mardi 8 décembre 2009

Un voyage fascinant ----- "Sahara dévoilé" de William Langewiesche


Je ne suis pas une grande voyageuse bien que mes amis pensent plutôt le contraire car je bouge pas mal, je prends le train comme si de rien n’était, la voiture ne me pose pas de problème et naviguer dans les méandres des métros et réseaux de bus des grosses agglomérations est routinier.
Je n’irai certainement pas au bout du monde (sauf pour découvrir le Japon). Je n’irai pas m’isoler volontairement dans des steppes ou des forêts tropicales. L’aventure, je laisse cela aux autres et je préfère la vivre par procuration.
Les reportages ou les livres, c’est merveilleux pour cela.

Dans le cadre d’un nouveau partenariat entre les éditions Vagabonde et Livraddict, j’ai pu justement partir à la découverte du désert, le Désert par excellence grâce à la prose de William Langewiesche dans « Sahara dévoilé ».

Un long périple, mais je n’ai pas trop souffert car je suis restée bien calée dans mon lit pour tourner les pages et jouer à la routarde chevronnée (que je ne suis en aucun cas).

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L’auteur :

William Langewiesche, né en 1955, est un écrivain et journaliste américain.
Depuis 2006, il est le correspondant international du magazine Vanity Fair.
Lorsqu’il ne parcourt pas le monde, il réside à Davis, Californie, et en France.

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L’intrigue :

Si aride que la plupart des bactéries ne peuvent y survivre, et aussi vaste que les États-Unis… Tel est le Sahara, territoire de l’extrême, parfois menaçant, où se conjuguent de multiples enjeux : migrations volontaires ou involontaires, affrontements entre groupes rivaux, guerres civiles... Toutefois, les lois de l’hospitalité y ont toujours cours. D’Alger à Dakar, traversant l’Algérie, le Niger, le Mali et le Sénégal, William Langewiesche parcourt ces vastes étendues (en voiture, en taxi, en camion, par bateau et en train), explorant leurs richesses visibles et enfouies, relatant avec esprit le tumulte de la vie de ses habitants, les interrogeant sur leurs destinées. Touaregs, expatriés, voyageurs, nomades sédentarisés, marchands, rebelles et populations soumises à l’hostilité de “ cette partie invisible du monde ” composent ainsi une puissante partition sensible à laquelle se mêlent les sensations propres de l’auteur, ses impressions, mais aussi l’Histoire et les contes, donnant au Sahara toute sa dimension réelle et imaginaire. Un voyage épique et éclairant, à la dimension de cette terre éclaboussée de lumière qui semble reculer tel un horizon intérieur à mesure qu’on avance.

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Ce que j’en pense :

Qu’est-ce qu’un désert ?
Qu’est-ce que le Sahara ?
Nos images d’Epinale sont réductrices. La réalité du terrain est tout autre, plus riche, plus complexe aussi. Même les spécialistes ne savent pas quels critères choisirent pour définir cette nature hors norme.
L’auteur, William Langewiesche, nous propose sa définition assurément plus humaine. Est-ce la plus juste ?
Étant une profane, je me garderai bien de la juger ainsi

J’écoute, je découvre, je me tais.
Je voyage par procuration une fois de plus et ce dès les premières lignes de « Sahara dévoilé ».

Il faut savoir se montrer humble face au désert. Il impose la simplicité, le dépouillement, mais il est riche d’enseignement sur notre nature profonde.
« Le désert apprend la patience, mais la patience est difficile et longue à acquérir. »

Avant son départ pour le désert, l’auteur nous parlera d’Alger, cette ville si belle, mais si dangereuse également comme l’est souvent les plantes toxiques. On aura droit à quelques considérations générales sur les conditions de vie de ses habitants au quotidien. Rien n’est embelli, la description sonne juste, véridique même si l’on ne peut le vérifier par nous-même, William Langewiesche évoque sans fards les points sombres de cette société Algéroise.
Nous ne sommes pas en train de lire un roman, on est bien sur un témoignage, un documentaire.

