vendredi 11 mai 2012

Rémoras de M.I.A


Le livre : 

Rémoras de M.I.A disponible en version papier en impression à la demande via le site de lulu.com
ou en version ebook sur amazon.fr (2€68)


Pourquoi cette lecture : 

C'est dans ma boite mail que j'ai trouvé une proposition de partenariat via les auteurs eux-mêmes (livre écrit à quatre mains). Une sollicitation amicale et méritait que j'y prête attention car je sais combien il est difficile de percer dans le monde de l'édition et de l'auto-publication.

Je l'avoue aussi, en plus du thème et de la présentation alléchante que j'avais pu en lire, c'est le fait que ce livre ait été rédigé à deux qui m'a donné envie de le lire. 
Cela peut faire peur pour certains lecteurs car on pourrait craindre des ruptures du rythme narratif ou de pire de style quand les auteurs sont plusieurs, mais à cela, je n'ai guère pensé car nombreux sont les exemples de collaborations très réussies dans le domaine de l'écriture : les deux soeurs qui se cachent sous le pseudo de Claude Izner par exemple, Nicci French qui cache en réalité un couple, Nathalie Hug et Jérôme Camut en sont un troisième exemple et non des moindres… 

Le titre a piqué ma curiosité également ainsi que le fait que ce livre soit un savant mélange de plusieurs genres. 
L'écueil pouvait être au rendez-vous car c'était prendre pas mal de risque surtout pour un premier roman. J'ai pris ce (petit) risque et le résultat était...



Le pitch : 

Trois anciens membres d’une cellule très spéciale des services de renseignement français décident de reprendre du service après une retraite de 8 ans, afin de se venger de leurs anciens employeurs.
Dans leur sillage, ils entraîneront un cataclysme mondial qui les dépasse totalement et qui transformera le monde tel que vous le connaissez.

Qui sont vraiment ces hommes ? Ont-ils les moyens de réussir leur mission et de redistribuer les cartes de la géopolitique mondiale ?
Vandercamere, le manipulateur, Giraud, le séducteur, et Balard, le vengeur repenti, peuvent-ils rivaliser avec le Cercle, ce groupe d’hommes qui semble être aux commandes de la planète ?
Est-il seulement possible de modifier le cours de l’histoire et de combattre ceux qui œuvrent dans l’ombre depuis si longtemps ?
Qui décide vraiment du sort du monde et quels sont ses plans pour l’humanité ?

« Rémoras » concrétise la mise en commun de deux approches complémentaires de la politique-fiction, la plume se mettant au service d’une histoire qui flirte constamment avec l’actualité.
Saurez-vous même faire la part entre la réalité et la fiction ?

Rémoras est-il un simple thriller ? Non !
Un polar, peut-être ? Non plus !
Juste un roman de politique-fiction, alors ? Pas plus !
Rémoras est simplement Rémoras…


Ce que j'en ai pensé : 

 J'ai eu un peu peur au début de ma lecture car j'ai vu très rapidement que nous allions faire des bonds dans le passé, revenir en avant, et ainsi de suite. De plus, les personnages se multipliaient. Arg !!!! 
J'ai une mémoire de poisson rouge parfois et je me perds assez aisément dans les intrigues trop foisonnantes et aux protagonistes trop nombreux. Mais heureusement, tout rentre vite dans l'ordre et j'ai pu remettre à la bonne place les éléments donnés par les auteurs. 
Ouf ! Il suffisait de suivre les petits cailloux blancs semés par ces derniers. J'ai agi comme le Petit Poucet. 

Tous les détails sont importants dans ce type de récit. C'est souvent là que réside d'ailleurs un élément clef pour la suite des évènements. Aussi, je vous conseille d'être attentif durant votre lecture, mais cela ne sera pas trop compliqué car l'écriture est agréable, on se prend d'amitié pour les héros qui sont loin d'être parfaits (et c'est tant mieux). Oui, on va avoir à faire avec l'équivalent de trois Jason Bourne (oui pour le prix d'un seul !!!!) et si l'action ne manque pas, on a aussi droit à des scènes plus touchantes, moins techniques, plus quotidiennes, assurément humaine. Car oui, l'homme a ses failles, ses faiblesses et malgré cela, il avance dans l'existence. 
Et puis, je vous rassure, il y a des femmes également dans ce roman. Et pas des moindres. Certaines possèdent une belle carapace. Non mais des fois !!!! 

