mardi 21 juillet 2009

Le meilleur anti-ride ! ----- "Mamette, Tome 3 : Colchiques" - BD

La BD est un art à part entière et je ne parviens pas à m’en détacher tant j’aime dévorer ces petites bulles pleine d’humour, de suspens ou d’ironie.
La BD, c’est aussi de la littérature, mais avec des illustrations. La force des mots soutenue par les dessins.
La BD est une bonne façon de faire aimer les livres aux plus jeunes qui viendront peut-être un jour vers les autres ouvrages.
La BD est une belle façon de s’évader…

Aujourd’hui, je vais vous parler du troisième volet des aventures de la plus dynamique des mamies : Mamette.
Bienvenue dans « Colchiques », le troisième tome de ses péripéties.

******************************

C’est dessiné par qui ? (sources bedetheque.com)

Bruno Chevrier, alias NOB est né à Tours en 1973.
Après l'obtention d'un Bac D et une année préparatoire d'arts appliqués, il monte à Paris en 1991 pour faire un BTS expression visuelle à l'école Olivier-de-Serres. Après ce BTS, Nob rentre dans une société d'édition de produits dérivés où il travaille pendant 7 ans. Descendu à Aix-en-Provence en 1999, il commence à travailler en graphiste free-lance (Flash pour sites, cartes postales web et papier). À la même époque, il participe au concours lancé par Glénat "BDécouvertes". Il ne gagne pas, mais est remarqué par Jean-Claude Camano qui lui propose de rejoindre l'équipe de Tchô !
C'est là que naissent les "Bogzzz" .Depuis, il travaille quasi exclusivement pour « Tchô ! » et « Tchô ! la collec » pour "Bogzzz" et des animations du mag' bien sûr mais aussi en tant que rédacteur en chef du Tchô Mag' !

********************************

L’intrigue :

Vous le verrez dans la suite de mon avis, il est impossible de décrire une intrigue, mais cette citation devrait vous donner le ton de cette BD :

« Que ferait-on sans vous ? Vous êtes un peu notre rayon de soleil »

*********************************

Ce que j’en pense :

Point d’histoires longues ici, mais juste des petites tranches de vie de cette mamie active et pétillante ! Vous n’avez même pas besoin d’avoir lu les tomes précédents pour vous immerger tout de suite dans son univers. Il est clair que cela apporte un petit plus, mais rien de dramatique si ce n’est pas le cas.

Le texte est court, incisif et va droit à l’essentiel. C’est à l’image même du personnage principal. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? La réponse est sous vos mirettes ! lol


Les dessins de cette bande dessinée sont agréables, colorés, vivants. En lisant cet album, nos yeux transforment de manière quasi automatique les vignettes en dessin animé car le texte qui les accompagne est si vivant qu’on a l’impression d’y être !
De plus certaines situations sont telles que l’on en a vécues des semblables au moins une fois dans sa vie. (Ah si je vous assure !)

Les amis de Mamette sont tous très amusants et chacun à leur tour vont nous aider à découvrir des facettes de notre mamie :
- Mademoiselle Pinsec est à l’image de son nom, grande, voûtée, ronchon et langue de vipère. On la surprendra à lire un roman d’amour comme quoi, tout espoir n’est jamais perdu…
- Il y a aussi le petit Maxou que Mamette garde de temps à autre. Avec lui, on retrouve toutes ces petites hontes qu’on avait avec nos parents, nos grands-parents.
- Le fils de Madame Mamette : Choupinet !
Et bien d’autres encore que je vous laisse découvrir par vous-même.

C’est frais et léger. C’est parfait pour se détendre au bord d’une piscine, sur la plage ou chez soi. De toute manière avec Mamette, on retrouve ses 10 ans !

Bonus : Mamette a son site ! http://www.mamettebd.com/

Ma note finale : 16 / 20

jeudi 25 juin 2009

Le pouvoir des mots --- "La reine des lectrices" d'Alan Bennett - Livre

La lecture, j’ai envie de dire que j’y suis tombée dedans toute petite.
Dès que j’ai pu avoir quelques contacts avec les livres, je m’en suis emparé, je les ai dévorés, les uns après les autres et mon appétit n’a jamais été comblé. Je prie d’ailleurs pour qu’il ne le soit jamais, mais cette éventualité ne me terrifie pas plus que cela car elle si peu probable que je la garde juste en tête histoire de savourer cette chance de pouvoir lire facilement.

« La reine des lectrices » d’Alan Bennett est un ouvrage, parmi tant d’autres, qui aurait presque un petit parfum de people quand y reconnaît sur sa couverture, le sommet du crâne de la reine Elisabeth II, en costume d’apparat.
Cependant, il ne faut pas se fier aux apparences qui sont le plus souvent trompeuses. Je vais d’ailleurs vous servir de guide pour ce récit captivant et surprenant.

*********************************

L’auteur, une découverte : (source principale d’information : Evene)

Peu d’informations sur cet auteur que je découvre, mais juste assez pour éveiller en moi l’envie d’en savoir plus et pourquoi pas à travers ses autres œuvres. J’ai tant à découvrir !

