mercredi 7 décembre 2016

La bête du Grésivaudan de David Gautier




Le livre : 

La bête du Grésivaudan de David Gautier aux éditions Boule de neige, 68 Pages, 9 € 00.
Publié le juillet 2016



Pourquoi cette lecture : 

L'Histoire est jonchée est de petites histoires et de légendes locales qui sont plaisantes à découvrir. Elles reposent également sur des faits bien réels et tangibles à la base, mais après... 
J'ai gardé mon âme d'enfant donc j'aime les lire et l'historienne de formation que je suis les voit aussi comme des éléments à prendre en compte car elles en disent beaucoup sur les croyances et les sociétés d'alors. 
Je vis actuellement juste à côté du Grésivaudan et donc, cela m'a intéressé encore plus. 
Cette lecture s'est faite dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Boule de neige obtenu lors de l'opération Masse Critique organisée par la communauté de lecteurs Babelio. 


Le pitch : 

Voici une vieille légende que l'on essaie d'oublier dans la Vallée du Grésivaudan. Ca s'est passé à la fin du Moyen-Age entre Belledonne et Chartreuse. Une bête mystérieuse commettait des attaques terribles. Ce n'était pas un ours, ni un loup, peut être un aigle à deux têtes ou un grand cerf avec des griffes pointues, et si c'était le diable en personne ? Dauphinois et Savoyards étaient terrifiés. 
Il fallut tout le courage du Chevalier Bayard pour résoudre l'énigme de "la Bête du Grésivaudan".


Ce que j'en pense : 

Comprendre le monde dans lequel on vit, c'est connaître son histoire, ses traditions, mais aussi ses légendes. Je le dis et le répète assez souvent. Cela doit venir de mon amour pour l'Histoire et ma curiosité naturelle toujours en éveil. Il y a le plus souvent un grand fond de vérité dans ces histoires locales et étranges. Des faits que l'on retrouve plus ou moins aisément dans les archives. On n'a en revanche pas forcément d'explications claires et logiques pour les interpréter. Les mentalités d'alors non plus et c'est ainsi que naissent des légendes. Elles se transmettent et font rêver les petits, mais aussi les grands. 

Qu'une maison d'édition familiale et régionale enrichisse son catalogue avec des parutions pour jeune public avec ce type d'histoire, je trouve cela formidable et même d'utilité publique. Oui carrément ! C'est notre culture, notre histoire après tout, même si elle est d'ordre plus fantastique que vraiment réaliste. Et puis, que serait l'Ecosse sans ses châteaux hantés hein ? Nos régions ont bien droit à leur folklore aussi. 

Pour en revenir plus particulièrement à ce titre, j'ai trouvé cette édition de très bonne facture déjà. 

Le texte est truffé de bons mots locaux, mais que beaucoup d'extérieurs comprendront aussi. Il y a des anachronismes volontaires dans les paroles, les situations, mais c'est pour mieux ancrer le récit et le rendre plus facile à comprendre pour le jeune lectorat. C'est fait de manière drôle et ludique. J'ai souri plus d'une fois. 

Les illustrations sont tout aussi amusantes et soutiennent le texte. Les enfants apprécieront grandement. Et cela pourra en prime aider les lecteurs débutants. 

Tout à la fin, on a une double page documentaire qui apporte un réel plus. C'est certes un brin sérieux, mais je suis certaine que des lecteurs aimeront trouver ce surcroît d'informations. J'ai été dans ce cas. 

C'est un livre à lire et relire. À offrir aussi. 


Et s'il fallait mettre une note : 15 / 20



lundi 5 décembre 2016

La voix du sang de Steve Robinson




Le livre : 

La voix du sang de Steve Robinson aux éditions AmazonCrossing, 498 pages, 9 € 99. 
Ebook. 
Publié le 11 octobre 2016



Pourquoi cette lecture : 

Trouver une nouvelle lecture, c'est parfois un peu comme jouer à un jeu de hasard. J'aime bien me surprendre et trouver des idées deci-delà. Pour ce faire, je regarde partout et j'espère trouver des pépites. 
Il s'agit d'un partenariat avec les éditions AmazonCrossing. 



