mercredi 2 décembre 2015

Piaf mon amie de Ginou Richer




Le livre : 

Piaf mon amie de Ginou Richer aux éditions Denoël, 256 pages, 19 € 00
Publié le 13 novembre 2015 (réédition)



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Denoël et choisit dans leur catalogue. 



Le pitch : 

Le récit émouvant de celle qui fut, quinze années durant, la plus proche amie de Piaf. Paris, au sortir de la guerre : une jeune fille de seize ans se balade sur les Champs-Elysées. L'un des Compagnons de la Chanson, qui à l'époque accompagnent Piaf, l'aperçoit et tombe sous le charme de ses yeux verts. Bientôt l'adolescente rencontre la grande chanteuse — et une belle amitié voit le jour : Edith et Ginou, deux âmes soeurs... 
Ginou ne sera jamais l'employée, la secrétaire ou la dame de compagnie de Piaf, elle sera tout simplement sa "meilleure amie", comme Edith le lui a écrit au dos d'une photo. Pendant quinze ans, elle vivra son quotidien, ses amis et ses amours, ses douleurs et ses drames. Personne n'a vécu aussi longtemps sous le même toit que Piaf. Personne ne peut mieux la connaître, mieux la comprendre. Tel est le portrait que Ginou brosse pour nous : celui de l'être pur, pudique, qui se cachait derrière la chanteuse mythique. 
Elle nous raconte son Edith, entre ombre et lumière, celle que personne ne pouvait connaître de façon aussi intime, aussi secrète. Elle nous dévoile la force de vie qui portait Piaf, dans une existence semée de tragédies. On a beaucoup écrit sur "la môme". Ce récit est sans doute le plus vrai et le plus beau. 


Ce que j'en pense : 

Enfant, j'ai beaucoup entendu Edith Piaf car mon grand-père l'aimait beaucoup. Logique, c'était une star et il l'a connu dés ses premiers succès à la radio. Bref, cela a été toute sa jeunesse et même un peu plus. Je connais donc de la chanteuse son répertoire et un tout petit bout de sa vie publique (son idylle avec Marcel Cerdan). Après, j'avoue ma totale inculture. Cette lecture est l'occasion d'en apprendre plus sur l'artiste et sur la femme qu'elle fut. C'est aussi d'un point de vue purement personnel une manière d'être au plus près de la culture musicale de la personne qui m'était si chère et qui n'est plus là aujourd'hui. 

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre au niveau du style et j'ai été happée par une petite tornade féminine. C'est vivant, franc du collier, percutant parfois. Je ne me suis pas ennuyée (sauf sur un point que je développerai un peu plus loin) car c'est plus qu'une vie que j'ai découvert, c'est toute une époque avec ses icônes. 
On rentre dans l'intime, mais ce n'est pas impudique. Le lecteur ne se transforme jamais en voyeur. Il est plutôt l'ami qui écoute celle qui fut si proche de Piaf. 

Si je devais mettre un bémol pour cette lecture côté style, ce serait pour les multiples répétitions que j'ai pu noter dans le texte. 
Alors certes, on est dans le récit plus ou moins organisé des souvenir de Ginou et donc cela vient comme cela peut. Il est indéniable que c'est plus spontané et même que cela renforce le cachet "authentique" de l'ensemble, mais cela m'a ennuyé un peu. Pas trop, mais un peu. 

Et si je devais mettre un autre bémol pour ce titre côté forme cette fois, ce serait pour les renvois en notes. Ces dernières sont bien rédigées et complètes. Un réel plus pour le lecteur qui ne connaît pas forcément le contexte, ni les noms cités, ni les lieux eux... Seulement n'aurait-il pas été plus judicieux de les mettre en bas de pages plutôt qu'à la toute fin du livre ? Juste pour une question de practicité. 
Un détail vous me direz, mais j'apprécie grandement mon confort de lectrice. J'avoue, je suis un brin exigeante. 

Ceci dit, si vous ne deviez lire qu'un seul livre sur Edith Piaf, je vous conseillerai sans nul doute, celui-ci. 



Et s'il fallait mettre une note : 13 / 20 



mardi 1 décembre 2015

Retour à Paris : métro, boulot, dodo et sorties à gogo de Sophie Bergart




Le livre : 

Retour à Paris : métro, boulot, dodo et sorties à gogo de Sophie Bergart aux éditions Panthéon, 42 pages, 8 € 00
Paru le 12 juin 2015




Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Panthéon.
Et aussi la suite d'une précédente nouvelle déjà chronique le mois dernier : "Les tribulations d'une parisienne à la campagne".



