lundi 10 novembre 2014

L'élixir d'amour d'Eric-Emmanuel Schmitt




Le livre : 

L'élixir d'amour d'Eric Emmanuel Schmitt aux éditions Albin Michel, 156 pages , 15 € 00.


Pourquoi cette lecture : 

C'est mon homme qui au départ est un féru d'Eric-Emmanuel Schmitt. C'est lui qui m'a fait découvrir son univers, assez vaste, son écriture, reconnaissable, mais si plaisante. Je n'avais pas eut le temps de lire cet ouvrage au moment de sa sortie, mais un service de presse concernant le prochain tome (oui, c'est un peu une série qui débute), m'a donné le prétexte pour faire remonter vitesse grand V l'opus que voilà. 


Le pitch : 

Existe-t-il un moyen infaillible de rendre quelqu'un amoureux ? Séparés, Louise et Adam habitent désormais à des milliers de kilomètres, lui à Paris, elle a Montréal. Par courrier, ils se lancent un défi : provoquer l'amour à coup sûr. Leurs échanges épistolaires, tout en évoquant les blessures du passé, racontent leur nouvelle vie, leurs nouvelles aventures et leurs réflexions sur le mystère des attirances et des sentiments. 
Mais ce jeu qu'est l'élixir d'amour - un piège qui provoque la passion - ne cache-t-il pas une autre manipulation ?


Ce que j'en pense : 

Correspondance entre deux anciens amants : Louise et Adam. Hummm, voilà comment cela se présente. Un roman épistolaire donc via des mails échangés, l'une des nouvelles méthodes pour s'écrire de façon moderne, rapide et aussi un brin obsolète car on écrit encore à l'heure où les images vont rafler la plus belle part des modes de communication. 
Louise est partie à Montréal. Adam est resté sur Paris. Un océan les sépare, peut-être même plus...  
Il veut continuer à correspondre avec elle, à échanger, à partager... Elle y est plus réfractaire car l'amitié, c'est tiède par rapport à la passion. Et puis, la rupture consommée pleinement, elle y vient. Pourquoi, on se le demande un peu. On doit rentrer dans l'esprit de chacun pour mieux les comprendre. On devine, on saisit les informations quand on veut bien nous les donner au détour d'une phrase.
Il est question de sexe, d'amour, de relations homme/femme... L'essence de la vie en somme. C'est donc un roman qui nous parle forcément.

Tout le monde voudrait bien un jour connaître le secret de l'élixir d'amour ou une recette infaillible pour conquérir qui on veut. Mais où serait la magie des histoires naissantes ? Même les déceptions s'en trouveraient biaisées. 
Dans le cas de ce roman, Adam (le premier homme) pensait avoir trouvé, mais... Louise est plus nuancée, avance à pas plus feutrés. Bref, les hommes et les femmes sont différents, mais se combinent malgré tout pas si mal depuis la nuit des temps.
 
Roman bien dans son époque, il se lit vite, presque trop. D'ailleurs tout va vite aujourd'hui. Il n'y a bien que les Hommes qui croient pouvoir suivre ce rythme effréné ! Quelle folie ! 

Final bien dans la veine des écrits d'Eric-Emmanuel Schmitt, du moins dans ceux que j'ai pu lire. Cela ne m'a pas surprise. J'ai souri et j'ai refermé mon livre avec une certaine légèreté, mais aussi une toute petite amertume. L'humanité est ainsi faite...


Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20



vendredi 7 novembre 2014

Tokyo sister de Raphaëlle Choël et julie Rovéro-Carrez




Le livre : 

Tokyo sister - Dans l'intimité des femmes japonaises de Raphaëlle Choël et Julie Rovéro-Carrez, éditions Autrement, 194 pages, 17€ 30.



