mardi 17 novembre 2015

Les tribulations d'une parisienne à la campagne de Sophie Bergart




Le livre : 

Les tribulations d'une parisienne à la campagne de Sophie Bergart aux éditions Panthéon, 37 pages, 9 € 20
Paru en février 2015



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Panthéon proposé par leur service de presse. 
Comme j'aime les découvertes et l'humour, la dérision, j'ai accepté avec plaisir. 



Le pitch : 

« ...L’idée a été lancée un jour maussade d’automne par mon compagnon:
" Allons tous vivre à la campagne ! "
Proposer cette expérience – car il s’agit bien d’une expérience à but scientifique – à une citadine comme moi !
Pur produit marketing parisien !... »
Sophie Bergart est une Parisienne, une vraie, jusqu’au bout des ongles : née dans la capitale, elle ne jure que par le jardin des Tuileries, la Comédie- Française, l’île Saint-Louis, les bouquinistes, le métro et la mode. Déménager à la campagne ? Horreur ! Mais comment boire un chocolat chaud chez Angelina quand on habite au milieu de nulle part ?
Avec légèreté et autodérision, l’auteur nous raconte son changement de vie et sa tentative d’adaptation à la vie à la campagne, hostile à certaine futilité. Cocasse et franche, elle nous fait partager ses joies et ses bonheurs, mais également ses peines et ses déconvenues.



Ce que j'en pense : 

Il ne s'agit pas vraiment d'un roman, mais plutôt d'une nouvelle. Cela se lit très vite et c'est parfait lors d'une pause. 
C'est amusant et bourré d'images, de clichés qui sont pour autant assez véridiques. il ne faut pas se voiler la face non plus hein, tout n'est pas rose à la campagne et pour une parisienne, une vrai de vrai, c'est encore pire. 

Oui parfois, on rêve ou on idéalise un peu trop sa nouvelle existence. Le retour sur terre, face à la réalité du terrain n'en n'est que plus cuisant. 
Heureusement l'humour est là pour que la narration soit des plus ludiques. On peut certainement se reconnaître dans certaines expériences pas toutes malheureuse. C'est assez frais avec une écrite simple. On est un peu comme avec une copine qui nous raconterait ses aventures.

Pas révolutionnaire, mais distrayant. 



Et s'il fallait mettre une note : 12 / 20



lundi 16 novembre 2015

L'art presque perdu de ne rien faire de Dany Laferrière



Le livre : 

L'art presque perdu de ne rien faire de Danny Laferrière chez les éditions Grasset, 420 pages, 20€90.  



Pourquoi cette lecture : 

Avec déjà un titre pareil, ce livre titillait la paresseuse qui sommeil en moi ! Remarquez, ma curiosité toujours en éveil aussi. 
Un passage de l'auteur à la télévision (sans lien avec ce livre) et hop me voilà en train de bousculer mon programme de lecture pour me plonger dans ces pages. Je suis faible, je ne le sais que trop. 


Le pitch : 

La nonchalance est une affaire de connaisseur. «J'étais devenu un spécialiste mondial de la sieste», nous révèle Dany Laferrière dès le début de son livre. Cela n'interdit pas de lire et de réfléchir - la sieste y est, au contraire, propice. Elle permet aux pensées de jaillir, s'attachant aux petites et aux grandes choses, aux rêves et aux lectures. Dany Laferrière nous parle d'Obama et de l'Histoire, de ses premières amours nimbées d'un parfum d'ilang-ilang, de Salinger et de Borges, de la guitare hawaïenne, du nomadisme et de la vie - car cet Art presque perdu de ne rien faire est, ni plus ni moins, un art de vivre.



Ce que j'en pense : 

Un livre qui me permet de découvrir un jeune auteur ou au contraire un écrivain reconnu est toujours pour moi un cadeau. C'est une surprise car je ne sais pas trop à quoi je dois m'attendre. Je découvre un style, une écriture, une manière de penser, de percevoir le monde, etc. 
Ici, je plonge et je vois ce qu'il en ressort. 

Ce n'est pas un roman, peut-être un essai, une compilation de réflexions plus sûrement, de pensées sur notre monde actuel où tout va bien trop vite, où l'on nous mâche le travail, on nous coupe l'imagination, le plaisir de perdre son temps pour découvrir ce qui fait vraiment notre univers (pas de courses à la chimère)... 
Ne rien faire, c'est déjà agir puisque c'est savoir qu'on ne fait rien. Et ce rien est souvent riche d'un tout qu'on imagine pas si on est justement toujours occupé à faire quelque chose. 

Le temps est au centre de presque tout. 
Cette entité qui nous sert à décrire, à conceptualiser ... Le temps ? Mais au fond c'est quoi le temps ? Est-ce ce qui nous rapproche le plus de notre fin ? 
Les questions se multiplient, mais des réponses sont possibles pour peu qu'on change un peu notre vision des éléments et de ce qui structure nos existences. 

