lundi 26 septembre 2016

Et si on arrêtait de se mentir - Alimentation, sport, santé d' Erwann Menthéour





Le livre : 

Et si on arrêtait de se mentir - Alimentation, sport, santé  d' Erwann Menthéour aux éditions Pocket, 160 pages, 5 € 95. 
Publié le 15 janvier 2015. 



Pourquoi cette lecture :

Ce livre était dans ma PAL (Pile à Lire) depuis des lustres et j'aime de temps en temps la faire baisser au moins de manière quasi fictive. 



Le pitch : 

Vous pensez que le gras fait grossir ? Que le lait est votre partenaire santé ? Vous croyez qu'un footing vous fera perdre des kilos ? Vous voulez maigrir en faisant un régime ? Détrompez-vous ! Ce qu'on entend partout dans les salles de gym, à la télé ou dans les magazines sur les régimes et le sport est en grande partie mensonger. Erwann Menthéour explique pourquoi, il dévoile la vérité sur ces enjeux de santé et apporte les vraies réponses à ces problèmes. 

Non, il ne faut pas manger de la viande tous les jours. Oui, il faut manger entre les repas. Non, les calories ne sont pas toujours mauvaises pour la santé. Explications scientifiques, méthodes sportives et conseils concrets à l'appui, Erwann Menthéour montre comment retrouver un corps sain et énergétique. 



Ce que j'en pense : 

Si j'ai fait le deuil d'un corps de déesse depuis longtemps, je n'ai pas dit non pour peaufiner mes connaissances pour être en meilleure forme (un autre doux rêve que je caresse toujours malgré une sacrée VDM sur ce point). Et pour ce faire, il faut souvent multiplier les sources d'informations, trouver ce qui nous correspond le mieux, ce qui applicable, cohérent avec notre style de vie même s'il faut souvent faire des concessions, des changements d'habitudes. 

Je regarde des vidéos d'Erwann Menthéour depuis plusieurs années déjà sur le net. Je les trouve plutôt bien pensées, avec pas mal de bon sens et ça, c'est sans doute ce qui me parle le plus. Je recherchais donc dans son ouvrage la même chose, mais en plus approfondi. Le support étant différent, j'attends un contenu étoffé. 

Globalement, je l'ai trouvé agréable. C'est donc très positif. 
L'ensemble du livre est facile à appréhender. Ce n'est pas barbant et surtout le contenu ne cherche jamais à vous faire culpabiliser. Au contraire, l'auteur sait bien que vous cherchez à vous faire du bien (on est rarement masochiste au point de vouloir se détruire petit à petit), seulement on ne s'y prend pas de la bonne façon. On croit savoir, mais rien n'est moins certain. 

Erwann Menthéour nous offre donc ses connaissances, ses trucs, il nous transmet ce qui nous permettra de choisir un mode de vie plus sain. Après chacun est libre et surtout doit adapter à ses particularités les conseils reçus. C'est ce que je ferai en tout cas.



Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20 



vendredi 23 septembre 2016

Le derrière des okapis d'Olivier Garnier




Le livre : 

Le derrière des okapis d'Olivier Garnier aux éditions Olivebulle, 704 pages, 20 € 00.
Publié en mars 2009



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec l'auteur. 



Le pitch : 

Les habitants d'un tout nouveau lotissement se retrouvent obligés de vivre sans eau ni électricité dans la jungle profonde pendant trois années et se retrouvent voisins d'une communauté de hippies frappadingues. C'est le début d'un hallucinant récit dont les héros sont une ribambelle de personnages hauts en couleur. Péripéties, surprises et retournements de situations vont alors s'enchaîner en cascade. Mais ces zinzins, pâles reflets de nous-mêmes, d'abord perdus loin de la société de consommation, réussiront très vite à s'adapter à la vie sauvage en affrontant tour à tour les hippies et leur démoniaque gourou, une ménagerie d'animaux particulièrement revanchards et pour couronner le tout, un ennemi nettement plus redoutable. Une histoire rocambolesque et drôle, une écriture libre et percutante. Un premier roman mené tambour battant !



Ce que j'en pense : 

Tous les auteurs ne bénéficient pas du soutien d'une grande ou même petite maison d'édition et de toute manière les moyens ne sont pas forcément comparables. Certains livres sont ainsi moins connus et c'est quelques fois dommage. Qu'en-est-il pour "Le derrière des okapis" ? 
C'est un premier roman donc on s'attend et on trouve des petites erreurs, des lacunes d'écrivains en devenir car oui, c'est en écrivant que les auteurs se construisent et perfectionne leur style. Rien de trop grave dans cet ouvrage donc, mais des bémols ici ou là. 

