C'est un blog, mon blog Littéraire pendant de longues années, mais aussi un espace de détente et d'éveil à la culture en général donc j'y aborderai d'autres thématiques et supports comme les films, séries, podcast, applications, jeux vidéo et que sais-je encore !!!! Soyons curieux de tout.
lundi 23 février 2009
Pour en finir avec la vie avec panache ---- "Le magasin des suicides" de Jean Teulé - Livre
Promis, même si cet avis porte sur le livre de Jean Teulé, « Le magasin des suicides », je n’ai aucune envie d’en finir avec ma misérable existence.
Enfin, je me soigne pour que cela n’arrive pas, promis juré !
Certes l’hiver est là, la toussaint est passée, le soleil est de plus en plus rare et la météo capricieuse, mais je ne pousserai pas la porte de cette échoppe hors norme, encore que cela doit valoir son pesant de cacahuètes !
Allez faîtes moi confiance, ne soyez pas trop timides, je resterai avec vous tout au long de cette découverte. Je ne vous lâcherai pas d’une semelle, il ne vous arrivera rien de fâcheux. Non rien sinon la découverte d’un des meilleurs et plus surprenants livres de cette année 2007, car oui, même en 2009, on peut encore lire des livres sortis précédemment.
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L’auteur, c’est un givré ou pas ?
C’est vrai qu’on peut se poser la question. Le thème du livre n’est pas banal en soi.
Imaginez une boutique où vous trouveriez tout ce qui peut vous être nécessaire pour en finir avec la vie. Brrrrr, cela fait froid dans le dos et en même temps, de nos jours, plus rien ou presque ne nous étonne.
Tout est prétexte à faire du profit, des affaires alors pourquoi pas après tout ? En y réfléchissant bien, l’idée n’est pas aussi farfelue que cela… Elle coulerait même de source.
Votre vie vous appartient en théorie, alors votre mort aussi. Si vous pouvez décider de votre existence, pourquoi ne pourriez-vous pas en faire tout autant pour votre mort ? Et pour en finir, il faut de la méthode et parfois un peu de matériel. Il serait donc intéressant d’avoir des spécialistes, des professionnels vers qui se tourner. On pourrait en finir une bonne fois pour toute avec l’angoisse de se rater !
Le seul inconvénient que l’on pourrait trouver pour les rédacteurs d’avis en tous genre sur la Toile, ce serait justement la rédaction d’avis sur la boutique, son sérieux, la qualité des produits et donc la réussite du projet.
On pourrait certes commencer l’avis, mais la fin devrait être confiée à une tiers personne digne de confiance.
Pffff, mais qu’est-ce que je raconte ? Oui, je crois que ma cervelle ne tourne plus très bien, j’ai des fils qui se touchent. Attention, court-circuit en prévision !!!!!!
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Bon s’il n’est pas givré, c’est qui l’auteur ?
Homme aux multiples facettes, Jean Teulé a commencé par la bande dessinée, avant de se lancer dans l'univers du petit écran avec des émissions comme « L'Assiette anglaise », aux côtés de Bernard Rapp, ou « Nulle part ailleurs » sur Canal +.
Mais c'est bel et bien l'écriture qu'il préfère.
Il commence donc à publier des romans comme « Rainbow pour Rimbaud » en 1991 - qu'il adapte ensuite au cinéma – « Darling »en 1998, « O'Verlaine» en 2004 ou encore « Le Magasin des suicides » en 2007.
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Et à part de la boutique, ça parle de quoi ?
Les Tuvache sont les propriétaires de cette boutique depuis des générations.
Leur nom est déjà assez évocateur comme cela, oui, mais voilà, ils sont au désespoir.
Les affaires marchent plutôt bien grâce à la tristesse, l’humeur sombre et l’époque sans espoir. Tout va mal dans le monde et c’est bon pour eux. Seulement voilà, leur petit dernier, Allan est le portrait cracher du jeune blondinet qui pose sur les paquets de Kinder. Il ne voit la vie que par le bon bout de la lorgnette ! C’est donc une catastrophe, une calamité, pire une malédiction pour cette famille.
Pensez donc avec le slogan du magasin qui vous dit : « Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ! ». Tout un programme, un peu lugubre, mais explicite !
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Mon avis de non-candidate au suicide :
C’est un livre qui se lit facilement. Le vocabulaire est simple, la syntaxe aussi. Vous n’allez pas suicider vos derniers neurones avec ces quelques pages ou faire une hémorragie cérébrale. (lol)
C’est simple, direct et même très drôle. Un peu noir certes, mais c’est le thème qui le veut. Cela pourrait ressembler un peu au ton des « Guignols de l’info » dans leur meilleure période (cela fait 4 ans que je ne les suis plus).
Les chapitres sont courts et vous pourrez lire ce livre par petits morceaux, comme des friandises (mais pas empoisonnées celles-ci). Cela vous sortira de votre propre morosité. J’ai piqué d’ailleurs quelques bons fous rires, ce qui ne m’était pas arrivé à la lecture d’un ouvrage depuis « Le ciel t’aidera » de Sylvie Testut (voir avis sur ce livre).
Les personnages sont bien « brossés » et prennent vie sans aucune peine sous nos yeux et dans notre imaginaire. Le monde dans lequel ils vivent, évoluent, est plus noir encore que le nôtre (si, je vous assure que cela est possible. C’est l'une des prouesse de l’auteur !).
On comprend mieux encore le pourquoi du comment et le succès d’une telle échoppe. D’ailleurs, ce qui est surprenant, c’est de voir qu’il y a encore autant de vivants sur cette terre !?
Je pense qu’une adaptation au théâtre pourrait être superbe car les personnages ne sortent pas de la boutique qui est le lieu de ralliement de tous. Une sorte de huit clos, avec une unité de lieu, mais pas de temps.
Avis aux amateurs !!!!
Ce n’est pas un livre déprimant, mais amusant si vous aimez l’humour noir. Il ne faut pas tout prendre au premier degré et derrière ce style simpliste, direct, il y a au fond une très grande sensibilité que l’on retrouve dans les toutes dernières pages. Je ne suis pas restée insensible à la lecture de ce roman. J’ai beaucoup ri, mais j’ai eu aussi des pincements au cœur.
Un livre que je vous recommande chaudement et je ne suis pas la seule (voir la vidéo). Vous allez le dévorer surtout qu’il est disponible maintenant en format de poche.
Note finale : 17 /20
mardi 10 février 2009
Un petit lexique bien utile
Il n'est pas rare sur ce blog que je vous rédige un avis complet sur une série, aussi pour que vous puissiez en profiter pleinement, je pense que cette petite vidéo pourra se révéler très utile pour les novices ou celles et ceux qui sont complètement perdus dès que l'on emploi un vocabulaire plus spécifique.