Tout se mérite donc, même l’arrivée aux portes même du désert que l’on souhaite toujours repousser. Cependant, on ne dompte pas le Sahara. Celui qui possède le pouvoir de tout dominer, c’est bien lui. Surtout quand on se trompe de problématique dès le départ, les solutions n’en sont pas et le résultat est faussé.
« Mais ce sont la surpopulation et une agriculture mal adaptée, et non l’avancée des sables, qui ont rongé la terre. L’armée s’est mobilisée pour affronter un mythe et n’a pas prêté attention, sur place, au véritable ennemi. »

Dans les oasis, il y a des villes entières (je n’aurais jamais pensé une chose pareille et avec cet ouvrage, je vais de découverte en découverte). On y apprend que les Sahariens ne luttent plus contre le sable, mais s’en font au contraire parfois un allié pour leurs plantations de palmiers ou pour leurs intérieurs. Ils vivent avec lui, il est le compagnon de tous les jours.
J’admire leur patience, celle que le désert leur a inculquée au fil des générations et que donc je n’aurais sans doute jamais. Je deviendrais folle de sentir mon pain crisser sous mes dents, de sentir ces grains de sable partout !

Dans cet ouvrage, on apprend aussi que le désert n’est pas uniforme. Voilà encore une de mes idées qui prend l’eau si j’ose dire.
Toutes les dunes ne sont pas identiques et elles obéissent à des lois physiques aussi strictes qu’immuables.

Le désert n’est pas une mer de sable, mais l’on peut aisément vite en devenir un naufragé si l’on n’y prend pas garde. Heureusement, nous avons là un bon guide.
Il nous en dévoile des facettes du désert ! Ma vision de ce dernier a complètement été bousculée, chamboulée. Ma tête s’est remplie d’images, de paysages, mais aussi de visages. Le mot même, désert, va prendre un tout autre sens. Sa véritable identité m’a été si élégamment dévoilée…

Ma note finale : 16 / 20

mercredi 2 décembre 2009

Et si on ne souhaite pas gagner ? - "Perdre est une question de méthode" de Santiago Gamboa


Un partenariat avec une maison d’édition, c’est toujours une nouvelle occasion d’aller vers des livres que l’on aurait sans doute pas empruntés et encore moins achetés.
Ce n’est pas que notre curiosité n’est pas piquée, loin de là, mais le choix est si vaste dans les librairies que forcément, on se cantonne un peu dans des registres littéraires que l’on maîtrise un peu plus.
Dernière raison qui explique ce comportement du lecteur, c’est sans doute, le fait que nous n’ayons pas tous des finances sans limites. Nous allons donc vers ce que nous qualifions de valeurs sûres (enfin presque car il nous arrive encore d’avoir quelques mauvaises surprises).

« Perdre est question de méthode » est écrit par Santiago Gamboa. Cet auteur m’est totalement inconnu et je n’ai jamais vu l’adaptation cinématographique de cet ouvrage pourtant réalisé par Sergio Cabrera.
C’est donc totalement vierge de tout préjugé que j’ai débuté la lecture de ce roman dit noir. La couverture ne risquait pas de contredire cette classification des genres. Heureusement que je n’étais pas d’humeur aussi funeste.

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L’auteur : (Source Wikipédia)

Santiago Gamboa est un écrivain colombien né en 1965 à Bogota.

Il a étudié la littérature à l'Université nationale de la Colombie, puis la philologie hispanique à l'Université de Madrid.
Après avoir été journaliste au service en langue espagnole de Radio France internationale et correspondant du quotidien El Tiempo, il est actuellement attaché culturel de l'ambassade de Colombie à l'UNESCO.

L'essentiel de son œuvre traduite en français est parue aux Éditions Métailié.

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L’intrigue :

Victor Silanpa est détective, journaliste à ses heures, un brin escroc et franchement désabusé.
Un matin brumeux, la découverte d'un cadavre crucifié et empalé sur les rives du Sisga ranime sa soif de justice. Aidé de Quica, une jeune prostituée qui le tient sous son charme, il enquête dans les bas-fonds de Bogota, allant jusqu'à déjouer la machination de puissants politiciens véreux...