Le pitch : 

Il y a deux cents ans, une famille loyaliste fuyait en Angleterre pour échapper à la guerre d'Indépendance américaine, avant de disparaître, semble-t-il corps et biens.

Généalogiste américain chevronné, Jefferson Tayte est engagé par les descendants pour découvrir ce qu’il est advenu de leurs ancêtres. Mais en se lançant, à travers la Cournouailles, sur les traces de la lignée Fairborne, Tayte est loin d’imaginer la terrible vérité que ses recherches vont révéler : le destin tragique d’une jeune fille, un coffret énigmatique recelant un sombre secret, et une longue série de crimes perpétrés par-delà l'Atlantique et le temps.

Tayte n’est cependant pas le seul à enquêter : quelqu’un d'autre cherche les mêmes réponses et ne reculera devant rien pour les trouver. Quand on exhume l'histoire d'une famille, on réveille fatalement les liens du sang...

La Voix du sang est le premier tome de la série des « enquêtes généalogiques » résolues par Jefferson Tayte.




Ce que j'en pense : 

Il y a des protagonistes qui vous semblent éminemment sympathiques dès les premières lignes d'un roman sans justement en savoir beaucoup sur eux. Et puis, au fil des pages, cette impression se confirme pour votre plus grand plaisir car c'est agréable ce type de "rencontre". Jefferson Tayte est de ceux-là pour moi. Sa profession, en plus de sa personnalité, n'y est sans doute pas étrangère. Elle se rapproche de celle des historiens (ma formation d'origine). 
Son métier n'est pas aussi facile qu'il y paraît. On a d'ailleurs l'occasion de l'évoquer lors d'une rencontre avec un autre personnage. C'est intéressant de remettre un peu à sa place les choses et surtout de distinguer les différents niveaux de pratique. 

J'ai eu un peu de mal avec le nombre des protagonistes cités au départ. Il m'a fallu un certain temps pour bien tous les replacer (leur filiation et leur liens, les contemporains, ceux du passé), mais ensuite cela fut plus aisé. 
Les aller-retour entre le passé et une époque contemporaine furent eux aussi facilités par cette assimilation. Ouf ! 

L'ensemble de l'intrigue est comme une enquête policière. On se doute bien vite qu'il va y avoir des disparitions pas toutes naturelles. On suppose aussi que les faits remontent loin dans le passé, mais que les conséquences peuvent être bien réelles et de nos jours de surcroît. Il y a des secrets qui semblent ne pas devoir être révélés. 
C'est rondement mené et cela se lit avec délectation. On est prit dans cette quête et on tourne les pages sans pouvoir s'arrêter. 

J'ai pris aussi beaucoup de plaisir à découvrir un peu la Cornouaille à travers de belles descriptions. Et oui, les recherches ne se font pas toutes seulement dans des salles d'archives avec de vieux papiers plus ou moins bien conservés ou sur des écrans d'ordinateurs d'un autre âge mis à la disposition des chercheurs. Il y a aussi de belles rencontres, d'autres moins agréables. 
Et puis,derrière tous ces noms, il y a eu de véritables personnes avec une histoire propre (même si c'est de la fiction dans le cas de ce récit). 

Une lecture qui débute doucement (encore qu'un meurtre...) et qui finit par happer complètement son lecteur. Une belle surprise et vivement la suite des recherches de JT dans les prochains volumes. 