Le lexique des séries pour les nuls
envoyé par 20Minutes
vendredi 6 février 2009
Obsession numérique ---- "Le nombre 23" - DVD
Bon, mon homme est en réunion tardive et pour tuer le temps, le soir, seule dans mon grand lit glacial, je n’ai rien trouvé de mieux que de regarder un bon film.Enfin, c’est ce que j’espère car je rattrape en ce moment un grand nombre de longs-métrages que je n’avais pas pu voir au cinéma faute de temps. Heureusement que mon vidéo club ne me fait jamais défaut. C’est mon complice !
Alors au menu ce soir, c’est « le nombre 23 ».
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La petite fiche technique du film :
Date de sortie : 28 Février 2007 Réalisé par Joël Schumacher
Avec Jim Carrey, Virginia Madsen, Logan Lerman
Film américain.
Genre : Thriller
Durée : 1h 40min.
Année de production : 2007
Titre original : The Number 23
Distribué par Metropolitan FilmExport
Le site officiel : http://www.lenombre23-lefilm.com/
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L’intrigue du film :
Ce film aurait pu aussi bien avoir comme sous-titre : « Où comment un roman, un thriller peut faire basculer votre petite vie bien tranquille ! ».
Walter est le personnage central de ce long-métrage et il va se passionner pour un ouvrage. Il va trouver d’extraordinaires similitudes, parallèles entre son intrigue et les faits réels dont il est le témoin. De la passion, on bascule dans l’obsession.
Le nombre 23 sera présent partout et à chaque instant.
Il a des visions et se croit condamné aux pires actions. Il va lui falloir résoudre cette énigme que renferme ce nombre 23, s’il veut échapper au noir destin qui lui est réservé…
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Mon avis après le visionnage du film :
Tout d’abord, je ne suis pas une grande fan de Jim Carrey. J’ai vu très peu de ses films, mais je suis un peu surprise de le voir dans ce genre de long-métrage. Cependant, les comiques, ou ceux qui se prétendent l’être, excellent parfois dans le genre dramatique. Reste à voir si cela va être le cas…
Et si le début peut sembler effectivement très banal et sans grand intérêt, alors la suite change du tout au tout. Je me suis sentie prise d’un vertige et comme Walter, j’ai ressenti cette obsession qui devenait de plus en plus forte.
Certes, je n’ai jamais eu la moindre fascination pour le nombre 23 ou pour tout autre chiffre d’ailleurs, mais l’interprétation de Jim Carrey est incroyable. Cet homme à l’existence tout ce qu’il y a de plus ordinaire va voir les éléments les plus improbables s’enchaîner à une vitesse démente. Pas le temps de reprendre son souffle.
En tant que spectateur, j’ai été tenue en haleine durant toute la durée du film et quand bien même il me semblait que l’action ou l’intrigue allait marquer une pause, alors il y avait un rebondissement.
Ce long-métrage n’est pas linéaire et son récit est tout autant déroutant. Les lumières et les musiques renforcent encore ce sentiment d’oppression, d’étouffement, de perte totale du contrôle de soi, de son mental. On devient fou, complètement dément.
Une belle réalisation et une excellente distribution. Chaque élément compte et rien n’est laissé au hasard. Il est rare de voir un aussi bon thriller. Point n’est besoin de faire très long car avec sa durée d’une heure et quarante minutes, c’est presque un record de rapidité.
En général, on dépasse facilement les deux heures et souvent avec des éléments délayés. On se noie, on se perd alors que là c’est une course-poursuite contre un chiffre, contre soi-même.
Je vous conseille ce film car j’ai adoré ce suspense haletant, ces chemins de traverses, ses digressions qui n’en sont pas et cette délivrance qui n’est peut-être qu’une illusion de plus.
Note finale : 17/ 20
lundi 2 février 2009
Tout n'est qu'illusion ----- "L'illusionniste" - DVD

Pour moi le week-end, ce n’est pas que de la détente, mais j’aime beaucoup me louer quelques bons DVD dans mon vidéo club, en bas de chez moi. C’est une manière assez commune de m’évader, de rire, de pleurer, de vivre des aventures ou de belles histoires d’amour par procuration.
J’ai commencé par visionner un film que je voulais voir au cinéma (il y a déjà fort longtemps), mais que j’ai raté. Et oui, encore un !!!!
Il s’agit de « l’illusionniste ».
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Petite fiche technique :
Date de sortie : 17 Janvier 2007
Réalisé par Neil Burger
Avec Edward Norton, Paul Giamatti, Jessica Biel
Film américain, tchèque.
Genre : Fantastique, Drame
Durée : 1h 50min.
Année de production : 2006
Titre original : The Illusionist
Distribué par Metropolitan FilmExport
Le site officiel : http://www.illusionniste-lefilm.com/
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L’intrigue :
Nous sommes à Vienne, dans les années 1900.
Après plus de 15 années d’absence, un homme revient sur les traces de son passé, mais sous une nouvelle identité. C’est le charismatique et mystérieux illusionniste Eisenheim, qui ne tarda pas à devenir l'homme le plus célèbre de la ville, l'incarnation vivante d'une magie à laquelle personne n'osait plus croire...
Sa popularité fait de l’ombre au prince héritier, Léopold, qui est avide de pouvoir et qui échafaude même des plans pour prendre les rênes de l’Empire.
De plus, sa fiancée, la duchesse Von Teschen, fut l’amour de jeunesse du magicien hors normes. C’en est trop, l’inspecteur Uhl devra tout savoir de lui, le faire surveiller et l’arrêter même.
La magie et l’illusion sont au cœur de ce début de siècle où la science et la raison tente de se faire une place au soleil…
Décidé à écarter ce rival, Léopold charge son homme de confiance, l'inspecteur Uhl, d'enquêter sur l'illusionniste et de dévoiler ses impostures. Une partie serrée s'engage entre les deux hommes...
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Mon avis :
Je l’ai déjà évoqué dans mes précédents avis, je suis une éternelle romantique et une fleur bleue. J’aime les belles histoires d’amour, souvent impossibles, parfois tragiques, mais sincères.
Avec « l’illusionniste », j’allais trouver mon bonheur. Le fils de l’ébéniste tombe amoureux d’une duchesse. Amour de jeunesse, mais que même les années passées n’arriveront pas à gommer. Au contraire, il se sera renforcé et quand le destin leur offre une deuxième chance, ils la saisiront sans hésiter.
J’ai beaucoup apprécier le côté historique du film.
Attention historique dans le sens qu’il se passe au début du siècle dernier et non pas de nos jours.
