mardi 15 septembre 2020

Bilan de mes lectures en Août 2020


 


L’été n’est décidément jamais comme on s’y attend. Il parait que l’on a plus de temps avec les vacances, c’est faux me concernant surtout quand les soucis ne font que s’accumuler. Mais au moins j’arrive tout de même à m’évader le temps de lire quelques pages. 

La rentrée n’est pas mieux puisque ce n’est que maintenant que j’arrive à vous faire de court bilan du mois d’août !!!! Pas grave, mieux vaut tard que jamais. Je ferai mieux pour septembre.


  1. « Patients zéro, histoires inversées de la médecine » de Luc Perino : Un livre qui met en avant pour une fois les patients qui ont permis des découvertes majeures. D’ordinaire, ce sont toujours les médecins qui sont mis à l’honneur, mais rendons à César ce qui appartient à César. Lecture agréable même s’il y est question de pathologies plus ou moins graves, l’auteur a su mettre beaucoup d’humanité dans son écriture. Les cas sont variés, étalés sur de larges périodes, bien documentés, mais accessibles au grand public. Un chapitre, un cas donc lecture qui peut se faire par tranche pour ne pas se lasser ou qui peut correspondre à des temps de trajets si c’est votre cas.
  2. « Soif » d’Amélie Nothomb : Il s’agit de la cuvée de la rentrée littéraire 2019. Etonnant de ma part d’être en retard d’une année car en général, je dévore les écrits d’Amélie, mais cette fois, presque je suis restée sur ma faim si j’ose dire ! Je n’étais pas plus emballée que cela et j’ai reculé le moment de lire ce texte. Cela s’est confirmé. Si l’écriture est toujours aussi intéressante, je n’ai pas pu cette fois me plonger dans le récit aussi totalement que d’ordinaire. Cela peut arriver, rien de dramatique.
  3. « Les fantômes du passé » de Gaëlle Parrin-Guillet : Un polar historique (époque victorienne) se déroulant à Londres. Ce n’est pas un premier opus, mais une « suite » qui peut heureusement se lire sans problème majeurs. L’auteur nous donne des éléments pour raccrocher les wagons, ça se passe super bien. Style agréable, histoire bien ficelée, assez classique néanmoins, mais ça fonctionne sans que l’on éprouve réellement de lassitude ou une impression trop forte de déjà vu, déjà lu. 


Voilà c’est déjà fini, mais promis le bilan de septembre sera bien plus conséquent, avec des titres et des genres toujours différents. 


jeudi 27 août 2020

D'une mort lente d'Emelie Schepp



Le pitch :  

Plusieurs personnes sont retrouvées mortes à leur domicile, leurs corps comme des poupées incomplètes, mutilés avec une précision chirurgicale. Il n’y a aucun lien apparent entre les victimes. Des nuits blanches attendent la police de Norrköping et la procureure Jana Berzelius.
Mais cette dernière a d’autres cauchemars que le tueur au scalpel. Un homme qui la connaît depuis l’enfance. Un homme qui pourrait révéler à tous que Jana a été élevée et entraînée pour tuer. Cet homme est sa véritable menace. Et il vient juste de s’échapper.


Ce que j'en pense : 

La canicule est terminée, du moins nous l’espérons tous, mais j’ai pu faire baisser mon ressenti des températures extérieures grâce à cette lecture. 

Rassurez-vous, on doit aussi apprécier le récit calé sous un plaid, au coin du radiateur avec une tasse de chocolat chaud sauf si certains détails vous retournent un peu l’estomac. 


Tiré d’une série, on peut lire chaque tome de manière indépendante. Il y a un début et une fin qui ne se ferment pas concernant les protagonistes récurrents, mais pour le reste, c’est très bien ficelé. 

J’ai moi-même pris le train en marche avec cet opus et ce fût sans souci majeur même si évidemment j’ai senti des blancs que j’ai plus ou moins comblé grâce aux stratèges de l’auteur. 


On a tout ce qu’il faut dans ce titre : des morts dans des conditions disons-le atroces, des personnages qui ont peur, d’autres qui sont torturés par leur passé, des innocents qui prennent en pleine figure les revers, des écorchés de l’existence, des monstres... L’environnement est sombre comme il faut.

On a tout, mais une certaine lenteur sur le premier tiers du récit fut pesante, sans être non plus ingérable. Une impression de traîner un boulet qui heureusement par la suite se retrouve largué peu à peu. Ajoutons à cela qu’il fallait se familiariser avec les protagonistes assez nombreux, ce n’est clairement pas là que j’ai pris le plus de plaisir. 