Parfait mélange de réel et de fiction, on y croit facilement. C'est indéniablement un plus pour ce type d'histoire car plus cela parait vrai, plus on aime. Presque on se poserai des questions du style, mais : "Et si au bout du compte, c'était véridique ?!".
Hummm, on en frissonne et c'est bien agréable. 

J'ai trouvé que le Cercle me faisait également penser à ces hommes que l'on voyait juste dans la pénombre dans la série déjà ancienne "X-Files", ces entités sombres qui tiraient les ficelles dans l'ombre. Faut dire que l'idée du complot planétaire n'est pas si loin, même si l'on ne voit, ni ne parle de nos amis les extraterrestres. Pas besoin, on a assez de siphonés du boulot comme ça sur Terre.

Les cadavres ne vont pas manquer dans ce récit, des coupables, des innocentes victimes, on aura de tout. C'est aussi ce qui fait que ce livre peut faire peur. L'hémoglobine, les explosions, les rafales sont légions, mais jamais gratuites. Elles illustrent juste l'intrigue qui est particulièrement ténébreuse. 
On a parfois envie de secouer les protagonistes pour les faire réagir ou pour les empêcher d'accomplir un geste qu'ils pourraient regretter par la suite. On n'est pas simplement un spectateur, on souhaite devenir un acteur. Les auteurs auront alors réussi leur pari, j'en suis certaine : faire que l'on ne soit plus aussi passif, que l'on cherche à comprendre les choses de la vie, le pourquoi du comment, et surtout ne plus gober ce que l'on nous sert sur un plateau d'argent en guise d'information.

A découvrir, ce livre est un savant mélange des genres sans en devenir indigeste et le prix en version ebook est vraiment avantageux donc n'hésitez pas trop.





Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20 



Les bonus : 

Je vous invite à découvrir le blog des auteurs : 
Vous verrez, il est très instructif sur l'ouvrage, mais aussi sur le monde de l'auto-publication. Ce blog est assez récent, mais il est appelé à évoluer dans le temps donc ne le perdez pas complètement de vue si ce sont des thématiques qui vous intéressent. 

lundi 7 mai 2012

Special Branch, tome 1 : l'agonie du Léviathan de Seiter & Hamo


Le livre : 

Special Branch, tome 1 : L'agonie du léviathan de Seiter et Hamo, aux éditions Glénat, 13€90, 48 pages.


Pourquoi cette lecture : 

Parfois, j'aime bien lire des choses plus légères ou alors changer complètement de genre narratif et alors, la bande dessinée est parfaite. Et puis, certaines BD savent raconter d'aussi belles intrigues que des romans.


Le pitch : 

Janvier 1889, du côté de Liverpool... Un Léviathan agonise sur les berges boueuses de la Mersey. L'ingratitude des hommes a transformé le Great Eastern, un gigantesque paquebot construit trente ans plus tôt, en une misérable épave dépecée jours après jours par une armée de ferrailleurs. Mais les entrailles du monstre recèlent un macabre secret dont la découverte va déclencher une enquête. L'affaire se révélant politiquement sensible, les investigations sont confiées à la Special Branch, la police secrète de la reine Victoria.

Ce que j'en ai pensé : 

La BD, c'est de la littérature et en même temps de l'art graphique qui nous raconte une ou plusieurs histoire. Du moins, c'est comme cela que je la perçois et que je l'apprécie. 

