mardi 4 septembre 2012

L'amour sans le faire de Serge Joncour



Lecture rentrée littéraire 2012


Le livre

L'amour sans le faire de Serge Joncour, aux éditions Flammarion, 332 pages.


Pourquoi cette lecture : 

Chaque année, j'ai la chance de pouvoir découvrir avant tout le monde (enfin presque tout le monde car il y a aussi les libraires et toutes les professions liées à l'économie du livre) des titres de la prochaine rentrée littéraire. 
Et oui, au moment où je rédige ce billet, nous sommes en juin 2012 et non pas en septembre. 
C'est l'occasion de découvrir complètement à l'aveuglette des titres (pas de 4ème de couverture pour des épreuves non corrigées) des auteurs que l'on connait de renom ou pas (malgré mon grand nombre de lectures annuelles, je reste souvent une ignare qui apprend régulièrement). Je trouve cela amusant et enrichissant. 


De quoi cela parle : 

Au coeur de ce roman, il y a un sentiment qui se détache : l'amour. 
Cela pourrait être une histoire simple et banale, et elle l'est par certains aspects, mais les êtres humains ne sont jamais totalement lisses ou sans reliefs.
Suivons donc Franck, Louise, Alexandre n°1 et n°2 ainsi que bien d'autres dans les méandres des rapports avec autrui et la psyché de chacun. C'est tout sauf ennuyeux ! 


Ce que j'en ai pensé : 

L'amour que l'on le recherche ou le fuit, c'est déjà de l'amour. Même si on souhaite s'en protéger par des moyens plus ou moins détournés, il finit toujours par se planter devant vous. On doit alors faire avec, même maladroitement. Il se passe toujours quelque chose : on gagne ou perd, mais il y a une issue à cette partie de cache-cache. 

La réalité vaut plus que beaucoup de fictions et ce roman est ancré entre le terroir et un espace urbain. Il se lit aisément grâce à sa fluidité, sa banalité apparente et son aspect presque universel.

Les disparus sont quelques fois plus présents que les vivants. Les fantômes du passé ne sont pas là pour nous tourmenter, mais bien là aussi pour nous guider. Il suffit de se laisser porter et de bien vouloir les écouter.
La vie est compliquée ? Peut-être pas tant que cela. La nature humaine n'a de cesse de la rendre plus tortueuse.  Revenons donc vers l'essentiel et la solution à nos soucis sera peut-être au rendez-vous. 

"L'amour sans le faire" de Serge Joncour est un roman à mettre dans toutes les mains, il a le goût de la vie d'hier, d'aujourd'hui et même un peu de demain. 


Et s'il fallait mettre une note : 15 / 20 

lundi 3 septembre 2012

La convergence des alizés de Sébastien Lapaque


Lecture Rentrée Littéraire 2012



Le livre : 

La convergence des alizés de Sébastien Lapaque, aux éditions Actes Sud, 337 pages, 21€80.


Pourquoi cette lecture : 

Elle s'est faite (en août 2012) lors d'une opération lancée par les librairies Décitre et la communauté Entrée Livre : lecteurs VIP pour la rentrée littéraire 2012. 



Le pitch : 

A l'équateur, où se rencontrent les vents des deux hémisphères, la convergence des alizés provoque des turbulences atmosphériques variées en poussant l'air  à s'élever. Etudiante en géographie à l'université de Belém, Helena Bohlmann est fascinée par ce phénomène auquel elle a consacré des pages et des pages. Mais c'est par quelques mots seulement, je t'aime, je t'aime, je t'aime, qu'elle a signé sa disparition soudaine, laissant Zé, son amant, dans l'attente, l'anxiété, puis l'impérieux besoin de la revoir. 
Forçant son naturel mélancolique, Zé quitte alors l'Amazonie pour Rio de Janeiro, l'ancienne capitale brésilienne, qu'il ne connaît pas. Guidé par son intuition et par des signes mystérieux, il est persuadé de retrouver Helena. La convergence des alizés est un jeu de pistes trompeur dans lequel une quarantaine de personnages incarnent tous les visages du Brésil sur un enivrant manège romanesque. Histoire, musique, politique, football, paysages : le pays entier se livre au lecteur comme un nouvel amour. 
Et la jeunesse du Sud prend le pouvoir pour désigner les possibles de notre temps. Les surprises de l'amour, les bonheurs de l'amitié, l'érudition et la fougue animent l'écriture de Sébastien Lapaque, illuminant cette fusion ardente du romanesque et de la subversion.