Pourquoi cette lecture : 

Amoureuse du Japon depuis toujours ou presque, ce livre me faisait de l'oeil depuis sa sortie. Je l'ai trouvé un jour par hasard dans une brocante et je l'ai acheté à une vendeuse passionnée qui m'en a dit le plus grand bien. elle prêchait une convaincue en réalité, mais comme j'aime me forger mes propres impressions, il fallait bien que je passe par la case lecture...



Le pitch : 

Une femme en kimono monte un escalator, son portable vissé à l'oreille.
Un couple endimanché donne la becquée à une peluche dans un restaurant chic. Une longue file de jeunes femmes attendent sagement leur tour dans une vente privée de luxe. Scènes ordinaires du Tokyo des années 2000. Une ville si loin de nos références occidentales, une culture que l'on juge souvent trop vite, faute d'en cerner la complexité. Tombées sous son charme, Raphaëlle Choél et Julie Rovéro-Carrez tentent un décryptage, fruit de leur rencontre avec des centaines de Japonaises de 15 à 60 ans, mariées ou célibataires, femmes au foyer ou businesswomen, killeuses ou soumises.
Tour à tour drôles, tendres, espiègles ou émouvantes, ces chroniques nous convient, autour d'une bière Asahi, au détour d'un bar à ongles ou d'un love hotel, à un véritable voyage de l'intérieur. " Comme l'air que l'on respire, on doit être là tout en sachant se faire oublier ", disent les Japonaises. Elles se livrent ici sans retenue, nous offrant des tranches de vie choisies, leurs vies, dans lesquelles nous nous glissons avec délice.



Ce que j'en ai pensé : 

Voilà un titre que j'avais repéré lors de sa sortie ou presque au salon du livre de Paris, mais je ne sais plus en quelle année exactement. J'ai une certaine attirance pour le Japon et cet ouvrage offre une vision différente de ces habitants, ou plutôt devrais-je dire de ses habitantes. J'aime ce qui sort un peu de l'ordinaire, mais qui en même temps m'instruit quelque peu. 
Le livre qui nous intéresse aujourd'hui n'est pas un roman. Il est basé sur ce que les auteurs ont pu collecter comme informations, témoignages et autres. C'est un peu un instanné de Tokyo et de sa population féminine, un portrait réel de celles qui ne sont plus dans l'ombre, mais qui se sont émancipées sur bien des points tout en mêlant tradition et ultra modernité dans leurs vies. 

Écrit sous forme de chroniques, ce document est plus attractif et plus aisé à lire. C'est aussi une façon assez moderne d'écrire qui convient parfaitement à son sujet d'étude.

On commence par ce qui parait assez évident surtout pour celles et ceux de ma génération (né vers 1975) : le Japon = japanimation/manga. Là-bas c'est plus qu'un divertissement, c'est même devenu un mode de communication qui peut toucher tout le monde (contrairement à l'écriture car les Kanji sont extrêmement nombreux et ils s'étudient durant toute la scolarité). C'est aussi plus ludique, moins rébarbatif et c'est un peu de fantaisie dans un monde encore parfois assez rigide. On se dit que chez nous, cela ferait du bien aussi, mais sans doute trouverait-on cela trop puéril. On aurait tort, cependant on a derrière nous une toute autre culture et approche des éléments. On est peut-être moins coincé sur certains thèmes, reste que l'on a presque tous, passé 12/15 ans, perdu notre émerveillement de petit enfant alors qu'au Japon, on aime retrouver cette candeur dès que cela est possible. 
Il y a un grain de folie qui sommeil en chacun de nous et à Tokyo, on le laisse s'exprimer du moment que c'est bonne enfant ou sans conséquence pour autrui. 

J'ai aimé la vision que l'on m'a offerte sur le plan religieux : "pratiquant, mais non croyant" et une facilité pour passer d'une religion à l'autre sans manière. C'est a mon sens plus vrai car on fait ses mélanges avec respect, sans malice et du cœur.