J'ai donc choisi ce titre par envie de changement et c'était parmi les nouveautés arrivées dans ma médiathèque. J'y suis allée comme ça, sans connaître ni l'auteur, ni le dessinateur et encore moins le thème abordé. A l'aveugle quoi ! 
Seule la couverture m'a guidé et elle a joué à merveille son rôle : un couple, l'homme taciturne et une jeune femme plus mutine, en costumes élégants, sombres et sobres, très Victoriens ; la silhouette d'un navire avec une pleine lune à peine voilée. Cela transpire le mystère, l'intrigue policière et l'aventure.

J'ai ainsi commencé ma lecture particulièrement intriguée et alléchée ! 

Les dessins sont fins, travaillés, avec des couleurs qui rendent admirablement bien la lumière, mais également la pénombre. Cela confine le lecteur dans une atmosphère légèrement pesante, oppressante et accentue sa concentration.
L'ambiance est aussi bien visuelle que textuelle car les bulles sont bien vivantes et nous enchantent avec quelques bons mots de vocabulaire peu usités. Les dialogues sont bien construits, avec justesse et collent aux illustrations tout en apportant leur plus-value. On a aussi les pensées des protagonistes et quelques informations judicieusement dispatchées. 

Avec un enquêteur issu d'une agence un peu spéciale et la présence d'une anthropologue-médecin, mon esprit a immédiatement fait le lien avec une série TV actuelle : Bones. Les liens qui unissent ces deux personnages ainsi que la période historique sont tout autres  que dans la saga télévisée, mais voilà, je m'y suis laissé prendre quelques instants. Je suis incorrigible, faut que je vois des similitudes partout. 
Il y a en outre une pincée de potion scientifique pour que la trame des "Experts" se sente également, mais bon, je crois que c'est juste parce que l'on aime pouvoir se raccrocher à quelque chose de tangible comme les résultats donnés par la science. Et puis n'oublions pas que sous le règne de Victoria, on faisait de fascinantes découvertes presque chaque jour. Tout était à faire. 

L'intrigue est somme toute assez classique, mais les divers éléments qui la compose se marient fort bien. L'ensemble est agréable à découvrir donc. 

Une suite est prévue après ce premier volet et je ne manquerai de lire car j'ai vraiment passé un bon moment avec la Spécial Branch.


Et s'il fallait mettre une note : 15 / 20


Les bonus : 



Et surtout un teaser pour vous mettre en appétit : 


jeudi 3 mai 2012

Level 26, tome 3 : Revelations d'Anthony E. Zuiker

Le livre :

Level 26, Tome 3 : Dark Revelations d'Anthony E. Zuiker, aux éditions Michel Lafon, 19€95, 363 pages.

Pour info, les deux tomes précédents sont maintenant disponibles en version de poche.


Pourquoi cette lecture :

Quand je commence une saga et qu'elle me plait, je continue, je pense que c'est somme doute assez logique comme attitude.
Vous pourrez lire sur mon blog les billets sur les deux précédents opus ici et encore là.



Le pitch :


Le jour, Steve Dark élève seul sa fille de cinq ans. La nuit, il fait ce pour quoi il est né : attraper les monstres. Le tueur, surnommé Labyrinthe, veut changer le monde : abattre les compagnies pétrolières, en finir avec les juges corrompus, les requins de la finance, les journalistes hypocrites... Mais il veut aussi qu’on parle de lui. Tous les moyens sont bons pour véhiculer son message, surtout les plus violents : à l’occasion de chaque attentat, il envoie une devinette et une montre décomptant les minutes avant l’action, et poste bien entendu les vidéos des victimes sur Internet. 
Très vite, il est félicité, admiré, adulé presque. Steve Dark saura-t-il arrêter la contagion ? Contrôle. Domination. C’est comme cela qu’il veut sauver le monde. Un meurtre après l’autre. Entrerez-vous dans le labyrinthe ?


