lundi 4 janvier 2021

Mes lectures de décembre 2020

 


Mes lectures en décembre 2020 : 


Aller, on ferme la porte à 2020 petit à petit et voici le bilan de mes lectures de décembre. C’était parfait pour m’occuper l’esprit et être dans une ambiance plus légère. 


  • « Capitaine Albator, Mémoires de l’Arcadia » tome 3 de Jérôme Alquié (Nouveautés novembre 2020) : Comment vous dire ? Albator, c’est mon héros depuis 40 ans (j’en ai 45). Je l’ai aimé immédiatement. Je ne ratais jamais un épisode et ce depuis les premières diffusions dans RécréA2 (Ne peuvent connaître que les dinosaures). Que Jérôme Alquié obtienne le soutien de Leiji Matsumoto (Dieu vivant à mon échelle) fut pour moi un bonheur car je connais le talent de Jérôme que j’ai pu côtoyé rapidement lors des premières grosses conventions organisées en France (là aussi cela commence à remonter dans le temps). Pour en revenir à ce dernier volet du triptyque qu’il a dessiné, c’est de la bombe bébé !!! Graphiquement, tout y est même avec la griffe Alquié car il reste très fidèle à l’oeuvre originale bien que ce soit en couleur (les manga sont toujours en noir et blanc). On est ici dans un récit avec les Sylvidres donc on plonge dans les premières aventures du capitaine corsaire connues en France. Ne cherchez pas de chronologie pure, il n’y en a jamais eu dans les intrigues de Matsumoto. Ses personnages évoluent dans des univers parallèles où la poésie, l’honneur, l’amitié, la liberté, l’amour sont des règles qui tiennent de code d’honneur. Côté scénario, c’est simple comme toujours. Presque un peu trop rigide, mais on s’en fiche, c’est comme cela qu’on les aime Harlock (Albator) et ses compagnons.


  • Terrien, t’es rien ! Le jour où la Terre s’arrêta de Valott (nouveauté novembre 2019) : En Suisse, il n’y a pas que le chocolat, les montres, les banques… Il y a aussi des personnes inspirées qui profitent du confinement (le 1er au printemps 2020) pour exercer leur métier (dessinateur) avec des horizons revus à la baisse (les 4 murs d’un appartement et les news). Drôles, mais aussi intelligentes, ces illustrations sur le thème de la pandémie sont des traces que nous aimerons ou pas revoir dans quelques années. Magnifique coup d’oeil et coup de crayon qui égratigne un peu notre statut tout puissant. 


  • Père fouettard corporation tome 1, 2, 3, 4 de Hikaru Nakamura (nouveauté novembre 2020 pour le 4) : Lecture de saison. Le père Noël est mort, le père fouettard a pris la relève car il y a toute une entreprise à faire tourner. Les nouvelles recrues ne manquent pas de piquant et quelques anciens vont les prendre sous leurs ailes. C’est amusant, dramatique, triste et gai, c’est une comédie qui voit sortir 1 seul volume par an. Vivement l’an prochain pour connaître la suite !


  • Unsung Cinderella (Midori, pharmacienne hospitalière) tome 1 de Mamare Arai : Dans les séries médicales, c’est très souvent les médecins qui tiennent le haut du casting alors pour une fois, on va remettre les choses à leur juste place en mettant à l’honneur les pharmaciens qui sont des acteurs essentiels des rouages de la santé. Tout se passe dans un hôpital pour cette saga, mais c’est aussi un des pans de cette profession que l’on connait moins bien justement. Premier tome qui permet de tout mettre un peu en place (assez classique) donc vivement la suite pour aller encore un peu plus loin .


  • Le dompteur de lions de Camilla Läckberg : J’arrive au bout de ce cycle de roman policier et cela m’attriste un peu. Plus qu’un et voilà. On s’attache aux personnages et on aime les retrouver dans leurs petites vies qui ressemblent tellement aux nôtres. Certes il y a des meurtres, des disparitions et tant d’autres actions noires qui se mêlent à leur quotidien, mais tant pis, on prend le lot avec plaisir. Cet opus est particulièrement sombre et laisse présager un ultime volume plus obscur comme peut l’être la nature humaine parfois. Heureusement qu’il y a des lueurs d’espoir.