L'intrigue de départ est un brin loufoque, mais pourquoi pas. L'imagination d'un auteur n'est pas pour moi un frein, au contraire, c'est bien de vouloir sortir des sentiers battus. 
Après, au niveau stylistique, il y aurait des choses à revoir. J'ai eu du mal à me plonger complètement dans le récit. J'étais un peu perdue. Ceci dit certains passages de description étaient en revanche apaisants et propices au dépaysement ou à la réflexion sur les stratégies à adopter pour tel ou tel cas de figure. 

L'esprit communautaire aurait pu être un plus, mais là encore, je ne m'y suis pas retrouvée. Mon côté oursonne des cavernes !!! Lol 
J'ai trouvé qu'il y avait un peu trop de protagonistes, on s'y perd un peu si on ne fait attention. Du coup au lieu d'être une richesse, ce fut un peu trop pour moi. Cela alourdit l'intrigue parfois pour peu d'effets. 

L'auteur permet au lecteur de comprendre peu à peu la nature du chamboulement qui a conduit les personnages à leur vie actuelle. J'ai trouvé assez intéressant ces petits bonds dans le passé via leurs souvenirs. C'était bien vu. 

Dans l'ensemble, ce livre est original, avec des longueurs et quelques confusions, mais s'il n'est pas parfait, il a le mérite de soulever quelques points intéressants comme sur l'écologie, les cultures biologiques, les communautés etc...




Et s'il fallait mettre une note : 11 / 20 


mercredi 21 septembre 2016

Marilyn 1962 de Sébastien Cauchon




Le livre : 

Marilyn 1962 de Sébastien Cauchon aux éditions Stock, 216 pages, 18 € 00. 
Publié le 4 mai 2016. 



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Stock. 




Le pitch : 

Eunice, Whitey, Agnes, Ralph, Ralph encore, mais aussi Paula, Inez, Larry, Evelyn, Cherie, May et Pat. C’est à leurs côtés que Marilyn Monroe vécut ses derniers mois à Los Angeles en 1962. Des amis, des collaborateurs, des proches... en réalité quasiment tous ses employés. Une armée des ombres à la hiérarchie mouvante, composée d’alliés des débuts et de nouvelles recrues. Un entourage à défaut d’une famille. 
Que signifi ait pour eux côtoyer la plus grande star d’Hollywood, jamais à court de paradoxes ? Qui étaient-ils et quels liens avaient-il tissés avec celle qui mourut à trente-six ans, adulée de tous, mais seule dans sa maison de Brentwood à peine meublée ? Une plongée au coeur des coulisses d’un monde disparu à travers douze personnages, héros du roman vrai des derniers jours de Marilyn Monroe. 



Ce que j'en pense : 

J'ai déjà lu des ouvrages sur Marilyn Monroe ou plus précisément où elle apparaît pour jouer un rôle historique et pas seulement cinématographique. Je connais mal l'actrice je l'avoue et ce livre est l'occasion de la découvrir sous un jour moins connu, peu médiatique, plus intime. J'aime beaucoup ces approches moins conventionnelles. 

Les regards de chacun vont se croiser et dresser un tableau plus complet. Les personnalités diffèrent vraiment et c'est un régal pour le lecteur. Cela donne aussi une impression plus concrète de l'existence réelle de Marilyn. L'envers du décors. 

L'écriture est très agréable. On prend plaisir à lire cet ouvrage tout sauf impudique. 
Les détails sont minutieusement rendus sans être superflus. On ne se noient pas dedans, ils étoffent les recherches et la reconstitution. Pas de mauvais goût, pas de voyeurisme, juste une vérité simple, un quotidien pour cette ultime année de vie. 
On restera avec des zones d'ombres car évidemment, on ne peut pas tout savoir, tout comprendre, tout découvrir ainsi. L'être humain est par essence et nature prévisible, mais aussi insaisissable. 



Et s'il fallait mettre une note : 15 / 20 




lundi 19 septembre 2016

Les adeptes d'Ingar Johnsrud




Le livre : 

Les adeptes d'Ingar Johnsrud aux éditions Robert Laffont, 552 pages, 21 € 00. 
Publié le 19 mai 2016. 



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Robert Laffont. 