Alan Bennett
Dramaturge et scénariste anglais
[Théâtre et Scène]
Né à Leeds le 09 mai 1934

Auteur pour la télévision britannique, Alan Bennett a d'abord commencé sa carrière en tant que comédien.
Diplômé d'Oxford, le jeune homme se voue dans un premier temps à une carrière d'historien du Moyen Age.
En 1968, il publie sa première pièce intitulée « Forty Years on ». Le succès est immédiat.L'auteur publie par la suite « Habeas Corpus , The Old Country » et « Single Spies », pièce créée au National Theater de Londres.
Au cinéma, le scénariste s'inspire de la vie du dramaturge anglais Joe Orton pour écrire le script de « Prick un Your Ears », long-métrage réalisé par Stephen Frears.
En 1993, la BBC diffuse les six monologues de « Talking Heads ». La série télévisée connaît alors un succès triomphal en Grande-Bretagne. Par la suite, « Talking Heads » fait l'objet de nombreuses adaptations théâtrales, notamment en 1993 au théâtre Paris-Villette et en 2009 au théâtre du Rond-Point.
Récemment, il a publié un roman intitulé « La Reine des lectrices » dans lequel il met en scène la dirigeante d'un pays amoureuse de littérature qui oublie ses obligations politiques. Il s’agit là de son quatrième roman publié chez Denoël.
Auteur d'oeuvres autant humoristiques que controversées, Alan Bennett est un réel chroniqueur des moeurs de l'Angleterre d'aujourd' hui. C’est une star en Grande-Bretagne car son succès n’a jamais été démenti depuis plus de vingt ans.

*********************************

Le résumé de l’intrigue : (quatrième de couverture)

Que se passerait-il outre-Manche si, par le plus grand des hasards, Sa Majesté, la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d'un coup, plus rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ? C'est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais.
Henry James, les sœurs Brontë, le sulfureux Jean Genet et bien d'autres défilent sous l'œil implacable d'Elizabeth, cependant que le monde empesé et so british de Buckingham Palace s'inquiète : du valet de chambre au prince Philip, d'aucuns grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l'implacable protocole de la maison Windsor. C'est en maître de l'humour décalé qu'Alain Bennett a concocté cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture.

**************************************

Ce que j’en pense :

Un livre petit par la taille, mais délicieux. On prend un grand plaisir à le parcourir du début à la fin. Sa longueur est un atout, on ne peut pas se lasser. C’en est même presque trop court !!! Seulement 174 pages !
On s’identifie assez bien au personnage central même si peu d’entre nous ont du sang royal qui coule dans leurs veines. Non, ce qui va faire le lien, c’est justement cette nouvelle passion dévorante : la lecture, puis l’écriture. On note des similitudes importantes avec notre propre parcours que l’on soit novice ou non en la matière.

La lecture est un loisir certes, mais elle peut être bien plus que cela. Elle vous ouvre des portes insoupçonnées et du coup c'est toute votre vie qui s'en trouve chamboulée.

Il n'y a pas d'âge pour découvrir ce plaisir si simple et peu onéreux pour peu qu'on se donne la peine de se rendre dans la bibliothèque de notre ville ou village. Les échanges qui en découlent sont un autre moyen de prolonger le plaisir avant de poursuivre plus en avant.
Le plus beau témoignage est l’essor des blogs de lecteurs qui fleurissent sur Internet et qui proposent aujourd’hui des avis plus pertinents que ceux de la presse ou des autres médias même spécialisés. Ces auteurs en herbes n’ont pas de comptent à rendre et peuvent donc exprimer leur ressenti sans aucune pression.

Ces généralités sur la lecture sont valables pour toutes et tous, même lorsque l'on se nomme Elisabeth II. Le sang royal n’y change rien. Alan Bennett en parle si bien sans complexe, sans fioriture, sans protocole royal !
En revanche, ce nouveau penchant très prenant n'est pas du goût de tout le monde et des intrigues de cour vont refaire leur apparition jusqu'au dénouement qui pourrait ravir le prince Charles. Mais chut, je ne peux en dire plus !

À glisser dans votre sac de plage, dans votre sac à main ou même dans votre sac à ordinateur pour le dévorer sans modération !

Ma note finale : 17 / 20

jeudi 18 juin 2009

La fin du voyage --- "Révélation" de Stephenie Meyer (tome 4 de la saga "Twilight) - livre




Voilà le moment tant attendu, mais aussi tant redouté : la lecture du dernier volet de la saga littéraire de Stephenie Meyer : « Révélation ».
760 pages que l’on va dévorer aussi sûrement que nos nouveaux amis les loups garous de la meute de Sam avalent des tonnes de nourriture à chacun de leur repas…
En route pour le dénouement !

*************************************

L’auteur : (source wikipédia)

Stephenie Meyer (née Morgan le 24 décembre 1973) est une auteur américaine. Elle est l'auteur du best-seller Saga Fascination pour jeunes adultes, qui tourne autour de la relation de la mortelle Bella Swan et du vampire Edward Cullen. Stephenie a vendu plus de 18 millions de copies de la Saga Fascination dans 37 pays, et plus de 8,5 millions de copies uniquement aux Etats-Unis.

Une adaptation cinématographique de Fascination est sortie aux Etats-Unis le 21 novembre 2008, et le 7 janvier 2009 en France. Stephenie est aussi l'auteur du roman de science-fiction pour adultes, Les Âmes Vagabondes.

***************************************

L’intrigue :

Bella va s’unir à Edward et ce qui pourrait être un rêve pour tant de personnes, va être au contraire une épreuve pour la jeune fille.
Enfin, c’est ainsi qu’elle va voir les choses, mais l’enchaînement des évènements va faire qu’elle va affirmer ses choix. Elle veut vivre ses rêves quitte sans doute à y perdre la vie.

Des alliés précieux et surprenants, des ennemis redoutables, voire invincibles, une créature qui charme tout le monde et l’amour de sa vie, voilà ce qui va entourer Bella dans cette ultime bataille pour la survie de sa famille.

