lundi 24 juin 2019

Rituels d’Ellison Cooper



Le livre :

Rituels d’Ellison Cooper aux éditions Le cherche Midi, 430, 21 € 00.
Publié le 4 octobre 2018
Existe en audiolib et c’est d’ailleurs cette version que j’ai obtenue en partenariat.
1 CD MP3, publié le 17 avril 2019. 23 € 90.


Pourquoi cette lecture :

Il s’agit d’un partenariat obtenu lors d’une Opération Masse Critique organisée par Babelio (communauté de lecteurs).



Le pitch :

Spécialiste des neurosciences, Sayer Altair étudie pour le FBI les profils psychologiques de tueurs en série. Déroutée par une scène de crime très particulière, sa hiérarchie fait appel à elle. On vient de trouver, dans une maison abandonnée de Washington, le corps d'une jeune fille à qui l'on a injecté une drogue hallucinogène utilisée par les shamans d'Amazonie durant les cérémonies rituelles. Lorsque l'on découvre d'étranges symboles mayas sur les lieux, l'enquête se dirige vers un tueur aussi passionnant qu'insaisissable. 
Docteur en archéologie, Ellison Cooper ouvre avec Rituels une série consacrée à Sayer Altair, qui mêle meurtres, neurologie et superstitions. Un univers aussi inédit que fascinant, des intrigues captivantes, un personnage inoubliable...



Ce que j’en pense :

Passant énormément de temps en cuisine, écouter un audiolib est un excellent moyen de joindre l’utile et l’agréable bien qu’en fait ce soit deux de mes passions (mitonner des petits plats maison et lire).
Il faut néanmoins pouvoir rentrer dans l’intrigue par d’autres biais et le lecteur est alors primordial. J’ai assez vite accroché avec Audrey D’Hulstère qui parvient à attirer mon attention en quelques instants.

L’intrigue m’a semblé assez classique. De bonne facture, mais pas extraordinaire. Cela ne m’a pas empêcher d’aimer et d’accrocher.
En effet, j’ai trouvé que l’ensemble n’était pas novateur dans le sens où l’on retrouve bien des éléments attendu dans ce type de récit : des personnages à forts caractères, avec des fêlures plus ou moins profondes, des politiciens, des jeux de pouvoirs, des prouesses techniques, des personnages secondaires qui valorisent les principaux, de la noirceur, de l’égo, du hors norme, des twists pour garder le suspens… Il y a un petit côté les « Experts » même si c’est un peu plus lent car on respecte plus les temps réels des analyses, mais en gros vous saisissez vite le genre. Pas désagréable, mais déjà vu.

Le rythme est soutenu malgré tout et pour cause, il y a une véritable course contre la montre qui est engagée pour tenter de sauver une des victimes du tueur à la cage. Enfin je dis une, mais qui sait… Je ne vais pas vous gâcher le plaisir de la découverte.

Une série en devenir qui promet d’être pas mal, mais qui devra conserver un bon niveau pour nous maintenir en haleine. Reste que j’ai aimé Sayer, sa chef impossible Janice Holt, son partenaire Vik, son équipe de techniciens, sa grand-mère, son voisin, son neveu… J’ai envie de les retrouver. On va dire que l’épisode pilot a fait le job.



Et s’il fallait mettre une note : 15 / 20


lundi 17 juin 2019

Les suppliciées du Rhône de Coline Gatel




Le livre :

Les suppliciées du Rhône de Coline Gatel aux éditions Préludes, 448 pages, 16 € 90.
Publié le 6 février 2019


Pourquoi cette lecture :

Il s’agit d’un partenariat obtenu via l’intermédiaire de Babelio, la communauté de lecteurs.


Le pitch :

Lyon, 1897. Alors que des corps exsangues de jeunes filles sont retrouvés dans la ville, pour la première fois des scientifiques partent à la recherche du coupable, mettant en pratique sur le terrain toutes les avancées acquises en cette fin de XIXe siècle. Autopsies des victimes, profils psychologiques des criminels, voilà ce que le professeur Alexandre Lacassagne veut imposer dans l’enquête avec son équipe, mais sait-il vraiment ce qu’il fait en nommant à sa tête Félicien Perrier, un de ses étudiants aussi brillant qu’intrigant ? Entouré d’Irina, une journaliste pseudo-polonaise, et de Bernard, un carabin cent pour cent janséniste, Félicien
va dénouer, un à un, les fils enchevêtrés de cette affaire au cœur d’un Lyon de notables, d’opiomanes et de faiseuses d’anges. Jusqu’à ce que le criminel se dévoile, surprenant et inattendu, conduisant le jeune médecin au-delà
de ses limites.

LE POLAR HISTORIQUE ÉVÉNEMENT SUR LA NAISSANCE DE LA CRIMINOLOGIE.