La mémoire aussi, liée au temps, à notre mortalité... Est évoquée. 
Les pensées, les raisonnements se répondent, s'enchaînent. 
On évoque la nature humaine qui s'égare, qui oublie l'essentiel, qui poursuit des chimère, des objectifs vains, futiles, sans valeur réelle... 

Après, je ne suis pas d'accord sur tous les points soulevés dans cette lecture. Par exemple, les dictatures peuvent très bien s'acclimater dans des régions connaissants des climats rudes, voir très rudes. Par exemple, l'ex URSS. 

Ouvrage sur l'existence, cela pourrait être lu comme un ouvrage de Jean d'Ormesson ( c'est d'ailleurs lui qui a un peu poussé Dany Laferrière a postuler pour un siège à l'Académie  Française), mais le style est un peu différent (normal). J'accroche un petit peu moins car il manque un brin de fluidité à mon sens. C'est aussi plus sociétal comme écrit. Ceci dit, cela se lit aisément et on apprend beaucoup, on réfléchit, on se questionne, c'est une lecture qui a du sens et peut vous amener à changer quelques détails dans votre vision du monde, voir vos actions. 



Et s'il fallait mettre une note : 13 / 20




vendredi 13 novembre 2015

Kokoro de Delphine Roux



Rentrée Litteraire 2015 



Le livre : 

Kokoro de Delphine Roux aux éditions Philippe Picquier, 114 pages, 12 € 50.
Sorti le 20 août 2015.



Pourquoi cette lecture : 

Un des nombreux livres de cette rentrée Litteraire 2015 certes, mais qui avec son thème, ses personnages et sa localisation géographique m'invitait au voyage, à l'écoute et à la découverte. Une petite parenthèse ? 



Le pitch : 

Koichi et sa soeur Seki tentent de se reconstruire après la mort de leurs parents dans un accident, lorsqu'ils étaient adolescents. Tandis que Seki se réfugie dans la réussite professionnelle, Koichi, fuyant la réalité, est absent du monde. Mais lorsque ce dernier apprend que sa soeur va mal, il décide d'agir pour que tous deux puissent renouer avec kokoro, le bonheur enfoui de leur enfance. 



Ce que j'en pense : 

Kokoro n'est pas seulement un joli titre qui sonne bien à l'oreille pour ce livre épuré et frais. 
Kokoro, c'est aussi le nom d'une poupée, d'une confidente d'enfant puis d'adulte. J'ai trouvé cela poétique, romantique et si vrai. On a toutes et tous encore des doudous (assumés ou cachés). 
Kokoro est un titre parfait pour ce roman, on s'en rend compte après avoir lu la dernière ligne de celui-ci. 

Livre court à la mise en page un peu originale car chaque "chapitre" ou petite tranche d'existence débute par un mot japonais traduit pour nous. Il donne corps au petit développement qui suit. 

L'écriture est simple, rapide, épurée, mais généreuse à la fois. 
Elle est riche de sens, de vérité, de nostalgie, de simplicité. C'est assez typique du Japon même si là l'auteur est bien de chez nous. Delphine Roux a saisi à merveille ce trait là. Je m'en suis  délectée même si j'ai trouvé que les pages se tournaient si vite. Je me suis laissée bercer par la voix du narrateur qui se livrait de manière pudique et naturelle, avec retenue, mais sans rien occulter non plus. 

Belle histoire à découvrir car si l'existence n'est pas toujours rose, il y a souvent des solutions radicales, mais si simple. 




Et s'il fallait mettre une note : 17 / 20 



jeudi 12 novembre 2015

Pour vous servir de Véronique Mougin




Le livre : 

Pour vous servir de Véronique Mougin aux éditions Flammarion, 366 pages, 19 € 90. 



Pourquoi cette lecture : 

C'est dans Elle, le magazine féminin que l'on ne présente plus, que j'ai vu pour la première fois une publicité pour ce livre. Ensuite, c'est en librairie que nos chemins se sont de nouveau croisé et comme j'avais besoin d'une lecture disons pas trop complexe sans être débilitante à ce moment là, mon choix s'est porté sur ce titre. 



Le pitch : 

« Gouvernante : nom féminin. Personne qui gouverne, qui a le pouvoir en main. Tu parles ! C'est le plumeau que j'ai en main, moi. Je suis celle qui repasse les robes sublimes de Madame, celle qui sert les invités de Monsieur. Personne ne me remarque mais dans l'ombre je les étudie, ces drôles d'oiseaux. Au lieu de faire domestique, j'aurais pu travailler au Muséum d'histoire naturelle. » Aristocrates maniaques, héritière hystérique, intégriste passionnée, industriel névrosé, sénateur épicurien. 
Leurs points communs : ils sont riches, très riches, et leur gouvernante c'est Françoise. Après vingt ans d'une carrière silencieuse, la voilà qui raconte sa vie et la leur, avec une réjouissante malice. Des hôtels particuliers de Neuilly aux châteaux du Luberon, elle nous entraîne dans les coulisses de ce théâtre contemporain. Mais quelle mouche a bien pu la piquer ?