L’ensemble reste classique avec quelques petites pointes intéressantes sur les conditions de travail dans le monde des secours (ambulanciers, secouristes, mais aussi policiers), la fatigue, le burn out... Sans être exceptionnel, ce roman possède des atouts qu’une lecture indépendante ne permet peut-être pas de déterminer au mieux. Je reste donc prudente sur mes réserves. 


Le point fort est certainement l’histoire de tous les personnages récurrents, même si pour cette fois, il me manquait des éléments. J’essaie d’avoir une vision globale et de deviner un peu la logique de l’auteur. 


Je pense essayer de lire d’autres titres de la saga afin de justement conforter ou non mes impressions. 




mercredi 15 juillet 2020

Shadows house, tome 1 de So-Ma-To




C’est avec 2 ans de retard sur le Japon que l’on peut lire ce manga, mais ce n’est guère important car je dis toujours qu’il n’y a pas de date de péremption sur les livres et puis, il y a tant à lire déjà !!!! 📚 Pour les amoureux des univers gothiques, ce titre est très bien. Ambiance sombre, mystérieuse car beaucoup d’inconnus et nous sommes à l’imagine d’Emilico (ou bien est-ce l’inverse ??? Qui sait vraiment 🤔?). Le style du récit flirte avec le genre du conte, mais on sent que c’est plus complexe. Nous n’en sommes qu’au premier volume, c’est logique. Autant Kate reste indéchiffrable et pour cause, elle n’a pas de visage, tout juste une silhouette. Autant Emilico est expressive. Elle est attachante même quand elle est exaspérante 😉. L’équilibre tient. Graphismes très beaux. 👍🏻 Bonne pioche chez mon libraire donc 😁 Le pitch : Emilico est une poupée vivante au service de Kate, une jeune fille appartenant aux Shadows, famille d’ombres sans visage. Dans le vaste manoir familial, le travail d’Emilico se limite pour le moment à nettoyer la suie projetée par sa maîtresse… Mais au fil des rencontres, elle découvrira le monde dans lequel elle vit, commencera à s’interroger sur le sens de son existence et se liera d’amitié avec son entourage… Cependant, une poupée doit-elle avoir une conscience ? #lecture #manga #bookstagram
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Docteur, puis-je vous voir avant six mois ? de Nicole de Buron







Petite lecture sortie de ma PAL sans fin. C’était un achat chez un bouquiniste donc pour pas cher car déjà en version poche. Je ne regrette pas. Belle découverte que ce titre qui date du début des années 2000, mais qui n’a pas vraiment pris une ride. Pas certain qu’il faille s’en réjouir pour tout d’ailleurs. C’est drôle, mais un poil grinçant et justifié à mon sens. Je dois trop connaître le fonctionnement des hôpitaux qui pourtant ne déméritent pas le plus souvent. C’est plus profond hélas le cancer qui ronge notre système de santé, mais je m’égare... Laissez-vous tenter par ce livre où tout se termine bien ou presque car la vie n’est jamais un long fleuve tranquille, paroles de Buron 🤣 #livre #lecture #bookstagram Le pitch : Une panne d’électricité, une marche qui se dérobe, une chute dans l’escalier, et vous voilà en mille morceaux, indisponible pour des semaines, des mois peut-être. Est-ce grave ? Au début, on ne sait pas bien. Aux urgences les diagnostics relèvent de la fantaisie, la lecture des radios dépend des goûts et des couleurs. Votre médecin de famille fait de la randonnée au Népal, celui de S.O.S. Médecins ne s’intéresse qu’à vos livres. Et vous ne marchez toujours pas. Il faut opérer, mais quand ? Le professeur Rocher, le meilleur, vient lui aussi de se casser le genou… Quand la patiente s’appelle Nicole de Buron, cette simple histoire de fracture tourne à la sarabande épique et à la comédie moliéresque. Chacun se reconnaîtra un peu dans cette satire du monde, parfois effrayant, de la médecine.
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12 bis avenue du maréchal Joffre d'Anne de Kinkelin



Le pitch : 

« Qu’avais-je, moi, pour commencer ? Une adresse : 12 bis, avenue du Maréchal-Joffre 78800 Houilles. Je n’aimais rien dans cette localisation. »

12 bis, avenue du Maréchal-Joffre, à Houilles. C’est son adresse. Banale, comme elle. Hôpital-maison-bac avec mention : un pur esprit dans un corps frêle et l’âme perdue dans un sfumato proche de la brume du lac de Côme. Mais voilà qu’un jour, réfugiée sur son toit, Léa acte la rupture. L’été est là. L’heure des possibles. Le moment rêvé pour quitter les siens et surtout, vérifier si la banalité du lieu où l’on vit détermine la grandeur de son destin.
Elle tient l’itinéraire parfait : parmi les milliers d’occurrences trouvées sur Google, quatre « 12 bis », des êtres dont elle ignore tout et veut tout savoir. 2615 kilomètres plein Sud, de Mérignac à La Colle-sur-Loup en passant par Tarbes et Biarritz, pour goûter à l’art des jardins sauvages, vivre sa vie à l’envers, rire de la colère et – qui sait ? – apprendre à aimer sa mère.