*****************************************

Ce que j'en pense :

Ce quatrième et dernier tome de la saga « Twilight » débute doucement. On est assez loin de toute la tension, de la violence des évènements du volume précédent qui avait été particulièrement riche en révélations et rebondissements en tout genre.

Ici on est dans la continuité certes, mais beaucoup de choses se passe plus en douceur même si dans le livre 1 (découpage de ce volume en plusieurs livres), nous sentons les tensions de Bella à propos du mariage et de ce qui va suivre.
Elle a mûri et prend même du plaisir là où elle redoutait de défaillir. Du coup, ces passages qui auraient pu être un peu trop mièvres ou assez dépourvus de saveur, nous entraînent dans une douceur de vivre (de lire plus exactement) qu’il est difficile de réfréner. On ne lâche pas le livre non pas parce que le suspens est intenable, mais tout simplement parce que les sentiments sont beaux, simples et compliqués à la fois. L’amour nous fait rêver et c’est tant mieux car aujourd’hui on est si vite blasé de tout.

Peut-être que le côté rétro d’Edouard y est pour beaucoup. Il est encore tellement emprunt de principes d’un autre âge (qui collent d’ailleurs à l’éducation reçue par l’auteur, Stephenie Meyer). Il est encore plus merveilleux que tous les princes charmants auxquels nous avons presque toutes rêver étant enfants. Il en devient même un peu trop rigide et comme Bella, on aurait pour une fois bien envie de lui mettre une gifle car il gâche certains instants uniques par ses craintes ridicules.
Il se voit tel un monstre alors que même si son cœur s’est arrêté de battre il y a un siècle de cela, il a bien plus d’humanité en lui que dans certains hommes.

« Twilight » ce n’est pas une version améliorée des « arlequins », c’est juste un ton résolument moderne pour une histoire universelle, qui se moque bien des religions, des différences quelqu’elles soient. L’amour n’a pas d’autre saveur que la passion, la fougue, la tendresse, la douceur et le seul plaisir d’être dans les bras et sous les baisers de l’être aimé.
C’est le seul feu qui nous consume que l’on souhaite ne jamais voir ou sentir s’éteindre. D’ailleurs c’est de cet incendie pas toujours volontaire que jaillit l’étincelle de la vie. Tout est donc dit.

Notons quand même un changement important dans le style d’écriture car le narrateur va changer en cours de route.
Jusqu’à présent, nous voyions cette intrigue à travers le récit de Bella. On découvrait en même temps qu’elle les pans parfois complexes de ce monde où les chimères prennent vie. Or, l’intégralité du livre II est confié à Jacob.
Si cela peut se comprendre d’un point de vue disons technique (Bella ne sera pas forcément disponible pour relater les faits qui se déroulent à ce moment précis), le lecteur est un peu déconcerté. J’ai eu un peu de mal à m’y faire, mais au final, j’ai réussi à m’adapter à cette nouvelle vision des choses.

Des lenteurs dans le récit jurent parfois avec des piques d’activités, cependant, comme pour le deuxième tome de la saga, je trouve que cela nous fait mieux ressentir les sentiments, les impressions des protagonistes qui eux aussi sont réduits à l’impuissance, à l’attente interminable et pourtant trop courte du châtiment qui doit frapper la famille Cullen. (Je n’en dirais pas plus).

Le final est presque trop rapide et l’on se retrouve avec pavé terminé en un rien de temps entre les mains.
Entendons nous bien, la fin est une vraie fin qui laisse juste suffisamment d’ouverture pour que notre imagination s’y engouffre (à l’image de ces fans qui prolongent le récit à travers leurs propres écrits : des fanfictions).
Difficile de passer à une autre lecture ensuite tant nous avons vibré avec ces personnages. La magie ne veut pas mourir et nous voulons la prolonger encore.

La grande « Révélation » de ce dernier tome est que nous sommes devenue totalement accro !


Ma note finale : 15 / 20

lundi 8 juin 2009

Une série, oui, mais littéraire ---- "Doggy bag, saison 1" de Philippe Djian (livre)



Ce n’est un pas un secret, je suis une inconditionnelle des séries télévisées. Je suis aussi une amoureuse des livres et j’adore naviguer dans les différents univers qui s’offrent à moi au fil des pages, des titres et des genres.
Concilier ces deux passions n’est plus impossible aujourd’hui car même les auteurs, les écrivains revendiquent leur engouement pour ces formats courts de 42 minutes environ, mais qui sont des bombes narratives !
Philippe Djian ne s’est jamais caché derrière un paravent politiquement correct et il a même eu l’idée d’adapter les codes des séries américaines à la littérature pour ainsi écrire la première série littéraire. Voilà comment est née : « Doggy bag » et voici mes impressions sur cette première saison.

***********************************

Qui est l’auteur ? (sources : Evene et perso)

En savoir plus sur l’écrivain, nous donne les codes pour mieux comprendre certaines de ses œuvres.

Né à Paris le 03 juin 1949, Philipe Djian est un auteur contemporain qui à un CV bien rempli.

C'est à l'adolescence que Philippe Djian découvre les auteurs qui lui feront aimer la littérature (auxquels il rend hommage dans « Ardoise »), en même temps que les filles, l'alcool et les nuits blanches.

