jeudi 7 janvier 2016

Eileen de Ottessa Moshfegh






Le livre : 

Eileen de Ottessa Moshfegh aux éditions Fayard, 304 pages, 20 € 00.
Publié le 27 janvier 2016.



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Fayard. 



Le pitch : (de mon cru)

Eileen Dunlop n'a pas la vie facile. Elle est pourtant toute jeune au début du récit, 24 ans. La vie devant elle, mais son père alcoolique, sa sœur dont elle n'entendra plus parler après son départ, une petite ville trop tranquille, un boulot plutôt mal payé et ingrat, c'est pas l'avenir rêvé. 
Elle choisira la fuite.



Ce que j'en pense : 


C'est par le biais de son personnage d'Eileen que l'auteur s'adresse au lecteur. Procédé des plus classiques visant à créer une certaine osmose entre les deux (personnage et lecteur). Encore faut-il que cela prenne. Eileen m'a laissé non pas de glace, mais sans grande réaction. Je l'ai trouvé un peu fade et assez commune au final. Et puis, au fil des pages, j'ai même fini par la prendre presque en grippe. Je ne suis pas parvenue à éprouver la moindre empathie envers sa personne. 

Alors oui, la vie n'a pas toujours été tendre avec elle, ni même les gens qu'elle a pu côtoyer. Elle n'avait pas beaucoup de bonnes cartes dans son jeu, mais voilà, je crois que son caractère ne m'a pas plu. J'aurai pu avoir envie de la secouer, mais même pas. 
Je crois sincèrement qu'avec les protagonistes des romans, c'est comme dans la vie. Il y a des rencontres qui donnent naissance à des relations durables, voir fantastiques et d'autres qui en restent au stade de la courtoisie polie. 

L'écriture n'est pas désagréable et on avale les pages aisément. Rien à redire sur ce point. L'ouvrage est bon, le sujet pas inintéressant et les personnages, tous bien là où ils doivent être. Peut-être trop. Je n'ai été assez surprise ou bousculée dans ma lecture. C'est sans doute cela qui explique ma tiédeur. 
Et pourtant certains passages sont disons-le un peu bruts de décoffrage pour nous faire réagir, mais cela n'a pas pris. J'en suis la première déçue, mais je gage que d'autres lecteurs vont trouver là une lecture qui va les émouvoir. 




Et s'il fallait mettre une note : 10 / 20




mercredi 6 janvier 2016

Le plus endroit du monde est ici de Francesco Miralles et Care Santos



Le livre : 

Le plus bel endroit du monde est ici de Francesc Miralles et Care Santos aux éditions Pocket, 188 pages, 6 € 20. 
Publié le 19 juin 2014. 



Pourquoi cette lecture : 

C'est un ouvrage repéré en librairie et finalement emprunté en bibliothèque. Ma motivation ? Lire un ouvrage qui donne un peu le "smile". 



Le pitch : 


Iris a 36 ans et des idées noires plein la tête : ses parents viennent de disparaître dans un tragique accident et, en une seconde, toute sa vie a basculé. Par un après-midi froid et gris, elle songe même à en finir. Son regard se pose alors sur la devanture d'un café auquel elle n'avait jamais prêté attention auparavant. Son nom étrange, Le plus bel endroit du monde est ici, éveille sa curiosité. 
L'intérieur est plus intrigant encore, comme sorti d'un rêve. Tout y semble magique, à commencer par Luca, bel Italien porteur d'une promesse : le bonheur. 


Ce que j'en pense : 

Avec un début bien sombre, un peu de hasard et un lieu "magique" sous une apparence tout à fait ordinaire, on a ici un début prometteur surtout avec l'ajout d'une rencontre amusante. 
Souhaitant une lecture qui fasse du bien, j'ai été gâtée pour commencer. Simple, mais rondement mené. 