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Ce que j’en pense :

Dès les premières lignes du roman, j’ai eu du mal à savoir si Victor Silanpa était un journaliste ou un flic.
Ses méthodes sur le terrain, ses attitudes et surtout l’accès privilégié auquel il a droit sur les scènes de crimes, dans la morgue… sont troublantes, voir déroutantes. J’avais sans cesse l’impression d’avoir raté un élément qui aurait pu me permettre de le situer impeccablement. À ce moment, les frontières étaient par trop perméables à mon goût.

« Noir, c’est noir » comme le chante si bien Johnny Hallyday, mais dans ce cas précis, on débute quand même avec un crime particulièrement sordide. Accrochez-vous !

A noter que j’ai eu la désagréable impression au cours de ma lecture que je manquais des étapes. Je relisais donc certains paragraphes, mais rien n’y faisait. Il manquait des phrases, des transitions, que la présentation n’était pas adéquate, que sais-je encore. Des détails, mais qui m’ont un peu agacé car ils me laissaient un arrière-goût d’insatisfaction.
Cela ne m’a pas gêné au point de ne pas pouvoir suivre l’intrigue, mais j’étais moins enthousiaste à poursuivre.

Très vite page 47, on trouve la justification du titre de cet ouvrage. Victor garde certaines citations dans les poches de sa poupée : « J’ai perdu. J’ai toujours perdu. Ça ne m’irrite pas, ça ne m’inquiète pas. Perdre n’est qu’une question de méthode : Louis Sepulveda. »
Cela tient aussi au caractère de ce journaliste pas banal : « Se battre avec une femme, c’est un combat perdu d’avance. Napoléon, qui a réussi à conquérir la moitié de l’Europe, a eu cette phrase pleine de sagesse : « Les batailles contres les femmes sont les seules qu’on gagne en fuyant ».
- Mais je n’ai pas envie de gagner.»
Tout est dit, non ?

Pas mal de vulgarité dans les phrases, parfois même elles me semblaient gratuites et n’apportaient rien de plus au style. Un ton cru donc qui ne m’aurait sans doute pas gêné le moins du monde pour peu que j’en trouve la justification à chaque fois.
Cela noircissait un tableau qui n’en avait pas franchement besoin, même pour un roman noir.

Les vagues traces d’humour n’étaient pas franchement hilarantes, mais j’ai quand même eu quelques petits sourires. Ce sont eux qui ont rendu cette lecture possible jusqu’au bout.

« Perdre est une question de méthode » fut un ouvrage que j’ai lu sans y prendre beaucoup de plaisir. J’ai eu le sentiment de perdre également et je ne parle pas de mon temps, mais de mon énergie.
Cet opus m’endormait chaque soir un peu plus vite.
Je crois bien que c’était devenu mon arme absolue contre les insomnies. Une qualité parfois très recherchée… Enfin, au moins autant que le sommeil alors !
À quand le remboursement par la Sécurité Sociale ?

On ne peut pas plaire à tout le monde, mais cela n’enlève rien aux qualités intra secs de l’œuvre qui trouvera sans doute des preneurs. Je les cherche encore, c’est tout… Mais peut-être que je n’étais pas prête pour ce livre.

Ma note finale : 10 / 20

Merci à Livraddict et aux éditions Points.

lundi 30 novembre 2009

Les lames reprennent du service --- "L'alchimiste des ombres" de Pierre Pevel


La Fantasy est en train de grignoter de plus en plus de place sur les étals de nos libraires. Je ne peux que m’en réjouir, même si au premier abord, ce n’est pas mon style de littérature préféré. Cependant, quand le talent est présent, si la plume est légère et sait nous mener sur des sentiers alors inconnus, pourquoi bouder notre plaisir ?

« L’alchimiste des ombres » est le second volet des aventures des « Lames du cardinal » de Pierre Pevel et vu comme j’avais apprécié cette entrée en la matière, je n’ai pas pu résister à ce nouveau chant des sirènes de la tentation.

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L’auteur :

Pierre Pevel, né en 1968, est l’un des meilleurs écrivains de Fantasy français.
Auteur de 7 romans, il a obtenu le Grand Prix de l'Imaginaire en 2002 pour « Les Ombres de Wielstadt » et le prix Imaginales 2005 pour « L’élixir d’oubli ».

