lundi 1 décembre 2014

Les démons d'Alexia tome 1, l'héritage de Ers et Dugomier



Le livre : 

Les démons d'Alexia de Dugomier, Benoit Ers aux éditions Dupuis, 48 pages, 10 € 60.
Version ePub disponible pour moins de 6 € ou lors d'un abonnement sur Iznéo. 


Pourquoi cette lecture : 

C'est lors de mes essais de lectures de BD version numérique avec un abonnement sur la plateforme Iznéo que je me suis lancée dans la découverte de cette saga que j'avais aperçu dans les rayonnages des librairies spécialisées (BD) en particulier. 
Envie de découvrir toujours de nouveaux titres et univers, je ne change pas. 


Le pitch : 

Le C.R.P.S, Centre de Recherche des Phénomènes Surnaturels, est une institution discrète qui lutte contre les évènements paranormaux qui menacent l'équilibre de notre monde, Une lutte bien inégale... jusqu'à l'arrivée l'une nouvelle stagiaire, exorciste surdouée, Alexia.


Ce que j'en pense : 

Alexia paraît être une jeune femme comme tant d'autres et pourtant les apparences peuvent être bien trompeuses. Sa destinée sera donc peu banale et à peine arrivée en tant que stagiaire au CRPS que les ennuis commencent. Chic pour nous ! 
J'aime bien le début de cette saga car l'héroïne permet une identification facile et les aventures ne tardent pas à débuter. En dehors des phénomènes paranormaux qu'elle croise et recroise, Alexia est totalement normale. Les gens qui vont l'entourer le seront parfois un peu moins...

Dessins classiques style bd belge. Agréables, synthétiques, parlants, en mouvements, que dire de plus ? 
Couleurs classiques également. Rien a redire. 

L'intrigue est sympathique. Pas toujours très diversifiée, mais divertissante. 
De l'humour présent dans cette histoire, voilà qui fait du bien. Ça cadre bien au genre aussi. Pas vraiment registre de la frayeur, mais quelques frissons quand même avec des morts qui reviennent à la vie. La sorcellerie, ce n'est pas pour les fillettes, quoique... 
Il y a encore plus de mystères à la fin de ce premier tome qu'au début, mais on ne va pas s'en plaindre car cela nous donne forcément envie de nous plonger dans les prochains volumes de la saga. 
Décidément, je l'aime bien moi Alexia...



Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20 



vendredi 28 novembre 2014

Maria de Pierre Pelot





Le livre : 

Maria de Pierre Pelot aux éditions du Livre de poche, 134 pages,  5 € 60. 



Pourquoi cette lecture : 


Encore un livre que j'ai découvert via "La grande librairie" sur France 5 et que j'ai emprunté dans l'une des médiathèques où je suis abonnée. C'est fort simple et surtout cela me permet de faire de belles économies dans mon budget livre. Et puis vu le nombre de titres de livres que j'ai pu noter sur mes petits carnets, je ne suis jamais à court de solution, ni de piste pour me trouver un ouvrage à lire... Celui-ci aussi remonte à quelques années... 

"Maria" de Pierre Pelot sera pour moi une découverte totale car même si l'auteur est plus que prolifique car il a à son actif plus d'une centaine d'ouvrages, c'est bien la première fois que je le lis (ou alors ma mémoire défaille, ce qui est bien possible après tout).



Le pitch : 

Les Vosges sous l'occupation nazie.
Maria est institutrice. D'une beauté saisissante, elle coule des jours insouciants avec son mari, Jean, patron du bistrot du coin. Lorsque les maquisards viennent la chercher à l'école devant ses élèves, ils promettent de la ramener bientôt, que tout ira bien… Commence alors le calvaire de Maria. Un calvaire qui durera toute sa vie. Car voilà : Jean est un traître, un collabo, et beaucoup sont morts par sa faute.
Pour l'avoir aimé, Maria sera battue, torturée puis violée, avec à jamais gravé en elle la disgrâce et la cruauté de ceux que la France élèvera bientôt au rang de héros. Elle n'en parlera à personne. Cinquante ans plus tard, un jeune homme arrive dans cette vallée par une nuit neigeuse. Il vient rendre visite à l'une des pensionnaires de la maison de retraite. La voix fatiguée d'une conteuse sur les ondes d'une radio locale l'accompagne dans son périple nocturne.
Pour ses auditeurs, elle évoque l'histoire de ces terres où gèlent les eaux de la Moselle. Les fantômes du passé planent sur son récit.