Le pitch : 

Pour le commissaire Fredrik Beier, cette affaire s'annonçait comme une simple enquête de routine, dans sa vie monotone et procédurière : la disparition d'une jeune femme et de son fils, membres tous deux d'un groupe de fondamentalistes chrétiens, baptisé " La Lumière de Dieu ". A ce détail près qu'il s'agissait de la fille de Kari Lise Wetre, une femme politique charismatique et très en vue au sein du parti social-démocrate norvégien. 
Et que ladite " Lumière de dieu ", engagée dans une apparente vendetta religieuse, se révèle servir de paravent à de monstrueuses expérimentations sur des sujets humains, dans le cadre de recherches scientifiques visant à perpétuer la pureté de la race blanche. Scènes de massacre, mutilations, attentats. Commence alors la chasse à l'homme, avec l'intrusion d'un sniper sans visage déterminé à éliminer tous les témoins, toutes les traces. 
C'est ainsi que la modeste enquête de Fredrik Beier est devenue une affaire d'Etat. Elle menace à présent de lever le voile sur un tabou en Norvège : la collaboration avec l'Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale. Secondé de sa partenaire, l'étonnante Kafa Iqbal, Fredrik ne devra négliger aucune piste, aucun indice, dans cette plongée en eaux troubles, qui brouillera ses repères et fera vaciller ses dernières certitudes...



Ce que j'en pense : 

Voilà un roman type polar qui nous vient encore de Norvège aussi peut-on s'attendre à un bon cru car il faut bien le reconnaître, les auteurs d'Europe du Nord sont excellents dans ce registre. C'est donc avec une confiance presque déjà acquise que je me suis lancée dans cette lecture. 

Pourtant je ne suis pas rentrée dans l'intrigue immédiatement. Il m'a fallu du temps pour apprivoiser les noms des protagonistes alors qu'il n'avait rien de particulièrement complexe cette fois. Enfin rien d'insurmontable sauf peut-être leur nombre et les genres pas toujours facile à identifier. J'ai trouvé qu'il y en avait beaucoup, mais c'était nécessaire pour la construction de l'intrigue comme le souhaitait l'auteur. Un mal pour un bien ? 
L'ambiance aussi m'a paru un peu étrange, c'était visuelle comme écriture et en même temps assez sombre (j'ai ressenti comme une brume qui entourait l'ensemble). Difficile de décrire vraiment ces sensations. Là encore, un effet de construction voulu par l'auteur. 

On fera plus ou moins régulièrement des bonds dans le passé car oui, les évènements présents trouvent leur origine dans l'Histoire. Ce ne fut pas pour me déplaire. 
La lecture dans son ensemble ne se fait pas à la légère. Elle demande un minimum de concentration sinon on risque de s'y perdre ou de rater un élément important. 

Je ne me suis attachée à aucun protagonistes car justement personne ne m'a paru véritablement sympathique. Non pas que ce soit tous des méchants pas beaux comme on dit, mais non, leurs charmes divers et variés m'a laissé de marbre. Dommage...

Les bases pour cette trilogie annoncée sont posées plutôt avec brio même si j'ai quelques bémols. 
Sans vous dévoiler le final, sachez que rien n'est inscrit dans le marbre et que donc on attend la suite pour être conforté ou non dans ses positions. 



Et s'il fallait mettre une note : 12 / 20 


vendredi 16 septembre 2016

Vivre végane. Pourquoi devenir végane et comment le mettre en pratique de Gwendoline Yzèbe




Le livre : 

Vivre végane. Pourquoi devenir végane et comment le mettre en pratique de Gwendoline Yzèbe aux éditions Livre de poche, 176 pages, 13 € 90. 
Publié le 15 juin 2016. 



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Le Livre de poche. 



Le pitch : 

Vivre végane, c'est manger, porter et utiliser des produits qui ne sont pas issus de l'exploitation des animaux. C'est une véritable philosophie, un engagement en faveur de la planète, de toutes les espèces animales et des générations futures. Gwendoline Yzèbe, journaliste et végane, développe les arguments pour se convertir à un tel mode de vie : respecter les animaux, adopter une attitude altruiste, préserver l'environnement et se soucier de sa santé. 

Elle nous rappelle aussi que cette démarche s'inscrit dans une histoire du végétarisme longue de plusieurs siècles. Pour mettre ces principes en pratique, elle nous livre ses secrets et ses recommandations : alimentation (recettes, conseils nutritionnels et guide d'achats), vêtements et soins cosmétiques (adresses et blogs). Vous verrez que vivre végane, c'est vivre mieux, et qu'en modifiant un peu nos habitudes, c'est accessible. 
Le monde de demain se construit dès aujourd'hui !



