mardi 16 septembre 2014

Les travesties de l'Histoire d'Hélène Soumet




Le livre : 

Les travesties de l'Histoire d'Hélène Soumet aux éditions First Histoire, 255 pages, 19 € 95. 



Pourquoi cette lecture : 

Elle fut faite suite à un partenariat lié à l'opération Masse Critique de la communauté de lecture Babelio



Le pitch : 

Extraite des Mémoires de Lou-Andreas Salomé, cette impérieuse injonction pourrait être la devise de ces femmes intensément libres qui n'ont eu d'autres choix que celui de se travestir, de voler une identité d'homme pour vivre tel qu'elles l'entendaient. C'est à elles que cet ouvrage est consacré. Mystiques, guerrières, savantes, aventurières ou artistes, figures oubliées ou au contraire devenues légendes pour avoir osé braver l'ultime interdit, ces femmes ont en commun une soif de vivre à leur manière, envers et contre tout: l'indifférence de la société, le poids de la religion et, partout, la domination masculine. 
De Mulan, la jeune Chinoise tirée de l'oubli par les studios Disney, à Colette, dont le travestissement fut moins vital - question d'époque sans doute - en passant par Jeanne d'Arc, George Sand ou encore les pirates Anne Bonny et Mary Read, découvrez l'histoire de ces femmes culottées qui ont fait le choix, bien avant l'heure, de vivre à égalité avec les hommes!



Ce que j'en pense : 

Lecture très agréable pour qui apprécie de se cultiver un peu et qui permet d'approcher l'histoire des femmes par un angle un peu différent. 

Bien documenté (belle bibliographie à la fin de ce livre), cela se lit où d'une traite comme je l'ai fait ou part petit bout car c'est un ouvrage fort bien organisé (chronologiquement et par catégorie). On ne s'ennuie pas en lisant les destins peu communs de ces femmes qui ont choisi de tromper leur monde pour vivre pleinement. 

Certaines sont très connues et d'autres beaucoup moins. Ce livre nous les fait connaître et leur rend hommage car leur parcours n'est pas moins important. 
De plus, d'autres pistes avec d'autres noms nous sont donnés. Autant d'occasions pour aller creuser et approfondir le sujet. C'est sans fin et c'est aussi cela qui est merveilleux. 

Écriture qui se répète parfois un peu, mais après tout pas si facile de présenter des femmes hors normes. 

À découvrir pour les curieux...



Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20





lundi 15 septembre 2014

Si les fessées m'étaient contées de Gilles Milo-Vacéri



Lecture érotique


Attention lecture réservée à un public avertis !!!!!



Le livre : 

Si les fessées m'étaient contées de Gilles Milo-Vacéri aux éditions HQN, 126 pages, 3 € 99.
Version ePub. 



Pourquoi cette lecture :

Il s'agit d'un partenariat avec l'auteur lui-même.
J'avais déjà eu l'occasion de le lire par le biais d'autres partenariats et j'avais apprécié. La possibilité de renouveler l'expérience se présentant, il aurait été bête de ne pas la saisir. 



Le pitch :

Qu’elle soit caresse ou meurtrissure, la fessée cristallise tous les fantasmes autour d’un voluptueux châtiment, promesse de plaisir pour celui qui la dispense… mais aussi pour celui qui la reçoit. Découvrez-la dans toute sa richesse à travers huit nouvelles qui rendent hommage à cette piquante friandise érotique...



Ce que j'en pense : 

J'avais découvert Gilles Milo-Vacéri par le biais de lectures à caractère érotique et je suis toujours dans ce cadre-ci pour le moment avec ce titre. Il faut bien avouer qu'il sait nous troubler rien qu'avec des mots et quelques situations bien choisies. Notre imagination faisant le reste...
Mais ne croyez pas que cela soit si facile. Les écueils sont nombreux et il évite le pire : la grossièreté. Je n'en suis pas vraiment surprise, c'était déjà le cas lors de mes précédentes lectures, mais tout de même, cela me paraît important de le signaler.

Ces textes plus ou moins courts sont bien construits. Ils ne sont pas bâclés pour arriver aux passages les plus torrides. Il y a vraiment une petite intrigue, une histoire et jamais rien n'arrive gratuitement. 
Cela ne les rend que plus crédibles et même si parfois cela semble un peu gros, il ne faut pas oublier que parfois la réalité est encore plus incroyable que la fiction. 

Peut-être pourrai-je reprocher à l'auteur une trame assez similaire à toutes ces nouvelles, mais comme elle fonctionne et que notre lecture peut aussi être fractionnée à l'envie, je ne lui en tiendrai point rigueur. Passe pour cette fois, mais gare !!! (Lol) 

Avec un ebook pareil, la rentrée va être étouffante...