Ce que j'en pense : 

Une histoire assez courte car l'ouvrage ne dépasse pas les 134 pages, mais il n'en reste pas moins que le texte est riche. L'histoire est émouvante, touchante parce qu'elle révèle les tréfonds de l'âme humaine qui n'est pas toujours belle (en prime, on évoque une période assez noire de notre histoire et où les rancunes sont tenaces, les vengeances basses et où l'ignominie n'est pas rare). 
Point de traces de manichéisme pourtant dans ce récit et c'est sans doute un tour de force.

On oscille entre le présent et cette évocation du passé de Maria (personnage aussi réel que fictif puisque Pierre Pelot s'est très largement inspiré d'une Maria ayant vécu une histoire personnelle assez similaire, mais il a changé quelques détails). 
Aujourd'hui, nous côtoyons les derniers contemporains de ces faits-là, cette intrigue a donc toute sa place dans notre littérature pour que nous n'oublions rien et apprenons enfin de notre passé. Car oui, l'Histoire est en marche, rien ne l'arrête et les hommes sont ballotés, malmenés, rarement glorifiés, plus souvent avilis, fracassés, voir même détruits. Cependant, certains se démarquent. 
Maria force le courage et l'admiration. Toute menue qu'elle fut, elle ne se laissa pas faire et résista à sa façon. Elle témoigne d'une force, que je jugerai pour ma part, hors du commun car quand même, ce qu'elle a vécut laisse des traces à vie. Je ne pense même pas que l'on puisse s'en relever véritablement un jour.

On ne sait pas comment classifier ce livre qui est autant un récit historique qu'une enquête. En plus d'être court, l'ensemble se lit fort bien et d'une traite, les temps morts étant absents et les digressions réduites au strict nécessaire.
Ce titre ne devrait pas vous laisser indifférent, il ne peut que faire réagir son lecteur. Un petit livre certes, mais dont les mots, chaque mot, ont un poids lourds de sens.

A lire, à découvrir car c'est un ouvrage qui est en passe de devenir un incontournable de ces derniers mois et qui sait peut-être des années à venir.





Et s'il fallait mettre une note : 16 / 20



jeudi 27 novembre 2014

La traque de Roderick Thorp



Le livre : 

La traque de Roderick Thorp aux éditions Sonatine, 615 pages, 22 € 00.



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Sonatine.
J'aime les histoires qui font frémir, comme les enfants en somme. J'aime aussi comprendre la nature humaine même si le plus souvent sa logique me dépasse et me déprime un peu. Ce roman offre la possibilité à ces lecteurs de revivre un passage sombre de l'histoire des Etats-Unis dans les années 80 car les faits relatés sont inspirés d'agissements réels. 
La fiction dépassera-t-elle la vérité ? 



Le pitch :

Août 1982. Phil Boudreau, détective de la brigade des moeurs de Seattle, est appelé en urgence dans une des banlieues de la ville. On vient de retrouver le corps d'une jeune femme dans la Green River. Les services de police présents sur les lieux ne lui demandent qu'une chose : identifier la victime, qui semble être une de ces jeunes prostituées que son travail l'amène à fréquenter. Boudreau la reconnaît et pense immédiatement à un suspect possible, Garrett Richard Lockman. 
Mais le rapport qu'il envoie à sa hiérarchie, dans lequel il fait état de ses soupçons, est enterré sans qu'il en connaisse la raison. Bientôt, les victimes se multiplient dans la Green River, presque toutes de jeunes prostituées de la ville. Mis à l'écart des investigations, Boudreau décide de mener seul une enquête clandestine qui va durer près de dix ans, au rythme de surprises et de rebondissements spectaculaires, jusqu'à une conclusion totalement inattendue. 
Face à lui, un tueur aussi manipulateur qu'insaisissable, le pire cauchemar d'une ville aux abois. Inspiré par le tueur de la Green River, qui a fait près de cinquante victimes dans les années 1980, Roderick Thorp nous offre dans ce thriller aussi captivant qu'ambitieux l'une des figures du mal les plus fascinantes depuis Hannibal Lecter. Aussi sommes-nous très heureux, après Au-delà du mal de Shane Stevens et Il de Derek Van Arman, de vous faire découvrir ce chef-d'oeuvre, publié en 1997 aux Etats-Unis, et inexplicablement inédit en France jusqu'aujourd'hui.