Avec une verve et un talent dignes des plus grandes heures du feuilleton romanesque de cape et d’épée, il s’approprie avec bonheur les codes de deux genres littéraires dans ce roman d’aventure et de Fantasy épique.

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L’intrigue :

Paris, 1633. Les dragons menacent le royaume.
Surgis de la nuit des temps, ils sont avides de pouvoir et décidés à restaurer leur règne absolu. Usant de sorcellerie, ils ont pris apparence humaine et créé une puissante société secrète, la Griffe noire, qui conspire déjà dans les plus grandes cours d'Europe.

Pour déjouer leurs sinistres complots, Richelieu a reformé son unité d'élite, une compagnie clandestine d'aventuriers et de duellistes rivalisant de courage, d'élégance et d'astuce. Six hommes et une femme aux talents exceptionnels prêts à braver tous les dangers et à risquer leur vie pour la Couronne : les Lames du Cardinal.

Mais alors qu'ils ont rendez-vous, par une nuit d'orage, avec une espionne italienne aussi belle que dangereuse qui prétend détenir les clés d'un complot à venir, ils sont loin d'imaginer l'ampleur de la tragédie qui va s'abattre sur la France et les obliger à affronter leur plus terrible adversaire : l'Alchimiste des ombres...

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Ce que j’en pense :

On peut lire indépendamment les deux volets de ce début de saga, mais les avoir lu dans le bon ordre est indéniablement un plus pour la compréhension de certains détails.

J’ai noté que Pierre Pevel souhaitait toujours faire de réguliers clins d’œil à ses « maîtres » littéraires et l’on retrouve des apparitions de personnages connus et rencontrés dans d’autres ouvrages que nous ne vous ferons pas l’affront de présenter.
D’Artagnan compte parmi eux. C’est juste épisodique, mais je trouve que cela donne plus de poids, de valeur à l’aventure que nous découvrons au fil des pages de ce nouvel opus.

Le style général est facile à décrypter et l’ensemble est fort agréable à lire.
Les actions sont très bien décrites. On ne peine absolument pas à imaginer les combats, les duels et autres moments où nos nerfs sont mis à rudes épreuves.
Quelques répétitions ici ou là parsèment un peu ce texte, mais elles ne sont pas gênantes. Elles peuvent même rendre service parfois. Cependant, il est vrai que lorsque l’on est captivé par sa lecture, on n’a pas envie de perdre du temps avec des redites. (Oui je ne suis pas du genre patiente, mais lors de mes lectures, surtout quand elles sont excellentes).

Comme dans le premier tome, l'auteur a recours à de courts chapitres souvent entrecoupés d'ellipses et parfois même clos par des cliffhangers. Cela fait très analyse de séries, mais il est vrai que le style même de Pierre Pevel a quelque chose qui favorise nettement notre imagination et des images très nettes viennent danser devant nos yeux. Le découpage du texte n’est pas fait au hasard et il impose un rythme à cette syntaxe qui elle-même ne faiblit à aucun moment.

L’art de Pierre Pevel trouve son apogée dans les descriptions des décors qui sont précises, mais jamais ennuyeuses et dans sa capacité qu’il a de nous faire croire sans difficulté à une histoire se déroulant en plein XVIIe siècle, mais réécrite avec les dragons.
Je suis historienne de formation donc je suis un petit plus difficile à duper, mais cela est si bien fait que cela semble logique, impensable autrement.

Les protagonistes ne nous ont pas encore livrés tous leurs secrets, loin s’en faut d’ailleurs. On est intrigués par ces Lames qui se complètent si bien, mais qui sont si différentes au fond. C’est sans doute ce qui fait leur force. La magie de l’écriture les réunie pour notre plus grand plaisir et fait en sorte que tout s’emboîte à merveille.

Comme dans le tome précédent, le suspens monte au fil des pages. Il y a beaucoup de surprises. Certains comploteurs sont en réalités d’autres victimes, mais chut, je ne vais pas en dire plus !
Les éléments de cette nouvelle intrigue sont complexes, retords, mais propices aux rebondissements qui offrent de nombreuses perspectives pour les prochains volumes qui ne manqueront pas de paraître un jour. (Oui, on le souhaite même ardemment !)
Le final ne laisse que peu de doutes à ce sujet.