Ce que j'en pense : 
 
- Tu voudrais faire quel métier plus tard quand tu seras grand(e) ? 
Les enfants ne répondent que rarement domestique. On peut les comprendre, il y a plus glamour. Ceci dit, la vie n'est pas toujours charmante, ni sexy. Il faut bien gagner sa pitance et on prend ce qui se présente faute de mieux quelques fois. Cette voie, pas choisie de gaité de cœur, réserve bien des surprises, pas toujours agréables (rarement même). 
Expériences véridiques, nous voilà plongé dans le parcours professionnel de notre narratrice qui a évidemment changé toutes les identités pour plus de discrétion. On sourit souvent devant des situations plus ou moins dingues, mais on n'envie guère les protagonistes, surtout Françoise. 

Le style est agréable, on découvre cet envers du décors des riches maisonnées. Ce n'est pas si glorieux. Les ors, les nantis, les manies, les peurs, les méchancetés, tout, vous saurez presque tout. 
Au final, je suis bien dans ma petite vie. 

Un livre instructif, mais qui ne dévoile pas grand chose. Tout juste, on peut penser que le temps s'est figé pour certaines professions. Rien ne semble avoir beaucoup évolué dans ces corps de métier tournés vers le bien-être de nos élites sociales. 
Alors certes, on n'est pas dans du Zola, mais se maintenir la tête droite, hors de l'eau dans ce panier de crabes, faut le faire, avoir les reins solides et les épaules larges. 



Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20




mardi 10 novembre 2015

La ballade de la mer salée d'Hugo Pratt



Rentrée littéraire 2015



Le livre : 

Corto Maltese, La ballade de la mer salée d'Hugo Pratt aux éditions Denoël & ailleurs, 295 pages, 19 € 00
Paru le 10 septembre 2015



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Denoël, choisi dans leur catalogue de publication. 
Je suis toujours dans la découverte du personnage Corto Maltese, mais cette fois, c'est son véritable papa qui va m'y aider : Hugo Pratt. Et pas dans une BD, mais un roman. 



Le pitch : 


De sa célèbre bande dessinée La Ballade de la mer salée, prélude aux vingt-neuf épisodes de la saga de Corto Maltese, Hugo Pratt, peu avant sa mort, avait décidé de faire un roman. Naviguant dans les mers du Sud au milieu des tempêtes, des naufrages et des îles perdues, pirates et aventuriers farouches font souffler un vent de violence extrême tempéré de soudaines bouffées de tendresse. Tous les ingrédients qui ont porté les aventures du Maltais à la dimension d'une légende sont ici réunis pour que le romantique marin nous entraîne une fois encore dans son univers magique, sous la plume d'un auteur dont on découvre que le génie tenait aussi à ses dons d'écrivain.



Ce que j'en pense : 

Restée un tantinet sur ma faim lors de ma première approche avec un autre roman signé Marco Steiner sur Corto Maltese, j'espère beaucoup avec celui-ci. Comme il est signé par le défunt géniteur du héros, je me dis que j'emprunte des sentiers plus balisés, plus sûrs. 
Me voilà donc lancée et c'est un Corto Maltese enfant (10 ans) qui me prend par la main. 
Très vite par la suite, c'est un jeune homme qui prend le relais et je me suis dis : les choses sérieuses commencent. 

Beaucoup de descriptions plantent les décors, les ambiances de chaque scènes. 
De même, les protagonistes nous sont abondamment décris. 
Rien n'est laissé au hasard, tout est sous contrôle. Presque trop encore une fois car je me sens un peu prisonnière de ces ornières. Mon imaginaire est guidé, mais aussi bridé par tant d'informations. Tout ce bien ne m'est pas si bénéfique que cela. Quel dommage ! 

Ceci dit, je découvre comme je l'espérais un peu plus le personnage emblématique qu'est Corto Maltese. Et j'avoue qu'il me plaît assez : beau jeune homme malin et ténébreux, pas mal d'esprit avec une immense capacité d'adaptation à toute situation. 

Le monde de la mer n'est pas le mien. Je suis une terrestre indéniablement. Si j'aime voir la mer, je ne m'y frotte guère ou prudemment. Je ne rentre donc que partiellement dans le récit pourtant loin d'être mauvais. 
Même avec l'univers de piraterie, je ne plonge pas tout à fait. En fait, je crois que même la période historique ne me convient pas vraiment. Je suis plus tournée vers le XVII ème ou le XVIII ème. Oui, je suis difficile car je cherche vraiment la petite bête. Ce roman est bon, intéressant, l'écriture fluide et agréable, mais je ne parviens pas à monter à bord complètement. L'osmose ne se fait pas alors que je pense que ce titre ravira plus d'un lecteur. 