Ce que j'en pense :

Même si les années 80 sont loin, c'est une part de mon enfance qui remonte à la surface. Évidemment en 82, j'avais 7 ans et donc j'étais bien loin d'avoir conscience de toutes les horreurs qui se déroulaient dans le monde. Je n'étais pas complètement innocente, mais encore assez naïve. 
Aujourd'hui j'ai grandi et perdu un peu de ma foi en l'Homme. Les premières lignes de ce thriller ne vont pas me la rendre...

Roman, les faits restent inspirés de la réalité. C'est sans doute encore plus troublants, plus inquiétant également. 
Le style de l'auteur est simple, facile à lire et surtout pas trop saccadé, bien linéaire. Tout se déroule dans un ordre donné et il prend tout son temps pour laisser s'installer justement l'angoisse, la tension qui monte. Plus le temps passe, plus on en sait et on se tend encore un peu plus. L'effet est parfaitement dosé. Lenteur calculée. 

Les protagonistes sont nombreux, mais on reste assez resserré autour de quelques uns. On les découvre petit à petit. Cela prend du temps comme dans la vie. 
Tous ne sont pas très engageants. Et de manière générale tous possèdent un côté sombre. Assez logique car personne n'est blanc comme neige et puis leur milieu professionnel pour beaucoup les contraint à fréquenter des franges de population dont l'existence est pour le moins trouble...

Beaucoup de détails ou d'informations nous sont donnés, mais rarement d'un bloc. On a largement le temps de les digérer. Cela complète un tableau déjà bien noir. 
Tout se passe de manière chronologique et même parfois, l'écriture semble clinique. C'est propre, c'est précis, c'est net. Je ne peux pas dire que cela nous rassure, mais en même temps, c'est ce que l'on recherche dans ce genre de livre. Du frisson ! On n'en manquera pas. On sentira même comme un arrière goût amer au fond de la gorge tant ça ne passe pas. 

Excellent ouvrage qui m'a fait pensé pendant un long moment à "Zodiac" (le livre de Robert Graysmith, pas le film que je n'ai jamais eu le temps de voir). Et puis, il s'est un peu détaché de lui pour aller sans doute plus loin encore. 
Voilà un livre qu'on ne referme pas vraiment sereinement. Il vous brasse et bouscule. Il laisse des traces qui vont s'amenuiser avec le temps, mais qui ne s'effaceront pas tout à fait. 



Et s'il fallait mettre une note : 16 / 20



mercredi 26 novembre 2014

Opération Lupo Rosso deGilles Milo-Vacéri




Le livre :

Opération Lupo Rosso de Gilles Milo-Vacéri aux éditions VFB, 350 pages, 5 € 00.
Version ebook. 



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions VFB et l'auteur Gilles Milo-Vacéri. 
La gentillesse des deux entités cités ci-dessus a fait que j'ai pu assouvir ma curiosité toujours aussi grande. 



Le pitch : 