Coté beauté, c'est la quête de la perfection. On pourrait paraitre presque négligé en comparaison. Il y a des rituels, aucun détail n'est oublié et surtout on fuit le soleil ! Je n'ose imaginer le temps que prennent tous ces soins, cette mise en beauté. J'aime me pomponner, mais quand même, je suis plus laxiste. Et il m'arrive d'avoir en prime des mèches rebelles dans ma chevelure. Pour la manucure, je fais simple et efficace avec quelques pointes de fantaisie parfois. Cela donne un ensemble correct chez nous, mais pas forcement au pays du soleil levant. Tant pis, je ne serai jamais au top de la beauté made in Japan. Je me fais une raison. 
Même chose coté shopping. C'est dingue les stratégies mises en place par les japonaises à Tokyo. C'est même plus du sport, c'est une religion ! Non, je ne pourrais pas y survivre et mon maigre compte en banque non plus. J'aurai agité mon drapeau blanc bien avant sous peine d'être assassinée par mon conseiller financier pour cause dépenses luxueuses en trop grand nombre. Wahou j'admire ce que ces femmes peuvent claquer en quelques heures alors qu'il me faudra 5 ans pour y parvenir au moins.
A lire cela reste ludique, mais à vivre, non merci car je suis française, avec tous les défauts que cela implique, mais voilà. 

Pour la pratique du sport, je suis plus en phase. Doucement, mais sûrement avec beaucoup de volonté et de la détermination pour tenir sur la longueur. C'est ce que je m'applique a faire. Je trouve que l'on de transforme moins vite, mais on se fait du bien : dans la tête en se déstressant, au corps avec le travail musculaire en douceur. J'aimerai juste pouvoir me payer des cours pour moi aussi être perfectionniste dans la pratique. 

Le Japon, c'est aussi ce mélange de tradition et d'extrême modernité. J'y suis très sensible car j'aime ce qui vient du passé, mais aussi les avantages de la technologie. Tout et son contraire sans pour autant que cela me choque. Je suis ainsi faite. 
La cérémonie du thé me fascine. Cette précision, cette lenteur du geste pour plus de perfection c'est presque irréel. 
La délicatesse des menus pas chers aussi. Pour la gourmande que je suis, c'est presque un supplice de lire la description de certains mets. Heureusement, il y a aussi la mal-bouffe japonaise. Ouf tout n'est pas parfait en ce bas monde.

Pas de place pour les "mères indignes" au Japon car les bébés trop peu nombreux sont chouchoutés et font preuve dès le plus jeune âge d'une rigueur toute nippone. Wahou ça me filerai presque les jetons et pourtant j'essaie de toujours penser à tout avec mes filles. Et je ne suis pas au bout de mes surprises. 
Mais très franchement le système éducatif japonais n'a que peu de chose en commun avec le notre. Autant je trouve trop rigide celui du Japon, autant celui de la France me parait trop laxiste. Le juste milieu, c'est impossible ?
Ce qui fait que dans le monde du travail, c'est encore la recherche perpétuelle de la perfection. Les employés ? De véritables petites fourmis laborieuses qui ne rechignent jamais. On passe pour quoi nous ??? Des feignasses qui comptent leurs heures, leurs RTT et autres jours de congé. 
En fait, on n'a peut être tout faux. On court sans cesse après le temps alors que les japonaises en font moins, mais mieux avec une ponctualité qui me fait rêver ! Même les longues files d'attente sont intégrées. Ahhh... Les règles sont là et c'est pour notre plus grand bien, si, si !!!!

Les imprévus, les surprises ne sont vraiment pas du gouts de nos amies japonaises. Rien n'est jamais laissé au hasard. Je crois que même pour moi qui suis du genre maniaque de l'organisation , cela me lasserait un peu. Je déteste les mauvais tours, mais quelques fois, on a de belles surprises de la vie. Un peu plus de spontanéité ne tue pas. 

En revanche, les services qu'une femme (ou un homme) peut trouver à Tokyo me laisse tout bonnement rêveuse. Je vous laisse l'occasion de les découvrir par vous-même durant votre future lecture car après, on se dit : "Punaise, mais qu'est ce que je fais encore là moi ?" ou sa variante : "Et pourquoi chez nous c'est pas comme ça aussi ??".