Les ambiances, les convenances étaient différentes et je trouve que cela renforce encore ce côté romantique qui me fait vibrer. Il existait encore plus qu’aujourd’hui les notions de rangs, de castes (même si on peut en rencontrer encore, c’est plus l’argent qui pose des barrières aujourd’hui).
Les images sont très belles, la lumière tamisée, nocturne ou même de plein jour, elle est toujours parfaite. Elle complète à merveille l’illusion, on est presque dans du fantastique, la magie est présente partout et même si l’on se dit, tout comme l’inspecteur Uhl, qu’il y a forcément un truc, l’illusion est bluffante. Notre esprit a beau nous crier gare, nos sens sont floués ! On y voit que du feu.
Le jeu des acteurs est très bon. Je suis parfaitement rentrée au cœur de l’histoire, le monde aurait bien pu s’écrouler autour de moi que je n’aurais rien vu venir. J’étais dans l’intrigue un point c’est tout.
On nous a épargné certains clichés et du coup le long-métrage prend son envole. Jusqu’au bout, on y croit et même si l’on avait compris avant, on a voulu se voiler la face tant cela est classique, mais également ingénieux et merveilleusement bien orchestré.
Pour celles qui sont comme moi sensibles aux belles voix, sachez que vous pourrez entendre celle du beau docteur Shépard (alias docteur Mamour) de « Grey’s anatomy ». Cela ne gâche pas le plaisir, croyez-moi !
J’ai passé un agréable moment avec ce film et je n’ai pas vu le temps passer. Il était parfait pour la grande rêveuse que je suis…
Note finale : 17 / 20
vendredi 30 janvier 2009
Oiseaux de proie en vue ---- "Rapaces" tome 1 à 4 - BD
Amatrice de bandes dessinées, j’ai souhaité rester dans une ambiance plutôt sombre (humeur du moment) et j’ai profité du fait que dans la médiathèque en bas de chez moi, l’on puisse emprunter toute une série complète d’une même BD pour l’équivalent d’un seul livre.Ainsi aucune chance de saturer ma carte d’abonné qui de toute façon l’est en permanence ! lol
Allons ne faîtes pas vos timides ou vos effarouchés, venez avec moi découvrir les « Rapaces » de Dufaux et Marini.
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Les auteurs (sources bedetheque.com et bdparadisio.com) :
J’aurai pu vous en écrire un résumé, mais j’avoue que ce sont maintenant des auteurs et scénaristes qui gagnent à être mieux connu.
Des biographies très complètes sont disponibles sur la toile et voici celles que j’ai sélectionné pour vous sur les sites cités ci-dessus :
- Jean Dufaux :
Jean Dufaux naît le 7 juin 1949 à Ninove. Passionné de cinéma, il s'inscrit à l'Institut des Arts et Diffusion (Bruxelles).
De 1969 à 1973, il s'y familiarise avec les procédés cinématographiques qui influenceront son écriture en bande dessinée. Sorti de l'I.A.D., il devient journaliste à Ciné-Presse, revue destinée aux professionnels du cinéma.
En 1983, il décide de se consacrer en priorité à la bande dessinée. Le journal Tintin est son premier port d'attache. Il effectue de nombreux travaux de commande. Rien de tel pour faire ses premières gammes. En 1983, il co-scénarise (avec Vernal) la série Brelan de dames dessinée par Renaud. Les deux hommes n'oublieront pas cette première collaboration. En 1985, il conçoit les aventures de Melly Brown (dessin : Musquera). En 1986, il fait son entrée chez Dargaud Bénélux avec La toile et la dague (dessin : Aidans) et, surtout, Beatifica Blues. Griffo assure le dessin de cette série post-atomique qui lorgne vers Bilal (il y a pire comme référence). Renaud et Griffo formeront rapidement le "noyau dur" de la "bande à Dufaux" qui fait également son apparition dans le catalogue des éditions Glénat avec Les maîtres de la brume (dessin : Eric). Les éditeurs savent désormais que Dufaux a terminé sa période rodage. Ses grands personnages vont naître. 1987 est une grande année. Il crée Jessica Blandy avec Renaud. La belle demoiselle, derrière un physique parfait, cache une faille que Dufaux révèle par petites touches. Pour la première fois, il donne une étoffe psychologique à un personnage. Cette épaisseur psychologique sera désormais la marque de son travail. Dans la foulée, il lance Giacomo C. Griffo illustre ces aventures vénitiennes librement inspirées de Casanova, donc fort galantes.
En 1988, Les enfants de la salamandre (dessin : Renaud) voit le jour et les tendances "fantastique" qui hantent Dufaux sont mises en scène progressivement et à chaque fois sous un angle différent. Il considère ces tentatives comme un gigantesque puzzle où chaque album, chaque série, est une pièce nouvelle. Dans un autre registre fantastique (tendance Vaudou), il concocte pour Paape et Sohier Les jardins de la peur. À l’aube des années 90, Jean Dufaux met le turbo jusqu'à bientôt mériter l'étiquette de "Jean le prolifique". Chelsy (dessin : Joris), né en 1990, se déroule dans le monde des arts, cuvée sixties (à l'I.A.D., il avait particulièrement apprécié les cours portant sur la psychanalyse de l'art). L'année suivante, il lance trois nouvelles séries : Avel (dessin : Durieux), Fox (dessin : Charles) et Santiag (dessin : Renaud). Il publie le premier volume de sa série consacrée aux écrivains qu'il aime : Sade (dessin : Griffo), Pasolini (dessin : Rotundo), Balzac (dessin : Savey), Hemingway et Hammet (dessin : Malès) suivront. En 1992, Sang de Lune lui permet de lancer Vivianne Nicaise. Il réactive Beatifica Blues, univers qui lui tient à coeur, dans un second cycle : Samba-Bugatti. Un an plus tard, outre le lancement du cycle Les Voleurs d'Empires (dessin : Jamar), il réalise enfin un vieux rêve en travaillant avec Rosinski. Complainte des Landes Perdues est le résultat de leur union.
En 1994, il fait une incursion chez Aire Libre avec un Monsieur Noir développé en 2 volumes. Au dessin : Griffo. Dufaux a décidément la collaboration fidèle. Mais, surtout, il est un des rares scénaristes à pouvoir mettre en scène des univers variés tout en garantissant au lecteur une écriture originale et reconnaissable. Les éditeurs sont à présent demandeurs du "style Dufaux". Mais le scénariste se veut désormais moins prolifique pour polir au mieux les nouvelles pièces de son puzzle.
- Enrico Marini :
Né le 13/08/69 (Suisse).
Tout au long de son enfance, c'est pour son plaisir qu'Enrico Marini dessinera et créera des bandes dessinées. Poussé par ses amis, vers l'âge de 14 ans, il se décidera enfin à participer à certains concours.