Le pitch :

« Je suis de retour à PARIS, dans Ma ville chérie...
Fabuleux ! Merveilleux ! Joyeux !
Vivre une nouvelle aventure... À la différence de la dernière vécue, celle-ci je la connais pour l’avoir déjà pratiquée et aimée... »
Adieu veaux, vaches, cochons et verte campagne...
Bonjour Paris, pigeons, sorties et boutiques !
De retour de son aventure champêtre, Sophie Bergart pose à nouveau ses valises au cœur de la capitale.
Avec un enthousiasme débordant et communicatif, elle raconte avec légèreté ses petits bonheurs quotidiens retrouvés et ses habitudes très vite reprises. Ah, l’indicible émotion de pouvoir rejouer à la Parisienne ! Pour autant, tout n’est pas rose dans la ville lumière.



Ce que j'en pense : 

L'auteur, la narratrice, en a terminé avec sa parenthèse campagnarde et elle retrouve le bitume, la pollution, le bruit, le stress, les embouteillages... De la capitale avec une joie infinie !

Le format d'écriture est toujours le même, on reste dans le registre de la nouvelle. Le style est identique et toujours aussi agréable. On n'a pas changé d'équipe et c'est tant mieux, c'était plutôt réussit la première fois.
C'est court et idéal pour les pauses lectures, un moment de détente.

Sur le fond, certains vont bondir. Comment peut-on préférer ce qui ressemble de loin à l'enfer urbain aux délices de la vie au grand air ? Sophie Bergart nous l'explique avec ses mots et avec une joie non dissimulée. Et même une adepte de la vie bien tranquille comme moi peut la comprendre. Il faut dire aussi que j'adore la vie parisienne pour tous les aspects positifs qu'elle possède. Et ils sont nombreux ! Je vous laisse les découvrir dans ce petit ouvrage qui devrait certainement être recommandé par l'office du tourisme de la Ville de Paris et proposé à tous les nouveaux habitants de Paname.

Rien de révolutionnaire sans doute sur la plan littéraire, on est encore loin du chef d'oeuvre, mais ne boudons pas pour autant cette lecture courte qui ne peut pas faire de mal.



Et s'il fallait mettre une note : 13 / 20




lundi 30 novembre 2015

Chat-Bouboule, chronique d'un prédateur de salon de Nathalie Jomard



Le livre : 

Chat-Bouboule : Chroniques d'un prédateur de salon de Nathalie Jomard aux éditions Michel Lafon, 96 pages, 12 € 95. 
Paru le 13 mai 2015. 



Pourquoi cette lecture : 

J'aime beaucoup le travail de Nathalie Jomard et je suis fan de ses publications sur son blog. J'ai dévoré et adoré ses deux "Précis grumeautique" donc retrouver chat-Bouboule (présent dans la vie de famille au quotidien de cette tribu un tantinet déjantée) dans un ouvrage rien qu'à lui, forcément, je ne pouvais pas rater cela. 





Le pitch : 


Après des millénaires d'évolution des espèces, le mécanisme de sélection naturelle s'échoue dans mon salon pour offrir à l'humanité un chat capable de se lècher l'arrière-train... Par télépathie uniquement. L'album 100 % chat-bouboule... Vous en avez rêvé, vous voilà exaucés ! Un florilège de gags entièrement inédits consacrés au félin le plus célèbre et le plus malmené de la République-bananière-et-autoproclamée-du-Grumeauland. 
Nathalie Jomard livre finalement à la postérité littéraire les chroniques poilantes d'un chat ordinaire au charisme extraordinaire (c'est sa mémé qui le dit). 





Ce que j'en pense : 

Nathalie Jomard est une illustratrice que je suis depuis des années déjà via son blog et ses publications (Précis grumeautique 1 & 2). J'adore son trait de crayons qui croque les situations souvent banales et qui sont autant de petits drames du quotidien. Elle sait en faire ressortir le comique de situation en grossissant un peu le trait, mais au final, on ne peut que s'y reconnaître. Même là avec chat-Bouboule que les fans connaissent déjà fort bien. Et si on a un ou deux chat chez soi alors là... 