Ce que j'en pense : 

Je ne suis ni végétarienne, ni végane. Je mange de la viande, du poisson, je consomme des produits issus des animaux comme des œufs, du miel... Je sais que ces productions posent d'innombrables problèmes environnementaux, sans parler des facteurs santé pour notre organisme, ni même de la cause animale (conditions d'élevage, d'abattage etc...). J'ai bien conscience que les modes de consommation d'aujourd'hui vont devoir évoluer. Sans vouloir me convertir au véganisme qui est plus radical que le végétarisme, je souhaitais en savoir plus sur le sujet. J'ai beau connaître les grandes lignes, cela le semble insuffisant. Et puis pour une fois, on me propose dès le titre d'y mettre en pratique. J'aime le côté rattaché au concret. Cela me parle plus et forcément on passe plus facilement à la mise en œuvre. Car oui, on peut faire évoluer nos comportements de manière plus ou moins importante quand on sait le pourquoi, du comment. 

J'ai apprécié que l'ouvrage soit bien construit autour d'un plan réfléchi, organisé, documenté avec des renvois aux sources citées. La démarche est sérieuse. 
Je pense que presque tous les points ont été au moins abordés car oui, on peut toujours chercher la petite bête et dire qu'on aimerait développer tel ou tel aspect. Dans les faits, rien n'est jamais parfait et un ouvrage est une somme d'idées, de savoirs qui doivent évoluer, s'étoffer, mais au fil du temps. De plus, ici, le titre est généraliste.

Les conseils pratiques le sont véritablement et même si je ne pense pas devenir végétarienne ou végane, j'y ai trouvé des informations très intéressantes pour augmenter ma consommation de produits végétaux et diminuer encore un peu celle des autres produits carnés ou simplement d'origine animale. 
Il y a même des recettes faciles à réaliser qui sont pour mieux manger, mais aussi pour prendre soin de soi et de son habitation. 

Ce livre n'est pas plus militant que cela. Il est informatif et donne des clefs pour s'y retrouver. Il regroupe une somme d'informations conséquentes et donc, on peut ensuite le "digérer" et adopter l'attitude qui nous correspond le plus. 
S'informer, connaître, c'est le plus sûr moyen ne plus avoir des préjugés et ce serait bien si on appliquait cette attitude partout.  



Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20



mercredi 14 septembre 2016

Le cœur entre les pages de Shelly King




Le livre : 

Le cœur entre les pages de Shelly King aux éditions Préludes, 384 pages, 14 € 60. 
Publié le 6 mai 2016. 



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Préludes. 
J'avais été attirée par le titre, la couverture et les quelques pages lues sur Glose. 



Le pitch : 

Maggie, 34 ans, vient d'être licenciée de la start-up branchée de la Silicon Valley où elle travaillait. Que faire sinon traîner au Dragonfly, la pittoresque librairie de livres d'occasion ? Lassé de la voir végéter, Dizzy, son meilleur ami, lui propose de participer à un club de lecture. Au programme : L'Amant de Lady Chatterley. Dans l'édition ancienne qu'elle déniche, Maggie découvre une mystérieuse correspondance amoureuse... 
Cette découverte va bouleverser la vie de la jeune femme et celle de la petite librairie menacée de fermeture par la concurrence. Le tout sous les yeux espiègles de Grendel, le chat qui a élu domicile parmi les rayonnages. Spirituel, mordant, généreux, Le Coeur entre les pages est un premier roman au charme fou, une histoire à la fois drôle et sensible qui chante la mélodie joyeuse des livres que nous avons aimés. 
Une histoire qui ravira les amoureux des livres. Booklist Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Pascale Haas. 




Ce que j'en pense : 

Une histoire de livre, de lecture, d'amour, de la vie, cela ne se refuse pas en général. Même si au départ j'ai eu le sentiment que c'était peu original, j'ai apprécié le contexte, le personnage de Maggie qui est arrivée à un âge qui pose question. Sa situation ne fait pas rêver, sa vie non plus, mais est-ce une raison pour se dire que c'est sans intérêt, que tout est fichu ? Il y a parfois de sacrées surprises dans la vie. 

Ce livre est en tout cas à classer dans la catégorie des bonnes surprises. 
J'ai eu un peu peur au début de ma lecture de me trouver dans une intrigue déjà vu, lu. En fait, si tout n'est pas novateur, l'ensemble est accrocheur car bien mené par l'auteur qui justement dirige sa barque d'un air fort tranquille, mais qui ne vous endort pas pour autant. On est au contraire pris dans le courant pas trop rapide, mais suffisant pour être attentif. 

Niveau stylistique, cela paraît simple et c'est agréable cette sensation de fluidité. On ne ressent pas l'effort fourni par l'écrivain, on vit l'histoire, on est happé. Et les protagonistes y sont aussi pour beaucoup. 