Et s'il fallait mettre une note : 16 / 20



vendredi 2 décembre 2016

Mon petit bled au Canada de Zarqa Nawaz




Rentrée littéraire 2016



Le livre : 

Mon petit bled au Canada de Zarqa Nawaz aux éditions Denoël, 304 pages, 19 € 90.
Publié le 3 octobre 2016



Pourquoi cette lecture : 

Je l'ai choisi dans les nouveautés du catalogue des Editions Denoël car j'avais lu dernièrement un ouvrage plutôt porté sur l'histoire judéo-chrétienne et c'était l'occasion de lire un autre livre avec cette fois des protagonistes d'une autre confession. 



Le pitch : 

Zarqa Nawaz n'a que six ans quand ses parents, musulmans pakistanais aisés, s'installent au Canada. Le choc culturel est rude pour la fillette, qui doit affronter tes préjugés de ses camarades autant que le conservatisme religieux de ses pairs... Jeune femme, elle a tôt fait de s'autoproclamer sultane de la dérision, et elle nous plonge dès les premières pages de ce roman tendre et hilarant dans la peau de cette enfant impertinente et lucide. 
Des mésaventures scolaires de la petite Zarqa à l'amour vache qui la lie à son flegmatique mari en passant par l'éducation de ses enfants, tout est délicieusement absurde, réaliste et d'une infinie tendresse dans ce récit d'une famille éternellement confrontée à sa différence culturelle et religieuse... et le résultat est savoureux, politiquement incorrect et salutaire.



Ce que j'en pense : 

Les religions divisent les hommes alors qu'au fond, elles devraient plutôt les rapprocher. On peut avoir des différences de croyances, mais nous sommes tous pareils. On a des habitudes, des coutumes qui divergent, des mœurs qui peuvent surprendre, certes, c'est une réalité. Ceci étant dit ne peut-on pas voir un peu au-delà ? Entre gens de bonne volonté...
Ce livre permet de mieux connaître, comprendre, les musulmans qui vivent dans nos pays occidentaux. 
C'est largement autobiographique pour ce roman et je trouve que c'est un gros plus. L'auteur nous donne une version vécue, expérimentée. En prime, c'est souvent drôle car si nous, nous sommes parfois ignorants, nous sommes aussi sectaires, irrespectueux ou carrément maladroits, les musulmans sont aussi très divers dans leurs pratiques. Et ces croyants, souvent immigrés à des degrés divers niveaux générations, sont eux aussi un peu perdus... Les plus jeunes font le pont entre deux mondes. C'est encore moins évident. 

Entre tradition et modernisme, les situations tournent au risible, au surprenant, au loufoque et j'en passe. J'avoue avoir ri franchement à la lecture de certains passages. 

J'ai apprécié cette lecture qui se veut donc légère et fort agréable. Pour autant, on aborde des passages plutôt complexes sans en avoir l'air. C'est intéressant et cela peut nous amener à réfléchir un peu. Je trouve qu'il y a matière à se remettre en question par moment. J'aime les livres qui ont plusieurs niveaux comme celui-ci. 
Zarqa est attachante. On aimerait l'avoir pour amie. Elle a beaucoup à nous apprendre. 



Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20 



mercredi 30 novembre 2016

Une aventure de Spirou et Fantasio : La lumière de Bornéo de Frank et Zidrou






Le livre : 

Une aventure de Spirou et Fantasio : La lumière de Bornéo de Frank et Zidrou aux éditions Dupuis, 92 pages, 16 € 50. 
Publié le 7 octobre 2016



Pourquoi cette lecture : 

En ce moment, je "subis" l'influence de mon cher et tendre en matière de BD et j'essaie aussi de découvrir des classiques que j'ai raté car même si j'adore la BD, c'est comme en littérature, j'ai d'énormes lacunes ! 





Le pitch : 

Spirou n'est plus journaliste ! Après avoir refusé de modifier un article un peu trop critique sur un barrage hydroélectrique en pleine jungle palombienne financé par un gros annonceur du journal, Spirou claque la porte du Moustique. Désoeuvré, il décide de prendre le temps de vivre et de rattraper le temps perdu, notamment en se mettant à la peinture et au jardinage. Mais d'étranges événements vont l'empêcher de réaliser ses envies.

