mercredi 16 novembre 2016

Un corps parfait d'Eve Ensler



Le livre : 

Un corps parfait d'Eve Ensler aux éditions  Denoël, collection Denoël & D'Ailleurs, 134 pages, 12 € 15. 
Publié le 10 mai 2007 



Pourquoi cette lecture : 

C'est une trouvaille en médiathèque que j'ai fait en traînant dans les rayonnages comme cela m'arrive de temps en temps car j'adore ces lieux autant que les librairies. 



Le pitch : 

Ici un nez refait, là une cure de Botox, ailleurs un régime sans fin : partout les femmes demeurent soumises à cette implacable loi de la beauté, partout les canons établis les poussent à se mutiler, à endurer des privations, à mettre leur vie en danger. Parfois, et même souvent, de leur propre gré... Après avoir su briser avec humour les derniers tabous concernant la sexualité féminine dans les désormais célèbres Monologues du vagin, Eve Ensler se penche avec la détermination et la drôlerie qu'on lui connaît sur la tyrannie du corps parfait. Elle retrace le parcours de femmes d'horizons bien différents : la directrice d'un magazine féminin new-yorkais, une quinqua indienne sans complexes, une beurette boulimique. Toutes racontent leur aliénation, les diktats de l'apparence, leur soif de résistance ou au contraire leur abdication face aux exigences de la culture qui les a vues grandir. Entre deux récits, comme un fil conducteur, l'auteur invective savoureusement son ventre - qu'elle trouve toujours trop gras - et dénonce avec une franchise décapante la violence faite aux femmes.



Ce que j'en pense : 

Je suis tellement loin d'avoir le physique parfait de notre époque que je me suis détachée autant qu'il m'a été possible de toute la pression exercée par notre société pour vivre ma vie. Oui le XVIII ème aurait été mieux pour moi ou même une partie du XIX ème siècle, mais qu'importe ! Je ne suis pas la seule... Mais parfois la lecture d'un livre peut ancrer certaines idées qui nous aideront à mieux vivre notre différence (terme un peu fort). 

Ce texte est une pièce de théâtre. J'en lis très rarement. Les pièces, j'aime les voir, les entendre, les vivre dans leur écrin, les scènes de théâtre. Les mots prennent vie et des intonations résonnent longtemps en moi. 
Lire les scènes, c'est très différent. Il faut devenir metteur en scène, diriger les éclairages, créer des décors, éventuellement penser aux bruitages, à une musique de fond. On a bien quelques indications, mais c'est succinct. Et même si dans les romans, on agit souvent de la sorte, lire une pièce, c'est différent comme approche. 
Cependant quand le texte est fort, on y parvient très bien. La thématique universelle n'y est pas étrangère. On est comme Ève et même si notre parcours est bien différent, on est aussi toutes ces femmes présentes tour à tour. L'écriture est ici prenante. On est interpellé, on aurait presque envie nous aussi de répondre à Ève. 

Cela se lit d'une traite, comme un souffle ou plutôt comme en apnée. On reprend un bol d'air après le final. On est alors libéré d'un poids. 



Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20 



lundi 14 novembre 2016

Le bonheur est dans le peu. Ranger, trier, s'alléger, vivre autrement de Francine Jay




Rentrée littéraire 2016 




Le livre : 

Le bonheur est dans le peu. Ranger, trier, s'alléger, vivre autrement de Francine Jay aux éditions First, 352 pages, 17 € 95. 
Publié le 26 septembre 2016. 



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions First. 
J'ai, paraît-il, la fâcheuse manie de tout vouloir ranger, trier... Dans les faits, je le reconnais, je suis Madame boîte de rangement, répétitrice du "range ta chambre / tes affaires qui traînent", mégalomaniaque du ça me stresse, ça dépasse etc... 



Le pitch : 

S'offrir de l'espace pour jouer, pour créer, pour s'amuser en famille... Pour que le bonheur puisse venir se loger. Contrairement à ses homologues, ce livre ne vous conseillera pas d'investir dans des boîtes ou des systèmes de rangement fantaisie pour cacher vos affaires. Sa mission à lui, c'est de vous aider à réduire leur nombre. De plus, vous n'aurez pas à répondre à des questionnaires, faire des check-lists, remplir des tableaux... 
car, franchement, qui en a le temps ? LE principal sujet de ce livre, c'est le lecteur et ses seules préoccupations. Francine Jay commence son ouvrage par une longue partie consacrée à apprendre à cultiver un état d'esprit minimaliste à long terme et apprendre à profiter sans forcément posséder. Après ce petit échauffement mental, elle propose une méthode en 10 points appelée « STREAMLINE » : Se réinventer, Trier, identifier la Raison d'être de chaque objet, Etablir une place pour chaque objet, Assainir toutes les surfaces, créer des Modules, trouver des Limites, adopter le principe du « Il arrive dont il part », Nettoyer, Entretenir.