Durant quatre années (de 1987 à 1991), il étudiera le graphisme à l'Ecole des Beaux-Arts de Bâle. Son style est alors très influencé par les mangas : Marini avoue être influencé par Otomo mais aussi par Hermann ou Moebius.
Sa carrière débute réellement en 1987 au Festival de la Bande Dessinée de Sierre dans le cadre du concours des nouveaux talents. En effet, Cuno Affolter, journaliste suisse (organisateur notamment de plusieurs expositions à la Foire de Frankfort ou au Festival de Sierre), admiratif devant les planches déjà très abouties de ce jeune dessinateur, le présente à une nouvelle maison d'édition : Alpen Publishers. Marini publie dès lors chez Alpen la série "La Colombe de la Place Rouge" (sur un scénario de Marelle). Ses dessins commenceront par êtres publiés dans « La Tribune de Genève ». Grâce au succès remporté, naîtra le premier tome de la série « Un Dossier d'Olivier Varèse ». Trois tomes d'Olivier Varèse suivront entre janvier 1992 et mai 1993. Puis c'est Georges Pop, journaliste de la Radio Suisse Romande, qui sera le scénariste du dernier épisode de cette première série "Le Parfum du Magnolia".
En 1992, Thierry Smolderen propose à Marini de changer d'univers. Leurs regards se tournent alors vers Gipsy, un vrai héros de chair et de sang, avec des défauts et un passé, mélange de cynismes, de forces grossières et de sensibilité dissimulée. Trois titres paraissent en 1993 et 1995 chez Alpen, le quatrième en 1997 chez Dargaud.
De par sa rencontre avec Stephen Desberg, Marini concrétise un rêve d'enfant : dessiner un western. "L'Etoile du Désert" révèle, à travers un nouveau style, le talent incontestable de deux sommités de la bande dessinée.
En septembre 98, il publie une nouvelle série chez Dargaud : "Rapaces" avec Jean Dufaux au scénario. Et en octobre 2000, c'est "Le Scorpion" qui naît sous ses traits (toujours chez Dargaud) et sous la plume de Desberg.
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Mon avis sur la série complète, soit 4 tomes :
- Le tome 1 :
Cela débute comme un bon thriller. Il y a eu un meurtre au 123 ème étage d’un immense bulding. Le plus étonnant, c’est que l’assassin n’est pas passé par la porte car elle était encore verrouillée de l’intérieur. Étrange donc et le pire, c’est que ce crime n’est pas le premier, c’est déjà le troisième du même genre. On sait que les victimes avaient toutes un point commun : elles avaient un kyste derrière l’oreille droite et elles ont été vidées de leur sang. Brrr !
Je n’ai aucune peine à me mettre tout de suite dans l’ambiance, les dessins sont limpides, les bulles nous donnent les informations nécessaires sans surcharger le tout. En moins de deux pages, c’est bon, je suis dans l’intrigue car les dessins parlent d’eux-mêmes. C’est important quand même dans une bande dessinée, mais hélas, ce n’est pas toujours le cas. Cette fois, pas de problème, c’est sombre à souhait…
À souligner aussi, la première page se déroule dans une église. Tout un présage ?! Cela est bien possible et l’on retrouve aux commandes de cette intrigue, un duo d’une beauté sans pareil, mais cruel, pur, violent et si animal. Nous ne tarderons pas à apprendre qu’il s’agit d’un frère et d’une sœur qui ne ressemblent à personne d’autre.
Qui sont-ils vraiment ?
On ne nous dévoile pas tout d’un bloc, on nous dépeint l’ensemble des protagonistes et l’on comprend vite que les ramifications sont plus qu’étendues.
Les cases sont parées de belles couleurs tantôt chaudes, tantôt froides. Dans les deux cas, c’est vif et violent comme la brûlure d’une flamme ou mordant comme celle du froid.
Le découpage des scènes est tout aussi fluide que les dessins qui ornent ces mêmes cases. On se croirait dans un bon thriller, on est happé par l’intrigue : une enquête pas banale et dont même les plus hautes sphères des forces de polices ne sont pas épargnées.
Ils ne seront que deux à lutter et la guerre ne fait que commencer…
Un premier tome donc qui nous met en appétit.
- Le tome 2 :
De nouveaux personnages entrent en scène comme pour remplacer ceux qui ont disparu dans le premier tome. L’intrigue se corse un peu pour notre plus grand plaisir.
Attention aux yeux chastes, certaines images sont un peu crues, c’est assez sexe, assez gothique et largement placé sous le signe de la domination, de la luxure.
Personnellement, cela ne me gêne pas, c’est en accord avec le récit à la fois très primaire, limite bestiale dans le sens où c’est comme un retour aux sources… Ce n’est donc pas gratuit. Pour moi, rien n’est plus vulgaire que des images osées sans valeur hors contexte, mais là encore, ce n’est pas le cas. Chaque détail compte et c’est très bien amené, c’est sexy et esthétique, on en dévoile juste assez pour aiguiser nos sens. Même le côté incestueux ne parvient pas à me rebuter… Peut-être n’est-il pas assez réel pour que je le rejette comme je le devrais. C’est un récit fantastique.
Le graphisme est donc agréable et je retrouve certaines ressemblances avec une autre bande dessinée des mêmes auteurs : « Le scorpion ». Ce n’est pas pour me déplaire, mais le travail est peut-être moins fin. Il faut bien dire que l’intrigue ne se déroule alors pas du tout dans le même contexte.
Parfois, il n’y a aucun dialogue, pas de bulle à lire, mais tout le message à faire passer se trouve dans les dessins. C’est la magie de la BD et « Rapaces » répond bien à ce critère.
C’est dans ce tome que nous comprenons pourquoi le règne de certains doit s’achever. Ils se sont laissé corrompre par la civilisation qui les répugnait tant au départ. Ils ont pactisé avec le diable en quelque sorte, même si dans ce cas précis, je crois que mes termes sont plutôt mal choisis. Ils ont changé et oublié leur véritable destinée. Un seul membre voulu résister à cette folie : Don Molina. Il protégea ses enfants que nous avons retrouvés depuis le premier tome, mais à l’âge adulte : Drago et Camilla.
J’adore le look provocateur de Camilla et qui en même temps est si féminine. Je ne doute pas que les lecteurs masculins succombent à ses charmes… (lol)
- Le tome 3 :
Ce troisième volet débute avec un maximum de violence et d’intervention, de combat. C’est la suite logique de cette guerre sans pitié. Qui l’emportera ? ça je l’ignore encore, mais il y a suffisamment d’action pour je ne m’ennuie pas durant ma lecture. Je reste sur mes premières impressions, cela ressemble furieusement à un thriller, pour un peu, il ne me manque plus que le son !