  • L’instant Mantra de Sylvain Romain : Roman facile à lire, à découvrir et qui est porteur d’une énergie très positive, ce qui est agréable en cette période plutôt moribonde (même les fêtes ont eu un petit goût amer pour beaucoup). Ce n’est pas LE roman du siècle, mais je n’ai pas boudé mon plaisir au fil de ce parcours qui ressemble à un jeu de piste jonché de mantra beaux et inspirants. 

samedi 26 décembre 2020

L'instant mantra de Sylvain Romain

 



Le livre : 

 

L’instant Mantra de Sylvain Roman aux éditions Indigraphe, 256 pages, 16€90.

 

 

Le pitch : 

 

Baptiste rêve d’une romance digne du septième art. Un soir, alors qu’il rentre de séminaire, une enveloppe carmin l’attend dans sa boite aux lettres. Pas de cachet de la poste, pas de timbre ; ni expéditeur, ni destinataire. Il ouvre. Un doux parfum s’échappe. A l’intérieur, un carton d’invitation sur lequel sont inscrits un mantra et un acronyme imprononçable. Le début d’une longue série. Le début d’une double énigme à résoudre. Quel est ce voyage qui lui est proposé ? Qui est cette mystérieuse inconnue qui lui adresse ces missives ?

Pour Sylvain Martin, écrire, c’est apporter sa contribution à éveiller les consciences, diffuser de l’amour et favoriser la compréhension que nous avons les uns des autres. Tout au long de « L’instant mantra », son premier roman, il nous livre les jalons d’une philosophie du cœur.

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Voilà un roman qui m’aura permis de finir l’année 2020 avec une belle touche de positivité alors que l’ambiance générale n’est pas si terrible que cela, même pour les fêtes de fin d’année, car 2021 s’annonce au mieux compliqué. Bref…

 

Plonger dans ces pages et ce jeu de piste jonché de mantra avec au bout peut-être une belle histoire d’amour, des amitiés fortes et une flopée de bons sentiments si doux que l’on peut limite en être écœuré ne devrait pas vous faire de mal. Au contraire même si ce n’est pas LE roman du siècle, il serait dommage de bouder un peu de bonheur simple. 

 

L’écriture n’est pas mauvaise, parfois un peu trop stéréotypée à mon goût et quelques maladresses ici ou là (le choix des horaires par exemple avait le don de m’horripiler par exemple, allez savoir pourquoi ?!?!), mais rien qui ne m’ait découragé. J’avais envie de cette bouffée de douceur qui était trop sucrée par instant, mais tant pis.

 

L’intrigue est cousue de fil blanc, mais là non plus je ne pense pas que c’était vraiment si essentiel que cela. On se laisse porter par cette facilité et les messages contenus dans les mantras envoyés à Baptiste me semble plus essentiel. 

 

Un roman feel good sympathique qui ne révolutionne pas tout, mais n’est pas à négliger. Il en vaut bien d’autres qui se vendent comme des petits pains en librairie. 

 

Petit plus : J’ai particulièrement apprécié l’histoire de la maison d’édition, de ses choix, de sa vision sur les textes… Je lui souhaite une longue existence et je vais faire plus attention à leurs publications maintenant que je la connais. 

 

 

 

Pour vous faire une autre idée du livre : 

 

https://youtu.be/MBi-b1wAz7g

Terrien, T'es rien ! Le jour où la Terre s'arrêta par Valott

 


Le livre : 

 

Terrien, t’es rien ! Le jour où la Terre s’arrêta par Valott aux éditions Favre, 104 pages, 14 €.

Publié en novembre 2020

 

 

 

Le pich : 

Comme le disait l’auteur de BD Moebius :

« Dessinateur est le métier le plus libre du monde. On vous enferme dans une pièce et vous faites ce que vous voulez. »

Tout dessinateur est un confiné d’origine. Il utilise sa planche à dessin comme une planche de salut et dessine pour s’évader. Dès que la pandémie a débuté, Valott a traduit ce que nous traversions grâce à la finesse de ses traits. Il a réalisé des instantanés du quotidien, tout en y ajoutant sa touche humoristique, mais aussi ses références artistiques et philosophiques ; sans faire l’impasse sur la franche rigolade, si essentielle à la survie.

Cet ouvrage, c’est l’occasion de revenir sur un phénomène qui a touché la terre entière et nous a tous réunis. Un combat à coup de crayons pour ne pas oublier que nous avons vécu une partie de l’Histoire qu’il faut faire nôtre. Il y a des leçons à tirer, des réflexions à mener et une solidarité à entretenir.