Il accumule les petits boulots, et commence à écrire les nouvelles de « 50 contre 1 » alors qu'il travaille à un péage. Gallimard lui en refuse la publication, mais le met en contact avec Bernard Barrault, qui le publie.
Suivent alors « Bleu comme l'enfer » et « Zone érogène ». Mais c'est l'adaptation au cinéma de « 37.2 le matin » par Jean-Jacques Beinex qui lui apporte le succès : le roman est traduit en une vingtaine de langues.

Il rencontre alors Stephan Eicher sur un plateau de télévision, dont il devient un des principaux paroliers (pour les titres francophones).
Les années suivantes, Philippe Djian et sa famille s'installent aux Etats-Unis, puis à Florence ; il y écrit « Crocodiles », « Echines », « Lent dehors », puis « Sotos ». C'est avec ce livre, en 1993, que l'auteur rejoint la maison Gallimard. Il retourne alors en France, où il enchaîne les ouvrages ; il rédige notamment une trilogie, « Assassins »(1994), « Criminels » (1997) et « Sainte-Bob » (1998), « Ca, c'est un baiser » (2002), « Frictions » (2003) et « Impuretés » (2005).
Il traduit également de l'Anglais des pièces de théâtre de Martin Crimp (« La Campagne », 2002, « Tendre et cruel », 2004).
En 2005, s'inspirant des séries américaines, il se lance dans l'écriture de « Doggy Bag »(saison 1) qu'il poursuit jusqu'en 2007, année où sort la saison 4. La 6ème et dernière saison sortira en mai 2008.

Romancier, traducteur, parolier et auteur d'une « série littéraire », Philippe Djian fait évoluer sa plume dans tous les genres et c'est à chaque fois une réussite.

*************************************

L’intrigue :

Marc et David Sollens, la quarantaine, plutôt sexy, ont tout pour être heureux. À la tête d'un florissant garage de voitures de luxe, leur vie s'écoule avec ses faiblesses, ses accélérations, ses rencontres d'un soir, ses passions et ses tracas. Une routine bien huilée, mais qui fonctionne plutôt pas mal.
Vingt ans plus tôt, les deux frères avaient pourtant faillit s'entre-tuer pour une jeune femme, Édith, qui était disparue comme elle était venue.
Les plaies furent pansées et les deux jeunes gens avaient enterré la hache de guerre. Mais par un beau matin, la belle pointa de nouveau le bout de son nez. Le tremblement de terre qui s’en suivit fut aussi bien psychologique que physique…

*************************************

Ce que j’en pense :

C’est le tout premier livre de Philippe Djian que je lis.
J’entends déjà les hurlements de certains ou certaines, mais c’est ainsi. Je l’avoue, je n’ai pas le temps de tout lire et je pioche mes lectures au gré des occasions ou de mes envies. Je suis une sorte de SDF de la littérature car je ne m’impose aucune limite et je pioche ici ou là ce qui me semble intéressant.
Je me suis rapprochée tout naturellement de « Doggy bag » car l’approche de l’auteur était différente de ce que l’on trouve aujourd’hui dans la fiction littéraire.

On est tout de suite pris par les personnages qui apparaissent et nous livrent d’emblée quelques informations sur eux, mais de manière anarchique, hétéroclite. On se demande un peu qui ils sont vraiment, ce qu’ils font ensemble, si leurs liens sont durables ou non, ce qu’il va en ressortir.
On a droit à un formidable chassé-croisé qui ressemble furieusement à ce que l’on peut voir dans les séries américaines justement (style narratif parfait et qui reprend bien le rythme des images d’une saga télévisée). Des petites tranches de vie, des instants volés deci-delà, mais qui mis bout à bout forme un récit digne d’intérêt.

On se perd un peu au début avec tous ces prénoms, ces situations, mais assez vite, on comprend l’organigramme. Je regrette quand même que certains prénoms soient assez semblables (commençant avec le même son, ce qui est gênant en cas de lecture rapide car l’œil doit alors revenir en arrière pour confirmer une première impression). Je suis du genre pénible, mais j’assume totalement.

Le style est concis, le lecteur n’est pas noyé sous des tonnes de détails car l’important, c’est ce que vit le personnage. On a l’essentiel et avec le cadre donné par Philippe Djian, c’est amplement suffisant. On se fait tout seul notre propre série avec comme scénariste Djian.
C’est totalement nouveau et pourtant quand on dévore les pages, on a l’impression que cela tombe sous le sens.

L’intrigue de départ est assez banale, stéréotypée comme pour les séries télévisées d’ailleurs où chaque héros est en réalité un modèle préétabli de ce que notre société actuelle compte comme citoyen lambda. Seulement voilà, en y regardant d’un peu plus près, on s’aperçoit que cette banalité, cette médiocrité cache en réalité un ou des univers plus complexes, attractifs qu’il n’y paraît de prime abord.

Si vous mordez à l’hameçon, vous êtes fichu, vous aller lire cette première saison d’une traite. Un peu comme si vous pouviez enchaîner tous les épisodes de votre série favorite d’un coup.
C’est la réflexion que je m’étais faite après les 50 premières pages, mais ensuite, je ne sais pas, j’ai commencé à me lasser un peu de cet imbroglio.
Certes, il n’y a pas de temps morts, mais la chronologie est difficile à suivre. C’est comme dans une bonne série, mais le fait de tout transposer sur papier change pas mal la donne. Cela demande beaucoup plus d’effort. J’ai remarqué que lorsque j’étais fatiguée, j’avais très vite tendance à m’embrouiller dans les différents protagonistes. Je parvenais à remettre le tout dans l’ordre ensuite, mais je l’avoue, cela m’a gâché un peu le plaisir.


