La quatrième de couverture :
Depuis quarante ans, l'ADN a révolutionné les enquêtes criminelles. Aujourd'hui, une trace invisible sur une scène de crime peut faire basculer toute une investigation. Encore faut-il savoir la lire, l'interpréter... et ne jamais lui faire dire plus qu'elle ne révèle.
Emmanuel Pham-Hoai est l'un des rares à avoir été enquêteur en section de recherches au contact direct des crimes, puis expert judiciaire en empreintes génétiques. Une double casquette unique qui lui a permis d'introduire en France la recherche en parentèle au sein du FNAEG, la méthode qui a résolu le viol et le meurtre d'Élodie Kulik, vingt ans après les faits.
Il raconte ici les affaires dans lesquelles l'ADN a été déterminant et qui ont défrayé la chronique. Parmi elles, l'affaire Maëlys dans laquelle, avec son équipe, il découvre la preuve décisive de la culpabilité de Nordahl Lelandais : une infime trace de sang dissimulée derrière une plaque du coffre, malgré un nettoyage méticuleux du suspect.
Entre terrain, laboratoire et cour d'assises, il explique simplement ce que l'ADN permet et ce qu'il ne peut pas. Certaines avancées, comme les portraits-robots génétiques, la généalogie génétique ou encore les ADN de transfert, ouvrent aujourd'hui encore de nouvelles perspectives, qui fascinent et interrogent.
Mon avis :
Un livre aussi intéressant que bien écrit.
Sous des apparences de vulgarisation simpliste par moments, avec l’utilisation d’images très parlantes pour le commun des mortels, on nous glisse des notions pointues que l’auteur poussera plus loin ensuite, sans jamais nous perdre, car il reste très méthodique.
Les affaires criminelles citées dans l’ouvrage offrent, elles aussi, des points de lumière très concrets. Souvent ultra connues du grand public, ces affaires sont autant de portes d’entrée que l’on peut explorer ailleurs si l’on souhaite plus de détails, autres que les aspects techniques au cœur du sujet de ce livre : l’exploitation de l’ADN dans la résolution de crimes passés, actuels et à venir.
En effet, l’auteur nous explique aussi les possibilités futures, les bases exploitables ou non, pourquoi elles le sont ou ne le sont pas, et avec quels risques en l’absence de législation…
On n’est pas dans un épisode de série : on découvre toutes les frustrations, les délais réels, les avancées pas à pas au gré des progrès technologiques, les réflexions pour se sortir d’impasses, les difficultés à présenter son travail des années plus tard devant la justice… On est dans un temps plus long, à l’image de notre lecture qui, elle aussi, prend un certain temps.
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