 

 

Ce que j’en pense : 

 

En Suisse, il n’y a pas que le chocolat, les montres, les banques… 

Il y a aussi des personnes inspirées qui profitent du confinement (le premier au printemps 2020) pour exercer leur métier (dessinateur) avec des horizons revus à la baisse (les quatre murs d’un appartement et les news diffusés sur les différents média). 

 

Vraiment pas évident de croquer l’actualité avec des telles œillères et une visibilité quasiment nulle sur l’avenir.

 

Drôles, mais aussi intelligentes, ces illustrations, sur le thème de la pandémie mondiale qui paralyse encore et toujours une grande partie du monde, sont des traces que nous aimerons ou pas revoir dans quelques années. 

Voilà un beau recueil à feuilleter régulièrement car magnifique coup d’œil et coup de crayon qui égratigne un peu notre statut tout puissant.



Pour vous donner une idée : 


https://issuu.com/editionsfavre/docs/terrien_t_es_rien__valott__ed._favre__2020__-_extr



mercredi 2 décembre 2020

Mes lectures de novembre 2020

 



Nouveau bilan de mes lectures mensuelles qui sont autant de nourriture pour mon esprit. 



  • « Messages des pierres au peuple humain » de Joëlle Chautems et Fabrice Chapuis (Rentrée littéraire 2020): 46 magnifiques cartes et un livret plus minimaliste d’accompagnement compose ce coffret de belle facture qui est parfait pour débuter dans la connaissance des pierres semi-précieuses. On y croit ou pas, mais c’est juste splendide donc à minima pour le plaisir des yeux. 


  • « La voyageuse de nuit » de Laure Adler (Rentrée Litteraire 2020) : Beaucoup voulait dissuader Laure Adler d’écrire ce livre car le sujet dérange. La vieillesse ça ne vend pas du rêve pourtant à moins d’être stoppé prématurément dans l’existence, c’est notre lot à tous. Intelligent, érudit, documenté, ce livre m’a particulièrement plu dans sa seconde partie.


  • « La faiseuse d’anges » de Camilla Läckberg : On prend les mêmes et on continue. Toujours la même équipe, toujours les mêmes protagonistes de bases et toujours les même recettes d’écriture. Ce n’est pas lassant car vraiment on est attaché aux personnages. Seuls quelques nouveaux liés à la nouvelle affaire en cours vont apporter du sang neuf. Beau tableau à la fois du passé et du présent. Rien n’arrive sans raison ou presque… Et quand la fiction rejoint la réalité, alors là…


  • « Louis XIV : L’hiver du grand roi » de Max Gallo : Suite de cette biographie consacrée à l’un de nos plus grands souverains. C’est toujours aussi bien écrit, facile à lire, rendu si vivant que l’on y est presque, dans le coeur même de ce monarque que l’on croit connaître et qui pourtant nous surprend encore. On connait les grandes lignes et surtout on connaît l’issue finale, mais qu’importe, on reste accroché et on espère jusqu’à l’ultime phrase. 


  • « Spy family » tome 2 de Tatsuya Endo (Manga) - (Nouveauté novembre 2020) : Si cette famille n’est qu’un vaste mensonge, elle fonctionne néanmoins de mieux en mieux. Un espion, une tueuse et une orpheline ayant le pouvoir de lire dans les pensées des autres, c’est pas banal, mais il faut bien cela pour sauver la paix dans le monde non ? Noirceur du monde, mensonges à tous les étages pour ne laisser transparaitre que ce qui est beau, lisse et moral, vraiment ce manga lu en duo avec ma fille cadette pourrait être très déprimant, mais il reste dynamique, riche, bourré d’humour qui grince ou juste pour le plaisir, donc on devient addict. 


  • Moriarty tome 1 et 2 de Ryosuke Takeuchi et Hikaru Miyoshi (Manga) : Et si pour une fois, on changeait d’optique ? Regardons l’histoire à travers les yeux du « méchant » des aventure de Sherlock Holmes (bien qu’il ne soit présent que dans quelques aventures du détective et non pas dans toutes). Version très esthétique, quelque peu romantique, pas toujours réaliste (certains détails vont vous sauter au yeux), assez manichéenne, mais pas désagréable. C’est une lecture partagée avec ma cadette encore. 