Il y a d'abord la nature qui semble devenue folle et des champignons "qui n'existent pas" qui provoquent une véritable marée noire végétale, au grand désarroi de Pacôme.
Il y a ensuite ces mystérieuses toiles révolutionnaires d'un auteur anonyme qui arrivent à la galerie Bernard et pour lesquelles le cheik Ibn-Mah-Zout est prêt à payer des fortunes. 
Et Fantasio qui est chargé par son journal de trouver l'artiste génial, créateur de ce nouveau courant pictural appelé "le zooïsme.
Il y a enfin Noé, ce dompteur extraordinaire qu'on avait découvert dans "Bravo, les Brothers" qui est de retour en ville avec toute sa ménagerie et une gamine... qui n'est autre que sa propre fille, une adolescente ballottée depuis toujours et qui débarque de son Canada natal. Et que Noé va confier à Spirou !

Ce Spirou signé Frank et Zidrou est une fable humaniste et écologique menée par deux auteurs au sommet de leur art !



Ce que j'en pense : 

Pour aborder l'univers de Spirou, je commence par le dernier album sorti. En gros, je commence par la fin. Je m'étonne moi-même car c'est tout sauf mon style d'agir ainsi, mais il paraît qu'il faudrait que je sois moins rigide dans mes habitudes. Soit. 

Spirou est un personnage qui m'a toujours laissé dubitative. Je crois que je l'ai évité car je ne savais pas où le caser. Mais dans cet album, je l'ai trouvé moins lisse que dans mon imagination, plus moderne aussi. Comme quoi, on a souvent des idées préconçues.
Sur certaines cases, j'avais un peu l'impression de voir Ruquier (oui l'animateur entre autre chose car il cumule plusieurs casquettes en réalité, mais je m'égare !). J'ai trouvé cela amusant. 
J'ai eu une tendresse particulière pour l'orang-outan Bornéo. Les animaux me touchent souvent et le dessin est plus que parlant pour moi. 

J'ai beaucoup aimé cette histoire qui nous dépayse, nous entraîne dans l'univers du cirque, des galeries d'art...
Les dessins sont vifs, nos yeux vont vites, mais on en profite tout de même. 
Une belle leçon de vie donnée dans cet album.


Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20 


lundi 28 novembre 2016

Guide des égarés de Jean d'Ormesson




Rentrée littéraire 2016




Le livre : 

Guide des égarés de Jean d'Ormesson aux éditions Gallimard, 128 pages, 14 € 00.
Publié le 3 octobre 2016



Pourquoi cette lecture : 

Jean d'Ormesson est un auteur que j'apprécie. J'ai pu le rencontrer et assister à une conférence qu'il donnait. 
L'homme est "épatant" ! 



Le pitch : 

C'est à la question : "Qu'est-ce que je fais là ?" que s'efforce de répondre ce manuel de poche qui n'a pas d'autre ambition que de décrire avec audace, avec naïveté, avec gaieté ce monde peu vraisemblable où nous avons été jetés malgré nous et de fournir vaille que vaille quelques brèves indications sur les moyens d'en tirer à la fois un peu de plaisir et, s'il se peut, de hauteur.



Ce que j'en pense : 

Depuis que j'ai osé lire du Jean d'Ormesson, j'avoue que j'adore sa plume de manière générale aussi je vais tâcher d'écrire tout de même un avis suffisamment critique afin de ne pas me laisser égarer par ma passion. 

Cet ouvrage se décrit comme un manuel. Certes, je ne vais pas contrarier l'auteur, mais j'ai eu plus eu l'impression de lire un petit essai organisé par thématiques successives qu'autre chose. 29 pour être précise. 
Facile à aborder, découpé intelligemment, le lecteur se laisse porter aisément. Ces petites séquences sont parfaites pour faire des pauses régulièrement et s'imprégner de ce que l'on vient de lire. Réagir aussi car peut-être ne serez-vous pas intégralement d'accord avec les propos tenus. Peut-être aurez-vous des réactions de surprise ou de stupeur devant une certaine prise de conscience. 