Ce que j’en pense : 

Qu’est-ce qui fait que des gens ordinaires ont une destinée peut-être extraordinaire ? Si on avait la recette, peut-être y aurait-il plus de gens à la vie tout sauf banale. Mais encore faut-il prendre pour acquis que la banalité est un fardeau, une tare, un frein. Rien n’est moins certain. 

Léa est une jeune fille qui a eut une vie basée sur le mensonge, l’imposture, le non dit, la maladie.... Comme tout le monde, elle va se chercher une fois qu’elle aura pu mettre à distance l’épée de Damoclès qui menaçait de s’abattre sur elle trop vite. 
Sa quête sera comme elle, sans fards, brute. 
Les réponses seront là, mais pas sous la forme imaginée et tant mieux car l’existence ne se planifie pas de A à Z. Il y a les aléas, les surprises, les autres... 

Roman avec un début, mais surtout une fin ouverte sur tant de possibles que sa lecture ne laisse pas de marbre. 
On peut tous se reconnaître dans les protagonistes, même partiellement. Ce livre trouvera un écho et peut-être encore plus maintenant dans ce monde qui n’est plus tout à fait le même depuis le début de l’année 2020. 

La chronologie est peut-être un peu rapide, mais après tout, le temps file et il serait bon de le retenir en profitant du seul qui vaille la peine : le présent. 

Les masques portés par les tricheurs finissent toujours par tomber et l’important n’est pas de se morfondre, mais de vivre, de construire, de se reconstruire car la vie, c’est une succession de hauts et bas. D’ailleurs, nous aussi, on porte des masques plus ou moins opaques. En prendre conscience, c’est se réveiller, se révéler. 

Suivons l’exemple de Léa qui a ouvert la porte de sa destinée en forçant un verrou, son adresse postale. On a chacun les siens alors essayons. On a tout à y gagner.... 



mercredi 20 mai 2020

Tout le monde n’a pas la chance d’être vegan – Petit manuel d’un véganisme pratique et pacifiste ! de Laurence Pieau



Le livre : 

Tout le monde n’a pas la chance d’être vegan – Petit manuel d’un véganisme pratique et pacifiste ! de Laurence Pieau aux éditions Harper Collins, 220 pages, 19 € 00.
Publié le 3 juin 2020 


Le pitch : 

En France, le régime carné vacille. Etudes scientifiques à l'appui, on sait désormais que ne plus manger de viande ni de produits laitiers est un bienfait pour la santé. Un bienfait pour l'environnement. Une démarche éthique. Convertie à la cause du véganisme sur le tard, Laurence Pieau, journaliste de renom et fondatrice d'Alternative Vegan, s'attache aujourd'hui à faire connaître les principes de ce mouvement sans jamais culpabiliser ni imposer. 
Car, non, les végans ne sont pas ces êtres vengeurs pâles comme des morceaux de tofu. Mêlant ici le récit de sa propre transition à un manuel complet, émaillé d'interviews de médecins, de chercheurs et de nutritionnistes, elle livre un texte aussi sérieux que drôle, loin des discours moralisateurs. Ne vous reste plus qu'à franchir le pas ! 

A propos de l'auteur : Laurence Pieau est journaliste. En 2019, elle quitte la direction des rédactions du pôle Infotainment de Mondadori France (Closer, Télé Star, Télé poche) pour créer Alternative Vegan, un nouveau média web indépendant ayant pour mission d'enquêter, entre autres, sur les scandales liés à l'alimentation, la santé, l'environnement et la cause animale.



Ce que j’en pense : 

Si vous avez envie de découvrir le véganisme sans crainte.
Si vous êtes déjà un peu intéressé par le sujet, même par simple curiosité.
Si vous avez déjà commencé à diminuer votre consommation de viande et autres produits issus du monde animal.
Si vous avez des idées toutes faites, mais que vous restez ouvert.
Si…. Oh vous avez compris, ce livre plein de bonne humeur, d’informations vérifiées, est fait pour vous ! 