En lisant certains passages de ces nouvelles aventures des Lames du Cardinal, je n’ai pu m’empêcher de penser à un film que j’ai eu l’occasion d’analyser très en détail à l’université : « Paris brûle-t-il ? ». Cela m’avait permis d’en découvrir moult détails et de pouvoir faire ce parallèle. Vous comprendrez pourquoi en lisant bien sûr ce livre.

Si j’avais déjà apprécié le premier opus de cette saga, j’avoue que ce second volume ne m’a pas déçu, bien au contraire. Je l’ai sans doute préféré au premier (ce qui me semblait impossible) et je suis déjà très impatiente de lire la suite.
Je pense que je vais rechercher des informations à ce sujet car quand on aime, on ne compte pas, mais quand même !

Ma note finale : 18 / 20

vendredi 27 novembre 2009

Le bonheur retrouvé --- "365 méditations quotidiennes du Dalaï-Lama"


Je suis tout sauf une personne zen. Je sais bien qu’il faudrait que je le sois bien plus, mais c’est contre ma nature. Cependant, j’essaie d’y tendre un peu plus chaque jour. Je vous assure qu’il y a du travail et qu’une vie n’y suffira pas.

Mes moments de détente sont souvent liés à mes temps de lectures. J’ai donc, lors d’un de mes passages en bibliothèque, décidé de rendre une petite visite aux nombreux titres disponibles au rayon philosophie - religion.
C’est là que je suis tombée nez à nez avec « 365 méditations quotidiennes du Dalaï-Lama ».

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L’auteur : (sources Wikipédia)

Le dalaï-lama est reconnu par les Tibétains comme le plus haut chef spirituel du Tibet et la réincarnation du bouddha de la compassion ; il est devenu le chef temporel (politique) du gouvernement du Tibet depuis le XVIIe siècle jusqu'à la première moitié du XXe siècle, puis chef de l'Administration centrale tibétaine encore à ce jour.

Tenzin Gyatso, né Lhamo Dhondrub le 6 juillet 1935 à Taktser au Tibet, est le 14e dalaï-lama, et le chef du Gouvernement tibétain en exil.

Moine bouddhiste de l'école Gelugpa, il est intronisé lors de l'intervention militaire chinoise au Tibet (1950-1951).
En 1959, il s'exile en Inde pour créer le gouvernement tibétain en exil, qu'il dirige depuis. Vivant actuellement à Dharamsala, il est considéré par l'Administration centrale tibétaine comme le plus haut chef spirituel du bouddhisme tibétain. Il plaide pour l'indépendance du Tibet jusqu'en 1973, puis pour l'autonomie réelle de l'ensemble du Tibet à l'intérieur de la Chine.
Selon le Comité Nobel pour la Paix et d'autres, il a constamment œuvré à la résolution du conflit sino-tibétain par la non-violence et reçoit à ce titre le prix Nobel de la paix en 1989.

Il est souvent invité par des centres bouddhistes, des institutions ou des personnalités, et effectue de nombreux voyages à travers le monde pour enseigner le bouddhisme tibétain, et diffuser un message de paix et de non-violence.
En mai 2008, le Time le classe premier sur sa liste des cent personnes les plus influentes au monde.

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L’intrigue :

Le Dalaï-Lama propose, pour chaque jour de l’année, une méditation inspirée et ouverte sur le monde. Quel que soit son âge ou sa condition sociale, chacun y trouve la nourriture spirituelle qui élève l’âme et donne de l’espoir.

C’est comme si Sa Sainteté avait la clef de nos cœurs. Pour lui, le quotidien n’est pas une banalité, puisque c’est le vôtre, le nôtre, celui des milliards d’individus qui, aux quatre coins du globe, forment l’Humanité.

Pour lui, le cœur de chaque homme, de chaque femme, de chaque enfant, renferme un trésor caché qui, tel un lotus, ne demande qu’à s’ouvrir pour libérer une lumière, et éclairer la vie ; afin que tel un fleuve lent et harmonieux, elle s’écoule au fil des jours vers un océan de plénitude et de bonheur.