Adriano Massarelli et Vito Borghese sont nés en 1924. Vito est le fils unique du capo di tutti capi, le Parrain qui représente Cosa Nostra en Sicile. Adriano, dont les parents sont décédés, est élevé par Zio Marcello et son épouse, métayers du Parrain. La merveilleuse période de l’enfance, faite de défis, de bagarres et des premiers dangers, soudera une amitié indéfectible entre Adriano et Vito. Quand la guerre éclate, les deux amis ont à peine vingt ans et ils prennent la tête d’un groupe de résistance pour lutter contre la barbarie fasciste et nazie jusqu’au débarquement des alliés, en 1943.
Après le décès de Don Alessandro Borghese, Vito devient le nouveau Parrain de Cosa Nostra. Si Adriano lui pardonne son implication dans la mafia, une rivalité féminine, l’assassinat barbare de Zio Marcello par les chemises noires puis des accords sur un trafic de stupéfiants vont avoir raison de leur amitié.
Adriano quitte la Sicile et suit un colonel de l’O.S.S. pour continuer la campagne d’Italie.
Vingt ans après, la French Connection bat son plein grâce à Cosa Nostra, installée en Sicile comme aux États-Unis et la mafia corse, en France. Les Américains identifient l’un des principaux fournisseurs de drogue : Don Vito Borghese, le nouveau parrain de Cosa Nostra.
On demande aux autorités italiennes de faire le nécessaire pour mettre fin à ces exportations dramatiques de stupéfiants. C’est ainsi qu’est mise en place l’opération Lupo Rosso. Mais Lupo Rosso est surtout le nom de code de leur meilleur agent du Service Action… Le colonel Adriano Massarelli !
 L’amitié sera-t-elle plus forte que la guerre entre mafia et justice ? Et Vito Borghese, pourra-t-il choisir entre le serment de l’omertà et une amitié perdue depuis vingt ans ?
De plus, une sombre énigme appesantit le passé déjà bien lourd du clan Borghese.
En Sicile, les squelettes ne restent jamais dans les placards et l’on finit toujours par les déterrer. Même quarante ans après…


Ce que j'en pense : 

L'Histoire passionne Gilles Milo-Vacéri et ses récits sont certes des fictions, mais parfaitement intégrés au contexte qu'il leur choisi. J'apprécie également ses qualités de conteur car mêler le vrai et le faux ne donne pas toujours des résultats cohérents, mais lui y parvient. 
Ses personnages sont très typés, à la limite de la caricature, mais on s'y laisse prendre. Il dose ses effets et même si certains points sont un peu trop ceci ou bien cela (j'aime bien chipoter un peu parfois ou alors, c'est qu'à force de lire, certains détails nous sautent plus aux yeux), c'est contre balancé par d'autres éléments. 

Cette intrigue comme pour ses autres ouvrages reste très visuelle. Le lecteur voit les protagonistes évoluer devant lui, prendre vie véritablement. On est comme des figurants qui découvriraient le tout depuis l'intérieur. On oublie le quotidien pour des aventures plus mouvementées. Après tout, c'est aussi cela que l'on recherche dans la lecture-détente : rêver les yeux ouverts. 

Véritable épopée que voilà, il faudra aller jusqu'à la dernière ligne pour avoir le fin mot de l'histoire. On aura pourtant vibré depuis le début. 
Les plus belles histoires, les plus incroyables restent aussi souvent les plus improbables. On se dit que non, ce n'est pas possible et pourtant si. La nature humaine ne change pas vraiment, mais les liens de l'amitié, ceux du sang aussi peuvent infléchir aussi des destinées toutes tracées. 

J'ai vibré, j'ai rêvé, j'ai tremblé, mais pour le plaisir. 



Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20 



mardi 25 novembre 2014

Papillon de Yukio Mishima



Le livre : 

Papillon - suivi de la Lionne de Yukio Mishima aux éditions Folio, 117 pages, 2 €.


Pourquoi cette lecture : 

Ma passion pour le Japon a fait que j'ai eu envie de lire et découvrir un texte court pour commencer d'un auteur presque classique, Yukio Mishima. 
Cet ouvrage simplement posé sur une des tables de présentation de livres à thème dans un bibliothèque m'inspiré et voilà comment je me suis retrouvée à le lire. Une rencontre absolument pas programmée. 


Le pitch : 

Extraordinaire interprète de l'opéra de Puccini Madame Butterfly, la cantatrice Tamaki Miura donne ce soir un dernier récital bouleversant. Parmi les spectateurs, Kiyohara se remémore un autre récital, vingt ans plus tôt, à la Scala, auquel il assista avec la jeune Hanako. Dans ces deux nouvelles sobres et émouvantes, le grand romancier japonais explore différentes facettes de l'amour et de ses tourments


Ce que j'en pense : 

Une note très courte pour vous parler d'un ouvrage tout petit qui pourtant m'a attiré, mais qui m'est ensuite tombé des mains. 