Bon, pour les notions de couple, la vie de famille, j'ai parfois encore ma vision bien occidentalisée. Elle a du bon, mais la façon de procéder et de vivre des nippones n'est pas dénué de sens, voir de bon sens parfois !

Ce livre fut une lecture très agréable, enrichissante, vivante. Si vous êtes une femme (ou un homme, mais les thèmes abordés plairont plus aux femmes), si vous êtes curieuse, si le Japon vous intéresse, alors cet ouvrage est pour vous.




Et s'il fallait mettre une note : 16 / 20 



jeudi 6 novembre 2014

Silex and the city tome 1 & 2 de Jul




Le livre :

Silex and the city, tome 1 & 2 de Jul aux éditions Dargaud, 46 pages, 13 € 99 le volume.



Pourquoi cette lecture :

Une envie tout simplement de découvrir plus l'univers de Jul que j'avais découvert dans l'émission littéraire "La grande librairie" et que parfois je vois dans certains magazines.
Une lecture que j'ai longtemps repoussé faute  de temps ou d'occasion pour m'y lancé, c'est chose faite maintenant avec les deux premiers tomes de cette saga.



Le pitch pour chacun des volumes :

Le tome 1 : L'auteur de "Il faut tuer José Bové" et de "La Croisade s'amuse" revient avec une série en costumes: chez les Dotcom, famille moyenne du paléolithique, toute l'actualité contemporaine défile en peaux de bêtes, pour une parodie au vitriol de notre société. C'est la crise? Investissez dans l'Age de pierre!

Le tome 2 : Après l'échec de sa campagne "Evoluer plus pour gagner plus", Blog Dotcom décide d'entrer dans le privé : Il va découvrir que la vraie sélection naturelle, c'est la vie de bureau ! Des matchs PSG/OM (Primate Saint-Germain/Olympic Mammouth) aux soirées de Darwin Guetta, en passant par les cours de Préhistoire-Géo, replongez dans l'univers de la famille Dotcom où toute l'actualité contemporaine défile en peaux de bêtes, pour une parodie au vitriol de notre société.



Ce que j'en pense :

La bande-dessinée, c'est mon petit péché mignon et c'est un bon moyen de se détendre entre deux lectures plus exigeantes.
Cette fois, je me suis lancée dans la découverte des deux tomes de la saga "Silex and the city" de Jul, un dessinateur que je connaissais un peu puisqu'il était dans chaque émission ou presque de "La grande librairie" sur France 5 (mon émission culte du jeudi soir) il y a deux saisons encore si ma mémoire ne me joue pas des tours. 

Jul est un diminutif plus qu'un pseudo puisque le véritable nom du dessinateur est Julien Berjeaut.
Son parcours n'est pas linéaire puisqu'il a enseigné l'histoire chinoise après être passé la prestigieuse Ecole Normale Supérieure et en être ressorti agrégé ! Ce n'est que plus tard, qu'il changera de profession pour se diriger vers le dessin de presse. Une reconversion atypique, mais dont il se servira par exemple dans la saga "Silex and the city" où le monde professoral est au coeur de l'intrigue avec la famille Dotcom. 

Un titre qui n'est pas choisi au hasard car il fait référence à une série télévisée ("Sex and the city") très connue et qui a été adaptée au cinéma (avec les mêmes actrices, ce qui en fait des suites agréables à visionner, mais là, je m'égare un peu). 
Un peu comme dans sa source d'inspiration, dans les deux tomes de "Silex and the city", nous allons avoir droit à un regard particulier sur notre actualité contemporaine (même si tout se déroule au paléolithique). On va passer en revu les clichés, mais aussi les vérités sur l'évolution des mentalités, des pratiques, des pensées. Cette parodie préhistorique offre un décalage parfait qui au lieu de nous éloigner des sujets de fond, nous en rapproche encore plus. Malin !!! 