Note finale : 12 / 20

jeudi 28 mai 2009

Premier salon international du livre au format de poche à Saint-Maur-Créteil (13 et 14 juin 2009)


Voilà un salon que je n’aurais pas l’occasion de faire, mais qui m’aurait bien tenté si j’avais été plus près ou si je n’avais rien de déjà prévu à cette même date.

Il s’agit d’une première édition et donc en tant que tel, il y aura peut-être quelques erreurs ou quelques manquements, mais l’expérience va venir et vu les personnes qui se sont engagées dans ce projet, je gage que ce sera déjà un excellent cru. Cela va devenir un classique et c’est bien tout le mal que je leur souhaite !
Le premier salon international du livre au format de poche ne demande qu’à devenir grand !

Voici le lien officiel qui va vous donner des informations pratiques, mais bien plus encore :
http://www.saintmaurenpoche.com/

Vous aurez deux jours pour rencontrer plus de 30 auteurs, découvrir leurs titres, mais aussi bien d’autres, le tout au format et au tarif du poche !
Tous les genres seront bien présents : romans, polars, essais, histoire, bien-être et jeunesse.
Il s’agit donc d’un rendez-vous familial où les lecteurs de tous les âges vont pouvoir trouver leur bonheur à un moindre coût !

Les auteurs présents au salon :

POLAR

* Pierre Lemaitre - Editions du masque
* Maud Tabachnik - Le livre de poche
* Nathalie Hug et Jérôme Camut - Livre de poche
* Maud Mayeras - Livre de poche
* Michèle Barrière - Livre de poche
* Eric Nataf - Odile Jacob
* Laura Sadowski - Odile Jacob
* Jean Luc Bizien - 10-18
* Stéphane Michaka - Rivages noir
* Thierry Bourcy - Folio
SANTE ET BIEN-ETRE

* Marina Carrère d'Encausse - Marabout
* Michel Cymes - Marabout
* Christophe André - Odile Jacob
* Françoise Devillers - Albin Michel
* Samir Bouadi - Marabout
ROMANS

* Carole Martinez - Folio
* Agatha Hochberg - Pocket
* Sophie Chauveau - Folio Gallimard
* Agnès Abécassis - Livre de poche
* Maurice Attia - Actes Sud
* Gilles Leroy - Folio Gallimard
ESSAIS

* Axel Khan - Pocket
* Jean Paul Caracalla - La table ronde
* Pierre Louis Basse - La table ronde
JEUNESSE-ADO

* Sophie Audouin Mamikonian- Pocket
* Delphine de Vigan - Livre de poche
* Nathalie Charles - Rageot
* Sophie Marvaud - Hachette jeunesse
* Jeannine de Cardaillac - Hachette jeunesse
* Mymi Doinet - Rageot
* Isabelle Rossignol - Rageot
* Olivier Daniel - Rageot
* Claire Clément - Bayard
* Bruno Muscat - Bayard
* Frédéric Benaglia - Bayard
* Arnaud Alméras - Bayard
* Ségolène Valente - Rageot
* Sophie Dieuaide - Casterman
* Yaël Hassan - Casterman
* Anne Marie Pol - Casterman

CHARLIE HEBDO

* Patrick Pelloux - J'ai Lu
* Charb - Hoebeke - Cherche midi
* Jul - Albin Michel - Les Echappés
* Fischetti - Albin Michel - Les Echappés
* Honoré - Arléa


Il y aura de nombreuses animations qui trouveront leur public surtout si la météo est de la partie…
Horaire du salon :
Entrée libre le samedi 13 juin de 10h à 19h et le dimanche 14 juin de 10h à 18h

Lieu :

Parvis de Saint-Maur-Créteil (face à la sortie du RER)
Accès - RER Saint-Maur-Créteil - ligne A. Parking gratuit (rue des remises)

J’attends vos impressions pour celles et ceux qui auront la chance d’y être…

mardi 26 mai 2009

Néanderthal, cet inconnu si proche ----- "Néanderthal, une autre humanité" de Marylène Patou-Mathis (livre)


On se cherche sans cesse, on veut savoir d’où l’on vient pour mieux avancer vers notre avenir. C’est non seulement une démarche très légitime, mais avant tout humaine. C’est justement ce que nous propose Marylène Patou-Mathis dans son ouvrage « Néanderthal », même si pour cela nous partons donc à la rencontre de nos lointains ancêtres et pas seulement de nos aïeux. On va donc faire un sacré bon dans notre mémoire collective, le tout en quelques pages seulement.

****************************

Pourquoi Néanderthal ?

Il fait partie de la famille des hominidés. Il est le plus fascinant de tous car il est si proche et si différent à la fois. Il nous intrigue par cette ambivalence.
Qui était-il vraiment ? Que reste-t-il de lui en nous ? Quel est son héritage dans notre civilisation ? Les questions ne manquent pas, les réponses sont parfois évidentes, le plus souvent complexes et incomplètes. Ouvrons donc nos esprits et partons à la rencontre de l’homme de Néanderthal.

****************************
Qui est Marylène Patou-Mathis ?

Docteur d’État en préhistoire, elle est directeur de recherche au CNRS, rattachée au département préhistoire du Muséum National d’Histoire Naturelle (Paris).
Auteur de nombreuses publications scientifiques et grand public, elle participe régulièrement à la réalisation d’expositions et de films, dont le film “Homo Sapiens” diffusé sur France 3. Elle fut la commissaire de l’exposition “Aux temps des mammouths”, qui s’est déroulée au Muséum National d’Histoire Naturelle de mars 2004 à janvier 2005.
Ses travaux ont été distingués par plusieurs prix, notamment le prix de la Chancellerie des universités de Paris en 2002.
Son livre « Néanderthal » est publié le 26 janvier 2006.