Ce que j'en pense : 

L'introduction d'un livre est faite pour donner la voie que va suivre l'auteur et donc celle du lecteur. Je les apprécie quand elle sont claires, parfois structurées si besoin en est, mais dans tous les cas inspirantes, attractives et éclairantes. Ici, ce fut le cas donc je suis rentrée dans ma lecture confiante et toute ouïe si j'osais le dire bien que la situation n'est pas tout à fait... Enfin bref, vous m'avez suivi. 

La suite m'a aussi fortement intéressée. Le minimalisme, ce n'est pas exactement ma tasse de thé au départ, ceci étant dit, l'accumulation j'en ai assez donc... Oui, je comprends parfaitement la démarche de l'auteur et même son raisonnement, son mode de fonctionnement qui ressemble un peu au mien même si je n'en suis pas au même niveau. 
Justement pour m'améliorer, ce livre m'a inspiré. 

C'est le retour au bon sens, vous savez, ce qui nous fait souvent défaut (on a parfois des comportements complètement irraisonnés). Et non, être raisonnable ne veut pas dire ennuyeux loin de là ! Minimalisme ne rime pas non plus avec dépouillement. On en a plus qu'il n'en faut !!! En réalité, nous devons avoir le nécessaire, mais pas plus, pas trop, juste ce qui correspond à nos besoins réels, à notre mode de fonctionnement optimal. 

Voilà un excellent titre pour enfin profiter pleinement de tout, de toutes nos possessions, même si parfois, comme dans nos intérieurs, nos placards, cela déborde dans le livre. Je veux dire tout simplement qu'il y a un peu trop de redites (la pédagogie par la répétition pour que cela rentre ! Ok, j'ai bien compris) et donc, que l'auteur aurait pu être un peu plus minimaliste dans son écrit... Mais je chipote sans doute. 



Et s'il fallait mettre une note : 13 / 20 



mercredi 9 novembre 2016

Je l'ai fait pour toi de Laurent Scalese




Rentrée littéraire 2016 



Le livre : 

Je l'ai fait pour toi de Laurent Scalese aux éditions Belfond, 348 pages, 19 € 00.
Publié le 22 septembre 2016



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Belfond. 



Le pitch : 

Bienvenue à Lazillac-sur-Mer, dans l'univers du commandant Samuel Moss dont les armes sont le charme, la séduction et l'art du détail : rien ne lui échappe, que ce soit sur une scène de crime ou au quotidien. Cette histoire débute quand la romancière à succès Jade Grivier est retrouvée morte chez elle, dans son bureau, suicidée. Après avoir inspecté les lieux, à sa façon, Samuel Moss conclut qu'il ne s'agit pas d'un suicide mais d'un homicide, dont il identifie immédiatement le coupable. 
Le plus compliqué, maintenant, pour Samuel Moss, est de comprendre comment le meurtrier a procédé et de prouver sa culpabilité, avec élégance bien sûr, et surtout sans salir ses nouvelles chaussures sur la plage de Lazillac...



Ce que j'en pense : 

Neuvième roman pour l'auteur, mais c'est mon premier en mode lecture. 
En général, j'aime découvrir les séries dans l'ordre. Je suis un brin rigide sur ce point, je l'admets, mais c'est que j'aime découvrir les personnages dans leur ensemble, au fil de leur péripéties. Cette fois, je vais déroger à mes principes et puis après quelques recherches, il semblerait que ce soit la première fois que l'on rencontre le commandant Samuel Moss. Chouette ! 

Ce personnage ne laissera pas indifférent. On l'apprécie ou pas. Ses manies, ses tocs, tout son comportement hors norme m'a fait réagir. Parfois j'avais des envies rire à gorge déployée, parfois comme Cheyenne (sa nouvelle binôme), je croyais être chez les dingues. Dans tous les cas, j'ai trouvé que Samuel Moss avait du Sherlock Holmes (celui de la dernière série télévisée) en lui. Ce côté un peu fou, la rigueur, l'exactitude, le soucis du détail... 
Les autres personnages sont aussi intéressants. Tous différents, tous aussi riches en particularités, on les imagine sans peine, ils prennent vie. Du coup, on est un peu triste de les quitter. 