C'est l'esprit de Jul ça ! Déjà dans mon rendez-vous hebdomadaire sur France 5, il croquait les bons mots ou les attitudes des invités, parfois aussi celle de François Busnel, mais là, il peut viser plus large encore. C'est toute notre société qui passe à travers ses crayons et le portrait est réalisé avec du vitriol quelques fois. 
C'est acide, mais cela reste amusant ! 
Ces protagonistes venus du fond des âges sont parfaitement intégrés à notre esprit, dans notre réalité. Les jeux de mots sont partout et renforcent les dessins qui ne sont certes pas d'une très grande finesse (c'est rapide, nerveux, presque minimaliste), mais la caricature ne vise pas toujours l'excellence côté coup de crayon, mais plutôt le point qui fait mal, le coeur de la cible pour faire mouche ! 
Jul s'amuse comme un petit fou avec les symboles, chaque case compte son lot d'anachronisme à peine voilé, mais qui fait sourire le lecteur. 

Cela se lit aisément, c'est de l'humour potache, pas toujours très fin, mais qui fonctionne. 

Deux tomes parfaits pour un moment de détente tout en gardant un oeil critique sur notre société actuelle. 


Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20



mercredi 5 novembre 2014

Loin de Paris de Jean-Marie Périer



Rentrée littéraire 2014




Le livre : 

Loin de Paris de Jean-Marie Périer aux éditions Kéro, 428 pages, 18 € 00.



Pourquoi cette lecture : 

C'est dans le cadre de l'opération Masse Critique organisée par la communauté de lecture Babelio et des maisons d'édition partenaires que j'ai reçu cet ouvrage pour en faire une chronique.
Le choix de ce titre s'est fait par le thème (aimer l'existence loin du monde et de l'agitation), par l'envie de découvrir la personne de Jean-Marie Périer que je connais fort mal, voir pas du tout hormis par son géniteur biologique, affaire qui fit les choux gras d'une certaine presse à sensation. Bref...



Le pitch : 

« Mais tu ne t’ennuies pas là-bas ? Cette phrase-là, mes amis parisiens me l’ont tous sortie au moins une fois. D’abord, à part à l’école, je n’ai jamais connu l’ennui, ensuite malgré ma tronche de ludion métissé, il semblerait que j’aie contre toute attente une vie intérieure m’aidant à surmonter les longues soirées d’hiver. Et puis ici à Villeneuve, contrairement à la capitale, on ne gémit pas. On est gentil avec les chiens et même avec les étrangers. 
On ne se lève pas le matin pour être “contre”, pour dire “NON”, pressé de se plier ainsi à l’hégémonie du ricanement systématique de l’intelligentsia dominante, ou au cynisme des petits-bourgeois déguisés en prolos arborant Che Guevara sur des tee-shirts Prada. Ici, quand on est branché, c’est sur la tondeuse. »  De l’Aveyron à New-York, de Françoise Hardy à Jean Batut, boucher à Villefranche-de-Rouergue, Jean-Marie Périer nous entraîne à la rencontre de ses amis, célèbres ou anonymes, en 100 portraits dans un livre humain, riche en anecdotes et empreint d’humour.



Ce que j'en pense : 

Je peux dire que j'ai sauté à pieds joints dans cette lecture. Je m'y suis sentie très à l'aise dés l'introduction de l'auteur qui même si je ne le connais que fort mal m'a fait une excellente impression. Est-ce parce que je trouve aussi que la recherche perpétuelle de la gloire, de la fortune, des honneurs et j'en passe, me semble aussi vaine que dérisoire par rapport à ce que la vie peut véritablement nous offrir ? Est-ce parce que je trouve que les relations avec autrui  sont le plus souvent biaisées dés que l'on ne représente plus rien pour cet autre ? Cela est fort probable. Il y a aussi certainement un amour commun pour l'Aveyron et la Lozère voisine, les vrais gens qui ont la seule richesse qui vaille : l'authenticité. 