Ce que j'en ai pensé : 

Les JO de Londres viennent à peine de se terminer (du moins pour la session des athlètes dits valides) que déjà par le biais de ce roman, on s'envole et puis on plonge dans l'ambiance "caliente" de celle de Rio de Janeiro.

Trouble, à couteau tiré parfois, ce récit parle aussi beaucoup de sentiments que les hommes peuvent éprouver. Forcément l'amour sera présent. Lui le roi des sentiment, celui peut vous faire faire n'importe quoi, vous faire agir comme le dernier des imbéciles et prendre tous les risques.
"Je t'aime", ce ne sont que des mots dit comme cela ou écrit sur une feuille. Vite prononcé, sans plus y réfléchir, on les vide de sens, mais dans "La convergence des alizés", on essaie au contraire de redonner du sens, de revenir vers l'essentiel.

Un beau voyage, essentiellement dans le Brésil d'aujourd'hui, sans quitter son "home sweet home". il y a pire pour débuter la rentrée, même la littéraire et même si tout n'est pas rose.

Le nombre des personnages peut rebuter (moi, je m'y perds assez vite), ainsi que le rythme choisi pour nous relater l'ensemble. 
Trop de multiplicité, trop de richesse pour un seul roman ?

A découvrir toutefois pour aller de l'avant et ne pas rester sur nos bases trop "vieille Europe".


Et s'il fallait mettre une note : 12 / 20 

vendredi 31 août 2012

Un drôle de père tome 3 de Yumi Unita


Lecture d'été


Le livre : 

Un drôle de père, tome 3  de Yumi Unita chez Delcourt, 212 pages, 10€75.


Pourquoi cette lecture : 

Suite logique d'une saga débutée lors d'un emprunt réalisé au départ pour ma fille ainée, notre double lecture se poursuit. 


Le pitch : 

Daikichi, trente ans, célibataire, n'est pas ce qu'on peut appeler un Don Juan. Pas très à l'aise avec les femmes, encore moins avec les enfants, cet homme on ne  peut plus ordinaire va, du jour au lendemain, décider de devenir le tuteur légal de la fille cachée de... son défunt grand-père. Mais comment élever une jeune enfant quand on a déjà du mal à s'assumer soi-même? Un drôle de père est la première série à succès de Yumi Unita, une des auteures issues de la nouvelle vague du manga pour femmes. Elle aborde dans cette œuvre, avec beaucoup d'humanité, des thèmes aussi fondamentaux que l'amour familial, l'éducation, ou plus généralement la responsabilité individuelle. Face à l'égoïsme de la société, Daikichi fera en effet passer les intérêts de la petite Rin avant les siens. Et si le bonheur passait par le don de soi ?


Ce que j'en ai pensé : 

J'ai lu dans la foulée les tomes 2 et 3, mais j'avoue que si j'ai pris un tout petit peu moins de plaisir dans ce troisième volet, c'est peut-être lié à la fatigue car ma lecture s'est faite fort tard dans la nuit (ou tôt le matin sin on veut être précis).

J'ai trouvé que l'on était un peu moins dans l'émotion dans ces épisodes là, plus dans un tourbillon du quotidien avec ses tracas, ses déconvenues et ses petits bonheurs.
Les dessins restent toujours aussi bons et les aventures de Rin chez Daikichi sont plaisantes à suivre. 

Il évident qu'il faut connaître les différences qui peuvent exister entre le mode de vie japonais et celui que nous connaissons ici en France ou ailleurs en plus généralement en europe pour apprécier pleinement cette saga, mais de nos jours et avec l'essors qu'à connu les publications des manga chez nous, je ne doute pas que tout le monde est au parfum.

J'attends de retrouver tous les protagonistes dans le tome 4 pour refaire le plein d'émotions qui je l'espère seront plus intenses que dans cet opus. 