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Ce que j’en pense :

Comme j’avais emprunté mon ouvrage dans une médiathèque, il est clair que je n’ai lu qu’une seule méditation par jour. Il m’a fallu accélérer un peu le rythme, mais j’ai quand même pris mon temps et j’ai apprécié chaque aparté avec le Dalaï-Lama.

Je précise tout de suite que je ne suis pas bouddhiste, je suis même sans religion, mais j’aime parfois lire des textes ou écouter les paroles pleines de sens de certaines personnes ayant la foi, leur foi. Point n’est besoin d’être converti pour y découvrir des vérités qui sont accessibles à tout le monde.
Le Dalaï-Lama n’exclut personne dans ses réflexions, on ne se sent jamais écarté, bien au contraire, il prend soin de démontrer que nous pouvons tous apporter quelque chose de bon à l’humanité.

Le style est fluide, on a l’impression d’un échange véritable avec le Dalaï-Lama. Il écrit, nous parle avec une simplicité qui abolie les distances, les différences d’âges, d’origines, de croyances, de sexe, et que sais-je encore. Il se met à notre hauteur et ne cesse de proclamer notre égalité. Cette dernière peut nous permettre à tous de parvenir à faire du bien autour de nous et donc à être plus heureux.

On peut toujours dire qu’il enfonce des portes ouvertes.
C’est parfois vrai, mais cela reste utile car ces éléments ne sont jamais trop mis en avant. Il est bon de se rappeler l’essentiel.

Beaucoup de ces méditations quotidiennes s’enchaînent les unes aux autres ce qui ne gène absolument pas pour une lecture plus en continue de cet ouvrage.
Ces textes courts donnent des exemples assez précis, on peut aisément se reconnaître. On est donc vite interpellé et ces phrases tournent un peu dans nos esprits. Ce n’est peut-être pas réellement de la méditation, mais au moins on y réfléchit un peu plus.

Ce livre m’a fait du bien pendant sa lecture, mais aussi après.
Je ne suis pas devenue zen, mais il m’a apaisé en quelque sorte. Il m’a permis d’assurer mes prises de positions actuelles. Je sais donc que je prends le bon chemin, il me faut maintenir le bon cap maintenant.
Il paraît que c’est à la portée de tous…

Ma note finale : 18 / 20

mercredi 25 novembre 2009

Challenge Pierre Bottero


Un auteur qui disparaît de manière aussi brutale, cela ne peut pas laisser indifférent un lecteur.

Point n’est besoin de l’avoir lu, ni même d’apprécier le genre dans lequel ce dernier exerçait le talent de sa plume. Il suffit juste de se dire que la vie est parfois injuste, cruelle et qu’il faut que ceux qui restent n’oublie pas ceux qui sont partis bien trop tôt.

Pierre Bottero, je ne le connaissais que de nom, de réputation, mais je me disais toujours que j’avais le temps de lire ses œuvres dont j’entendais toujours dire le plus grand bien.
Aujourd’hui, il n’est plus, mais il a laissé derrière lui un héritage.

Je compte bien lui rendre hommage en participant à ce challenge littéraire. Vous trouverez tous les renseignements utiles à cette adresse : Challenge Pierre Bottero.

lundi 23 novembre 2009

Cet été là --- "Bonjour tristesse" de Françoise Sagan


Il est de nombreux auteurs connus et reconnus que je n’ai pas encore eu le courage ou l’opportunité d’aborder. Je crois sincèrement qu’il faut être prêt pour accueillir la prose d’un écrivain dans notre giron personnel.
Cela commence par l’envie de se plonger dans un univers nouveau, où tout nous est étranger, très différent de ce que l’on côtoie d’ordinaire, troublant parfois et pas si facile d’accès que cela. Mais la condition ultime pour lire sereinement ces ouvrages, c’est notre capacité à aborder des conceptions innovantes. Il faut être prêt à les découvrir au fil de ces mots qui s’enchaînent avec une logique qui n’est pas la nôtre.
Cela peut être très plaisant, mais également déstabilisant car il est si agréable de camper sur ses positions, ses certitudes. L’inconnu, l’étranger, c’est dérangeant. On perd ses repères si rassurants.