Un fait amusant toutefois. C’est l’espèce humaine qui est en voie de disparition, tout comme bon nombre d’espèces animales aujourd’hui. Tout cela pourquoi ? Pour prendre le pouvoir, pour dominer le monde, pour étendre encore son territoire… Rien que du très banal en fait… Une petite anecdote donc qui me fait sourire car rien ne change vraiment…
Comme dans le précédent épisode, il y a des passages assez osés. Le sexe a une dimension importante dans cette saga. Ce n’est pas une bande dessinée pour enfants. On est bien loin de l’univers à la « Boule et Bill » ou encore de « Spirou et Fantasio ».
C’est sombre, on est dans les bas-fonds de l’humanité ou de ce qu’il en reste.
Un opus où les révélations se font plus précises, où l’on ne sait pas encore de quel côté de la balance cela va pencher. On est tenu en haleine !
- Le tome 4 :
Un ultime volet qui m’a semblé presque court et pourtant ce quatrième tome comporte tout autant de pages que les précédents.
Cela va vite, très vite et les actions s’enchaînent à une telle vitesse que je suis presque à bout de souffle.
Le cycle de la vie est ainsi fait. Certains meurent et d’autres prennent leur place. Le chemin est long, parfois terriblement long pour ceux qui restent…
En revanche, le temps ne m’a pas semblé long car cette saga n’aura duré que quatre épisodes. C’est presque trop court.
Le dénouement est un tantinet trop rapide, trop simpliste. C’est un peu dommage, mais cela n’enlève rien au plaisir que j’ai eu à le lire.
Une série à découvrir pour ceux qui ne connaissent pas. À relire pour les autres car il y a certainement des petits détails qui vous auront échappé.
Le monde des vampires n’a pas fini de nous fasciner. Les ténèbres ne sont d’ailleurs jamais bien loin et l’enfer souvent sous nos fenêtres…
Note finale : 16 /20 (pour l’ensemble de la saga)
lundi 26 janvier 2009
Duo en os troubles (saison 2) ----- "Bones" saison 2 - coffret DVD

Je me suis fait vraiment très plaisir avec la première saison de « Bones », aussi j’attendais la seconde avec impatience. Et heureusement pour moi, je n’ai pas eu à attendre car j’avais pu trouver les deux coffrets à un prix très attractif sur la toile.
Et oui, j’adore les série TV et leurs coffrets vidéo, mais pas au point de me ruiner quand même. Pas folle la guêpe.
Bon, ce n’est pas tout ça, mais on a 21 épisodes à visionner, pour la seconde saison de « Bones ».
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La petite présentation du coffret :
Il y a eu un peu de changement depuis la précédente saison et c’est en mieux.
Cette fois encore, nous avons bien six DVD, mais ils sont rangés deux par deux dans un boîtier slim. Le coffret est donc plus mince et les DVD sont plus accessibles, plus maniables et encore mieux protéger à mon sens.
La couleur noire choisie pour cette saison tranche un peu avec la version blanche de la première, mais j’aime bien ce côté Yin et Yang (des polarités opposées)...
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Le contenu :
- 21 épisodes de 43 minutes chacun soit 6 DVD.
- Les bonus (détaillés un peu plus loin)
- Écran 16/9 ème
- Format 1,78
- Couleur
- Durée total : plus de 15 heures
- Pistes audio disponibles en Français et en Anglais (5.1 Dolby Digital)
- Sous-titrages en Français, Anglais et Néerlandais.
- L’accord parental est souhaitable pour visionner cette série car certaines images pourraient heurter la sensibilité des plus jeunes.
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L’intrigue :
Le docteur Tempérance Brennan, brillante anthropologue, possède le don de déchiffrer les indices laissés sur les os des victimes. Sa mission : aider le FBI sur des affaires criminelles trop complexes pour les méthodes classiques d’investigation.
Pour cela, elle fait équipe avec l’agent spécial Seeley Booth, ancien snipper de l’armée qui, lui se méfie de la science, des scientifiques et préfère suivre son intuition. Enfin au début…
Et puis durant cette seconde saison plutôt sulfureuse, l’on va voir apparaître une ancienne maîtresse de Booth. Voilà une redoutable adversaire et rivale pour Tempérance…
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Les bonus :
- Les meilleurs souvenirs de la saison 2 : Un excellent bonus où les acteurs nous font part de leurs bons souvenirs sur le tournage de cette seconde saison, mais attention, ce supplément n’est disponible que version originale, mais sans les sous-titres.
- Les effets spéciaux – l’illusion numérique des os : Un petit point technique sur les effets spéciaux que je juge très bons dans leur ensemble, mais j’émets un gros bémol pour tout ce qui touche les déplacements en voiture et la scène d’apesanteur dans un avion.
- Les scènes inédites avec les commentaires optionnels de Hart Hanson et Stephen Nathan (producteurs exécutifs) : Là encore, ce supplément est disponible uniquement en VO sans les sous-titres. Les personnes fâchées avec l’Anglais vont forcément y prendre bien peu de plaisir.
- Bêtisier : il vous est présenté par un magnifique squelette, mais toujours en VO. Heureusement que certaines crises de rire sont communicatives et universelles.
- Les commentaires audio de certains épisodes : Ce sont des bonus que j’apprécie particulièrement car en fonction du ou des commentateurs, on en apprend beaucoup sur la série. Cependant sans les sous-titres, les non-anglophones n’y prendront aucun plaisir.
- Des bandes-annonces de séries : Il est juste dommageable qu’elles se lancent à peine votre sixième dvd incéré dans le lecteur. Elles ne sont même pas en VF, mais uniquement en VOST. Bien peu d’efforts fournis sur ce plan-ci donc…
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Mon avis :
- « Le choc des Titans » :
Le lien avec la précédente saison est tout de suite évident car on retrouve Seeley Booth et le docteur Brennan dans un véhicule banalisé du FBI roulant à vive allure, sous une pluie battante, dans les rues de Washington, avec les sirènes qui hurlent à tue tête et leur sujet de conversation porte sur le père de Tempérance.
En revanche, l’enquête qu’ils vont devoir mener n’a rien avoir avec ce sujet plus personnel bien que du ressort du FBI. Enfin, des éléments d’ordre privé, il va y en avoir quand même puisque que c’est dans cet opus que nous allons faire la connaissance de Camille, l’ex petite amie de Seeley. Aïe, elle pique !
La tension monte et c’est ce qui fait le charme de cette série qui n’est donc pas uniquement scientifique, ni policière, mais avant tout humaine.