Et s'il fallait mettre une note : 16 / 20. 




vendredi 12 septembre 2014

Grumpy cat



Le livre : 

Grumpy cat, un livre grincheux aux éditions J'ai Lu, 84 pages, 10 € 50.



Pourquoi cette lecture : 

Mon personnage favoris chez Disney, c'est Grincheux. 
Le chat est sans doute l'un de mes animaux préférés. 
Le mélange des deux, c'est grumpy cat !!!!
Ce partenariat avec les éditions J'ai Lu était parfaitement logique. 



Le pitch : 

Vous passez une sale journée? TANT MIEUX. Grumpy Cat saura la pourrir encore plus. Armé d'une moue dévastatrice, Grumpy Cat est passé maître dans l'art d'avoir un odieux caractère. Dans cet ouvrage, Grumpy Cat vous aidera à déchaîner votre alter-ego ronchon. Riche en activités et en jeux grognons, ce livre rend hommage au grincheux qui sommeille en vous. Allez c'est parti, souriez, mais à l'envers.



Ce que j'en pense : 

Devenir grincheux, un rêve ? Ce livre est fait pour vous. 
Au contraire, vous aimez rire ? Ce livre est fait pour vous. 
Et non je ne suis pas folle, pas encore assez dirons-nous. Alors pourquoi puis-je tenir de tels propos ? C'est parce que je l'ai lu ce petit manuel voyons ! 

La grinchitude, c'est le contraire de la positive attitude. Ceci étant dit j'ai beaucoup été amusée par ce petit livre. Plus, c'est gros et mieux ça passe. 
Si en plus on vous met quelques petits jeux et clichés amusants, pardon déprimants, c'est encore mieux. Dommage cependant que les photos soient trop souvent les mêmes avec juste des variantes de légende. 

Un ouvrage que l'on peut offrir. Cela va certainement (dé)rider l'ambiance. 



Et s'il fallait mettre une note : 13 / 20




jeudi 11 septembre 2014

Le mystère du pont Gustave Flaubert de Pierre Thiry




Le livre : 

Le mystère du pont Gustave Flaubert de Pierre Thiry aux éditions Books on demand, 310 pages, 22€. 



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat direct avec l'auteur, Pierre Thiry, dont j'avais déjà lu le premier roman : Ramsès au pays des points-virgules. 
J'aime avoir un suivi avec les auteurs que je découvre lors de partenariat ou lors d'emprunts en médiathèque ou lors de mes achats en librairie. Ce n'est pas toujours facile puisque j'ai toujours beaucoup de lectures en retard ou à faire, mais c'est un de mes grands plaisirs aussi quand cela est possible, j'en attends beaucoup. 



Le pitch : 

Ce récit évoque quelques impressions sur des personnages réels : Gustave Flaubert, Giovanni Bottesini, Rouen, le pont Gustave Flaubert... Un grand écrivain, un compositeur de musique oublié, une ville normande, un pont levant peuvent-ils s'emmêler dans la même intrigue ? Giovanni Bottesini (1821-1889) et Gustave Flaubert (1821-1880) se sont-ils rencontrés ? Ce "roman", très imaginaire, où il est question : d'un vélo volé, d'un opéra disparu, du détective privé Jules Kostelos, d'une bibliothécaire portant le nom de Salammbô, du chat noir Charles Hockolmess et d'un rassemblement de vieux gréements à Rouen en 2017, apportera-t-il une réponse ?


Ce que j'en pense : 

Anticipation légère puisque nous sommes en 2017 et ode aux livres de papier, à la lecture pour commencer. Cela me parle, cela me touche immédiatement même si je ne rechigne pas à lire de temps en temps sur ma tablette / liseuse. 
Belles références littéraires citées en notes en bas de pages pour les lecteurs qui ne veulent rien laisser au hasard, le reste de l'écriture est volontairement un peu désuète comme le personnage de Jules Kostelos que la modernité laisse de marbre, voir agace. 

On pourrait avoir tendance à voir en Jules un Sherlock, mais Kostelos n'est pas Holmes. Les différences sont aussi notables que les ressemblances. 

Beaucoup de recherches pour écrire ce roman, c'est indéniable. On est dans le détail, comment pointer celui qui fera mouche. 
Jeu de mots, expressions travaillées, c'est une écriture peu banale. Originalité qui peut plaire, mais aussi lasser à force de trop vouloir bien faire, de trop rechercher à se démarquer.  J'avoue, j'ai apprécié et puis, j'ai trouvé le temps un peu trop long, même si la mélodie des mots se poursuivait. Car oui, pour un lecteur un tant soit peu attentif, il y a bien une musique qui vient de cette prose. Elle sera différente pour chacun et à chaque lecture. C'est cela qui est presque magique. 