*****************************
Qu’est-ce que je vais trouver dans ce livre ?

Avant l’Homo Sapiens, il y a eu l’homme de Néanderthal. Longtemps, on a voulu le voir comme un homme moins avancé, moins civilisé, presque plus proche de l’univers simiesque que de l’humanité. Cela devait être une brute, peut-être même cannibale… On lui prêtait les pires manières. Cette vision reflétait sans doute plus le contexte historique de l’époque des découvertes qu’une réelle interprétation des fossiles en présence.
Contemporain de l’homme de Cro-magnon, l’homme de Néanderthal a pourtant fait preuve d’une certaine avancée dans ses rites, ses pratiques, sa sensibilité artistique. Pourquoi a-t-il disparu ? Que s’est-il passé alors qu’il avait si bien résisté aux intempéries, aux périodes glaciales ? Que reste-t-il de lui en nous ?

Toutes ces questions sont abordées dans différents chapitres. Voici ce que l’on peut lire dans la table des matières :

# Préambule

# Bête ou homme ?
# Par tous les temps
# Qui est l'ancêtre de Néanderthal ?
# Si semblable, si différent
# De la naissance à la mort
# Un artisan émérite
# Nomade
# Le plus grand des chasseurs
# Tout était bon dans l'animal !
# Homo symbolicus ?
# Il parlait !
# Une mort ritualisée
# Cannibale ?
# Cogito, ergo sum
# La rencontre !

# Épilogue

Le reste, c'est des notes (très abondantes et bien détaillées), des annexes (avec les principaux sites ayant livrés des restes des néanderthaliens dans le monde), une bibliographie des plus complètes, et enfin des figures de théorie du candélabre et de l’arche de Noé.

************************************

Ce que je n’y trouverais pas (pas encore) :

Ce livre ne peut répondre à toutes nos questions. L’une des plus importantes est pourquoi a-t-il disparu ?
Métissage ou catastrophe démographique? «La réponse viendra peut-être de nouvelles études génétiques en cours, d’ici 2 ou 3 ans», suggère Évelyne Heyer lors d’une interview. «Lorsqu’on parle de disparition, n’oublions pas que nous parlons plutôt en millénaires, voire en dizaines de millénaires… Et que Néanderthal a tout de même prospéré pendant 300 000 ans, alors que nous n’existons que depuis 120 000 ans», d’ajouter Marylène Patou-Mathis dans ce même entretien.
Cet ouvrage est une mine d’informations, mais il dresse avant tout un portrait de l’homme de Néanderthal. Pas de scoop donc, mais une approche très douce, humaine ! On ne regarde plus l’homme de Néanderthal comme une bête de foire.

************************************
Ce que j’en pense :

C’est un ouvrage très agréable à lire. Le style est accessible à tout le monde sans pour autant tomber dans la mauvaise vulgarisation. C’est pointu, mais juste ce qu’il faut.
Les documentaires sur nos ancêtres ont été assez nombreux ces dernières années, avec de belles réussites. En voici le pendant format papier.
J’ai pris un réel plaisir à le lire, ce n’est pas trop long (242 pages en tout car ensuite ce sont les notes, la bibliographie…). Si l’on souhaite aller plus loin dans cette connaissance de l’homme de Néanderthal, on a tous les outils à notre disposition. C’est très bien fait.
Il chasse bien des idées reçues et qui ont la vie dure !
Ah si l’on pouvait trouver plus aisément des ouvrages tels que celui-ci sur d’autres thèmes, ce serait le bonheur parfait !

Ma note finale : 16 / 20







lundi 25 mai 2009

Duo en os troubles (saison 3) ----- "Bones" saison 3 - coffret DVD



C’est avec un plaisir non dissimulé que je vais replonger pour une troisième saison dans l’univers certes un peu macabre de « Bones », mais qui ruisselle également de bonne humeur, de tendresse, de complicité, d’amitié le tout pour la bonne cause : retrouver les assassins !

**************************************
La petite présentation du coffret DVD :

Une présentation classique est fonctionnelle : un coffret en carton contenant trois boîtiers DVD taille slim. L’un d’entre eux en contiendra 2 sans être plus épais. L’ensemble est sobre et ne se démarquera pas dans votre DVDthèque.

Coffret 4 DVD donc d’une durée approximative de 11 h 20 soit 15 épisodes de 45 minutes environ.

Les pistes audio et les sous-titres sont disponibles en Français, Anglais et Espagnol.

Je note tout de même un point faible : c’est le résumé de l’intrigue (sorte de 4ème de couverture pour coffret DVD). Il comporte des erreurs grossières et inadmissibles pour les fans.

**************************************
L’intrigue :

La célèbre anthropologue Tempérance Brennan, surnommée Bones, et son coéquipier, agent du FBI, Seeley Booth vont résoudre bien des affaires de meurtre, mais aussi faire la lumière les agissements d’une société secrète vieille de plusieurs siècles, mais donc les crimes se perpétuent encore de nos jours…
Tout l’institut Jefferson va être encore une fois sur la brèche…

**************************************
Les bonus du coffret DVD :

- Certains épisodes comportent des séquences sous-titrées en français car elles n’ont jamais été doublées. Ce sont des versions rallongées des épisodes dits classiques. Un vrai bonheur pour les fans de la série car on gagne quelques précieuses minutes avec nos héros préférés.