Ces deux nouvelles n'ont absolument pas trouvé grâce à mes yeux et je me suis forcée à les lire jusqu'au bout. Tant est si bien que je ne parviendrai pas à rédiger une note complète comme d'ordinaire. Cela m'a fait me souvenir de certaines lectures obligatoires au collège ou au lycée. Des textes qui parfois m'ennuyaient tant que je les lisais en mode automatique, mais n'en retenais rien. 

J'ai trouvé cela pompeux, ennuyeux et pourtant tout tourne autour de ce sentiment merveilleux qu'est l'amour. Mais, car il n'y a pas un seul mais, mais toute une ribambelle, la mort est trop présente et avec les évènements qui se déroulent au Japon depuis quelques temps, j'avoue que j'ai du mal. 
Ce n'était sans doute pas le bon moment pour cette lecture. Reste qu'en regardant après ma difficile lecture, ici ou là sur la Toile, je me suis aperçue que je n'avais pas été la seule dans la blogosphère littéraire à ne pas accrocher du tout. 


Je suis désolée, mais ayant vraiment détestée ces nouvelles, j'ai bien du mal à en parler. J'ai rarement eu autant de répulsion pour un ouvrage.



Et s'il fallait mettre une note : 7 / 20 



lundi 24 novembre 2014

La femme parfaite est une connasse tome 2 d'Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard




Le livre : 

La femme parfaite est une connasse 2 d'Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard aux éditions J'ai Lu, 160 pages, 5 € 00. 



Pourquoi cette lecture : 

J'ai eu la chance de recevoir le second volet de La femme parfaite est une connasse en partenariat avec Gilles Paris. 
J'aime bien rire et surtout de moi-même qui veut que tout soit toujours parfait. Cette bonne blague ! 



Le pitch : 

Voici enfin la suite tant attendue de La femme parfaite est une connasse ! Pourquoi une suite ? Mais parce que la connasse ne meurt jamais ! Avec humour et légèreté, les auteurs continuent de s'attaquer à celle qui les fait tant culpabiliser : la "femme parfaite". Vous y découvrirez de nouvelles théories telles que le "frisson de la honte" ou la technique "tiré/décalé", mais vous apprendrez aussi "comment reconnaître l'homme parfait", "comment savoir qu'on ne vit pas dans une comédie romantique américaine", ou le concept universel du "mec à trois bières". 
Bref, tout ce qu'il faut pour assumer enfin votre imperfection !



Ce que j'en pense : 

Alors n'en déplaise à certains, j'ai un assez bon sens de l'orientation. Certes, j'ai mes repères assez typiquement féminins, mais l'important c'est bien d'arriver à bon port, non ?! Et toc dans ta face la connasse (ou le connard). 
Oups, je me laisse aller, mais que voulez-vous j'assume pleinement mon imperfection. Et oui, j'ai eu aussi envie d'égorger mes propres enfants de temps en temps. Et aussi ceux des autres ! 
Je suis également une sociopathe de haut niveau. 
Bref, je suis moi et certainement une des très nombreuses copines d'Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard pour le coup. 

Plus sérieusement, si j'y arrive, ce second opus est aussi bon que le premier. On y retrouve les mêmes qualités et on s'amuse toujours autant. On relativise encore plus. On est souvent d'accord, on rit et perso, ma grande Pestouille m'a piqué le livre à peine l'ai-je refermé. Ça c'est trop top de pouvoir partager ça avec elle. 
Humour, humour pour ne plus pleurer sauf de rire. 



Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20



vendredi 21 novembre 2014

Le pavillon des enfants fous de Valérie Valère



Le livre : 

Le pavillon des enfants fous de Valérie Valère aux éditions du Livre de poche, 158 pages, 4 € 90.



Pourquoi cette lecture : 

J'ai découvert ce titre dans une liste de lecture proposée dans le cadre d'un challenge littéraire. Je me suis noté le titre et puis voilà les mois et les années même ont filé. C'est par hasard que je suis tombé sur ce livre dans un rayonnage de bibliothèque.
L'auteur était pour moi une parfaite inconnue, mais après quelques recherches...