- « La place du père » :
La rivalité entre les jeunes femmes (Tempérance et Camille) est pour l’instant strictement professionnelle, mais à la vue de leur caractère respectif, il n’en faudrait guère plus pour mettre le feu aux poudres.
Tempérance et Camille ont toutefois plus d’un point commun car elles parlent souvent le même langage, celui de la science. Est-ce que cela sera suffisant ? J’ai envie de me fier au vieux dicton qui dit que « les contraires s’attirent ».
Booth est un homme, un individu qui en a vu plus qu’il n’en fallait au cours d’une vie, mais il reste indéniablement le plus sensible de tous. C’en est presque touchant, attendrissant. Les autres ne sont pas inhumains, juste un peu trop scientifiques dans leurs approches.
Le crime qui doit être résolu cette fois est particulièrement horrible d’ailleurs. Il s’agit d’une jeune femme enceinte avec un fœtus viable au moment du meurtre. Mon sang de mère n’a fait qu’un tour.
- « Roméo et Juliette » :
On n’est pas grand chose en ce bas monde, mais finir dans un camion poubelle, c’est quand même extrême, non ? Cet épisode nous propose une version très contemporaine de « Roméo et Juliette ».
Tempérance est un peu à cran car beaucoup de personne portent vite des jugements sur la jeune fille qui a disparu en même temps que la victime car elle était placée dans une famille d’accueil. Elle connaît bien trop le problème. Elle ne veut pourtant pas tirer de conclusions trop hâtives. Son expérience lui sera alors très utile.
Un opus qui nous offre l’opportunité de se dire qu’une idée toute faite n’est pas toujours la bonne, même si les statistiques, les chiffres sont majoritairement contre cela.
- « Tuer n’est pas jouer » :
Voilà un cadavre qui pourrait bien être l’une des victimes d’un tueur en série que Booth et Brennan ont aidé bien malgré eux. Cette fois, ils n’ont aucune envie de lui faire de cadeaux, même involontaires.
J’apprécie ce genre d’épisode qui permet de relier des faits antérieurs entre eux. Cela donne un crédit supplémentaire à une saga car comme dans la vraie vie, rien n’est jamais totalement isolé, sans liens avec le reste.
En parlant de cela, le regard de Seeley est parfois si noir que cela me fait penser invariablement à Angélus (voir la série « Angel » où David Boreanaz tenait le rôle principal). C’est très plaisant comme souvenir et cela me permet de faire le lien entre ces deux séries. Vous voyez tout est relié, même si cela peut être ténu.
Le petit détail qui change tout, c’est ça la clef !
- « Les femmes de sa vie » :
Booth n’est pas un enfant de cœur et ses conquêtes sont nombreuses, mais quelques fois, il « replonge » avec son ex petite amie, la mère de son enfant, Rebecca. Grrrr, je meurs d’envie de la tuer, est-ce normal ? Cependant, un petit conseil à David : enlève ces chaussettes que je ne saurais voir durant un gros câlin !
En revanche si vous avez une grosse nausée en voyant la victime du jour, c’est parfaitement normal !
Le comportement de Booth va quelque peu changer un peu ses relations avec Brennan, mais ils vont rester très professionnels. Et puis, le thème de la sexualité, de la polygamie vont être à l’honneur dans cet épisode. Tout se rejoint encore une fois. C’est bien pensé, c’est bien filmé.
- « Immunité » :
On approche encore une fois le monde de la drogue par le biais des cartels et cette rencontre est disons pour le moins explosive. Les tensions sont palpables car l’ambassade de Colombie est aussi au cœur de l’enquête.
Camille tente toujours de s’imposer par la force et cela se passe plus ou moins bien. Toutes les personnes qui travaillent pour l’institut Jefferson possèdent un fort caractère à sa manière et parfois, cela fait couac.
Cependant, l’équipe tourne quand même et la solution sera trouvée pour cette affaire, comme toujours ou presque.
- « Reine de beauté » :
La victime est une enfant donc c’est toujours plus délicat pour les enquêteurs, mais aussi pour nous spectateurs. Les réactions sont exacerbées.
Cette enfant avait été changé en poupée géante, en singe savant : claquettes, danse, fausses dents, cheveux décolorés, maquillage… Elle avait tout perdu ou presque des attributs de l’innocence et de l’enfance. Elle était entrée dans le monde des adultes, de la compétition. À tout juste 9 ans, est-ce bien raisonnable ? Et encore, ce n’était que pour des concours de beauté !
Les histoires d’amour fleurissent même dans l’univers aseptisé de l’institut, mais toutes ne prennent pas leur envol… Il faut pour cela une balançoire ou un repas thaï devant une pile de dossiers…
C’est un peu comme cette enfant qui est devenue une adulte trop tôt et qui ne verra pas ce que ce monde peut offrir.
J’avoue être perplexe sur les motivations de sa mère… Et sur la nature humaine en général.
Un opus qui prône plus ou moins le retour à l’insouciance enfantine. Je dois signer où ?
- « La chance du débutant » :
Non ce n’est pas un épisode des « Experts de Las Vegas », mais bien un de la saga « Bones » et avec le passé de l’agent Booth (gros joueur), cela va sans aucun doute déménager ! Mais avec deux morts pour le prix d’un, cela commence bien, non ?
On fera une petite descente aux enfers avec ces combats dits modernes, mais qui ne sont ni plus ni moins aussi barbares que ceux des arènes du cirque à Rome au tout début de notre ère. Ave Caesar, morituri te salutant ! Et, c’est vrai qu’il y a des morts…
- « Le fossoyeur » :
Brennan et Hodgins sont enterrés vivants : c’est le début plutôt horrifiant de l’épisode qui nous est proposé ce jour. Il faudra un flash-back pour nous apprendre comment cela a bien pu se produire et qui est le criminel hors norme que nos amis affrontent cette fois encore.
C’est une course contre la montre qui est engagée. Des instants de vérité qui nous ferons vibrer jusqu’au bout. Encore !
- « La sorcière sans tête » :
Vous croyez aux fantômes ? Le docteur Brennan non, mais il y a bien des choses à éclaircir dans cette affaire. Avec en prime une vidéo qui vous fait penser au projet « Blair Witch », c’est certain, cela glace le sang.
Heureusement ce n’est que du cinéma, enfin on veut le croire…
Encore un épisode bien conçu et surtout qui met l’accent sur la relation très étroite quelque peu ambiguë qui lie Booth et Brennan.
- « L’épouvantail » :
Une fois n’est pas coutume, l’épisode commence en nous dévoilant le processus qui mit la victime dans cet état, mais sans nous donner l’identité du meurtrier. Le mystère reste entier jusqu’au bout, même si toute cette affaire à un lien direct avec la famille du docteur de Brennan.