L'œuvre de Gustave Flaubert est passée en partie entre mes mains. Je connais un peu l'affaire va-t-on dire sans être une experte pour autant. 
J'ai des bons et moins bons souvenirs de ces lectures dites classiques aujourd'hui. Je suis donc mitigée et pas aussi éperdue de cet auteur que peut l'être Jules Kostelos ou même l'auteur (supposition). Cela n'aide pas, ceci étant dit essayez tout de même de lire ou relire un peu de Flaubert. Ne serait-ce que quelques passages de temps à autre. On y redécouvre de petits trésors. Cela m'arrive avec même d'autres auteurs que je n'avais pas trop apprécié par le passé. 

Intrigue sympathique, qui n'est pas si banale. Cela change et on aime plutôt cela quand on est un gros lecteur. On cherche sans doute plus à être surpris car les ficelles, on finit par en reconnaître beaucoup. Là, c'est un beau mélange. 

A noter pour les plus méticuleux quelques fautes de frappe qui rappellent que l'auteur s'auto-édite et qu'il ne bénéficie pas d'une structure de relecture minutieuse. On a beau se lire et relire, il en reste toujours trop, hélas. Il ne faut pas trop lui en tenir rigueur car cela arrive même aux plus grands. 



Et s'il fallait mettre une note : 11 / 20




mercredi 10 septembre 2014

Pétronille d'Amélie Nothomb



Rentrée littéraire 2014



Le livre : 

Pétronille d'Amélie Nothomb aux éditions Albin Michel, 169 pages, 16 € 50.



Pourquoi cette lecture : 

Une rentrée littéraire n'est pas une rentrée littéraire sans un opus d'Amelie Nothomb. Je suis une inconditionnelle, j'assume et m'y plonge chaque année avec l'envie d'être surprise. 



Le pitch : 

"Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans".



Ce que j'en pense : 

On ne sait jamais comment va être le Nothomb de l'année et j'adore cela. 
Elle a beau publier comme un métronome, le contenu de ses ouvrages est à chaque fois une nouvelle cuvée différente tantôt sage, tantôt un peu autobiographique, tantôt enfantin en apparence, voir complètement barré ! 
Avec Pétronille, on a un nom déjà qui sonne et résonne dans l'esprit. C'est doux et chatouilleux en même temps. Un peu comme le champagne du début du livre, mais aussi pour toutes les autres bouteilles qui suivront. Ça vous réveille, ça vous titille, ça vous enivre un peu, beaucoup, ça vous emporte...

Un Nothomb, cela peut s'avaler d'un trait, très vite, sans presque respirer. 
Personnellement, je savoure chaque phrase. Je prends mon temps, je flâne dans ces intrigues ordinaires pas banales. Contresens ? Même pas, c'est tout l'écriture d'Amelie ça. 

Écriture toujours pure et musicale, qui fait mouche grâce à un choix des termes évident, mais qui souligne aussi le travail de l'auteur, sa folie et / ou son génie. 

Cet opus m'a beaucoup plu et il a le mérite aussi de pouvoir redonner le sourire, bien que l'atmosphère devienne lourde, pesante, voir glauque...  

Une cuvée 2014 pétillante, rafraîchissante (même si les températures au moment de ma lecture auraient pu être un poil plus haute sans que cela m'ennuie), drôle, légère comme les bulles d'un excellent champagne. 
Et puis, un final bien différend qui confirme que les comiques sont aussi les meilleurs dramaturges. 



Et s'il fallait mettre une note : 16 / 20




mardi 9 septembre 2014

Emma, tome 1 de Kaoru Mori




Le livre : 

Emma, tome 1 de Kaoru Mori aux éditions Ki-oon, 380 pages,  18 € 00.


Pourquoi cette lecture : 

Un manga qui me faisait de l'œil depuis un moment déjà et que je trouve disponible lors d'une pause lecture sur la route de mes vacances (d'été en juillet 2014) à la Cité Internationale de la BD d'Angoulême, voilà une occasion qui ne se rate pas. 



Le pitch : 

En Angleterre à l'époque victorienne, Emma est femme de chambre pour une préceptrice à la retraite. Douce, calme et réservée, la domestique cache un passé douloureux. Lorsque le riche William Jones rend visite à son ancienne gouvernante, il remarque la jeune fille et, petit à petit, des liens profonds se tissent entre eux. De Hakim, prince débarqué des Indes, à Eleanor, demoiselle de bonne famille promise à William, Kaoru Mori dresse des portraits étonnamment réalistes, parfois au vitriol, de divers personnages de la société britannique de l'époque, et dépeint avec délicatesse, sans mièvrerie, une histoire d'amour qui défie les conventions.
Trait fin et élégant, profusion des détails : la première série d'une auteure couronnée à Angoulême pour Bride Stories.