Pour l'intrigue en général, j'ai trouvé que c'était plutôt sympathique. Tout ne se devine pas immédiatement et c'est devenu un peu trop rare donc je le souligne. La technique d'enquête étant aussi un peu particulière (Moss ne fait décidément rien comme tout le monde), le lecteur ne retrouve pas tous les poncifs. Bon point ! 
Le final est sympathique aussi, mais je ne dirai rien ! 
L'écriture est classique, sans trop d'effets, mais fonctionnelle. C'est agréable et cela se lit facilement. On passe un bon moment de lecture. On en voudrait plus du coup. Une suite ? 




Et s'il fallait mettre une note : 15 / 20



lundi 7 novembre 2016

La magie de la liste. Vivez vos rêves ! De Yuval Abramovitz





Rentrée littéraire 2016



Le livre : 

La magie de la liste. Vivez vos rêves ! De Yuval Abramovitz aux éditions Mazarine - Fayard, 20 € 00.
Publié le 5 octobre 2016. 



Pourquoi cette lecture : 

Je ne suis pas listes de tâches à accomplir (to do list), mais plutôt axée sur celles des choses accomplies. Je n'ai forcément envie de changer mes habitudes qui me conviennent plutôt bien, mais ma curiosité me fait regarder ce qui est possible...
Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Mazarine -Fayard. 



Le pitch : 

À la fois témoignage, recueil de milliers d’histoires, cet ouvrage est surtout un guide pratique pour réussir à dresser les listes de nos rêves… et les réaliser ! Une boîte à outils et une invitation à agir.



Ce que j'en pense : 

Ce livre commence par une histoire, celle d'un jeune adolescent de 16 ans, qui suite à un accident, voit sa vie basculer. La première chose qui me frappe, c'est que son accident, j'aurai pu l'avoir en de multiples occasions car les chutes, c'est un peu ma spécialité. Et puis ensuite, je me rend compte que le narrateur est un homme de ma tranche d'âge qui revient sur ses souvenirs. Je me sens encore plus proche de lui. Empathie quand tu nous tiens ! 
Ce retour en arrière est pour l'auteur nécessaire car c'est en réalité le début de tout. Il nous l'explique clairement. Sa démarche est limpide donc je trouve un peu dommage qu'il insiste autant sur le fait qu'il faille se montrer ouvert et non pas obtus, que sa méthode fonctionne et à fait ses preuves. Je pense que si nous sommes là à le lire, c'est que déjà nous sommes curieux et donc plutôt "open". 

Ce livre n'est pas seulement dédié à une méthode, il est aussi une sorte de cahier d'exercices de réflexion pour tester et éprouver un peu le sujet, pour mieux se connaître, se retrouver, se mettre face à certaines réalités. Pourquoi pas ? 

Ceci dit, je trouve qu'il y a beaucoup de redites, que dans l'ensemble on pourrait faire plus léger, plus construit encore. 
Et puis certes, on est là pour entendre parler de la magie de la liste, mais au bout d'un moment, on arrive presque à saturation. J'ai eu la sensation de faire face aux bonimenteurs des foires. Avouez que c'est dommage alors que j'étais si bien partie dans ma lecture avec de bons et beaux sentiments. 

Ce titre n'est pas mauvais et je pense qu'il peut en aider plus d'un, mais je n'y ai pas trouver mon compte, je suis rester sur ma faim. 



Et s'il fallait mettre une note : 10 / 20



vendredi 4 novembre 2016

Un si long chemin jusqu'à moi de Fabienne Périneau





Rentrée littéraire 2016



Le livre : 

Un si long chemin jusqu'à moi de Fabienne Périneau aux éditions Denoël, 219 pages, 18 € 90. 
Publié le 22 septembre 2016



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Denoël et choisit dans leur catalogue de nouveautés via le pitch. 



Le pitch : 

Tout commence à Roissy, ce fameux jour de 2010 où le volcan islandais au nom imprononçable, le Eyjafjöll, s'est brusquement réveillé, stoppant ainsi tout le trafic aérien et provoquant un chaos intégral. C'est aussi ce jour-là que Mathieu, obstétricien de renom, et Arielle, restauratrice de tableaux, devaient s'envoler pour le Japon. Leur vol est annulé, impossible de trouver un taxi pour rentrer à Paris. 