La suite ne m'a pas déçu. Elle a été parfaitement conforme à ce que j'en attendais. Ni plus, ni moins, c'était typiquement le genre de roman qui est là pour vous redonner l'espoir, le moral, le "smile". Cela ne prétend pas être de la grande littérature, juste un récit qui fait du bien. C'est déjà beaucoup. 

L'ensemble est très correct niveau style. C'est une lecture aisée et il n'y a pas tromperie sur la marchandise. Les personnages sont assez ordinaires ou au contraire improbables comme dans la vie réelle, mais ils sont toujours parfaitement là où ils doivent être. On s'y attache, on les apprécie. 

Ce n'est pas le roman qui restera dans les annales, ni même dans les mémoires de manière impérissable, mais qu'importe, je l'ai apprécié pour ce qu'il était et ce qu'il a pu me donner même si cela restera temporaire. Le plaisir se prend là où il est. 



Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20 



mardi 5 janvier 2016

Reading Challenge 2015, le bilan.



2015 est terminé et voilà le moment de dresser des bilans sur les divers challenges que j'avais décidé de suivre. Je commence par le Reading Challenge 2015.
Alors voilà toutes les catégories que j'ai pu remplir (Oui, je ne les ai pas toutes validées parce que j'ai plutôt lu et compléter le listing après que l'inverse) avec le titre de l'ouvrage correspondant  :

Chaque titre de livre est relié avec sa critique donc si vous êtes curieux, n'hésitez pas...



 - Un livre publié cette année : "Comment ma femme m'a rendu fou" de Dimitri Verhust

- Un livre avec des personnages non humains : "Le papillon à roulettes" de Marie Garnier

- Un livre avec +++ d'humour inside : "Wonder Mum en ras le bol" de Serena Giuliano Laktof

- Un livre écrit par une femme : "Le bonheur est en vous" de Marcelle Auclair

- Un livre avec un seul mot pour titre : "Lucifurges" de Jean-Baptiste Ducournau

- Un recueil de nouvelles : "Fin de mission" de Phil Klay

- Un livre que vous lirez en 24 h maxi : "Cassio, tome 2 : Le second coup" de Desberg

- Un livre qui se passe dans le futur : "Le paradoxe de Fermi" de Jean-Pierre Boudine

- Un livre se passant dans un pays différent du vôtre : "La main de Pangboche" d'André Taymans

- Un livre d'auteur que vous n'avez jamais lu : "Mauvais garçon" de Laurent Bettoni

- Un livre avec un nombre dans le titre : "14" de Peter Clines

- Un livre qui parle de magie : "Clochette au pays des merveilles" de Crisse et Pena

- Un livre qui se déroule dans votre ville natale : "Vengeance d'outre-tombe" de Florence Fréguin-Schneider

- Un témoignage / histoire vraie : "L'évasion de Fresnes" de Malek Bouabas

- Un livre avec un triangle amoureux : "Humeur noire à Venise" d'Olivier Barde-Cabuçon 

- Un livre qui vous a fait pleurer : "Marie des Mimosas" de Jean-claude Leselier

- Un roman graphique : "Le sculpteur" de Scott McCloud

- Un livre de plus de 500 pages : "L'appel du Coucou" de Robert Galbraith

- Un livre adapté en film : "Les yeux jaunes des crocodiles" de Katherien Pancol

- Un livre dont l'auteur avait moins de 30 ans  : "#Enjoy Marie" de Marie Lopez

- Un polar ou un thriller : "La baronne meurt à cinq heures" de Frédéric Lenormand

- Un livre de non fiction : "J'ai vu la fin des paysans" d'Eric Fottorino

- Un livre récompensé par le prix Pulitzer : "La 6ème extinction" d'Elizabeth Kolbert

- Un livre sorti du fin fond de ma PAL : "Rien ne s'oppose à la nuit" de Delphine de Vigan

- Des mémoires : Piaf mon amie de Ginou Richer

- Une livre qui m'appartient, mais que je n'ai jamais lu (jusque là) : Gisèle Alain tome 1 de Sui Kasai 

- Un livre comportant le nom d'une couleur dans son titre : Les yeux jaunes des crocodiles de Katherine Pancol



lundi 4 janvier 2016

Meilleurs voeux pour 2016



2015 nous a quitté avec ses bons et ses mauvais souvenirs.
Vive 2016 qui sera ce que l'on veut bien en faire même si on ne maitrise pas tous les éléments parfois. On va faire au mieux et ça, c'est déjà positif.