Et s'il fallait mettre une note : 13 / 20 

jeudi 30 août 2012

Un drôle de père tome 2 de Yumi Unita


Lecture d'été


Le livre : 

Un drôle de père tome 2 de Yumi Unita,  chez Delcourt, 206 pages, 10€75.


Pourquoi cette lecture ?

J'avais apprécié la lecture du premier tome au départ emprunté en bibliothèque plutôt pour ma fille aînée donc tout comme elle, je poursuis ma découverte de cette saga. 


Le pitch : 

Daikichi, trente ans, célibataire, n'est pas ce qu'on peut appeler un Don Juan. Pas très à l'aise avec les femmes, encore moins avec les enfants, cet homme on ne  peut plus ordinaire va, du jour au lendemain, décider de devenir le tuteur légal de la fille cachée de... son défunt grand-père. Mais comment élever une jeune enfant quand on a déjà du mal à s'assumer soi-même ? Un drôle de père est la première série à succès de Yumi Unita, une des auteures issues de la nouvelle vague du manga pour femmes. Elle aborde dans cette œuvre, avec beaucoup d'humanité, des thèmes aussi fondamentaux que l'amour familial, l'éducation, ou plus généralement la responsabilité individuelle. Face à l'égoïsme de la société, Daikichi fera en effet passer les intérêts de la petite Rin avant les siens. Et si le bonheur passait par le don de soi ?


Ce que j'en ai pensé

Ce second volet est sur la même lancée que le premier et je l'ai trouvé assez émouvant.

Daikichi s'en sort avec plus que les honneurs car sa vie est complètement chamboulée par l'arrivé de cette petite Rin qui est mignonne, mutine, bornée, têtue, mais si attachante. 
Voilà une nouvelle petite famille qui se crée et qui m'a bien touchée car moi aussi depuis que j'ai des enfants, je suis comme Daikichi, j'ai la larme bien plus facile. 
La mère biologique de Rin m'agace au plus haut point, même si je me doute que sa personnalité mérite que l'on s'y attache plus longuement car les raisons de son geste (l'abandon de sa fille) est sans doute plus complexe qu'il n'y parait. 

On rit et on est ému, c'est pas mal pour un manga qui touche un sujet pas si évident et certainement pas si léger que cela. 

La suite ? C'est certain, je vais la lire. 


Et s'il fallait mettre une note : 13 / 20 

mercredi 29 août 2012

La tangente vers l'est de Maylis de Kerangal

Lecture d'été 



Le livre : 

Tangente vers l'est de Maylis de Kerangal chez Gallimard (collection Verticales), 134 pages, 11€50.


Pourquoi cette lecture : 

Maylis de Kerangal, je l'ai découverte avec "Naissance d'un pont" et depuis, je ne l'avais plus lu. Voilà qui sera chose faite avec ce petit roman dont j'avais lu beaucoup de bien dans le magazine littéraire Lire.


Le pitch : 