Françoise Sagan n’aimait rien de moins que tout ce qui était convenu (du moins en apparence) et ce premier ouvrage allait faire couler beaucoup d’encre.
Cela ne pouvait que titiller agréablement ma curiosité.
Une attente imprévue et un passage à la FNAC la plus proche ont fait que cette volonté de découvrir plus avant la plume de cette femme hors norme a été possible.

Avec « Bonjour tristesse », disponible aujourd’hui chez Pocket pour une somme modique, Françoise Sagan connaît un succès immédiat et ce livre sera l’un des " best-seller " de l’année 1954. Elle a alors 18-19 ans. N’est-ce pas l’âge de la jeunesse éternelle, celle que l’on garde à jamais tout au fond de son cœur ?

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L’auteur : (Sources Evene)

Françoise Sagan,
Écrivain française,
Née à Carjac le 21 juin 1935,
Décédée à Honfleur le 24 Septembre 2004.

Issue d'une famille de la grande bourgeoisie, Françoise Quoirez, dite Sagan, passe une enfance épargnée par les pénuries de la Seconde Guerre mondiale.
Les années défilent et le triomphe se profile grâce à son roman « Bonjour tristesse » écrit à l'âge de 18 ans. Bien que le public et la critique soient séduits, cette oeuvre suscite la polémique. Traitant du désir sexuel d'un point de vue féminin, ses formules sont quelque peu acerbes.
Françoise Sagan adopte par la suite un style de vie des plus décalés, tant sur le plan de l'avoir que de l'être. Ses oeuvres s'en inspirent et mettent en exergue l'ennui et la fuite dans l'alcool. Elle incarne une insolence et une fraîcheur qui ne peuvent que choquer les étouffantes années 1950.

Tentée par la scène, elle s'essaye à quelques pièces de théâtre : « Un château en Suède », « La Robe mauve de Valentine », « L’Excès contraire »...

Malgré le succès de ses oeuvres, elle ne reçoit que peu de prix littéraires, mais se voit tout de même décerner en 1985 le prix Monaco, qui vient saluer l'ensemble de son oeuvre.

Si l'on peut toujours discuter de sa place dans le panthéon littéraire, Françoise Sagan était avant tout un être vrai et libre. Elle restera dans l'histoire comme un personnage, sans doute plus important que ses livres, un mythe dont la notoriété dépasse les frontières de l'Hexagone, le totem d'une époque faite de liberté et d'insouciance.

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L’intrigue :

La villa est magnifique, l'été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l'amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s'amusent, ils n'ont besoin de personne, ils sont heureux.

La visite d'une femme de cœur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare. C'était l'été 1954.

On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d'un "charmant petit monstre" qui allait faire scandale. La deuxième moitié du XXe siècle commençait. Elle serait à l'image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir.

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Ce que j’en pense :

« Bonjour tristesse » est une première œuvre, mais déjà cet ouvrage contient tous les thèmes chers à Françoise Sagan : la vie facile, les voitures rapides, les villas bourgeoises, le soleil, un mélange de cynisme, de sensualité, d’indifférence et d’oisiveté. Ne connaissant pas cet auteur, je me jette dans ces lignes sans aucune idée préconçue.

Nous voilà donc plongés dans un été comme tant d’autres, chaud, avec la fraîcheur relative des eaux de la Méditerranée face aux pinèdes qui résistent tant bien que mal aux rayons du soleil ardant.
La brûlure pourtant ne viendra pas forcément de là où on l’attend (enfin sauf peut-être pour cette pauvre Elsa qui décidément ne peut que brûler, se consumer inexorablement et courir ainsi vers sa perte qui était de toute manière prévisible à plus ou moins longue échéance.)
« Les premiers jours furent éblouissants. Nous passions des heures sur la plage, écrasés de chaleur, prenant peu à peu une couleur saine et dorée, à l’exception d’Elsa qui rougissait et pelait dans d’affreuses souffrances. »
« La pauvre Elsa était dans un état lamentable, elle se couvrait d’huile. Je ne donnais pas une semaine à mon père pour… »