Personnellement, je suis quasiment vegan depuis le début de l’année (soit depuis 5 mois). Mon moteur était pour ma santé en premier lieu, pour l’environnement, pour que l’on arrête de faire tourner le monde à l’envers… ensuite. 
J’ai été encouragée à me documenter sur ce courant alimentaire (que je connaissais un peu parce que j’adore cuisiner et que franchement, toutes les recettes m’intéressaient pour peu qu’elles soient gourmandes) par une connaissance qui elle-même avait pris un virage à 180° depuis peu. Mais ce que j’ai apprécié, c’est de tomber sur des sources très bienveillantes. J’ai vite compris que l’on ne devenait pas vegan d’un claquement de doigts, que c’était un cheminement, que le rythme était propre à chaque individu, que chaque pas était important et que se mettre la pression n’était pas bon. Personne n’est parfait et rien ne sert de vouloir brûler les étapes. Déjà changer certains comportements, habitudes est positif. 
Dans ce livre, j’ai retrouvé cette bienveillance avec en sus une base solide d’informations. Je maîtrisais déjà assez bien le sujet, mais comme toujours, on apprend quand même à chaque nouvelle lecture. 

Ce livre est à glisser presque entre toutes les mains.
C’est bien écrit. 
C’est factuel et pratique.
C’est vérifié et vérifiable. 
C’est instructif.
C’est propice à de nouvelles recherches, expériences, au dialogue et à l’échange.
Personne n’est là pour vous juger ou vous dire quoi faire. Vous êtes libre, seulement vous êtes informé. C’est peut-être un détail pour certains, mais c’est celui qui peut faire toute la différence. 
Lisez et voyez…


Et s’il fallait mettre une note : 15 / 20


dimanche 17 mai 2020

Les antisèches du bonheur de Jonathan Lehmann



Le livre : 

Les antisèches du bonheur de Jonathan Lehmann aux éditions Harper Collins, 270 pages, 18 € 00.
Paru le 4 mars 2020. 


Le pitch : 

Les Antisèches du Bonheur, ce sont 18 principes et pratiques redoutablement efficaces pour diminuer l'impact et la durée de nos pensées et émotions négatives au quotidien. A l'intersection des sagesses ancestrales et de la science contemporaine, cette méthode innovante a déjà transformé la vie de milliers de personnes. Avec son style franc et drôle, révélé dans Journal intime d'un touriste du bonheur, Jonathan Lehmann vient souffler un vent nouveau sur l'univers du développement personnel en nous donnant des clés pour faire de notre mental tyrannique un véritable outil de bonheur.



Ce que j’en pense : 

Le bonheur, tout le monde voudrait bien le connaître et je pense que plus d’un se demande s’il existe encore après le pic de la pandémie du COVID-19. C’est peut-être dans ces moment-là que ce type de lecture est le plus utile. On peut les voir comme des petites bouées de sauvetage morales auxquelles on peut se raccrocher. 

Beaucoup pourront dire : « Encore un énième bouquin sur le bonheur ! ».
Oui, c’est un énième livre sur le sujet, on ne va pas se mentir, mais celui-ci est une méthode avec ses antisèches « pour les nuls » écrite par un homme qui s’était plutôt pas mal planté niveau bonheur au départ, mais qui finalement réussi à tirer son épingle du jeu. Et comme il n’est pas égoïste, il veut bien partager avec nous ses trouvailles. 

Ces dernières ne sont pas forcément révolutionnaires de prime abord, mais c’est leur organisation et la combinaison de chaque élément qui fait que cela fonctionne. Je le dis sans détour car j’en applique un bon nombre et je vais compléter justement pour avoir la meilleure synergie même si comme à chaque fois, il faut trouver les petits ajustements qui font que cela nous convienne totalement. Une recette faut se l’approprier, la personnaliser, la rendre unique.
Jonathan Lehmann nous offre la version prêt-à-porter. A nous d’en faire une version sur-mesure. 

Etant de la même génération que l’auteur, je me suis sentie en parfaite adéquation avec les exemples qu’il nous fournit régulièrement. J’ai adoré son style simple, qui va droit au but et qui appelle un chat, un chat. J’avais l’impression de l’avoir en face de moi, comme un ami qui me file une flopée de bons tuyaux. J’avais régulièrement le sourire au lèvres en lisant ces pages et c’est pour moi très bon signe. 
L’auteur est franc et ne se prend pas pour le champion du monde du bonheur. Il n’est pas parfait et c’est réconfortant. On a beau avoir la clef, parfois la serrure résiste un peu, mais on peut le faire. Il nous y encourage. 

Après la lecture de ce livre, on peut retrouver Jonathan Lehmann sur la Toile et sur notre smartphone (via une application : 7 mind et les antisèches du bonheur) pour compléter cet apprentissage. Ainsi, on retrouve ce nouvel ami qui nous a ouvert le chemin et rien n’empêche non plus de relire régulièrement quelques pages du livre afin d’ancrer en nous les antisèches du bonheur. Elles ont été créés pour ça ! Ce n’est pas pour rien que Ducros il se décarcasse !!!! (Oups !!!!)



Et s’il fallait mettre une note : 16 / 20



En bonus :