Dès l’ouverture de ce bref roman, on prend le train en marche, en l’occurrence le Transsibérien, déjà loin de Moscou, à mi-chemin de l’Asie. Le long du corridor, se presse une foule de passagers de 3e classe bardés de bagages, d’où se détache une horde de jeunes hommes en tenue camouflage agglutinés dans la fumée de cigarettes, que le sergent Letchov conduit à leur caserne d’affectation en Sibérie. 
Parmi eux, Aliocha, grand et massif, âgé de vingt ans mais encore puceau, et comme désarmé face aux premiers bizutages qui font partie du rituel de ces transports de conscrits. Il préfère s’isoler, lui qui n’a pas su trouver le moyen d’éviter le service militaire, qui n’attend rien de bon de cette vie soldatesque et sent la menace de cette destination hors limite. A l’écart, il commence à échafauder les moyens de fausser compagnie à son régiment. 
Mais comment se faire la belle à coup sûr ? Profiter d’un arrêt à la prochaine gare pour se fondre dans la foule et disparaître. A priori, il a tout à craindre de son sergent, mais aussi des deux provodnitsa, ces hôtesses de wagons, en charge de la maintenance des lieux et de la surveillance du moindre déplacement des voyageurs. Une première tentative échoue. Aussitôt repéré, il remonte dans le train. 
Sa fébrilité suspecte a dû le trahir. Occasion manquée donc, mais sur le quai, Aliocha a croisé une jeune Occidentale qui va bientôt s’émouvoir de son sort : Hélène, une Française de 35 ans, montée en gare de Krasnoïarsk. Elle vient de quitter son amant Anton, un Russe rencontré à Paris et récemment revenu au pays gérer un énorme barrage, un homme qu’elle a suivi par amour près du fleuve du même nom. 
Malgré les barrières du langage, Aliocha et Hélène vont se comprendre à mi-mots. Toute une nuit, au gré d’un roulis engourdissant, ils vont partager en secret le même compartiment, supporter les malentendus de cette promiscuité forcée et déjouer la traque au déserteur qui fait rage d’un bout à l’autre du train. Les voilà condamnés à suivre un chemin parallèle, chacun selon sa logique propre et incommunicable, à fuir vers l’Est et son terminus océanique, Vladivostok. 
Une histoire fragile et fulgurante dans une langue sensuelle et fougueuse, laissant à nu des êtres pris dans la rhapsodie d’un voyage qui s’invente à contre-courant. Ce texte a été conçu dans le cadre du voyage d’écrivains dans le Transsibérien organisé par Cultures France pendant deux semaines, en juin 2010, sur la partie orientale du trajet Novossibirsk-Vladivostok. Sa première version, sous forme de fiction radiophonique, a été profondément remaniée pour le présent volume.


Ce que j'en ai pensé : 

Dans ce récit, il y a trois protagonistes : les hommes, le paysage hors du commun et le train.

Avec une écriture plus exigeante qu'un roman de gare, Maylis de Kerangal nous dresse ici une version pas si magique que cela du Transsibérien. On est assez loin des images chiques, luxueuses et un peu glamour que j'en avais en tête et forcément faussées par ma nature un brin trop romantique et des lectures plus légères.
Je ne me suis pas ennuyée avec ce livre, mais j'ai été moins emballée que lors de ma lecture précédente de cette auteur. La magie n'a pas complètement prise sur moi cette fois, mais ce sont des choses qui arrivent.

Les personnages d'Aliocha et d'Hélène ne m'ont pas convenu. Je n'ai pas ressenti beaucoup de sentiments favorables ou défavorables envers eux. Je crois que leur histoire à glisser sur moi sans véritablement me toucher. 
Trop ternes, trop fugaces, trop indécis ? Peut-être un peu de tout ceci et sans doute d'autres choses que je n'ai pas forcément su identifié.

Dommage, mais on se retrouvera certainement Maylis et moi au détour d'un autre livre. 


Et s'il fallait mettre une note : 12 / 20 




Les bonus : 



mardi 28 août 2012

La trappe de MIA

Lecture d'été


Le livre : 

La trappe de MIA, ebook disponible pour 0,99€ sur Amazon par exemple, mais disponible en d'autre format depuis le site personnel des auteurs.


Pourquoi cette lecture ? 

Il s'agit d'un nouveau partenariat avec le duo d'auteurs qui compose MIA.
C'est la seconde fois que je les lis, mais c'est toujours un plaisir. Si cela peut donner en prime un petit coup de pouce (mise en lumière) à ces écrivains qui se lancent, surtout quand je trouve qu'ils ont des arguments plus que valables pour jouer dans la cours des grands, c'est tout bénef.


Le pitch : 

Un homme,
Une trappe,
Un Gardien...
... et sept minutes à attendre, avant le Jugement.

Venez partager ses derniers instants sur la Trappe...


Ce que j'en ai pensé : 

Plus court et dans un registre différend de leur premier opus, "La trappe" se lit néanmoins très facilement et avec plaisir. Voilà encore une lecture que j'ai beaucoup apprécié durant mes vacances. 

Les protagonistes sont nombreux, cela doit être une signature du style des MIA car c'était déjà le cas dans leur autre titre. Heureusement, on ne s'y perd pas trop, il semblerait qu'ils aient trouver la parade pour ne pas perdre le lecteur en cours de route. Très fort ! 
Cette multiplicité de personnages offre une richesse humaine indéniable à ce récit. Au delà des faits, c'est l'humanité qui prime, qui est au coeur de tout.

