fait pleurer. 

La seconde nouvelle se passe sur le terrain, sur ces fronts mouvants. Une mission classique, une réussite, enfin si on peut véritablement parler de réussite dans une guerre. 
Là encore pas de fioritures, un style très carré, très militaire au fond. C'est simple, rapide et efficace. Pour autant ce n'est pas dénué de sentiments. On est pris par les mots. On imagine très bien, trop bien la réalité. Quand je pense que je ne regarde plus les journaux pour éviter d'entendre et de voir les horreurs de ce monde... Et voilà que ce livre m'y plonge la tête la première.

Je n'ai pas apprécié toutes les nouvelles. Certaines ne m'ont pas fait ressentir beaucoup de choses. C'est assez logique dans ce type de recueil. 
L'ensemble reste excellent et je comprends parfaitement pourquoi il a déjà été récompensé. Ce n'est que justice. 

A ne pas proposer à des âmes trop sensibles. J'avoue que ce n'est pas la lecture la plus gaie que j'ai eu à faire ces derniers temps.



Et s'il fallait mettre une note : 15 / 20 



mercredi 3 décembre 2014

Le plus beau pays du monde et autres nouvelles de Simon Van Booy



Le livre : 

Le plus beau pays du monde de Simon Van Booy aux éditions Autrement, 171 pages, 16 € 00.



Pourquoi cette lecture :

C'est un partenariat que j'ai choisi dans le catalogue des éditions Autrement qui publient généralement des ouvrages un peu différents au niveau des romans. J'aime cela, cela m'attire !



Le pitch : 

"Ce jour-là, George Frack reçut une lettre. Elle venait de très loin. Sur le timbre : un oiseau. Il commença par penser qu'elle lui avait été délivrée par erreur." Il ne pouvait détacher son regard de ces quelques lignes. Lui, George Frack, père d'une fillette suédoise de six ans ? Impossible. Et pourtant... 

Après L'amour commence en hiver et Outre-Atlantique, ces nouvelles confirment le talent poétique de Simon Van Booy, son sens aigu du détail et la tendresse délicate de son écriture.


Ce que j'en pense : 

"Chaque matin peut être le début de ta vie... Tu as des milliers de vies mais chacune dure une journée."
Une phrase tirée de ce recueil de nouvelles, une phrase qui m'a marqué, m'a touché car effectivement c'est une bonne façon de voir l'existence. Rien n'est jamais terminé. Tout est permis et chaque vie porte en elle un champ de possibilités énorme. 
C'est beau et véridique pour peu qu'on ne se bouche pas les yeux et qu'on veuille y croire.  

La seconde nouvelle m'a laissé plus perplexe. 
L'histoire est bonne, pas novatrice, mais assez universelle pour toucher un large public. Reste que les protagonistes m'ont donné à ressentir des sentiments très partagés. J'ai oscillé entre attendrissement et agacement. Ceci dit, je ne suis pas restée de marbre et il n'y sans doute rien de pire donc...

La parentalité au cœur de ces histoires. Le regard de l'enfant ou de l'adulte qui se souvient d'avoir été un enfant. Un fil rouge grave et bien amené. Une écriture très agréable et sans doute une traduction qui ne trahit pas le texte original. Un regard intéressant sur ce sujet, mais ne m'a pas toujours transporté. Il est vrai que je suis de plus en plus rodée aux ficelles des écrivains, mais quand même ! Il m'a manqué de la magie. Les protagonistes étaient intéressants dans chacune des nouvelles proposées, mais à mon sens ils étaient incomplets. 
Point d'étincelle dans mon regard en refermant ce recueil, dommage, j'avais envie de voir ce plus beau pays du monde. 


Et s'il fallait mettre une note : 11 / 20



mardi 25 novembre 2014

Papillon de Yukio Mishima



Le livre : 

Papillon - suivi de la Lionne de Yukio Mishima aux éditions Folio, 117 pages, 2 €.


