lundi 1 octobre 2018

Tizombi tome 1 : Toujours affamé de Cazenove, William et Jacquemoire




Le livre :

Tizombi tome 1 : Toujours affamé de Cazenove, William et Jacquemoire aux éditions Bambou, 46 pages, 10 €95.
Publié le 31 mai 2017.



Pourquoi cette lecture :

Les éditions Bambou possèdent un catalogue qui me plait de manière général bien que leur cible soit souvent la jeunesse. Je dois avoir garder mon âme et mon humour d’enfant ;-)


Le pitch :

Même s'il est le plus mignon de tous, Tizombi n'en reste pas moins un zombie à l'appétit insatiable. Véritable trou sans fond, il dévore, avale, gobe et croque tout ce qui passe à portée de sa dentition acérée. Tout, sauf la jeune Margotik qui écrit un livre sur lui : elle est fascinée par celui qui reste le seul zombie à être né zombie !



Ce que j’en pense :

Prendre une bande dessinée en guise de lecture de temps en temps, c’est super pour se détendre (le plus souvent car les sujets y sont généralement abordés de manière plus légère), faire une pause ludique, distrayante surtout avec les références disponibles aux éditions Bambou qui regorgent de titres ayant pour formule : une page = un gag.

Dans ce premier tome de Tizombi, ce sera en effet le cas sauf pour les trois pages du début qui nous raconte comment Margotik -jeune gothique qui a fui son foyer peu propice à l’écriture de la poésie- est arrivé dans le cimetière où vit Tizombi et ses acolytes principaux : Fat Al et Tékaté, mais aussi Tribiade.

Attention à ne pas se fier à leurs bonnes mines sympathiques d’ailleurs car parfois ils savent être déroutants, cruels (en même temps, ce sont des zombis).
Tizombi d’ailleurs paraît hyper mignon un instant et celui d’après, c’est juste un estomac sur pattes avec des crocs énormes ! Il m’a fait penser à Mr Jack en miniature.

Les sketches sont relativement classiques et pour les habitués, il n’y aura rien de très neuf, mais la recette a fait ses preuves et pour un premier tome posant les bases, c’est plus que correct. Même en ayant dépassé 10 ans d’âge officiel sur sa carte d’identité, on va sourire pour peu que l’on ait gardé l’esprit de nos plus jeunes années.
Enfin je dis 10 ans, mais certaines références sont plus adultes. Je sais bien qu’il n’y a plus de jeunesse de nos jours car les enfants grandissent bien trop vite à mon sens, mais quand même, il faudrait voir à ne pas glisser cet album entre toutes les mains sans avoir vérifié la maturité du jeune lecteur.

L’humour est un peu noir avec des touches de gore gentilles. Parfait pour faire découvrir le genre relativement en douceur à un jeune public sans le traumatiser à tout jamais avec des scènes insoutenables.  
A y regarder de près, il y a des détails glissés ici ou là dans certaines pages/cases qui n’échapperons pas à une lecture plus attentive. Des références de poids qui devraient ravir le lectorat non catalogué jeunesse qui somme toute n’est peut-être pas complètement le cœur de la cible cette fois.





Et s’il fallait mettre une note : 14 /20






vendredi 28 septembre 2018

Votre santé sans risque du Dr Saldmann Frédéric




Le livre :

Votre santé sans risque du Dr Saldmann Frédéric aux éditions Albin Michel, 288 pages, 19 € 50.
Publié le 8 février 2017
Existe maintenant en version Livre de poche


Pourquoi cette lecture :

J’ai déjà lu d’autres ouvrages de ce médecin et j’ai eu une bonne expérience de mémoire. Ceci dit, je les emprunte tous à la médiathèque car j’aime moins ce praticien que Michel Cymès. Ben oui, même en matière de toubib médiatique, j’ai mes préférences et puis c’est tout.


Le pitch :

« Nous avons en nous de quoi devenir de véritables forces de la nature. Par des moyens simples et naturels, vous allez enfin découvrir les incroyables ressources que vous possédez pour préserver votre santé. Oui, nous pouvons changer à n’importe quelle période de notre vie !

Dans ce livre, je vous propose un rendez-vous intime avec vous-même et de nouveaux secrets pour avoir une santé de fer : des règles d’hygiène surprenantes pour armer votre corps, des coupe-faim naturels pour perdre durablement du poids, l’assurance d’un ventre plat, une libido rayonnante, un sommeil garanti et réparateur. Les clés du bonheur sont dans Votre santé sans risque. »

Frédéric Saldmann


Ce que j’en pense :

Que la médecine devienne une marchandise qui creuse les inégalités, ce n’est plus un secret pour personne ou alors, il est plus que temps de sortir de sa grotte. Il y a évidemment les « produits » qui tiennent les têtes de gondoles car ils assurent un bon chiffre des ventes. Je ne suis pas dupe, même si en connaissance de cause, je craque parfois et juge ensuite sur pièce. Tout n’est pas forcément à jeter. Voilà ce que je me dis en commençant ma lecture.