C'est drôle et frais. Cela sent le vécu à plein nez et c'est sans doute pour cela que c'est si drôle. Il n'y a pas d'âge pour dévorer encore et encore ce livre. Mes Pestouilles sont aussi fans que moi (10 et 12 ans 3/4, faut être précis à ces âges là).
J'ai ri même quand je connaissais déjà les gags. En fait, on sent que ces situations ont réellement eut lieu donc on imagine trop bien la situation. Et bam, crise de rire. Et cela marche encore et encore. un peu comme les chutes en vidéo. 

À lire et relire donc. 
On en voudrait toujours plus et le seul reproche que je puisse faire à ce livre, c'est qu'il se termine trop vite. Heureusement on peut vite se replonger dedans avec tout autant de plaisir. 
Ceci dit, vivement la suite !!!! 





Et s'il fallait mettre une note : 17 / 20



jeudi 26 novembre 2015

Charly 9 de Richard Guérineau d'après Jean Teulé



Le livre : 

Charly 9 de Richard Guérineau d'après le roman de Jean Teulé aux éditions Delcourt / Mirages, 128 pages, 16 € 95.



Pourquoi cette lecture :

J'apprécie l'œuvre de Jean Teulé qui sait raconter les histoire et l'Histoire avec une gouaille sans pareille. L'occasion de lire une nouvelle interprétation de son travail par un autre artiste qui  s'exprime via la BD m'a semblé intéressant. 




Le pitch : 

Charles IX fut de tous les rois de France l’un des plus calamiteux. À 22 ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint Barthélemy qui épouvanta l’Europe entière. Abasourdi par l’énormité de son crime, il sombra dans la folie. Transpirant le sang par tous les pores de son pauvre corps décharné, Charles IX mourut à 23 ans, haï de tous… Pourtant, il avait un bon fond.


Ce que j'en pense : 

On est plongé dans le vif du sujet, celui de la discorde religieuse qui règne dans le beau royaume de France. La folie est là bien plus que dans l'esprit de Charles IX. On la lit sur les visages de l'entourage du souverain. Les couleurs, les graphismes tout y concourt bien évidemment, mais les propos aussi. Les actes qui suivront n'apporteront pas de démenti et n'aideront pas à rester sain de corps et surtout d'esprit. 

Il y a de l'humour dans cette adaptation, mais je sens que c'est différent de ce que j'aurai pu trouver dans le roman original. Tout ne ressort pas au mieux, question de langage avant tout. Une image ne retranscrit pas exactement les mêmes subtilités, mais peut en revanche mettre en exergue d'autres points. 
L'érudition est présente. Comme dans les ouvrages de Jean Teulé, très bien documentés, on apprend des anecdotes et des faits qui ont toujours court de nos jours.  

Bonne lecture de façon générale. Je ne regrette pas mon choix et je vous invite à y jeter un œil. 



Et s'il fallait mettre une note : 12 / 20






mardi 24 novembre 2015

Boulimie d'objets, l'être et l'avoir dans nos sociétés sous la direction de Valérie Guillard



Rentrée littéraire 2015



Le livre : 

Boulimie d'objets, l'être et l'avoir dans nos sociétés sous la direction de Valérie Guillard aux éditions de Boeck, 213 pages, 24 € 50. 
Publié le 5 septembre 2015



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat obtenu lors d'une opération masse critique organisée par Babelio (communauté de lecteurs). 



Le pitch : 