- Des bandes-annonces mais elles ne sont guère passionnantes et surtout elles peuvent être trouvées aisément sur la Toile. Elles n’ont en prime aucun lien particulier avec « Bones », l’intrigue ou la spécificité de la série.

- Des versions d’épisodes bruts et d’autres diffusées. C’est intéressant de noter ces minimes différences qui au final sont sacrément importantes.

- Le bêtisier : c’est classique, mais cela fonctionne toujours. (En VO)

- Des petits documentaires pour plonger dans l’univers de la saga : très instructifs comme à chaque fois et bien chapitrés.


**************************************

Mon avis sur la troisième saison :



1- Illuminati :
Un crâne qui vole pour atterrir dans un pare-brise de voiture, voilà comment débute ce premier épisode. On pourrait croire que j’ai comme les occupants du véhicule fumé un peu trop de "Marie-Jeanne", mais non, même pas, je n’ai aucunement besoin de ce genre de substance.
Zack parti, il faut le remplacer, mais Tempérance s’y refuse pour l’instant. Elle fait traîner les choses en longueur et elle ne se rend presque plus sur le terrain avec Booth. Ce dernier, on le comprend bien, ne trouve pas cette situation idéale.
Le duo de choc et de charme est comme rompu temporairement, bancal, mais forcément cela va repartir car tout le monde voit bien que chacun ronge son frein à sa manière. Certaine y voit d’ailleurs une signification toute particulière que chaque fan de la série ne cesse d’imaginer d’ailleurs !
Pour le reste, on est sur la même dynamique que les deux précédentes saisons et c’est ce que l’on attendait.

2- La relève :
Il est fréquent dans les enquêtes que les évidences soient trompeuses. On peut facilement se faire avoir par les clichés, les idées toutes faites car non seulement, c’est très facile de s’y laisser prendre, mais en prime, c’est parfois bien commode.
Dans cet épisode, notre duo fonctionne de nouveau comme avant. Certains de l’ancienne école ont bien du mal à se faire à cette équipe détonante alors que d’autres au labo doivent lutter contre les éléments sulfureux d’une libido purement masculine.
Révolutionner le monde pour qu’il soit meilleur, tout le monde en rêve. Chacun a aussi son idée sur les méthodes qu’il faudrait employer, mais bien peu trouve la recette qui fonctionne.
Et si notre avenir se construisait petit bout par petit bout avec les générations futures, notre relève, la relève ?!

3- Monsieur ED :
Le titre de cet épisode s’inspire d’une veille série télévisée où le personnage de M. ED était un cheval qui parle. Et ce nom de scène fut repris par la victime pour un séminaire très spécial : il devenait en effet un poney qui se faisait monter par une cavalière qui le dominait.
Une approche assez particulière des rapports humains, dominants et dominés pour des jeux sexuels pour le moins spéciaux. (Mais on va en apprendre de belles d’un point de vue anthropologique grâce aux fines analyses de Tempérance).
On peut être agacé par le manque de tolérance dont va faire preuve Booth. Il manquera même parfois de respect envers les suspects, mais il va remporter le débat final en nous donnant une magnifique définition de l’amour et de l’acte qui rapproche deux êtres différents avec l’espoir de ne plus faire qu’un. Ahhh, à cet instant, on donnerait tout pour être Brennan et avoir une telle déclaration en tête-à-tête.

4- Partenaires :
Je crois que tout est dit lors de la dernière séance chez le psy du FBI pour notre équipe de choc : ils se complètent parfaitement et ce dans tous les domaines, ce qui fait que même si je ne suis pas docteur en psychologie, je puis moi aussi dire ou pressentir qu’il y a plus qu’un café entre Booth et Brennan.
Cette victoire est sans valeur, mais pas sa saveur ! Comme celle de leur enquête qui laisse un goût amer car une vie peut être brisée et pas seulement celle de la victime.

5- Super héros :
Si vous avez toujours voulu savoir qui de Catwoman ou de Wonder-Woman était la plus forte, alors il vous faudra voir cet épisode spécial Halloween.
Booth fera encore un carton sur un clown, c’est véritablement sa phobie !
Les affaires criminelles se suivent, mais ne se ressemblent pas forcément. Il arrive comme pour les affaires de couple que les chiffres se trompent et que donc, la fin soit plutôt du genre happy end ! Ouf, la grande faucheuse ne gagne pas à tous les coups quand même !

6- Un meurtrier parmi nous :
On peut avoir un QI qui dépasse l’entendement et avoir peur que son père qui va fêter ses 60 ans vous rabatte les oreilles jusqu’à la fin de ses jours que vous êtes brillante, mais seule ! Booth va être là pour compter les points et hélas, il sera bien seul sur ce coup, mais pas pour résoudre une sale affaire interne à l’Institut ou pour mener à bien une expérience très scientifique sur l’alcool en binôme avec sa partenaire, Tempérance…
Un opus assez amusant en fin de compte.

7- Retour vers le futur :
Aux USA, il n’est pas rare qu’à la fin de ses années de lycée, une promotion enfouisse une capsule temporelle avec à l’intérieur toutes sortes d’objets en relation avec la période donnée. Hélas pour les participants de 1987, ils allaient faire 20 ans plus tard une bien macabre découverte.
On n’est pas toujours sérieux quand on a seulement 17 ans, mais les rêves comptent plus que tout surtout quand on est humiliés régulièrement par les autres à longueur d’année. On veut s’y raccrocher plus que tout et d’un geste malheureux on brise ceux-ci.
Un épisode haut en couleurs (celles de la fin des années 80), mais qui témoigne d’une belle humilité.