  • « Les Tuniques Bleues n*64 : L’envoyé spécial » de Munuera et Beka (Nouveauté octobre 2020) : Je connais assez mal « Les Tuniques Bleues » car j’ai dû lire qu’un ou 2 autres albums. Mon mari lui est plus expert et me l’a fortement conseillé. Je vais en faire de même avec vous. Intrigue avec 3 volets qui se rejoignent, dessins magnifiques, couleurs splendides, du renouveau, mais en respectant la tradition et un fond de véracité supplémentaire, c’est le programme. Mention spéciale pour l’interview dans les premières pages retraçant la genèse de cet album unique.


  • « BL métamorphose » tome 4 de Kaori Tsurutani (Manga) : Avant dernier volume certainement pour cette histoire d’amitié intergénérationnelle et de passions communes qui se fichent bien que vous soyez lycéenne ou une mamie. D’ailleurs, je partage cette lecture avec ma fille cadette de 15 ans alors que j’en ai 45. Nous aimons les manga et je suis heureuse de lui avoir fait découvrir cet univers si riche il y a quelques années, mais elle m’en apprend aussi maintenant. 

vendredi 6 novembre 2020

Messages des pierres au peuple humain de Joëlle Chautems et Fabrice Chapuis


 

Le livre : 

 

Messages des pierres au peuple humain. Lithothérapie et pierres semi-précieuses de Joëlle Chautems et Fabrice Chapuis aux éditions Favre, 46 cartes et un livret d’accompagnement dans un beau coffret, 24 € 00.

Publié le 6 octobre 2020.

 

 

Le pitch : 

 

Formées bien avant l’apparition des humains, les pierres détiennent une sagesse précieuse. Si elles pouvaient parler, qu’auraient-elles à nous dire ? Cet oracle vous emmène à la découverte des caractéristiques physiques ainsi que des vertus en oligothérapie, chromothérapie et lithothérapie de ces joyaux de la terre. Chaque pierre délivre aussi un message d’espoir à l’humanité, pour nous aider à surmonter les obstacles de la vie et nous rappeler que nous faisons partie d’un tout.

 

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Très beau titre qui déjà nous emporte ailleurs et c’est assez essentiel en ce moment. Pourtant, si on nous transporte loin de nos quatre murs, on nous met aussi entre les mains un magnifique objet (qui pourra être un excellent cadeau pour les fêtes de fin d’année à venir) qui nous montre les richesses de notre planète, des pierres plus précieuses qu’un simple galet, mais qui valent moins chères qu’un diamant véritable et qui peuvent vous apporter plus encore que le simple plaisir des yeux si on y croit.

 

Le coffret contient 46 cartes magnifiques où chacune des pierres est mise en valeur. C’est un régal pour les yeux. Les mains ne sont pas en reste car la qualité de l’impression est aussi de très belle facture. Le toucher est délicat. 

Il y a aussi un livret qui vous dira tout sur comment utiliser au mieux votre coffret et en fonction de vos attentes personnelles. Il n’y a pas une bonne manière de le faire, mais plusieurs et certainement une qui vous conviendra.

 

J’y suis allée personnellement en douceur. Une ou deux cartes par jour, tirées au hasard dans la pile à découvrir et puis hop, j’allais lire de quoi il retournait sur chacune des pierres. Je pouvais passer pas mal de temps à regarder les cartes. Je pense que mon esprit à bien vagabondé. L’information qui m’était ensuite distillée avait un côté plus terre à terre, mais aussi mystérieux. Mon imagination (toujours elle) m’a poussé à croire que je suivais un module pour chaman débutant de nos contrées si réfractaires à ces pratiques. J’ai apprécié. C’était très détaillé et méthodique, mais jamais ennuyeux. C’est parfait pour débuter car franchement, je n’y connaissais absolument rien.

 

 

 

Et s’il fallait mettre une note : 15 / 20


jeudi 5 novembre 2020

Mes lectures du mois d'octobre



 Petit tour d’horizon de ma nourriture de l’esprit version lecture en ce début d’automne : 


  • « Le gardien de phare » de Camilla Läckberg : Ce nouvel opus abordera des faits disons très sombres, bien tangibles, graves et d’autres plus immatériels. La construction est assez identiques aux précédents donc on n’est pas dérouté. Presque au contraire, je ne me fais plus du tout surprendre et je devine tout très rapidement depuis un moment déjà, mais ce phénomène m’est très familier (c’est un des syndromes de la blogueuse littéraire qui traine ses bottes depuis trop longtemps). Reste que cet épisode marque un tournant, plus noir, plus lent peut-être, indéniablement humain.