Recueil de ses articles publiés depuis 10 ans dans le journal local, le Villefranchois, cela se lit par petits bouts. Des portraits de personnes connues ou non qui touchent notre fibre humaniste, même quand on vire limite sociopathe de haut niveau depuis quelques temps. 
Jean-Marie Périer ne fait que des portraits élogieux, mais il le dit lui-même : pourquoi écrire sur des personnes que l'on n'aime pas ? Imparable ! 
Il souhaite rendre hommage, souligner des qualités qui passeraient inaperçues au premier regard. Il trouve pour cela les mots justes, simples parfois, mais si difficiles à placer car on les trouve trop pauvres pour exprimer ce que l'on a véritablement au fond de notre cœur. 

A noter que Jean-Marie Périer étant photographe au départ, et qu'il continue de l'être, il fait débuter chacun de ses portraits écrits par un cliché s'y rapportant. La boucle est bouclée toujours en simplicité par celui qui reste un homme expérimenté, mais pas trop aigri par la vie. 

C'est gai, respire la France de nos campagnes et qu'on aimerait retrouver plus souvent, simple comme du bon pain et pourtant Dieu que cela semble loin. Un paradis perdu ? Lisez donc ces pages et déjà vous l'aurez en partie retrouvé. 


Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20


mardi 4 novembre 2014

Joséphine tome 1 De Pénélope Bagieu



Le livre : 

Joséphine tome 1 de Pénélope Bagieu aux éditions Le livre de poche, 5 € 50. 



Pourquoi cette lecture : 

J'aime la bande dessinée, j'aime l'humour de Pénélope Bagieu et cette saga en trois tomes est depuis un bon moment un grand succès même déjà adapté au cinéma (je n'ai pas vu le film).



Le pitch : 

Joséphine a « la trentaine », n’est pas mariée, n’a pas d’enfant, mais elle a un chat. Elle est blonde et menue (du haut en tout cas), et un jour elle se mettra au sport. Elle travaille dans un bureau avec plein de gens qui ne connaissent pas son nom, mais remarquent ses achats compulsifs. Elle se fait harceler par sa gardienne, ses parents ne sont vraiment pas des cadeaux, sa soeur parfaite lui donne des leçons de vie, mais heureusement il y a Rose et Cyril, ses meilleurs amis, toujours solidaires et attentifs à ses malheurs. Finalement, il ne lui manque pas grandchose, à part peut-être l’homme idéal, pour pouvoir faire des courses pour deux, imaginer des soirées torrides et partir en week-end romantique. En attendant, elle pleure devant des fi lms à l’eau de rose et suit une psychanalyse avec son esthéticienne !



Ce que j'en pense : 

Joséphine est une jeune femme célibataire qui recherche l'amour. En cela, elle est très actuelle. 
Elle n'est ni moche, ni un top modèle, elle est normale. Ben oui, comme nous quoi ! 
Elle a un emploi peu passionnant, mais elle gagne sa vie. C'est déjà ça vu notre époque.  
Sa famille n'est pas vraiment un cadeau. Son père est un peu prétentieux, sa mère est gentille, mais saoulante, sa sœur est la femme parfaite mariée au gendre BCBG qui fait des enfants parfaits (horripilants donc). C'est clair, on ne choisit pas sa famille.  
Ses amis (les vrais) sont peu nombreux, mais ils sont là pour elle. Encore heureux ! 
Sa vie est banale. Comme la notre en somme, mais on survit, hein ?! 
Elle est gaffeuse et naturelle. ça c'est tout moi !  
En bref, Joséphine, c'est nous ! Je vous le dit et redit. Et c'est ce qui a fait le succès de cette trilogie. On s'y reconnaît forcément à un moment donné. 

Les dessins de Pénélope Bagieu ne sont peut-être pas les plus beaux que j'ai pu voir, mais dedans il y a tout et ça fonctionne très bien car ils sont vivants. 