8- Gormogon :
Un tueur en série qui agirait sur des dizaines d’années voir même plus, est-ce possible ? Oui si l’on est capable de comprendre comment en fait il est capable de transmettre son odieux savoir !
Un épisode qui n’oublie pas les valeurs de la famille, mais qui hélas met aussi en évidence celles d’une organisation secrète qui s’est quelque peu perdue dans ses objectifs premiers.
Des mystères, de la science, des codes, de l’action et beaucoup de sentiments, voilà ce qui donne à cet épisode sa saveur inimitable !

9- La magie de Noël :
Tous les fans de la saga doivent voir cet épisode !!!! On l’attendait depuis tant de temps que même avec le bonus de la scène rallongée, celle du baiser entre Bones et Seeley est bien trop courte, mais wahou !!!! Cela décoiffe quand même !
Bon pour tout le reste, c’est assez classique si ce n’est que la victime du jour n’est autre qu’une doublure très officielle du Père Noël. Oh, oh, oh !!!!!
Les plus beaux cadeaux ne sont pas forcément ceux que l’on achète, mais juste une présence, une attention et même un bon mensonge peuvent créer ou recréer la magie de noël.
Un épisode que l’on va voir et revoir, moi je vous le dis !!!!!!

10- À toute vitesse :
Une histoire qui commence dans un puit de boue et qui se termine dans un puit de boue. La boucle est donc bouclée, mais pas forcément le, la ou les coupables.
On ne peut pas toujours gagner la partie, garder tout sous contrôle, il arrive que cela dérape et comme dans une course de moto, cela peut avoir de graves conséquences.
Voilà un épisode plaisant à visionner car truffé de tous ces éléments qui font de « Bones » une excellente série : scénario correct, dose d’humour, personnages attachants, un peu de suspens et des résultats scientifiques incontestables (enfin presque)….

11- L’esprit d’équipe :
L’esprit d’équipe, c’est ce qui peut faire toute la différence durant un match, même si l’on est moins bon techniquement, moins frais physiquement. Je parle en connaissance de cause. Avoir cette rage, ne pas penser qu’à soi, mais à l’équipe, c’est déjà une victoire.
Dans la saga « Bones » on peut en voir l’exemple à chaque épisode car même si nos amis sont penchés sur des tubes à essais, des microscopes à balayage ou encore en train de pratiquer une autopsie, les résultats des uns et des autres permettent de trouver les indices, les preuves qui eux-mêmes permettront de mettre sous les verrous les coupables.
Et une équipe, cela peut aussi se réduire à un duo, n’est-ce pas Angie ?!
12- Lorsque l’enfant paraît :
Après un simple baiser (échanger pour les fêtes de Noël), voilà que Tempérance et Seeley pouponnent déjà ? Décidément cette troisième saison est pleine de rebondissement qui vont faire chavirer nos cœurs !!!
Plus sérieusement, voilà surtout un épisode qui prouve encore une fois si besoin en était qu’il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tuer. On peut tous changer d’avis sur des sujets aussi importants que la maternité, l’économie… N’est-ce pas Bones ?!
Un opus attendrissant si l’on oublie les victimes.
13- La raison et le cœur :
Le procès du père de Tempérance arrive et son équipe est scindée en deux. Elle ne veut pas admettre qu’elle ne souhaite pas perdre son père et comme toujours Seeley lui montrera le chemin même si cela va lui coûter cher…
Un épisode qui met nos nerfs à rude épreuve car on n’aime pas voir se déchirer ainsi des êtres chers (même s’ils sont purement fictifs). Angela ne voudra pas choisir ou plutôt si, elle agira en son âme est conscience. On sera alors jaloux de Bones qui a droit à une amitié indéfectible…
14- Mélodie pour un meurtre :
Pour celles et ceux qui ont suivi un peu la carrière de David Boreanaz, cet épisode ne sera pas sans vous rappeler un certain bar où l’on devait chanter pour voir son avenir et recevoir de précieux conseils (Voir la série « Angel »). Cependant, nous parlerons bien de meurtre sous le sceau d’ « à la recherche de la nouvelle star » version non médiatisée, mais plus morbide.
Le charme de Booth est indéniable, mais certaines franchiront des limites qu’ils vaudraient mieux respecter sous peine de se briser le cœur (au propre comme au figuré d’ailleurs).
Un suspens insoutenable nous attend à l’issue de cet opus et forcément, si vous avez le coffret, vous n’irez pas vous coucher même si vos paupières sont lourdes.

15- L’apprenti :
Voilà encore un épisode où certaines choses ne sont pas claires.
Si le rythme de cet ultime volet de la troisième saison est conforme à tous les autres, je reste plus dubitative sur le scénario franchement qui sens le vu et revu (dans la même saison en plus) et le bien mal ficelé car j’y note plusieurs anomalies et pas des moindres. En revanche, je ne puis rien dire sans gâcher le plaisir de ceux qui n’ont pas encore visionné l’intégralité de cette saison. Sachez juste que le dénouement est hautement improbable car rien que le recrutement est caduc si l’on se réfère à l’épisode 8.
Un final qui n’est pas à la hauteur de la saga, dommage…

On prend donc du plaisir avec cette troisième saison, mais certains manques ou erreurs plombent le tout parfois de manière un peu trop visible.
Il est clair que j’ai hâte de voir la prochaine saison et oublier ainsi les ratés de celle-ci qui m’a offert portant bien des temps forts !

Ma note finale : 14 / 20