Petit par la taille, ce livre m'a semblé énorme par sa portée. Un peu comme à chaque fois que j'ai lu Jean d'Ormesson. 
J'ai retrouvé des thèmes déjà abordés dans ses précédents ouvrages. J'ai également ressenti ce texte comme un au revoir... Notre académicien n'est plus tout jeune, enfin physiquement car dans sa tête, il a encore des pousses bien vertes. Cela m'a chagriné et m'a poussé encore plus dans mes retranchements personnels. 

Ce texte est effectivement éclairant et peut en aider plus d'un à mieux saisir ce monde, cet univers... En bref, on est en plein dans de la philosophie de l'existence. 
C'est épatant comme dirait justement l'auteur. 



Et s'il fallait mettre une note : 18 / 20 







vendredi 25 novembre 2016

Dad, tome 3 : les nerfs à vif de Nob






Le livre :

Dad, tome 3 : les nerfs à vif de Nob aux éditions Dupuis, 48 pages, 10 € 60. 
Publié le 2 septembre 2016. 



Pourquoi cette lecture : 

J'adore en général les albums de Nob. Il fallait d'autres raisons supplémentaires ? 

                                                    
Le pitch : 

Dad, le comédien au chômage et père à temps plein, va devoir accepter à contrecoeur une nouvelle présence féminine dans son appartement. Alors qu'il était déjà bien occupé à gérer les revendications de son aînée Pandora, les garçons qui tournent autour d'Ondine l'adolescente, les jouets éparpillés de la petite Roxane et les balades au parc de la dernière, Bébérenice, l'installation pour quelques jours de la mère de sa seconde fille sur le canapé du salon risque bien d'être de trop. Car Rose, grandiloquente actrice, n'est pas des plus discrètes...
Mais qu'importe, malgré les histoires des adultes, une chose est sûre : chez eux, il y aura toujours des rires, des crises, des repas à préparer, des sorties d'école, des copines et des amoureux.

                                                     

Ce que j'en pense : 

Dad est un papa pas tout à fait comme les autres et c'est tant mieux. Il est comme Mamette, l'autre personnage qui m'a fait découvrir cet auteur de BD qu'est Nob. Tellement humain pour un simple personnage de BD, attendrissant, émouvant... 
Plutôt classifié aux rayons jeunesse, j'avoue que je prends plaisir à découvrir les aventures de ce père de famille et de sa progéniture. D'ailleurs regardez bien la petite dernière dans les gags, elle est souvent en retrait, mais pas la moins drôle. 

Les quatre filles de Dad sont issues d'unions différentes et chacune possède un caractère bien trempé. Les histoires n'en sont que plus piquantes. Vous verrez ! 

Cette famille recomposée est peu banale (ben oui 4 filles qui ont toutes une maman différente, faut le faire déjà et puis avoir un papa comédien aussi), mais beaucoup peuvent s'y retrouver. 
Entre les galères du quotidien et les petites misères qui s'accumulent, on fait avec les moyens du bord. comme chez nous quoi ! Beaucoup de fantaisie, un brin de folie et surtout de l'amour ainsi que de l'humour ! Bah, avec le rire, tout passe et c'est toujours plus amusant que de pleurer non ?!
On peut même ensuite prendre un peu de temps pour saisir le deuxième sens à peine cacher de la plupart des scènes. Oui, on s'amuse, mais c'est aussi plus profond s'il n'y paraît. 

J'aime beaucoup les dessins et le graphisme. Les couleurs très marquées parfois donnent un aspect contemporain chaleureux. On se sent comme à la maison dans ces cases. 
On ne s'en lasse pas et on attend le prochain opus. 



Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20