Ce que j'en pense : 

Intrigue assez classique, ce qui n'a pas empêché la fleur bleue que je suis de tomber en quelques pages sous le charme. Une belle histoire même banale est toujours passionnante quand elle est bien racontée. 

Dessin de qualité et atmosphère très bien rendue. Décors magnifiques et traits fins soulignent la délicatesse de cette histoire. 
Situations comiques plus ou moins nombreuses qui alternent très agréablement avec des passages plus graves ou mélancoliques. La vie n'est pas un long fleuve tranquille ! 
Personnages attachants et qui ne manquent ni de caractère, ni de charme. Ça pétille, ça fourmille et ça pique. 

Vivement que je puisse lire le tome 2 ! Je crois que je tiens là une petite perle de manga. 



Et s'il fallait mettre une note : 15 / 20



lundi 8 septembre 2014

Avis à mon exécuteur de Romain Slocombe




Rentrée littéraire 2014




Le livre : 

Avis à mon exécuteur de Romain Slocombe aux éditions Robert Laffont, 504 pages, 21 € 00.  



Pourquoi cette lecture : 

J'ai lu cet ouvrage bien avant sa sortie en librairie lors de l'édition de l'opération : "On vous lit tout" de Libfly, Le furet du Nord, etc... En version numérique et épreuves non corrigées. 



Le pitch : (rédigé "maison")

Le "général Krebnitsky" est retrouvé mort dans une chambre d'hôtel aux États-Unis où il résidait déjà depuis quelques années. 
Les forces de l'ordre tirent hâtivement les conclusions de cette disparition : un suicide. 
Certains comme sa veuve ou son avocat ne peuvent croire en cette possibilité et vont tout faire pour démontrer que cette mort prématurée n'est pas celle que l'on veut bien leur faire croire jusqu'à ce qu'ils se rétractent. 
Pourquoi ? Il semble que le gibier soit de taille. L'ombre du petit père du peuple plane... Staline, voilà un nom qui en fait trembler plus d'un... 


Ce que j'en pense : 

Cette lecture étant faite presque en aveugle (pas d'informations sur la trame, le sujet du livre puisque nous sommes plusieurs semaines avant sa sortie officielle en librairie...), je découvre tout au fur et à mesure. J'apprécie cela car ma lecture n'est pas polluée par un trop plein d'impressions ou d'éléments informatifs sur le contenu de ces pages. 

J'ai plongé avec plaisir dans cette ambiance sombre propre aux intrigues des milieux de l'espionnage. 
Il y a des sigles partout, des missions secrètes, des agents à éliminer... Oui, sauf que cela touche toute une partie de la population civile. C'est un peu plus cruel qu'un bon James Bond et aussi moins sophistiqué. C'est aussi plus tristement réaliste. L'Histoire n'est pas si souvent grandiose, ni même aussi glorieuse qu'on veut nous le faire croire. 

On a l'impression d'y être grâce au style "confession" du narrateur. Il nous expose ses souvenirs, son passé, ses rencontres, ses expériences... 
On ne s'y perd pas trop parce qu'il garde une certaine logique et qu'il nous donne les clefs élémentaires pour une bonne compréhension de cet imbroglio politique et historique. À noter que le nombre des protagonistes est plus qu'important, mais aussi on parvient à s'y retrouver malgré tout. 
Cela reste un récit qui plaira tout particulièrement à celles et ceux qui apprécient les histoires de guerre. Nous sommes dans les années qui précèdent le second conflit mondial et ensuite qui le jalonnent.  

A la lumière de toutes ces intrigues internes et jeux d'alliances, je trouve qu'il n'est plus possible de ne plus voir l'actualité avec le même œil. Sans virer à la paranoïa, on se dit que le monde n'est qu'un vaste jeu d'échec et que les histoires d'influence des courtisans dans les cours royales d'antan ne sont pas si démodées que cela. Les affaires de poisons ont également pignon sur rue. 

Fiction et réalité se mêlent pour donner une histoire pas plus folle que bien d'autres sorties de l'esprit d'écrivains. Difficile pour les profanes de tout démêler, mais de très bons documents finaux nous y aident. 
Un ouvrage pas tellement exigeant en lui-même, mais qui devrait trouver un public d'amateurs pour le coup exigeant, lui ! 



Et s'il fallait mettre un note : 13 / 20