Ce que j'en ai pensé :


En commençant ce troisième volet, ce qui m'a fait bizarre, c'est que je me souvenais fort bien du premier, mais beaucoup moins du second. Pourtant en général, j'ai une excellente mémoire pour cela (ce qui n'est pas le cas pour les dates d'anniversaire ou les numéro de téléphone, mais là je pense que je m'égare). J'ai eu un peu peur d'être perdue, mais en fait non, on rentre dedans très facilement, un peu comme un épisode d'une série que l'on suit, mais dont on a loupé un ou deux épisodes. Faut dire aussi qu'on ne présente plus l'auteur et qu'en matière de série, il en connais un rayon !

Comme pour les tomes 1 et 2, on a des vidéos à visionner en plus de notre lecture. On est réellement dans un ouvrage interactif et ce concept me plait même s'il n'est pas toujours facile de lire à côté d'un ordinateur connecté au Web.
Les vidéos sont de bonne qualité, ce n'est pas un bonus au rabais.
Pour les non-anglophones, des versions sous-titrées sont disponibles. Tout est donc prévu pour que cela se passe au mieux.

J'ai passé un agréable moment avec ce tome 3 qui m'a bien remis en mémoire les petits détails que j'avais pu oublier des deux précédents opus. Le temps s'écoule et ma mémoire s'envole un peu.
J'ai lu rapidement cet ouvrage car il est bien découpé, construit avec toute la logique d'une personne qui connait les rouages des séries télévisées par coeur. Cela passe tout seul, il y a de l'action, un tout petit peu de psychologie pour donner un côté humain à l'ensemble (on est moins emphatique envers des robots en général), des bons  et un gros méchant (gniark gniark) qui pourrait être aussi un gentil (un peu de complication dans les règles du jeu pour corser le tout, ah y a du métier là-dedans !!!!).

Le bémol, c'est que aussi vite lu, aussi vite oublié ou presque.
Disons que la trame principale reste bien, mais pour le reste. Ce n'est pas que cela soit bien grave, c'est juste un peu déroutant pour moi. J'ai l'impression du coup d'être passée un peu à côté de ma lecture alors que j'ai été aussi attentive que d'ordinaire.

Un troisième tome à lire si vous connaissez déjà la saga, sinon, je vous conseille quand même de commencer par le début, ce sera plus simple !
Ce n'est pas un très grand roman, c'est un excellent divertissement, il ne faut pas en attendre plus, mais comme je le dis souvent, ce n'est déjà pas si mal.






Et s'il fallait mettre une note :
13 / 20


Les bonus :



Le site Level 26 : http://www.level26.com/welcome

Biographie d'Anthony E. Zuiker
Anthony Zuiker est le créateur, scénariste et producteur des Experts, la série la plus regardée dans le monde. Précision, suspense insoutenable et sens du rythme ont fait le succès de Level 26, et se retrouvent dans ce dernier tome de la trilogie.

lundi 30 avril 2012

Je mange sain, je maigris bien du Dr Laurent Chevallier

Le livre :

Je manège sain, je maigris bien du Dr Laurent Chevallier, aux éditions du Livre de poche, 6€60, 250 pages


Pourquoi cette lecture :

Je ne suis plus obsédée par mon poids depuis des lustres. J'avais même fait le deuil de retrouver un jour un semblant de ligne parce que je refusais tous les régimes pour en avoir trop fait, pour en avoir trop souffert et parce que les résultats n'étaient jamais là dans la durée. Un jour pourtant, je me suis fixée une ultime tentative qui a bien fonctionné. Je n'ai plus ma silhouette de mes 20 ans, mais bon, je m'en rapproche plus qu'avant.
En lisant "Je mange sain, je maigris bien", je n'étais pas de nouveau dans une optique de perte de poids, mais plutôt de manger encore mieux. Je multiplie les soucis de santé et je pense que l'alimentation est notre première médecine. Surtout que dans mon cas, la médecine moderne est souvent impuissante à me soulager ou à m'aider. Je suis assez portée par le bio non pas parce que c'est à la mode, tendance ou je ne sais quoi d'autre, mais plutôt parce que je suis une femme qui a été nourrie enfant avec les oeufs de nos poules qui gambadaient librement, qui a cueilli des fruits et des légumes à maturité durant des années, qui a vécu d'amour et presque exclusivement d'eau fraîche.
Le sous-titre : "Le régime chasseur-cueilleur du XXIème siècle" m'a tout de suite parlé donc et comme il comporte une dimension historique, c'était fait pour moi.