Dans cet opus, le médiatique Dr Saldmann (que personnellement je n’ai jamais vu, mais bon je ne suis pas assidue au petit écran) tient à nous rassurer. Nous sommes bien plus solides que nous le pensons et nous avons à notre disposition bien des parades pour ne pas être que des victimes de la maladie. Cela tombe plutôt bien, ce ne sont pas ces dernières qui manquent car les pathologies chroniques ou non sont légion et tendent à se répandre de plus en plus.

Ma précédente expérience avec l’auteur n’était pas si mauvaise donc j’ai plongé, mais j’ai vite remonté à la surface tant certains conseils m’ont semblé absurdes. Il a beau me dire qu’une étude a prouvé que, mon bon sens me fait faire demi-tour fissa.
J’ai persévéré dans ma lecture et en cherchant bien, oui, on trouve dans choses moins abruptes, mais aussi d’autres tellement évidentes que l’on se demande si on ne nous prend pas pour des lapins de trois semaines.

Voilà un livre que je ne recommande pas vraiment ou alors sachez où vous mettez les pieds. Je trouve le ton parfois limite, les conseils souvent mal avisés ou incomplets, les justifications scientifiques pas forcément pertinentes et le peu de bons éléments que l’on peut noter ne justifie pas l’achat de cet ouvrage.
Il est rare que je sois autant déçue par ce type de lecture, mais cette fois, ce fut la douche froide. Remarquez, c’est excellent pour la tonicité de mon épiderme donc je ne vais pas me plaindre.




Et s’il fallait mettre une note : 7 / 20



lundi 24 septembre 2018

Le mari de mon frère tome 4 de Gengoroh Tagame



Le livre :

Le mari de mon frère tome 4 de Gengoroh Tagame aux éditions Akata, 192 pages, 7 € 95.
Publié le 26 octobre 2017.


Pourquoi cette lecture :

Je tenais à terminer la lecture de cette saga que j’ai apprécié pour ce côté humain assez unique.


Le pitch :

C'est avec une idée bien précise en tête que Mike s'est rendu au Japon, où il y a rencontré Yaichi et la petite Kana. Pour tenir la promesse qu'il avait fait, avec son défunt mari... Et tandis qu'à l'école de sa nièce, sa venue semble devoir faire des remous, les choses se concrétisent et... Peu à peu, le jour fatidique de son retour pour le Canada semble s'approcher.





Ce que j’en pense :

Il est rare qu’un livre me fasse pleurer réellement et un manga encore plus, mais force est d’avouer que j’ai bien versé quelques larmes lors des dernières pages de ce quatrième et dernier tome de la saga signé Gengoroh Tagame. Cela peut paraître idiot évidemment, mais je m’étais beaucoup attachée à ces personnages et puis, cette histoire est tellement belle. Elle n’est pourtant pas extraordinaire, mais touchante car elle sonne si vrai.

Mike aura parcouru des milliers de km pour aller au Japon (où tout est très codifié, où les tabous sont encore nombreux car il y a une certaine rigidité qui perdure sur des sujets dit sensibles) et tenir ainsi une promesse, même si c’était sans son mari trop tôt disparu, c’est juste magnifique. Il y aura trouvé une nouvelle famille et bien des barrières seront franchies en trois petites semaines. Pour les lecteurs, c’est en quelques centaines de pages que le basculement peut s’opérer. C’est presque magique.

Ce manga est vraiment à faire lire et connaître. Il véhicule de belles valeurs et prouve que l’on peut évoluer, changer, accepter de voir autrement les choses, mieux les cerner, les appréhender.
Les différences, la tolérance, le questionnement, les liens que l’on tisse avec ses proches ou avec de nouvelles personnes, la sexualité, l’homosexualité, le temps qui passe, l’avenir toujours incertain, voilà autant d’éléments que l’on va aborder dans ces pages de manière sensible, intelligente et humaine.
Je regrette seulement que dans les écoles, on ne puisse pas étudier un manga comme une œuvre littéraire, pourtant là aussi on pourrait faire tomber des barrières d’un autre âge…



Et s’il fallait mettre une note : 17 / 20