Valérie Valère nous a quitté alors qu'elle n'avait que 21 ans. 
C'était une jeune femme, française, qui souffrait d'anorexie et qui avait une sensibilité à fleur de peau. Elle ne semblait trouver sa place nul part et se sentait incapable d'être heureuse un jour. 
Son enfance ne fut pas très heureuse, mais c'est surtout à l'adolescence que tout dérape. Elle sombre véritablement dans l'anorexie et sera internée durant quatre longs mois dans un hôpital psychiatrique parisien. Elle n'en sortira que lorsque ses jours ne sont plus en danger immédiatement. 
Elle sera comédienne après avoir essayer la danse et le cirque, mais là encore, elle ne trouvera pas sa place.
Elle se lance alors dans l'écriture corps et âme. Le succès fut souvent au rendez-vous, mais il y eu aussi des incompréhensions entre les lecteurs et l'auteur. 
Fragile, Valérie Valère décèdera d'une crise cardiaque provoquée par une overdose médicamenteuse.



Le pitch : 

A treize ans, Valérie Valère a été internée au pavillon des enfants fous d'un grand hôpital parisien.
A quinze ans, elle écrit le récit de ce séjour. Son livre n'est pas seulement une vision du monde hospitalier, des traitements pour les malades mentaux, le cri pathétique d'une adolescente de treize ans qui, un jour, a refusé toute nourriture : elle prend conscience des raisons profondes qui l'ont amenée au comportement suicidaire qu'est l'anorexie. Et son récit est avant tout l'histoire d'une guérison.



Ce que j'en pense : 

Ouvrage disponible en poche et à tout petit prix (moins de 4€90), c'est un achat qui ne vous ruinera pas le porte-monnaie, mais qui peut vous bouleverser tout de même. Cela me rappelle le slogan des bonbons, les petits pimousses : "Petits mais costauds !!!"

Lecture qui peut se faire d'une traite car le récit est court : 158 pages en version de poche. 
Cependant, vous devriez mettre un peu plus longtemps à le digérer. 
Oui j'emploie beaucoup de temps liés à la nourriture, mais elle sera très présente puisque Valérie refuse de s'alimenter. Elle est anorexique et même si les faits qu'elle relate remonte aux années 70, c'est hélas un thème toujours d'actualité. Certes, on en parle un peu plus librement, mais combien de drames ont-ils été nécessaires pour que cela se fasse ? 

J'ai été très sensible à cette vision que nous propose l'auteur, si jeune et pourtant si mature dans son raisonnement, même si parfois, son style tient plus du cri que de la prose recherchée. 
Il faut pour le comprendre savoir que Valérie Valère s'est mise un jour derrière sa machine à écrire et a tapé d'une traite ce témoignage. Il parait même qu'elle a refusé de le relire dans un premier temps, tant cette expérience fut douloureuse, même si elle n'a écrit tout ceci que quelques années après les faits. Elle s'était replongée totalement dans cette atmosphère et ses sensations de l'époque. Un retour vers son enfer. 
Les corrections qu'elle y a apporté ensuite furent de pure forme car elle a souhaité que volontairement y reste les répétions de termes et certaines maladresses de style. C'est un témoignage fort et peu importe en fait alors l'enrobage. 

On se rend vite compte qu'elle est dans un environnement qui ne peut pas vraiment l'aider. Il y a le décalage des époques, mais quand même. L'anorexie est une maladie, cependant devait-on la traiter de la sorte ? Certes non. Vous verrez, vous ne resterez pas indifférent à ces portes qui claquent, ces paroles de personnels dit soignants… Cela vous glacera le dos.

On tourne en rond comme Valérie dans cet univers si peu fait pour elle. On se transforme en bête sauvage enfermée qui attend la première occasion pour s'échapper. Seulement voilà, on n'abandonne pas l'anorexie comme cela. Faute de soins, de suivis adaptés, c'est trop souvent le drame qui nous rattrape. 

A lire pour ce qu'il est, ce petit livre est surtout un cri, une histoire humaine triste, mais qu'on ne peut passer sous silence. 




Et s'il fallait mettre une note :  14 / 20