Une petite remarque en passant, je ne pensais pas que l’on pût soutenir un doctorat dans une tenue aussi négligée (voir Zack et son look « je sors de mon lit ou d’une soirée alors que je suis juste un intello de première qui ne fait pas grand cas de son apparence). Donc soit, la série manque de réalisme sur ce point-ci, soit ils sont vraiment peu pointilleux aux USA… C’est encore un détail, mais j’aime mettre le doigt là où cela peut faire mal… Un peu comme l’examinatrice qui ose enfin faire cette remarque. Ainsi je ne suis pas seule à être méchante.
- « Fin de la partie » :
Le tueur en série, qui a déjà utilisé Booth et Brennan pour échapper à la peine de mort une fois et qui aime les faire « jouer » à ses énigmes morbides : Howard Epps, va de nouveau entrer en piste.
Camille et Seeley sont toujours aussi proches, très proches, mais les rapports qu’entretient Booth avec le docteur Brennan sont eux-aussi ambigus au possible.
Le jeu du chat et de la souris va reprendre, mais qui va gagner la partie cette fois ?
Un épisode qui est tendu, mais c’est ce que l’on aime dans ce type de saga, non ? Alors ne boudons pas notre plaisir et profitons-en au maximum.
- « Les nerfs à vif » :
Le titre est très bien trouvé et vous comprendrez parfaitement ce que je veux dire en visionnant la première minute de l’épisode. Et dire que je me trouve un peu à cran ces derniers temps… Ce n’est rien comparé à Booth. Enfin en même temps, je ne suis pas armée et cela vaut mieux. Je ne suis pas aussi bonne au tir que l’est notre agent spécial.
Une affaire tout ce qu’il y a de plus sérieuse et qui possède tout ce qu’il faut pour rendre Booth complètement maboul.
- « Rien ne va plus » :
Il n’y a pas que Zack qui change de look dans la série, il y a Booth également, même si là, c’est beaucoup plus subtile comme des cravates et des chaussettes neutres, limites sinistres quand on a connu l’exubérance d’antan !! (petit souvenir de l’épisode de la saison 1 où les personnages se retrouvent confinés à l’institut Jefferson lors du réveillon de Noël).
Hodgins se rend suspect par son attitude, ainsi que par ses faits et gestes, mais en fait il y a une tout autre explication.
Cet épisode nous permet d’en apprendre un peu plus sur les personnages principaux. On le fait d’ordinaire par petite touche, mais là, c’est un peu plus complet.
- « Roman meurtrier » :
Tempérance est vraiment débordée entre sa nouvelle relation amoureuse, son dernier livre et les enquêtes, elle peut à peine respirer. Cependant l’horreur arrive dès que les cadavres qui sont découverts sont identiques à ceux qui sont relatés dans son thriller.
Booth est un peu tendu même s’il ne veut rien dire à cause de cette proximité (avec son ami et collègue du FBI) et cette histoire de triple homicide plutôt habillement montée.
Un petit clin d’œil amusant est à noter, c’est que lorsque l’on évoque l’héroïne du roman du docteur Brennan : elle se nomme Kathy Reich comme la véritable anthropologue judiciaire et auteur des ouvrages qui furent à l’origine de la saga. On inverse les rôles.
- « Histoire d’os » :
D’ordinaire, nos amis doivent travailler sur les fragments d’os ou mieux encore sur des squelettes entiers, mais là cette fois, il ne reste plus que la peau… C’est spécial, très spécial je dois avouer et j’ai sensiblement la même réaction qu’Angela ou Booth… Je dois donc être encore humaine, ouf !
Tempérance est un peu sur nuage et elle essaie de passer de véritables vacances avec l’agent Sullivan. Enfin, ce n’est pas gagné d’avance… Seeley ne l’avouera toujours pas, mais il est touché par cette relation qui s’installe dans la durée, les changements de comportement de sa partenaire… Cela met un peu plus de piquant dans leur relation qui est déjà complexe et pourtant si simple à la fois.
- « L’enfer pavé de bonnes intentions » :
Booth est susceptible car Brennan est toujours aussi prompte à balayer les explications religieuses. Il s’en sert même de prétexte pour évoquer la possibilité de ne plus travailler avec elle, mais il n’en fera rien. Je pense qu’il est blessé dans son orgueil, mais il devra poursuivre encore sa thérapie avant de trouver les causes réelles de certains de ses troubles. Il poussera même Tempérance à voir son thérapeute. Ah s’il ne forme pas un couple, on n’en est pas si loin quand on en arrive là !
- « Mon père, le criminel » :
Voilà un épisode où le passé de Tempérance est encore mis à jour et ce n’est vraiment pas facile à gérer.
Heureusement que Booth est toujours là, même si cette fois, il souffre dans sa chair (sa peur du dentiste lui vaut une belle rage de dent qui sera soulagée de manière simple, mais un peu brutale --- il sera même torturé).
Tempérance est également toujours là pour lui, son équipier. Ils sont unis comme les doigts de la main.
Limite, je suis jalouse…
- « Perdu dans l’espace » :
Étudier le cadavre d’un homme de 130 ans qui est tombé du ciel, ce n’est pas donné à tout le monde, ce n’est même pas rationnel, et pourtant… Les faits parlent, mais peut être faut-il mieux les écouter.
C’est un peu comme avec les êtres humains. Pour les comprendre, il faut les connaître et les écouter.
Un épisode qui flirte avec le paranormal et les extra-terrestres. Tout ceci est très « X-files » avec les complots, les implants, les vols spacieux… Alors que la vérité est si simple… Un petit bémol lors de la scène d’apesanteur dans l’avion. Les effets spéciaux sont particulièrement mauvais. Cela ne gêne pas l’intrigue, mais c’est juste incompréhensible dans une telle série.
- « La recette du bonheur » :
Les relations si particulière qu’entretiennent Booth et Brennan font sourire tout le monde, même les autres agents du FBI qui y voient là certainement plus qu’une simple coopération d’ordre professionnelle. Enfin à défaut d’un dîner aux chandelles, ils pourront toujours se quereller autour d’un squelette phosphorescent. Cependant, Booth papillonne un peu… C’est sans doute parce que toutes les femmes sentent qu’il serait un excellent reproducteur (dixit le Dr Brennan).
Un opus plein de saveurs et de couleur comme la cuisine de la victime.
- « Par amour » :
L’amour est dit-on le plus doux des penchants, mais ce sentiment peut tout autant vous consumer, vous dévorer. Il est également possible d’agir sans grand discernement ou sous le coup des émotions de l’instant.