Pourquoi cette lecture : 

Ma passion pour le Japon a fait que j'ai eu envie de lire et découvrir un texte court pour commencer d'un auteur presque classique, Yukio Mishima. 
Cet ouvrage simplement posé sur une des tables de présentation de livres à thème dans un bibliothèque m'inspiré et voilà comment je me suis retrouvée à le lire. Une rencontre absolument pas programmée. 


Le pitch : 

Extraordinaire interprète de l'opéra de Puccini Madame Butterfly, la cantatrice Tamaki Miura donne ce soir un dernier récital bouleversant. Parmi les spectateurs, Kiyohara se remémore un autre récital, vingt ans plus tôt, à la Scala, auquel il assista avec la jeune Hanako. Dans ces deux nouvelles sobres et émouvantes, le grand romancier japonais explore différentes facettes de l'amour et de ses tourments


Ce que j'en pense : 

Une note très courte pour vous parler d'un ouvrage tout petit qui pourtant m'a attiré, mais qui m'est ensuite tombé des mains. 

Ces deux nouvelles n'ont absolument pas trouvé grâce à mes yeux et je me suis forcée à les lire jusqu'au bout. Tant est si bien que je ne parviendrai pas à rédiger une note complète comme d'ordinaire. Cela m'a fait me souvenir de certaines lectures obligatoires au collège ou au lycée. Des textes qui parfois m'ennuyaient tant que je les lisais en mode automatique, mais n'en retenais rien. 

J'ai trouvé cela pompeux, ennuyeux et pourtant tout tourne autour de ce sentiment merveilleux qu'est l'amour. Mais, car il n'y a pas un seul mais, mais toute une ribambelle, la mort est trop présente et avec les évènements qui se déroulent au Japon depuis quelques temps, j'avoue que j'ai du mal. 
Ce n'était sans doute pas le bon moment pour cette lecture. Reste qu'en regardant après ma difficile lecture, ici ou là sur la Toile, je me suis aperçue que je n'avais pas été la seule dans la blogosphère littéraire à ne pas accrocher du tout. 


Je suis désolée, mais ayant vraiment détestée ces nouvelles, j'ai bien du mal à en parler. J'ai rarement eu autant de répulsion pour un ouvrage.



Et s'il fallait mettre une note : 7 / 20 



dimanche 4 août 2013

Les défis d'Angie 2 : Plaisir glacé de Gilles Milo-Vacéri


Le livre : 

Les défis d'Angie 2 - Plaisirs glacés de Gilles Milo-Vacéri aux éditions HQN 
Ebook


Pourquoi cette lecture :

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions HQN qui me permettent de découvrir leur catalogue de plus en plus vaste. 
J'ai déjà lu des nouvelles de Gilles Milo-Vacéri et pour l'instant je n'ai pas été déçue. J'ai envie de découvrir un peu plus cet auteur et aussi de connaître la suite des aventures d'Angie, je l'avoue. 


Le pitch :

Parce que le sort en a décidé ainsi, Angie se retrouve soumise à Kylian pendant trois semaines. Le temps de relever 14 défis, toujours plus inattendus, toujours plus excitants…

Aujourd’hui, Angie découvre le deuxième défi que lui lance Kylian :
« Si tu aimes faire du lèche-vitrine, peut-être préféreras-tu lécher autre chose… devant des spectateurs ? »


Ce que j'en ai pensé :

J'ai apprécié la lecture légère de la précédente nouvelle où Angie s'est retrouvée soumise à son amoureux  pour 14 defis ultra sexy et pour savoir si la suite de ses aventures serait toute aussi agréable, je me suis dévouée. Oui, ma bonté me perdra !!! Lol

Et pour info, la nouvelle est torride. 
Ce ne sont pas les températures de ces derniers jours qui vous rafraîchiront, ni même ce second épisode fort court, mais très évocateur. 
Vous ne regarderez plus jamais une jeune femme un brin sexy manger deux boules de glace à une terrasse. 
Pffff simple, mais qui va vous émoustiller... 