Le véritable visage de Lagassagne




Ce que j’en pense :

La ville de Lyon est chère à mon cœur aussi avoir le plaisir de lire un roman policier historique bien documenté qui se déroule dans les rues, traboules et autres entrailles de la ville des gones, je n’hésite pas longtemps. Je mêle ainsi différents plaisirs car l’Histoire est également présente par le biais de l’époque choisie par l’auteur. L’intrigue policière étant juste la cerise sur le gâteau.
Limite c’était presque trop pour un seul titre aussi j’ai eu un instant peur d’être déçue si j’en attendais trop.

Le parallèle avec la célèbre série TV des « Experts » est fait. N’était-ce pas là encore trop marketing ? Trop surfait ?
Pas vraiment. On est vraiment dans cet esprit où la science encore balbutiante, dans bien dans domaines, reste prometteuse. Alors oui, on est très loin des séquençage ADN, des recherches dans les bases de données internationales, des microscopes à balayage électronique, mais la démarche est logique, codifiée, en cours d’élaboration, de sophistication.

On a une belle équipe de jeunes gens, deux garçons et une fille. Chacun vient d’horizons assez différents et traine avec lui des bagages plus ou moins lourds. Leurs différences pourraient les séparer, mais non. Cela pourrait être du coup une force, mais là non plus je réponds par la négative et c’est dommage. Finalement, il y a presque du trop convenu dans cet aspect-là. Pas assez de surprises véritables.

On sent que l’auteur a bien travaillé sa documentation. C’est riche en détails et si on est un peu curieux de nature, on peut aussi aller plus loin.
Les décors sont bien sombres, mais toute la ville était ainsi sauf quelques points bien marqués. La ville des Lumières ? Oui, mais pas encore tout à fait et puis la misère était partout. Elle était pécuniaire, sanitaire.

L’intrigue est intéressante. On s’y perd un peu, mais c’est le jeu non ?
C’est aussi un premier roman qui a certes quelques lacunes. Parfois, à trop vouloir bien faire, on s’égare avec des expressions trop contemporaines, un style légèrement ampoulé, des confusions ou tout au moins un manque de clarté quand il serait salutaire pour le lecteur d’avoir quelques lanternes éclairées.

Une lecture qui reste sympathique et que je ne regrette absolument pas.
L’auteur est en devenir et possède indéniablement le talent pour écrire de prochains romans encore meilleurs. Je serai ravie de continuer à découvrir sa plume.


Et s’il fallait mettre une note : 12 / 20





lundi 22 avril 2019

Hysteria Lane d’Alex Carter



Le livre :

Hysteria Lane d’Alex Carter aux éditions Belfond, 557 pages, 17 € 00.
Publié le 12 octobre 2017



Pourquoi cette lecture :

Une envie de légèreté.


Le pitch :

Laure dirige une société de relations publiques dans le cinéma à Hollywood. Quand son boy-friend part travailler en France et que sa meilleure amie (et associée) s'en va assister au tournage du film réalisé par son fiancé, Laure se pose des questions sur le sens de sa vie. Et lorsqu'elle rencontre un acteur canadien d'une grande beauté qui n'a pas encore percé, elle réalise que son destin est de produire une série. 
Mais quelles sont ses motivations réelles : le séduire, lui procurer le rôle dont il a besoin pour se faire connaître ? Ou bien est-ce une véritable vocation ? Elle va découvrir que, derrière les paillettes, Hollywood est un monde impitoyable pour une jeune femme à l'expérience limitée. Heureusement, Laure ne manque ni de charisme ni de relations pour se sortir des pires situations...



Ce que j’en pense :

Ce n’est pas mon premier roman signé Alex Carter qui passe entre mes mains puisque j’ai pu lire la trilogie « Movie star » qui m’avait ravie par sa fraicheur. Certes, je lis peu de ce genre littéraire assez léger, mais cela me permet justement d’apprécier les qualités de ces rares titres lus.
Ce spin off va se concentrer sur la meilleure amie d’Ophélie que nous avions particulièrement suivi dans « Movie Star » : Laure, l’intrépide que rien ou presque n’effrayait. C’était indéniablement la plus borderline des deux jeunes femmes. Ses aventures personnelles le seront-elles tout autant ? C’est ce que j’ai souhaité avant de me lancer dans les pages du livre.

Bingo ! Laure est complètement excessive. Rien qu’imaginer certaines situations décrites, on frise la crise de rire tellement c’est « too much » ! Elle est pire qu’une enfant capricieuse. Nous en tant que lectrice, on aimerait bien, de temps en temps, lui remettre certaines pendules à l’heure tant elle exagère, mais ce serait moins drôle si elle devenait sage et raisonnable. Elle est un trublion quasiment incontrôlable et c’est aussi ce qui fait son charme.

Comme pour « Movie Star » les références aux monde du cinéma (acteurs, actrices, metteur en scène, films tous genres confondus…) sont là. Je trouve que cela donne envie de découvrir ou redécouvrir bien des longs métrages ou séries. Il n’est donc pas garanti qu’après avoir terminé ce bouquin, vous ne vous jetiez pas sur votre téléviseur ou votre ordinateur pour écumer vos librairies de films ou séries. Je vous aurais prévenu…



Et s’il fallait mettre une note : 13 / 20