Le pitch :

Pour protéger sa santé et mieux contrôler son poids, il est plus que jamais nécessaire de mettre en place la bonne méthode. Il faut éviter les pièges du mal manger et l’imposture des régimes faussement amaigrissants, dangereux sur le long terme. Le Dr Laurent Chevallier vous propose de vous inspirer de l’alimentation de nos lointains ancêtres — celle du chasseur-cueilleur—, en l’adaptant bien sûr au xxie siècle. 
Vous saurez mieux choisir l’alimentation appropriée à votre corps et à vos besoins et ainsi atteindre durablement votre juste poids. Des recettes en fin d’ouvrage vous aideront dans cette nouvelle méthode.


Ce que j'en ai pensé :

Bien présenté, d'une écriture claire et limpide, ce petit livre se lit presque comme un roman, du moins aussi aisément. C'est toutefois plus un document informatif qu'une histoire sauf si on exclue celle de notre mode d'alimentation.
Manger, boire, respirer sont des fonctions que nous remplissons chaque jour sans presque y penser sauf là encore peut-être pour s'alimenter car on entend tout et son contraire de partout. On finit par ne plus savoir ce qui est réellement bon pour nous.
Le Dr Laurent Chevallier nous propose tout simplement de regarder un peu par-dessus notre épaule et de reconsidérer comment se nourrissaient nos ancêtres. Parfois il va remonter très loin dans le temps, mais il va aussi nous parler des aberrations de nos habitudes alimentaires d'aujourd'hui qui vont à l'encontre du bon sens.
C'est ce langage simple, sans fioritures et bien documenté, argumenté avec logique qui m'a plu. Il me correspondait parfaitement.

Mettre en place ce "régime" est très facile en réalité et pas plus coûteux. Je puis vous assurer que j'y regarde de près car mon budget est serré.
En fait, ce n'est pas un régime, c'est véritablement un mode d'alimentation.
En 10 jours, j'ai perdu 3 kg sans que je m'y attende vraiment. J'ai eu le sentiment de dégonfler et globalement, je me sens plus légère (de 3 kg certes), mais aussi de manière plus générale. Je me sens plus en équilibre avec mon corps. Ce n'est peut-être que psychologique, je ne saurais vous le dire, c'est encore trop récent. Je me sens mieux sans exploser mon budget, en mangeant correctement à ma faim et c'est tout ce qui compte.

Pour en revenir au contenu du livre, vous verrez que tout est bien segmenté, organisé.
Il y a des annexes utiles, chiffrées, référencées. Les sources sont toujours citées avec précision.
On trouve également des recettes de cuisine très facilement réalisables et dont on peut s'inspirer librement.
C'est un ouvrage qui souhaite juste nous aider à retrouver le droit chemin d'une bonne alimentation en tenant compte de nos vies actuelles. Pas d'ingrédients introuvables ici, juste des aliments de base que nous pouvons nous procurer aisément. Ces derniers sont juste bruts, non transformés et donc plus sains. A nous de les combiner et c'est très facile, même pour les plus pressés d'entre nous. Je suis aussi de ceux-là parfois donc pas de panique.
Cela vaut largement tous les régimes du monde que nos magazines ressortent chaque printemps ou après les fêtes, sauf que pour le prix d'un magazine, vous avez toutes les explications d'un véritable médecin qui vous parle simplement d'un retour aux sources.


Et s'il fallait mettre une note : 18 / 20


Les bonus :

Une vidéo qui vous donne le ton avec Laurent Chevallier :



Et une autre qui peut faire un peu peur, mais parfois, il est bon de frissonner pour revenir dans le droit chemin car au fond on le savait déjà sans se l'avouer :




Et pour se poser encore une ultime question :

vendredi 27 avril 2012

Parentèles de Frédériques Robert

Le livre :

Parentèles de Frédérique Robert aux éditions Les Joueurs d'Astres, 9 €, 50 pages.