Un brin futuriste, ce roman court (cette nouvelle une peu longue) n'est pas pour autant à classer dans le registre SF. C'est juste une façon de faire en sorte que ce récit semble très contemporain et venant en même temps d'une autre époque : proche et lointain tout à la fois.
Cela aussi ressemble fort à une des caractéristiques du style des MIA car c'était déjà le cas dans leur précédent opus, peut-être de manière légèrement moins marqué néanmoins. 

Plaisant jusqu'au bout, on ne lâche pas cette lecture qui distrait, mais aussi fait réfléchir sur ce que l'on peut souhaiter pour notre avenir. 


Et s'il fallait mettre une note : 15 / 20 

lundi 27 août 2012

Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir de J. Heska




Lecture d'été



Le livre : 

Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir de J. Heska, 


Pourquoi cette lecture ?

Ce n'est pas mon premier partenariat avec l'auteur, J. Heska, et comme notre entente est des plus cordiale, nous avons décidé de renouveler l'expérience.
J'aurai ainsi pu découvrir les deux titres qui composent l'oeuvre actuelle de J. Heska. Cela aura été fait dans le désordre, mais qu'importe, il ne s'agit pas d'une saga et les genres sont différents.


Le pitch : 

« Je m’appelle Jérôme et je ne suis pas quelqu’un de populaire. Invisible pour mon entourage, insipide pour mes collègues, insignifiant pour ma petite amie. 
Un jour, je suis tombé sur un article dans un magazine censé m’aider à régler un certain nombre de problèmes dans ma vie. Ça m’a emmené un peu plus loin que prévu… 

Ah oui, le "un peu plus loin", c’est devenir le chef de file involontaire d’un mouvement philosophique qui a révolutionné le monde. » 


Jérôme est un jeune informaticien plutôt gauche et mal dans sa peau qui a du mal à s’intégrer à la société. Un jour, il tombe sur un article dans un magazine de psychologie bon marché censé aider les gens à régler un certain nombre de problèmes dans leur vie. Dans son cas, la thérapie préconisée va le conduire beaucoup plus loin que prévu. Jérôme va en effet jeter les bases d’une véritable théorie pour contrer la méchanceté humaine et devenir malgré lui le chef de file d’un mouvement philosophique, le « cimondisme », qui va prendre une ampleur inattendue et finir par révolutionner le monde. 


Ce que j'en ai pensé : 

Voilà un livre que j'ai dévoré de bout en bout. Une lecture parfaite pour les vacances, légère et fraîche de par son style d'écriture, mais avec un fond plus grave qui nous permet de réfléchir sur le monde (du travail, mais pas que) dans lequel on évolue sans pour autant se taper la tête contre les murs. L'essentiel étant à mon sens de déjà prendre conscience d'un état de fait, de méditer sur notre propre implication dans tout ceci.
J. Heska mène donc sa petite révolution d'une main ferme, mais avec lenteur et douceur. On se sent brusquer juste ce qu'il faut pour s'interroger et agir pourquoi pas à notre niveau, ce qui est / serait déjà un premier pas. 

On sent le vécu dans ce roman présenté sous forme de source historique qui a changer l'humanité. Ce petit cahier, ici retranscrit tel un objet revenant du futur, est une forme d'écriture assez maligne et correspond bien à son auteur pétri comme beaucoup de trentenaires de multiples sources cinématographiques originaires des USA. Je vous laisse le soin de trouver les titres de tous ces longs métrages, c'est très amusant.
Je me suis reconnue dans cette ambiance, dans cet univers, dans ces doutes, craintes et autres. Je pense que je ne serai pas assurément la première, ni la dernière.

"Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir" est donc un coup de coeur littéraire pour moi car comment résister à cette satire rondement menée avec une telle justesse, une bonne dose d'humour pour ne pas lasser le lecteur, le tout dans ma ville de coeur : Lyon, la capitale des Gaules. 

PS : Même le prix de cette version numérique est doux et c'est un auteur en devenir, n'hésitez plus. 


Et s'il fallait mettre une note  : 17 / 20