Et s'il fallait mettre une note : 12 / 20



lundi 9 novembre 2015

Golden Dogs, tome 2 : Orwood de Griffo et Desberg




Le livre : 

Golden dogs, tome 2 : Orwood de Griffo et Desberg aux éditions Lombard, 52 pages, 14 € 45.



Pourquoi cette lecture : 

La plus simple et la meilleure de toute : j'ai lu un jour le premier tome et j'ai eu envie de lire la suite quand l'occasion s'est présentée. 



Le pitch : 

Nous étions quatre. Et le monde nous appartenait. Nous étions inséparables. Parce que la vie et ses épreuves nous avaient forgés. Et soudés. Parce qu'ensemble, nous étions les meilleurs. Les Golden Dogs. Les meilleurs voleurs de Londres. Nous étions quatre. Mais il y avait un traître parmi nous. Et c'est ainsi que tout s'est terminé!



Ce que j'en pense : 

Cela faisait plusieurs mois que j'avais lu le premier volet de cette série, aussi le début de ce tome qui reprend un peu les présentations est le bienvenu. Ce n'est pas lourd et cela est bénéfique pour les lectures discontinues. 

J'ai retrouvé les couleurs et le graphisme : reconnaissables pour les fans de Desberg. 
J'ai replongé avec plus de plaisir dans cet univers plein de crimes, de bassesses et d'horreur. 

La narratrice ne s'aime pas, ne possède pas d'estime d'elle et pourtant elle est parfaite (ou presque). J'ai aimé suivre son parcours tout en me laissant guider par ses paroles. Destinée peu banale car romanesque à souhait. Trahison, amour, sexe et meurtre... J'oublie la drogue, le vol, les traquenards en tous genres. 
On n'est pas déçu. 

Très bon opus. Meilleur que le premier à mon sens. 
Vivement le troisième ! 



Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20




jeudi 5 novembre 2015

Le crime du comte Neville d'Amélie Nothomb



Rentrée littéraire 2015



Le livre : 

Le crime du comte Neville d'Amélie Nothomb aux éditions Albin Michel, 134 pages, 15 € 00.



Pourquoi cette lecture : 

Depuis plusieurs années, je ne rate jamais le livre qui pour moi marque le lancement de la rentrée Litteraire (la grande) : l'ouvrage annuel d'Amélie Nothomb. 
Pourquoi changer mes habitudes ??? 



Le pitch : 

Le comte Henri Neville est aux prises avec les tourments d'adolescence de Sérieuse, sa fille cadette, la désinvolture de son épouse et ses soucis financiers. Un jour, une voyante lui prédit qu'au cours d'une grande fête il va tuer l'un de ses invités. Cette révélation le bouleverse et il ne cesse de s'interroger sur l'identité de sa future victime.



Ce que j'en pense : 

Je ne m'en cache pas, j'aime la façon dont nous conte les histoires Amélie Nothomb. Elle possède à mon sens le génie de rendre parfaitement crédible l'incroyable alors que l'on sait en même temps que c'est impossible, du moins en l'état. Comme une enfant, je me laisse porter par ses fables plus ou moins alambiquées. 
Pourquoi ? Parce que ces récits sont porteurs de messages plus profonds. 

Certes, on peut les prendre au premier degré. C'est une grille de lecture simpliste, mais possible. 
Personnellement, j'essaie de ne pas dévorer ses courts romans afin de m'imprégner complètement de tous les sens cachés ou non. Après, comme tout lecteur, j'ai mon propre ressenti et mon index de déchiffrage unique. On reçoit, on perçoit un livre, chacun de manière unique. 

Dans le cas de l'opus de cette rentrée 2015, outre la noblesse, le côté tradition, les représentants de l'ordre, de l'Histoire (vieilles familles illustres), de l'élite, du faste, des ors, il y a pour moi une critique de notre société qui ne laisse que trop peu de place à tout ce qui n'est pas mis en scène, en représentation. Le paraitre, l'impression donnée compte plus que tout. La façade ! 
Mais et les fondations alors ? Ce qui est la racine ? Le fondement ? 

Toujours une belle écriture avec des jeux de mots, de situation, de contexte. Un texte signé Amélie Nothomb est multicouche. 

Le final est toujours surprenant même si on le sent arriver. Il est tel qu'il doit être même si on ne pouvait y croire réellement. 

Ce cru est excellent, tout comme la cuvée exceptionnelle servit lors de la garden party. 



Et s'il fallait mettre une note : 17 / 20