Elsa était pourtant un parfait faire valoir avec cette cure de soleil pour le père de Cécile (17 ans). Ce veuf était un parfait Don Juan qui se lassait assez vite de ses conquêtes toujours prises sur un modèle immuable. La jeune femme y correspondait parfaitement et cela donne une idée de l’univers futile, surfait dans lequel évolue notre jeune narratrice.
« À ce début d’été, il poussa même la gentillesse jusqu’à me demander si la compagnie d’Elsa, sa maîtresse actuelle, ne m’ennuierait pas pendant les vacances. Je ne pus que l’encourager car je savais son besoin des femmes et que, d’autre part, Elsa ne nous fatiguerait pas. C’était une grande fille rousse, mi-créature, mi-mondaine, qui faisait de la figuration dans les studios et les bars des Champs-Élysées. Elle était gentille, assez simple et sans prétentions sérieuses. »

Pour un peu, on oublierait que nous sommes en 1954. Tout est tellement actuel que rien ne paraît dater de plus de cinquante ans. Il en va ainsi de certains sentiments, des révoltes de jeunesse, mais aussi du cœur des Hommes.
Et oui, à l’heure du tout numérique où tout va de plus en plus vite, on peut encore se reconnaître dans des personnages qui n’ont pas pris une ride malgré les années qui se sont écoulées. La véritable fontaine de Jouvence est très certainement là.

Suivant notre propre âge, on se projette plus dans l’un des protagonistes que dans un autre, mais au fond, le discours qui trouve le plus de résonance dans notre cœur, dans notre âme, c’est celui de Cécile. Elle est le reflet de cette jeunesse éternelle, fougueuse et parfois révoltée, le plus souvent insouciante et si peu attentive aux conséquences de ses actes pour le lendemain tant l’ivresse se doit d’être totale et instantanée.
Même si nous avons été plus sage qu’elle, Cécile nous rappelle comment nous aimions, souhaiterions réagir alors.
Sa liberté d’action est telle que l’on peut l’envier tant alors, au même âge, on se sentait prisonnier de nos geôles. On en voulait à la Terre entière de ne pas écouter notre avis et encore moins de lui trouver un semblant d’intérêt.
« - Vous avez des idées à la mode, mais sans valeur, dit Anne
C’était peut-être vrai. Je pensais ce que je disais, mais il était vrai que je l’avais entendu dire. Néanmoins, ma vie, celle de mon père allait à l’appui de cette théorie et Anne me blessait en la méprisant. On peut être aussi attaché à des futilités qu’à autre chose. Mais Anne ne me considérait pas comme un être pensant. »

Ici point n’est besoin d’un suspens insoutenable, de meurtres affreux ou d’effets spéciaux. Tout coule de source avec une telle évidence que cela s’impose à nous avec un naturel désarmant. Le génie réside dans la simplicité, dans ce que l’on considère comme tellement évident qu’on n’y porte plus aucune attention.

« Bonjour tristesse », c’est le récit d’un été pas tout à fait comme les autres. Celui où la vie va en bousculer plus d’un, mais après tout, c’est la vie justement. Tout n’est pas que gaieté ou pleurs. Il faut un peu de tout et l’on apprend souvent en se brûlant les doigts, sinon les ailes.


Ma note finale : 14 / 20

jeudi 19 novembre 2009

Le tag

Madame Charlotte a tagué Mazel... .
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La chose consiste à citer 7 choses aimées et 7 blogs méritant le Prix de l’amitié (chabada bada).
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C'est donc à mon tour...
J'aime

1- les livres en général, les gros, les petits, les neufs, les vieux...
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2- la lecture car elle est mon refuge.
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3- les bibliothèque et les librairie, j'y passe des heures et je rêve de tous ces ouvrages par la suite.
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4- les bouquinistes et les brocantes, pour toutes les trouvailles littéraires que je peux y faire à moindre coût (ma banquière aime cela).
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5- "La grande librairie", sur France 5, tous les jeudi soir. C'est sacré !
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6- les lecteurs, parce qu'avec eux, je me sens bien et surtout je me sens comme eux.
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7- les blogs littéraires, pour les découvertes, les échanges qui en découlent.


Pour les 7 blogs ... pas facile
(trop ou pas assez ! un peu au hasard...)