  • « Le goût de vivre » de Sabrina Missègue (Rentrée littéraire 2020): Un livre témoignage sur l’anorexie qui sera peu nommée, mais identifiée via un elle qui signifie tout, qui sera omniprésente. Chaque cas est différent, chaque elle est une tumeur qui ronge son hôte. Livre  qui a peiné à voir le jour, mais qui fut une bouée ainsi que le soutien sans faille de Patrick Poivre d’Arvor. Vous saurez tout en le lisant. C’est peut-être un peu longuet, répétitif, mais Elle aussi fut mainte fois de retour. Très beau témoignage pour parler de cette maladie, mais aussi pourquoi pas d’autres troubles alimentaires car ils sont tout aussi dévastateurs. Petit plus, les illustrations de Sabine Fèvre qui ponctuent le texte sont juste magnifiques.


  • « Le village perdu » de Camilla Sten (Rentrée littéraire 2020) : Un roman scandinave encore plein de suspens, d’angoisse et de mystère : Un village entier qui disparait de la surface du globe et comme ultime indice : un cadavre et un nourrisson abandonné. Un projet de tournage de documentaire sur ce fait  non résolu des décennies plus tard va être le début de la fin… 


  • « Chronique d’une station service » d’Alexandre Labruffe : C’est faire le plein de petites histoires qui nous est proposé ici par le biais du narrateur. Ces scènettes mises bout à bout forment un récit loufoque. Le final est peut-être un peu léger comme du sans plomb. 


  • « C’est arrivé la nuit » de Marc Levy (Rentrée littéraire 2020) : Retour vers le roman d’aventures et d’enquêtes pour l’auteur qui mérite d’être mieux connu. Vraiment mieux connu car oui il vend ses livres à tours de bras, mais n’est pas réellement reconnu par ses pairs. On va trouver dans ce texte : le monde actuel avec ses dérives et dangers, manipulations, prises de pouvoir, sa violence, l’univers des hackers, des services secrets… Captivant et basé sur des faits réels romancés. 

vendredi 30 octobre 2020

Le village perdu de Camilla Sten


 Le livre : 

 

Le village perdu de Camilla Sten aux éditions Seuil, 432 pages, 21 € 90.

Publié le 1eroctobre 2020 

 

 

Le pitch : 


Comment tout un village peut disparaître sans laisser de traces ?


1959. Silvertjärn. La population de cette petite cité minière s’est mystérieusement évaporée. A l’époque on a seulement retrouvé le corps d’une femme lapidé et un nourrisson.


De nos jours, le mystère reste entier.


Alice Lindstedt, une documentariste dont la grand-mère est originaire du village, part avec une équipe explorer la cité fantomatique, en quête des secrets de cette tragédie.


Mais la piste de l’ancien pasteur du temple déterrera la mémoire d’un sombre passé…

Un passé qui hante encore le présent et semble avoir réveillé les ombres du village perdu.

 

 

Ce que j’en pense : 

 

Quand le mystère et le suspens, voir l’horreur se mêlent habilement, cela peut donner un ensemble qui vous fera frissonner et vous titillera les neurones. Pour ce faire, essayez de ne pas lire le pitch car je trouve qu’il gâche un peu les beaux efforts fait par l’éditeur pour mettre dans l’ambiance le lecteur via une belle couverture : choix des couleurs, de l’illustration…

L’auteur, elle, plongera aussi les lecteurs tout de suite dans le bain. Le décor est rapidement planté et on a envie de faire partie de l’équipe d’Alice pour découvrir ce qui s’est passé dans ce village reculé de tout. 

 

J’ai apprécié le choix des aller-retour entre les faits relatés dans le passé et ceux dans le présent. Ce n’est pas toujours agréables dans certains récits, mais là, c’était la meilleure option. On ne s’y perd pas, au contraire même si on s’enfonce toujours plus profondément dans le cœur du mystère. 

La tension monte, monte et monte encore. On ressent cette angoisse et les protagonistes ne sont pas toujours ce que l’on pourrait croire au premier abord. L’auteur nous distille là aussi petit à petit des éléments qui font que l’on pourra en aimer certains d’emblée et d’autres beaucoup moins, mais rien n’est jamais définitif. 

Laissez-vous surprendre, c’est un bon titre qui va jusqu’au bout alors vous aussi, non ? 

 

 

 

Et s’il fallait mettre une note : 16 / 20


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