Ça se lit tout seul. 
Ça se relit avec plaisir. Joséphine, c'est notre copine. 

Foncez si ce n'est pas déjà fait ! 



Et s'il fallait mettre une note : 16 / 20



lundi 3 novembre 2014

Les hommes préfèrent les rondes de Pierre Dukan




le livre : 

Les hommes préfèrent les rondes de Pierre Dukan aux éditions Cherche Midi, 290 pages, 18 € 00.



Pourquoi cette lecture :

Pierre Dukan pour moi c'est synonyme de régime. Je l'ai suivi d'ailleurs un moment. 
Voir un tel titre de livre sous son nom, j'ai presque trouvé cela étrange et limite contradictoire. Forcément, il ne m'en faut pas beaucoup plus pour éveiller ma curiosité toujours aux aguets !! 
De plus, les rondes ont aussi du succès auprès de la gente masculine donc... On ne compte pas pour des prunes. 



Le pitch : 

"Femmes de tous âges, on tente, depuis plus d'un demi-siècle, de vous affamer en vous assurant que la minceur vous rendra plus belles et plus séduisantes. En fait, à quoi est-on parvenu ? A vous culpabiliser quand vous mangez et à vous inhiber lorsque la main d'un homme se pose sur vos rondeurs. Vos hanches, vos cuisses, l'arrondi de votre visage et de vos genoux sont des émetteurs sexuels naturels implantés en vous depuis les origines de notre espèce. 
Ils ne dépendent ni de vous ni de la société dans laquelle vous vivez, mais de vos gènes et de vos instincts. Or, la nature ne crée jamais un émetteur sans son récepteur. Et ce récepteur existe dans le regard de l'homme qui vous découvre. Si vous êtes ronde, très ronde même, pulpeuse ou plantureuse, faites confiance à ces messagers, apprenez à les aimer : vos chances de déclencher le désir, d'accéder au plaisir, à la séduction et à l'attachement d'un homme, au lien, au couple et, pour finir, au bonheur, sont infiniment plus élevées que celles d'une "mince" actuelle. 
Lisez ce livre, il peut vous donner la force, l'esprit critique suffisant pour oser résister à la formidable pression en faveur de la minceur et vous amener à vous poser cette question qui vous a toujours paru insensée : et si j'étais plus belle et plus sexy telle que je suis ?



Ce que j'en pense :

Si le titre de ce livre est un peu provocateur, vu le nom de son auteur, il est surtout un peu réducteur. Le contenu de l'ouvrage est disons plus complet, plus étayé au niveau argumentaire qu'une simple affirmation (de goût) et c'est tant mieux. On en attend plus évidemment. 

Pierre Dukan va argumenter avec des exemples très précis, le plus souvent empruntés au monde animalier (dont nous faisons parti n'en déplaise à certains). J'ai trouvé cela judicieux. Mieux qu'un long discours, des faits, des études, des analyses, cela parle au lecteur curieux. 

Ce livre va sans doute rendre un peu de confiance en elles aux rondes, aux filles pulpeuses, avec quelques formes, mais attention, il n'est pas vraiment question de poids ici, mais plutôt de différences entre les deux sexes. 
Une mécanique bien huilée qui fonctionne depuis la nuit des temps, mais perturbée aujourd'hui et même depuis quelques temps par l'évolution des mœurs, des codes que l'on veut nous imposer ou nous soumettre comme étant les meilleurs pour nous.

Une lecture que j'ai grandement apprécié car elle n'a fait que confirmé ce que je pensais depuis un bon moment déjà. 



Et s'il fallait mettre une note : 15 / 20



vendredi 17 octobre 2014

Petite coupure pour les vacances scolaires



Petites coupures des publications sur ce blog pour cause de vacances scolaires qui vont être très chargées comme toujours. 
Pas de panique, je reviens juste après début novembre avec de nouvelles chroniques sur mes lectures. 

Profitez bien aussi de votre côté !