Je ne peux vous en dire plus sous peine de vous gâcher le plaisir et cela serait contraire à toute ma déontologie de blogueuse littéraire. ;-)


Et s'il fallait mettre une note :  14 / 20

samedi 3 août 2013

Les défis d'Angie 1 : tu te soumettras de Gilles Milo-Vaceri


Le livre : 

Les défis d'Angie 1 - Tu te soumettras de Gilles Milo-Vacéri aux éditions HQN
Ebook, 


Pourquoi cette lecture :

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions HQN. Une nouvelle découverte de leur catalogue d'un auteur qui semble s'être spécialisé dans les récits courts et érotiques. L'été est la saison de la légèreté, j'en profite un peu avant le tumulte de la prochaine rentrée Litteraire dont j'ai pu avoir déjà des avants goûts. Mais cela est une toute autre affaire...


Le pitch :

Parce que le sort en a décidé ainsi, Angie se retrouve soumise à Kylian pendant trois semaines. Le temps de relever 14 défis, toujours plus inattendus, toujours plus excitants...


Ce que j'en ai pensé :

Cette nouvelle débute par une belle soirée en amoureux. Et puis... Vient l'annonce du jeu. 
La partie qui va se jouer en plusieurs étapes promet d'être corsée, piquante, émoustillante et peu banale. Très bien. Cela devrait attiser la curiosité des lecteurs. 
Voilà un fin stratagème mît en place par l'auteur qui maîtrise l'écriture des nouvelles à caractère érotique. Un genre en vogue depuis quelques mois. 

Angie va découvrir des plaisirs inattendus par le biais d'un jeu avec Kylian, son petit ami. Rien n'est vraiment imposé, pas de violence, pas de brimades réelles, on reste toujours dans le sensuel, le sexy, l'exploration des sens. Pas de vulgarités non plus, l'écriture quoique simple en apparence se veut un minimum recherchée pour éviter les écueils cités ci-dessus. 

Le lecteur peut vite se prendre au jeu. Il va vouloir découvrir au moins l'épisode suivant des aventures d'Angie sous la domination de son cher et tendre pour savoir si l'étincelle allumée ici sera un feu de paille ou bien les prémices d'un incendie volontaire des sens. 
Affaire à suivre...


Et s'il fallait mettre une note : 13 / 20

jeudi 18 juillet 2013

Libres échanges de Milo-Vacéri Gilles


Le livre :

Libres échanges de Milo-Vacéri Gilles aux éditions HQN, 30 pages, 0 € 99.


Pourquoi cette lecture :

J'ai déjà eu la chance de lire une nouvelle de cet auteur et je l'avais apprécié. J'ai eu envie de réitérer l'expérience et les éditions HQN m'ont donné cette opportunité. 
Un partenariat sous le signe du plaisir...


Le pitch :

En invitant Kathy et Théo à passer une soirée chez eux, Patricia et Olivier espèrent que leur intuition ne les a pas trompés, et que leurs amis auront envie de partager bien plus qu’une coupe de champagne avec eux… Mais comment savoir ? Car peut-être Kathy et Théo fantasment-ils sur l’échangisme, sans avoir réellement envie de passer à l’acte ? Heureusement, leurs doutes vont être balayés dès les premières minutes. Car la réalité dépasse toutes leurs espérances. De très loin…


Ce que j'en ai pensé :

En quelques lignes, Gilles Milo-Vacéri nous met dans l'ambiance déjà chargée d'hormones et désir de cette soirée entre amis. Les lectrices (cette nouvelle n'est pas réservée aux femmes, mais la littérature érotique plait essentiellement à ce public qui recherche le frisson qui précède l'acte sexuel autant que celui de lire un texte évocateur écrit avec soin par bien des aspects) devraient y trouver leur compte.  

Petite excursion dans le monde du libertinage et de l'échangisme, On ne tombe jamais dans le glauque, le sordide ou même le mauvais goût. Tout se passe dans le respect des personnes. Il devrait toujours en être ainsi.
En plus d'être une nouvelle attractive, elle possède des vertus pédagogiques. Oui, on s'instruit sur certaines pratiques plus anciennes qu'on ne veut le croire. C'est juste que les modes opératoires, les lieux et surtout les moyens de communication, d'échange ont subit une cure de jouvence. 
Le sujet mériterait sans doute plus qu'une nouvelle, mais c'est sans doute mieux que rien. 