Hugo est un personnage qui me plait car sa logique me parle bien qu'elle soit à contre courant de ce que la société actuelle et qui plus est celle de la Silicon Valley veut nous imposer. J'aime ce décalage. Bon après, pas certain que j'aurai succombé à tous ses charmes, mais comme ami oui. 

Et que dire de cette librairie Dragonfly ? Un éden pour beaucoup de lecteurs et amoureux des livres qui ont déjà une histoire rien qu'à eux. Une grande malle aux trésors ! Un énorme bordel (oui n'ayons pas peur des mots) à l'exception de deux rayonnages, mais pour avoir fréquenté ce type de librairie d'occasion, je puis vous assurez que ce n'est pas ce qui me fera fuir. L'agressivité du fauve de la place en revanche... Parce qu'il faut bien le souligner aussi : Grendel n'a rien du mignon petit chat sur la couverture. Enfin, passons et surtout délectons-nous du dénouement qui est à mon sens la plus belle description d'une réalité, d'un rêve, d'une passion... Lisez, vous me comprendrez alors. 

Un livre qui parle beaucoup de livres, mais aussi des hommes, de la vie, de l'amour, du monde actuel, mais aussi un peu du passé. Cette lecture m'a finalement plus surprise que je ne l'aurai cru et j'aime cela. 



Et s'il fallait mettre une note : 15 / 20 


lundi 12 septembre 2016

Journée exceptionnelle du déclin de Samuel Cramer d'Agnès Michaux



Rentrée littéraire 2016




Le livre : 

Journée exceptionnelle du déclin de Samuel Cramer d'Agnès Michaux aux éditions Belfond, 174 pages, 18 € 00.
Publié le 1er septembre 2016. 



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Belfond. 



Le pitch : 

Lui, c'est Samuel Cramer, l'Amiral, l'homme des grands voyages horizontaux et verticaux, l'écrivain qui aime quand « ça a de la gueule », l'observateur de son époque, de sa ville et de ses contemporains, l'homme difficile et attachant.
Elles, ce sont ses femmes, celles qu'il aime, celles qu'il déteste, celles dont il rêve et qui n'existent pas.
Eux, ce sont ses amis, ses voisins, ses poisons, Michel Houellebecq, Sibelius, Rimbaud, Duras, Melville, Hölderlin, l'alcool, l'ennui, l'espoir et le désespoir, la provocation, la honte, l'ironie, le bavardage et tout ce qu'il ne saura jamais dire.
Ce matin-là, Samuel Cramer commence une journée qu'il espère exceptionnelle. Ce soir, il est invité à la remise d'un célèbre prix littéraire. Il est sur la liste et ne peut s'empêcher d'y croire. Mais la surprise du petit déjeuner, c'est que sa femme, son amour, sa muse, le quitte. Commence alors une drôle de journée catastrophique...
Il y a du Baudelaire dans ce Samuel Cramer (qui porte le nom du héros de La Fanfarlo du même Charles) et, dans cette journée « exceptionnelle », comme un parfum de Fleurs du mal.



Ce que j'en pense : 

C'est le premier roman d'Agnès Michaux que je lis même si je connais un peu cette dernière par son passé télévisuel sur Canal+ et radiophonique sur France Inter. Je vais donc découvrir l'écrivain via son dernier opus. 

Hélas, je crois que j'attendais un autre ouvrage. J'avoue n'avoir pu pénétrer dans cette prose fort belle, travaillée jusque dans les infimes détails, sonorités, mais qui n'a pas transpercé mon cœur. Après, je ne suis pas si étonnée que cela... Je n'ai jamais aimé Les Fleurs du mal (évoqué dans le pitch), mais j'ai voulu tester. Il est bon parfois d'essayer de repousser ses limites, ses aprioris. Quelques fois, cela fonctionne. 

C'est indéniablement original et cela va ravir bien des lecteurs, mais la rencontre n'a pu se finaliser avec mon esprit qui n'a pas tout saisi. J'ai eu l'impression de morceaux collés les uns à côté des autres et mon soucis fut simple en réalité : je n'ai pas pu les relier entre eux pour former un ensemble cohérent, qui me touche. Je suis donc restée avec mes morceaux de puzzle dans la tête et puis plus rien. 
Ah quelle frustration ! 

Je pense que ce n'était pas une lecture pour moi ou pas le bon moment pour la faire. Cela arrive, c'est dommage, mais pas dramatique. 



Et s'il fallait mettre une note : 10 / 20