Pourquoi accumulons-nous autant d'objets ? Pourquoi sommes-nous aussi boulimiques d'objets ? Et d'abord, accumule-t-on encore aujourd'hui à l'heure du digital, de la mobilité, du nomadisme, du mouvement, du contexte de crise économique et du développement durable ? Oui, répondent les auteurs de ce livre, et plus que jamais ! L'accumulation s'observe partout : au domicile, pendant le temps de transport pour se rendre au travail, au supermarché, dans l'art, dans l'entreprise, etc. 
Le besoin d'objets est prégnant, quels que soient les multiples rôles de l'individu : consommateur, héritier, artiste, travailleur ou encore simple personne passionnée par les objets. Ce livre s'intéresse autant au caractère compulsif de la boulimie d'objets de ceux qui gardent "tout", qu'au raisonnement logique du collectionneur. Il analyse les enjeux sociaux, politiques, individuels ou encore économiques de l'accumulation d'objets dans nos sociétés, analyse qui relève tout autant de la sociologie, de l'anthropologie, de la psychologie, de la philosophie que du marketing. 
Après une présentation du portrait type de l'accumulateur, ce livre interroge autant la pratique d'accumuler, ce qui est accumulé, ce qui est fait de l'accumulation, que les dispositifs de l'accumulation, notamment le sac. L'analyse montre que l'accumulation sert à se délimiter un "territoire minimal" à l'intérieur duquel les individus vont se constituer les preuves de leur propre existence : les objets sont alors à la fois un patrimoine personnel, une mémoire collective ou encore une source individuelle de connaissances en perpétuel mouvement, tout cela alimentant le soi des individus. 
Les frontières de ce territoire sont néanmoins poreuses : en dépit de ses vertus, l'accumulation devient une source de tension dès lors que le besoin d'avoir entre en conflit avec, notamment, les injonctions du développement durable et son prolongement la simplicité volontaire, l'économie fonctionnelle, la substitution du bien par l'usage. En somme, l'objet est un entre-deux, lui et son possesseur ; lui et un autre objet ; lui et deux personnes ; lui entre deux mondes : celui de l'avoir et celui de l'expérience, de l'être.



Ce que j'en pense : 

Voici un livre d'étude, de recherche qui s'adresse aux étudiants, chercheurs, mais aussi au grand public. La thématique principale est l'accumulation d'objets, mais cela implique d'autres questionnements et pistes explicatives. 
On peut se reconnaître facilement dans les cas évoqués car dans notre société de consommation, de sur-consommation, avouons-le, on amasse beaucoup aussi. Je suis la première concernée. C'est une occasion de mieux cerner son mode de fonctionnement, de saisir la portée de certaines de nos habitudes. Ce regard extérieur peut faire beaucoup de bien à mon sens. 

Le langage universitaire en guise de style et retranscription de témoignages québécois (expressions traduites en notes, mais perturbantes) va peut-être en rebuter plus d'un. C'est vraiment une lecture pour apprendre et comprendre, pas exactement de détente. 
Encore que, cela dépend des goûts ! 

Un ouvrage intéressant, avec une approche pas si ordinaire que cela (du moins hors des circuits de recherches ou universitaires). A regarder de plus près. 



Et s'il fallait mettre une note : 13 / 20 


lundi 23 novembre 2015

On ne meurt qu'une fois et c'est pour si longtemps de Patrick Pelloux



Le livre : 

On ne meurt qu'une fois et c'est pour si longtemps de Patrick Pelloux aux éditions Robert Laffont, 230 pages, 19 € 00. 



Pourquoi cette lecture : 

Très simplement : un ouvrage qui prenait la poussière dans mes étagères de bibliothèques depuis si longtemps et que j'ai eu envie de sortir de son sommeil sans rêve. Pour que ces mots ne restent pas lettre morte... ;-) 



Le pitch : 

Délaissant momentanément les urgences de nos maux contemporains qui forment son quotidien, le Dr Pelloux se penche ici sur de curieux patients : quasi morts, et tous illustres. Et si leur agonie en disait plus sur l’époque que l’époque elle-même ? Partant de cette intuition, Patrick Pelloux s’est lancé dans une recherche inédite, à la fois médicale et historique : retracer, au plus près de la vérité clinique et du contexte politico-socioculturel, les derniers moments de ces personnalités qui ont fait l’Histoire. 
Le résultat en est trente chroniques – de Jésus à Churchill dans l’ordre chronologique –, écrites d’une plume aussi précise qu’un bistouri (pour la vérité des faits), mais également pleine de verve, d’empathie et, souvent, d’humour, voire d’une pointe d’ironie. On y croise des rois, bien sûr (Charles IX, Henri III, Henri IV, Louis XIV…), des révolutionnaires (Danton, Robespierre), des résistants (Jean Moulin), des savants (Marie Curie), mais aussi des soldats (à Waterloo ou le 6 juin 1944), des écrivains (La Fontaine, Voltaire, Balzac, Zola…), des saltimbanques (Molière, Fréhel, Laurel et Hardy), et même un canard (Satunin) et un faux philosophe (devinez son nom) ! À l’image de son titre emprunté à Molière, un livre très sérieux mais qui ne se prend pas au sérieux, dans lequel on se promène au gré des époques, des thèmes, des personnages, avec le plaisir rare d’apprendre en s’amusant.