Bisexualité, sensualité, c'est une ambiance "caliente" qui nous est offerte. 
Vocabulaire choisi, style évocateur, on ne tourne pas autour du pot, mais sans vulgarité. 
La température devrait devenir assez vite insupportable. 
Lecture réservée à un public averti cela va sans dire. 
L'été va être chaud...


Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20

vendredi 27 avril 2012

Parentèles de Frédériques Robert

Le livre :

Parentèles de Frédérique Robert aux éditions Les Joueurs d'Astres, 9 €, 50 pages.


Pourquoi cette lecture :


C'est encore avec un gentil mail que j'ai été contactée pour ce partenariat. Les petites maisons d'édition doivent se faire connaître et je suis toujours ravie de pouvoir leur donner un peu d'audience sur la Toile, surtout quand elles innovent, prennent beaucoup de risques car elles ont tellement peu de marges de manoeuvre. Il faut aussi dire que cela ouvre notre champs littéraire de belle manière et si leur ligne éditoriale me correspond, alors pourquoi refuser de donner un minuscule coup de pouce.
Je le dis souvent, c'est de la diversité que nait la richesse et en littérature, c'est encore plus vrai !


Le pitch :

Dans ce recueil de nouvelles, Frédérique Robert nous décrit à merveille en quatre coups de pinceau le monde hypocrite et grégaire des gens des campagnes d’autrefois. De l’impossibilité de s’exprimer, enfermé dans une moralité religieuse bien pensante solidement implantée, nous vivons les pannes, les aléas, les explosions, les dysfonctionnements d’un petit monde programmé pour ne pas franchir ses propres limites. Subtile,quasi-sociologique, la plume de l’auteure nous embarque dans un temps et une société si proches de nous encore.

Frédérique Robert est la lauréate des 5èmes Gouttes d’Or de la nouvelle organisées par l’association Du souffle sous la plume.


Ce que j'en ai pensé :

Je ne suis pas une fan des nouvelles qui me laissent parfois sur la faim ou qui sont au contraire presque trop longues car fort proches de la longueur des courts romans. Il en vient même presque impossible de les différencier parfois.
Cependant, lire une excellente nouvelle peut apporter beaucoup. Point n'est besoin de beaucoup de mots, il suffit que l'auteur trouve les bons.
Frédérique Robert m'était complètement inconnue jusqu'à ce jour. J'ai été heureuse de la découvrir avec ce partenariat avec les éditions Les joueurs d'astres via ce titre "Parentèles". Déjà le préambule nous prépare en peu de termes à cette rencontre. C'est certes un peu son rôle, mais il le fait de belle manière. La lecture de la première nouvelle fait le reste.

Petits textes, mais grandes émotions.
En lisant la plume de Frédérique Robert, c'est ce qui me vient à l'esprit. Je pourrais dire tant d'autres choses, mais je craindrais alors de babiller longuement pour simplement vous dire que les quatre textes présents dans ce petit recueil sont tout bonnement excellents.
Chaque élément ou personnage est parfaitement à sa place. La brièveté n'enlève pas la justesse, ni même la richesse des relations ou des atmosphères décrites. Le style est épuré mais pas dépouillé.

A lire pour comprendre comment marche le monde, combien les relations que l'on a avec lui sont dépendantes de notre environnement de toujours, de notre existence familiale, de notre liens parentaux, sociaux…etc.
A découvrir sans appréhension et beaucoup de curiosité pour énormément de bonnes surprises et un plaisir intense sans commune mesure avec le temps de lecture nécessaire pour l'éprouver ou le nombre de pages lues.


Et s'il fallait mettre une note : 16 / 20


Les bonus :

La page personnelle de Frédrique Robert : http://www.rezobook.com/auteurs/frederique-robert


Merci beaucoup aux éditions Les joueurs d'Astres pour cette découverte : http://www.rezobook.com/texte.php?id=1