Pourquoi cette lecture :


C'est encore avec un gentil mail que j'ai été contactée pour ce partenariat. Les petites maisons d'édition doivent se faire connaître et je suis toujours ravie de pouvoir leur donner un peu d'audience sur la Toile, surtout quand elles innovent, prennent beaucoup de risques car elles ont tellement peu de marges de manoeuvre. Il faut aussi dire que cela ouvre notre champs littéraire de belle manière et si leur ligne éditoriale me correspond, alors pourquoi refuser de donner un minuscule coup de pouce.
Je le dis souvent, c'est de la diversité que nait la richesse et en littérature, c'est encore plus vrai !


Le pitch :

Dans ce recueil de nouvelles, Frédérique Robert nous décrit à merveille en quatre coups de pinceau le monde hypocrite et grégaire des gens des campagnes d’autrefois. De l’impossibilité de s’exprimer, enfermé dans une moralité religieuse bien pensante solidement implantée, nous vivons les pannes, les aléas, les explosions, les dysfonctionnements d’un petit monde programmé pour ne pas franchir ses propres limites. Subtile,quasi-sociologique, la plume de l’auteure nous embarque dans un temps et une société si proches de nous encore.

Frédérique Robert est la lauréate des 5èmes Gouttes d’Or de la nouvelle organisées par l’association Du souffle sous la plume.


Ce que j'en ai pensé :

Je ne suis pas une fan des nouvelles qui me laissent parfois sur la faim ou qui sont au contraire presque trop longues car fort proches de la longueur des courts romans. Il en vient même presque impossible de les différencier parfois.
Cependant, lire une excellente nouvelle peut apporter beaucoup. Point n'est besoin de beaucoup de mots, il suffit que l'auteur trouve les bons.
Frédérique Robert m'était complètement inconnue jusqu'à ce jour. J'ai été heureuse de la découvrir avec ce partenariat avec les éditions Les joueurs d'astres via ce titre "Parentèles". Déjà le préambule nous prépare en peu de termes à cette rencontre. C'est certes un peu son rôle, mais il le fait de belle manière. La lecture de la première nouvelle fait le reste.

Petits textes, mais grandes émotions.
En lisant la plume de Frédérique Robert, c'est ce qui me vient à l'esprit. Je pourrais dire tant d'autres choses, mais je craindrais alors de babiller longuement pour simplement vous dire que les quatre textes présents dans ce petit recueil sont tout bonnement excellents.
Chaque élément ou personnage est parfaitement à sa place. La brièveté n'enlève pas la justesse, ni même la richesse des relations ou des atmosphères décrites. Le style est épuré mais pas dépouillé.

A lire pour comprendre comment marche le monde, combien les relations que l'on a avec lui sont dépendantes de notre environnement de toujours, de notre existence familiale, de notre liens parentaux, sociaux…etc.
A découvrir sans appréhension et beaucoup de curiosité pour énormément de bonnes surprises et un plaisir intense sans commune mesure avec le temps de lecture nécessaire pour l'éprouver ou le nombre de pages lues.


Et s'il fallait mettre une note : 16 / 20


Les bonus :

La page personnelle de Frédrique Robert : http://www.rezobook.com/auteurs/frederique-robert


Merci beaucoup aux éditions Les joueurs d'Astres pour cette découverte : http://www.rezobook.com/texte.php?id=1

lundi 23 avril 2012

Ne vous fiez jamais à un chauffeur de bus nu de Jack Douglas

Le livre :

Ne vous fiez jamais à un chauffeur de bus nu de Jack Douglas, aux éditions Wombat, 15 €, 155 pages.