Mathieu est fou de rage, Arielle curieusement apathique : elle vit depuis des années sous la coupe de son mari qui l'a isolée de ses amis, poussée à ne plus travailler et à prendre des médicaments pour la calmer, dit-il… D'autant plus que Daniel, son frère jumeau, son confident, est mort brutalement il y a quelques mois. Son chagrin est immense et pourtant, plus elle pleure, plus il la rejette, la malmène, l'humilie… Dans le chaos de l'aéroport, à travers ses larmes, Arielle aperçoit Jack. 
Jack est séduisant et étonnamment généreux. D'ailleurs, il leur propose de les ramener en voiture à Paris. Hasard ou coïncidence ? En tout cas, ce sera l'amorce d'une renaissance pour Arielle. Est-ce le volcan islandais qui se réveille ce jour-là ou bien est-ce Arielle, enfin décidée à se battre et à sortir de sa torpeur existentielle et conjugale ?



Ce que j'en pense : 

J'ai beau savoir que beaucoup de romans décrivent des histoires pas très gaies voir pire encore car c'est le meilleur terreau pour les intrigues.
J'ai beau choisir moi-même mes lectures. 
Il faut croire que j'espère toujours une sorte de miracle ! 

Ce roman est particulièrement bien écrit car dès les premières lignes, je me suis sentie engluée dans l'état de tristesse sans fond d'Arielle. J'aurai pu, du coup, prendre en grippe le récit car vraiment j'avoue n'avoir pas été bien. Ces sensations avaient de surcroît l'impertinence de vouloir rester. Preuve pour moi que l'auteur a su créer un lien bien réel entre son lecteur et son personnage central : Arielle. Je pense que son chagrin, bien qu'étant hors norme, parle à beaucoup. 
Mathieu, son mari, m'a immédiatement été antipathique et son côté manipulateur, égoïste et égocentrique m'a horripilé. Et la suite du livre n'a fait que confirmer ce sentiment. Certes Arielle a été bien influençable, mais quand on aime, on n'agit pas de la sorte. Encore une fois, je crois que le style de l'auteur y est pour beaucoup dans mon ressenti. 
Jack ? C'est un peu un OVNI ou au contraire un homme comme tant d'autres. Son attitude est certes très courtoise, prévenante, mais il insiste un peu trop et j'aurai agit comme Arielle, j'aurai pris la fuite au début... Enfin je ne vais pas tout vous dire non plus... 

Ce roman est un premier pour l'auteur qui est actrice. Je l'imagine assez bien adapté au cinéma. Il y aurait de belles images et des scènes magnifiques à faire et qui devraient être aussi dérangeantes et bouleversantes que ces lignes...


Et s'il fallait mettre une note :15 / 20 





mercredi 19 octobre 2016

Vacances de la Toussaint ou d'automne 2016




Et voilà, il est temps de marquer une première petite pause.
On se retrouve après les vacances scolaires avec de nouvelles chroniques de lecture à partir du 4 novembre 2016.
D'ici là, profitez bien et lisez bien !!!!

lundi 17 octobre 2016

Tricot spécial débutante. 22 modèles pour se lancer. de Catherine Guidicelli



Le livre : 

Tricot spécial débutante. 22 modèles pour se lancer. de Catherine Guidicelli aux éditions Marie-Claire, 96 pages, 15 € 90. 
Publié le 9 septembre 2016 



Pourquoi cette lecture : 

Je ne suis pas vraiment une débutante, mais pas une avertie non plus. J'aime les projets simples et j'ai encore des automatismes à acquérir donc ce genre de livre est ce que je recherche pour progresser. 



Le pitch : 

Echarpes, snood, ponchos, cache-coeurs ou bonnets, Bergère de France et les Editions Marie Claire vous proposent 22 modèles simples et tendance, faciles à tricoter avec de grosses aiguilles. Au fur et à mesure des pages, testez sur les modèles les points expliqués en 10 leçons, dans un ordre de difficulté croissante. Point mousse, jersey, maille ajourée, diminutions... vous verrez, le tricot c'est facile !



Ce que j'en pense : 

Je commence à connaître cette collection de titres dédiés au tricot par les éditions Marie-Claire car ce n'est pas le premier qui passe entre mes mains. 

La formule est simple, mais aussi efficace. 
La présentation reste sobre, fonctionnelle, facile à appréhender. 
Les photos sont pas mal du tout, même si on aimerait parfois encore plus de clichés sous des angles différents. 
Les modèles proposés sont variés, actuels, jolis, attractifs et ils permettent en effet de varier les techniques pour maîtriser les bases. Ils sont accessibles et la difficulté est progressive. D'ailleurs je parlerai plutôt de complexité évolutive. 
Les explications de chacun des modèles sont assez claires tant sur le montage, la réalisation et la finition. Elles le sont parfois un tout petit peu moins sur les points, certains éléments techniques sans être obscures pour autant. Disons qu'il faut être attentif et ne pas hésiter à essayer encore et encore. 

Un bon titre de manière générale. 


Et s'il fallait mettre une note : 15 / 20