Je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2016 avec tout ce qui vous tient à coeur, avec vos proches et forcément avec de belles lectures.

vendredi 18 décembre 2015

Excellentes fêtes de fin d'année



Voilà le moment de se souhaiter d'excellentes fêtes de fin d'année puisque les vacances scolaires de la période pointent le bout de leur nez. Et si vous n'êtes pas un nouveau lecteur, vous savez que je mets systématiquement le blog en sommeil durant les congés afin d'être avec les miens. Pour les autres, je vous en informe via ce billet.
Ceci étant dit, rassurez-vous, je reprends du service dés le 4 janvier 2016.

D'ici là, profitez de tous les plaisirs qui vont s'offrir à vous que vous appréciez ou non les fêtes. Le bonheur est dans les petites choses...



jeudi 17 décembre 2015

Sex Beast sur les traces du pire tueur en série de tous les temps de Stéphane Bourgoin



Le livre : 

Sex Beast, Sur les traces du pire tueur en série de tous les temps de Stéphane Bourgoin aux éditions Grasset, 250 pages, 19 € 00.
Publié le 25 novembre 2015. 


Pourquoi cette lecture :

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Grasset. 
Je l'ai choisi car si je n'ai aucune attirance macabre pour la violence, les crimes, les tueurs en série ou non, j'aime tenter de comprendre et cela passe par la connaissance des faits, des protagonistes, des lieux, des époques etc... 



Le pitch : 

Policier dans un Comté de Floride au moment où il est condamné pour deux homicides et une double tentative de kidnapping, Gerard Schaefer est suspecté de 34 assassinats de jeunes femmes. Tué en prison en 1995, il a écrit des nouvelles de "fiction" où il dépeint ses plus abominables perversions. Stéphane Bourgoin l'a interrogé en novembre 1991 et, dans plusieurs courriers, le serial killer lui indique qu'il aurait commis plus d'une centaine d'assassinats. 
Parmi les 77 tueurs en série que Stéphane Bourgoin a rencontrés, Gerard Schaefer est celui qui l'a le plus marqué : "Vingt ans plus tard, mon corps se souvient encore de la terreur qui s'est emparée de moi lors de mon face à face. Dès l'instant où je me suis trouvé face à lui, j'ai eu le sentiment d'être confronté au Mal absolu".



Ce que j'en pense : 

Ceci est un livre documentaire sur un des pires criminels que cette terre ait pu porter. Tuer, faire le mal, faire souffrir était comme une seconde nature pour lui. Mais ce qui m'a le plus dérangé dans cette lecture, c'est de lire les écrits de ce malade : Gérard Schaefer. Rentrer dans son esprit était très désagréable et ce même si j'aime en général comprendre comment fonctionne ceci ou bien cela. J'ai détesté au plus haut point me retrouver dans la tête de cet homme. J'en avait le sang glacé, je ressentais un véritable malaise. Ma curiosité a été satisfaite même si je le rappelle, c'était pour essayer de comprendre le mode de fonctionnement de personnes aussi dangereuses. Je ne regrette pas, mais on ne ressort pas indemne de l'expérience. 

Les témoignages de ses victimes rescapées ou tout autre individu qui fut en contact avec ce monstre est difficile également. J'ai ressenti comme la présence oppressante de son aura. Le mal personnifié.