Pourquoi cette lecture :

C'est une rencontre du hasard.
Je surfais sur le site de Libfly et j'ai vu un post sur l'un des forum. On pouvait y découvrir 2 titres des éditions Wombat que j'avoue très mal connaître (j'ai juste vu quelques titres en librairie, mais pas plus. On ne peut donc pas dire que je les connais véritablement). Les places étaient déjà prises pour ces partenariats, mais très vite (une semaine environ), j'ai eu la joie et la surprise de trouver dans ma boite aux lettres cet ouvrage au titre déjà évocateur : "Ne vous fiez jamais à un chauffeur de bus nu".
Tout un programme et je n'ai rien contre un peu de dérision de temps en temps. Cela met de la couleur dans l'ordinaire de la vie.


Le pitch :

"Après avoir passé ses huit premières années dans la vitrine d'une animalerie, et l'essentiel du restant de sa vie dans un élevage de moutons perdu au fin fond de l'Australie - d'abord comme berger, ensuite comme mouton -, M Douglas a écrit son troisième livre.
C'était censé être son second, mais parce que beaucoup de ses amis l'ont prévenu que le second était le plus dur à écrire, il s'est directement attelé au troisième, qui s'est révélé aussi difficile à écrire que le second, alors le voici - le quatrième livre de Jack Douglas. Fils d'un voleur international de bijoux et d'une femme pur-sang, M Douglas fut enlevé à l'âge de onze ans par des gitans myopes, puis revendu à ses parents, qui étaient tout aussi myopes.
M Douglas vit aujourd'hui dans les quartiers en vogue du nord de New York - au dernier étage d'un immeuble en feu. Son hobby : jouer de la guitare électrique avec les mains mouillées".


Ce que j'en ai pensé :

Alors pour débuter, il est clair que la collection "Les Insensés" des éditions Wombat (que je remercie au passage pour cette découverte avec la complicité de Libfly), c'est du rarement vu et surtout lu. Cela ne ressemble à rien de classique et on est surpris à chaque ligne car ici, la logique est toute différente (c'est bien le moins que l'on puisse dire).

Ce livre est une suite de petits textes que j'ai apprécié plus ou moins.
Comprenez que certains m'ont touché, que je les ai même trouvé très beaux, touchants malgré cette absurdité et cette improbabilité toujours présentes.
D'autres en revanche m'ont laisse de marbre ou presque. C'est un peu comme lorsque l'on écoute un album audio d'un artiste. Tout de suite, on a quelques coups de coeur et d'autres pistes que l'on aime un peu moins. A la longue, on finit par les apprécier d'avantage, mais on campe tout de même sur notre première impression.

C'est un ouvrage que je vous conseille de découvrir par petites touches. Deux ou trois textes par jour pour mieux les savourer et surtout saisir toutes les subtilités glissées ici ou bien encore là.
C'est fin et malgré un désordre apparent, l'écriture est recherchée. Rien n'est mis au hasard.
Cependant à trop vouloir y lire vite, on risquerait de se lasser et de passer à côté d'un livre unique dans son genre.
C'est loufoque, c'est biscornu, c'est sans queue ni tête parfois, mais c'est également souvent drôle (sauf les fois où je n'ai pas saisi où voulait en venir l'auteur).

La postface est quand à elle beaucoup plus sérieuse, mais pas déplaisante pour autant. il est bon de perfectionner un peu sa culture littéraire, mais pas seulement.

A lire avec modération (par petites tranches), mais pour en apprécier l'ivresse.
Rien ne nous empêche d'y revenir encore et encore au fil des semaines, des mois et plus encore. Il n'y a pas de date limite de consommation, enfin je crois…


Et s'il fallait mettre une note : 13 / 20

samedi 21 avril 2012

So Shocking ! d'Alan Bennett


Le livre :

So shocking ! d'Alan Bennett aux éditions Denoël & D'ailleurs, 13€50, 235 pages.