En bref, l’amour vous donne des ailes, mais pas toujours le mode d’emploi qui va avec !
En prime, l’amour vous rend souvent gauche ou maladroit. On n’est pas toujours à son avantage, mais la vie n’aurait aucun sens sans l’amour.
Un opus qui pourra faire battre votre cœur et parce qu’on les aime nos personnages de « Bones », on sait d’avance que cela va être dur d’attendre la troisième saison avec un tel final au pied de l’autel pour Booth et Tempérance…
Note finale : 18 / 20
vendredi 23 janvier 2009
Un spectre bien vivant... - Le fantome de l'Opera - DVD
Parfois, quand je n’ai pas le moral, pas trop l’envie de lire car je me sens vraiment fatiguée, je me loue ou je regarde un bon DVD. Juste histoire de me laisser aller, de me faire porter dans un autre univers où mes soucis quotidiens me semblent dérisoires, voire lointains. Et si le long-métrage est véritablement très bon, alors il peut même arriver que j’oublie tout durant deux bonne heures. Je suis certaine que vous faites pareil.Hier soir, j’ai jeté mon dévolu sur un film déjà un peu ancien (2005) : « Le fantôme de l’opéra ».
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La petite fiche technique :
Date de sortie : 12 Janvier 2005
Réalisé par Joel Schumacher
Avec Gerard Butler, Emmy Rossum, Patrick Wilson
Film américain.
Genre : Fantastique, Comédie musicale
Durée : 2h 20min.
Année de production : 2004
Titre original : The Phantom of the Opera
Distribué par Metropolitan FilmExport
Le site Internet officiel : http://www.lefantomedelopera-lefilm.com/
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L’intrigue :
Durant tout le film, nous allons aller de la fin du XIX ème siècle au début du XX ème. Il y a en effet une vente aux enchères d’objets forts hétéroclites à l’opéra de Paris. Il est délabré, tout est à refaire, il est laissé à l’abandon le plus complet. Pourtant, il n’en fut pas toujours ainsi !
Christine, fille d’un grand musicien, mais orpheline à sept ans et prise sous l’aile d’une danseuse qui fera d’elle une artiste prometteuse dans son art, va voir son avenir basculer.
Un coup de pouce du destin ou plutôt devrais-je dire du fantôme de l’opéra, lui permet de faire éclat de son autre talent, sa voix. Elle a reçu le meilleur enseignement qui soit grâce à l’ange de la musique envoyé par son père.
Du moins, c’est ce qu’elle croit.
Tout commencera à se gâter lorsque que Raoul refera son apparition et se montrera plus entreprenant face à son ancien amour d’enfance. Le fantôme jaloux et exclusif ne le supportera pas….
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Mon avis après visionnage :
J’aime beaucoup ces films fantastiques qui pourtant voient leur intrigue se dérouler dans notre passé assez proche. Je ne sais pas à quoi tient réellement cet engouement, peut-être encore mon aspect d’historienne qui aime les mystères, la petite histoire et pas seulement la grande, les costumes, l’atmosphère particulière de cette époque plus propice aux grandes énigmes que de nos jours… Sans doute un peu de tout cela.
En louant « le fantôme de l’opéra », c’est également tout ceci que je souhaitais retrouver et, dans un sens, je ne fus pas déçue.
Les décors sont inégaux toutefois. Ils sont magnifiques puis sur le plan qui suit, ils sont plus que médiocres. De petites incohérences aussi se glissent çà et là.
Par exemple, un personnage sort de l’eau et ses vêtements sont trempés. Cela est logique. Alors comment expliquer que moins d’une minute plus tard, ils soient totalement secs ? Cela ne gâche pas complètement le film, je vous rassure, mais si moi je le remarque, j’imagine que ce doit être alors des fautes particulièrement repérables car je ne suis pas réellement attentive à cela. Je ne cherche pas la petite bête dans chaque film que je visionne. Au contraire, je recherche l’immersion totale !
La bande originale est des plus présentes puisque nous sommes dans une comédie musicale. Les dialogues se présentent sous forme de chansons. Il vaut mieux le savoir car si vous n’êtes pas fan du genre, ce film va vite vous agacer !
En effet, j’ai eu presque l’impression de me retrouver soit dans un immense clip pour une comédie musicale comme l’on nous en sort régulièrement, soit carrément d’être dans une version live du spectacle de cette dernière. Les paroles sont un peu plus fouillées que pour « le roi soleil », mais on est dans le même registre.
Il y a aussi plus d’effets spéciaux, plus de moyens, il ne faut pas exagérer. Il y a même certains passages qui font penser à des revues de Broadway. Je trouve cela un peu trop. D’ailleurs tant de passages sont ainsi, trop kitch, trop américanisés, trop ceci, trop cela, sans que l’on puisse vraiment dire le pourquoi du comment. Cela reste du ressenti pur.
Certains costumes et coiffures, attitudes m’ont évoqué d’autres souvenirs de mon enfance. J’ai eu parfois l’impression de revoir un peu de « Sissi ». Il est vrai que nous sommes dans une période proche, mais quand même suis-je la seule a avoir fait ce parallèle ?
J’ai aussi trouvé un petit côté mylénien (Mylène Farmer pour ceux qui n’auraient pas tout suivi). C’est une ambiance qu’elle affectionnait tout particulièrement à ses débuts avec la neige dans les cimetières, le côté romantique de la chose, mais aussi dramatique. Des images belles, émouvantes et très stéréotypées que l’on aime ou déteste sans commune mesure. J’avoue que cela m’a plu car je suis une fan de Mylène, mais je pourrais comprendre que cela agace.
Les acteurs sont bons, mais pas toujours au mieux. Parfois on y croit, à d’autres pas du tout. C’est un peu trop mièvre, mais aussi follement dans le style que l’on a voulu donner au film. Tout est poussé jusqu’à l’extravagance et cela encore, on aime ou pas.
Je ne vous parlerai pas des bonus que vous pourriez trouver sur une version du commerce puisque la mienne étant louée, je n’ai eu droit qu’à quelques bandes-annonces et un lien vers le site officiel.
Maigre, très maigre, mais hélas souvent de rigueur. On ne peut pas toujours tout avoir !
J’avoue avoir un sentiment très partagé envers ce film. J’ai à la fois beaucoup aimé, mais également trouvé cela un peu long, trop téléphoné, trop déjà vu et entendu. La faute à cette mode des comédies musicales sans aucun doute.
Je ne puis que vous dire de le voir à votre tour afin que vous vous forgiez votre propre opinion. Je ne parviens pas à trancher, aussi ma note sera-t-elle moyenne. Je ne veux ni l’encenser, ni le plomber. Je vais rester presque neutre donc.
Note finale : 11 / 20
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