L'écriture de l'auteur est adaptée et l'on sent aussi qu'il maîtrise son sujet. Ceci étant dit, Stéphane Bourgoin est lui aussi impressionné par cet homme qui tient plus de la machine à tuer qu'à un individu lambda ou à un autre criminel. 
Ce qui est terrifiant encore, c'est de savoir que ce type de prédateur existe bel et bien. Croyez-moi, j'en sais hélas quelques choses. On peut croiser leur route n'importe où et n'importe quand. 
Heureusement, ils sont peu nombreux.

L'ouvrage est illustré en plus de citer de nombreuses pièces originales. Les clichés en noir et blanc renforcent le message délivré par le texte. Tout est plus qu'ancré dans le réel et c'est dur à supporter, mais sans doute nécessaire pour décrire toute l'horreur de cette série de meurtres, d'ignominies, ces affaires judiciaires et ce serial killer. 

J'ai eu du mal à m'endormir après cette lecture. La vérité dépasse de trop la fiction, mais c'est un bon bouquin. 



Et s'il fallait mettre une note : 13 / 20






mercredi 16 décembre 2015

Les yeux jaunes des crocodiles de Katherine Pancol




Le livre : 

Les yeux jaunes des crocodiles de Katherine Pancol aux éditions du livre de poche, 665 pages, 7 € 90.
Publié le 19 mars 2014.



Pourquoi cette lecture : 

Voilà un autre de mes livres qui était dans l'une de mes trois bibliothèques réservées à ma PAL monstrueuse. Les passionnés me comprendront. Quand on aime, on ne compte pas et on amasse assez rapidement. Il y aujourd'hui une bonne occasion et une excellente excuse. Et il y a tant à lire. De temps en temps donc, je sors un titre de cette réserve. Un petit plaisir très personnel. 
Il n'y a pas de date de péremption pour découvrir une œuvre littéraire et c'est tant mieux. On a ainsi tout son temps. Un grand luxe dont il faut jouir assurément dans notre monde actuel. 
Ce livre fut un gros succès. J'espère le trouver aussi à mon goût. 



Le pitch : 


Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être. Ce roman est l'histoire d'un mensonge. Mais aussi une histoire d'amours, d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves. Ce roman est plein de rires et de larmes. Ce roman, c'est la vie. 


Ce que j'en pense : 

Galerie de portraits d'entrée de jeu et autant de personnalités différentes sont à découvrir dans ce roman qui me permet aussi de découvrir fort tard et bien après tout le monde, l'écriture de Katherine Pancol. 
Mieux vaut tard que jamais dit-on non ? Je suis assez d'accord. Un auteur, un ouvrage, c'est quand on veut, quand on peut, quand l'occasion se présente. C'est une rencontre. Le temps m'a fait défaut jusqu'à présent et c'est bien loin de l'effet de mode que je me lance dans la saga de Joséphine et de ses proches. Être à contre courant n'est pas pour me déplaire. 

Écriture simple, mais assez efficace pour nous raconter ces vies qui se croisent. 
Très, voir peut-être un peu trop réaliste, on peut vite s'identifier à un ou plusieurs protagonistes. Chacun possède des traits de caractère bien marqués, mais on découvre des nuances, des fêlures, des faiblesses ou des ressources insoupçonnées au fil des pages. 
Quand je disais que peut-être tout ceci était un peu trop réaliste, je faisais référence à leurs existences plus ou moins malmenée. Même les plus gâtés en apparence ont leur lot. Et tout cela ne m'a pas fait rêver ou transporter. J'ai plutôt eu des remontés mélancoliques et des pensées plus mornes, plus sombres. La nature humaine et la société actuelle me déçoivent trop souvent. Ce roman met justement le doigt dessus à divers niveau. Même en ne privilégiant pas seulement les lectures gaies, j'avoue que je ne me retrouve pas autant plongé dans des pensées ou des quotidiens qui me parlent autant. Les échos me sont limites désagréables et pourtant je suis allée au bout du récit. 
Masochisme ? Peut-être un peu (lol). Espoir que cela change ? Toujours. 



Et s'il fallait mettre une note : 11 / 20