Pourquoi cette lecture :

Ce n'est pas le premier livre d'Alan Bennett que je lis. Comme beaucoup d'autres, j'ai dévoré et apprécié "La reine des lectrices" sorti en France en 2009 déjà (mon billet de l'époque : ici). Depuis plus rien, par manque de temps surtout et d'occasions.
L'exemplaire que j'ai eu entre les mains venait de la médiathèque en bas de chez moi (comme souvent car j'ai de la chance, les bibliothécaires ont les mêmes coups de coeur sur les listings ou dans les librairies). Elles attendent un peu d'ailleurs mes réactions face à cette lecture car je dois être seulement la seconde personne à le sortir des rayonnages depuis son acquisition.


Le pitch :

Mrs Donaldson et Mrs Forbes ont la cinquantaine.
Mariées et mères de famille, elles sont ce que l'on pourrait appeler des "femmes respectables" de la middle-class anglaise. La première, vieille dame effacée que le veuvage vient de libérer d'un mariage trop ordinaire, s'apprête à goûter à la solitude altière et digne à laquelle son nouveau statut la prédispose. La seconde, matrone surprotectrice, a des idées bien arrêtées sur tout, et voit d'un oeil critique les noces de son fils Graham, conseiller bancaire séduisant et passablement narcissique, avec la disgracieuse Betty.
Mais voilà qu'un souffle libertin vient bousculer ce havre de respectabilité petit-bourgeois. Mrs Donaldson devient la logeuse de deux étudiants en médecine qui, en fait de loyer, offrent leurs ébats sexuels à ses regards voyeuristes. Quant à Mrs Forbes, il faut toute la ruse de son entourage pour lui camoufler les frasques de son fils, homosexuel non avoué, qui assouvit ses pulsions en louant les services d'un prostitué.
Fantaisie impertinente sur une libération sexuelle tardive et farce familiale se mêlent ici pour un régal de lecture impudique et subversive.


Ce que j'en ai pensé :

"So shocking !" est un titre pour ce livre qui colle parfaitement à ce que l'on va lire et qui a le mérite pour l'auteur ainsi que pour son éditeur d'attirer le regard (premier pas vers un possible achat ou un emprunt).
La couverture suggère et pose un décor très british, mais également démodé et daté. Elle intrigue et attire également. Faut croire que nous sommes tous très curieux et un brin voyeur…
En bref, l'objet livre est bien conçu, cependant cela a-t-il été suffisant pour pour me combler ?

Il est clair que sans jamais tomber dans la vulgarité, on aborde sans fard le monde de la sexualité.
Aujourd'hui voir un corps dénudé n'est plus choquant, après, tout est une question de contexte et de pose suggestive ou non. D'âge aussi !
Reste que ce livre n'est donc pas à glisser dans toutes les mains. Mais de là à en être choqué, j'avoue qu'il m'en faudrait beaucoup plus.
Et puis, Alan Bennett possède le don de nous faire sourire dans les moments où cela ne s'y prête guère en théorie. Humour anglais avec ses particularités que l'on aime ou pas. Il faut posséder une bonne dose d'esprit sarcastique et du recul. Cela me plait assez.
Ensuite, le sexe n'est pas réellement qu'un prétexte, mais plutôt un angle d'attaque. L'acte sexuel est aussi vieux que le monde, mais ses répercutions sur les liens qui unissent les Hommes ne sont pas insignifiantes. C'est cela qui intéresse Alan Bennett.

Ce qui est bien dans ce petit ouvrage, c'est que nous avons droit non pas à une histoire, mais deux.
Elles sont différentes et pourtant se rejoignent forcément. Les relations humaines et leur nature sont, par définition, le sujet de ces intrigues. L'auteur nous y ajoute quelques petits ingrédients et il mélange le tout avec sa petite sauce personnelle.
Cela donne un résultat pas déplaisant du tout que je ne regrette pas d'avoir lu. Je note une petite préférence pour la seconde histoire plus recherchée, plus travaillée et surtout plus alambiquée.
A découvrir sauf si vous êtes vraiment très très prude…


Et s'il fallait mettre une note :
14 / 20



Les bonus :

La fiche Wikipédiai d'Alan Bennett : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alan_Bennett