Ce que j'en pense : 

Si je connais un peu le personnage public qu'est Patrick Pelloux, j'avoue que je ne savais rien sur son style littéraire. Je n'ai pas été déçue, j'ai appris des choses tout en m'amusant bien que le sujet de l'ouvrage ne soit pas des plus gais, il faut bien le souligner. Ceci dit, on peut présenter les éléments comme on le veut et il a choisit un angle certes médical, mais pas que. Le ton est volontairement désinvolte, piquant, sarcastique parfois, grinçant quelques peu et un brin revêche. Cela lui convient tout à fait et ne gène en rien la présentation de chaque cas. 

Je note que Patrick Pelloux s'est bien documenté et la synthèse restituée est distrayante, mais empreinte d'une indéniable rigueur. Normal, il est médecin et aussi porté sur l'exactitude des faits. Après il y a son jugement propre sur chaque cas, mais dans l'ensemble je le trouve plutôt juste même si quelques fois, il se laisse emporter. C'est un caractère entier, moi aussi donc je ne lui jèterai pas la première pierre. 

Lecture intéressante et enrichissante car chaque cas exploré en dit long sur les époques concernées. Et croyez moi, ce n'est pas souvent glorieux... 



Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20




jeudi 19 novembre 2015

Le roi disait que j'étais diable de Clara Dupont-Monod



Le livre : 

Le roi disait que j'étais diable de Clara Dupont- Monod aux éditions Grasset, 236 pages, 18 € 00.


Pourquoi cette lecture : 

Mon mari avait déjà lu ce livre et il m'en avait dit le plus grand bien. Il fallait juste que je trouve le bon moment pour me plonger dans ces pages également. C'est après une longue évocation d'Aliénor d'Aquitaine que j'ai compris que c'était là l'occasion. 
Ahhhh ces historiens ! 



Le pitch : 

Depuis le XIIe siècle. Aliénor d'Aquitaine a sa légende. On l'a décrite libre, sorcière, conquérante : "le roi disait que j'étais diable", selon la formule de l'évêque de Tournai... Clara Dupont-Monod reprend cette figure mythique et invente ses premières années comme reine de France, au côté de Louis VII. Leurs voix alternent pour dessiner le portrait poignant d'une Aliénor ambitieuse, fragile, et le roman d'un amour impossible. 
Des noces royales à la deuxième Croisade, du chant des troubadours au fracas des armes, émerge un Moyen Age lumineux, qui prépare sa mue.



Ce que j'en pense : 

Bien que mon envie de découvrir l'écriture de Clara Dupont-Monod fut forte, j'avoue que j'ai dû apprivoiser son style. Les cinquante premières pages furent un peu longues et peu plaisantes. Ensuite, je me suis habituée, j'ai pris la mesure du récit et des impressions de chacun des deux narrateurs successifs : Aliénor et Louis. 

Ces deux là sont des opposés, des contraires que rien ou si peu pourrait attirer l'un vers l'autre de manière réciproque. Louis est indéniablement subjugué, dominé par Aliénor qui est une force de caractère et de la nature aussi d'une certaine manière. En revanche, la belle est loin d'être charmé par cet époux si différent d'elle. Rien ou presque ne trouve grâce à ses yeux. 
En bref, c'est l'incompréhension et le rejet prévisible qui adviendra. 

Ce livre est une belle vision d'une partie de notre histoire. Clara Dupont-Monod a su redonner vie à nos anciens monarques. Ils sont là avec nous. Ils sont presque étrangement modernes, voir contemporains par instant. 
Magie de l'écriture. 
De plus, c'est un récit riche, très bien documenté. De quoi se cultiver sans s'ennuyer. Jamais pédant, l'ensemble est savoureux. Alors certes, une place immense est faite à l'imaginaire, mais tout reste parfaitement probable, envisageable. L'auteur s'est joué des blancs de l'Histoire. 

Je ne sais pas si j'ai préféré véritablement Aliénor à Louis. 
Certes, la solidarité féminine fait pencher la balance vers elle et puis, je crois que je possède aussi quelques traits de caractère en commun avec elle, mais parfois, elle va trop loin. 
Louis est trop timoré, trop mou, trop dans la parole et si peu dans l'action. Il n'était pas destiné à régner, mais le destin en avait décidé autrement. 

A découvrir car la version en poche va rendre cet ouvrage encore plus accessible. Et non, il n'est pas réservé aux seuls amoureux d'Histoire. On oublie les idées reçues !!!



Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20