mardi 30 mars 2010

Correspondances --- "Le cercle littéraires des amateurs d'épluchures de patates" de Mary ann Shaffer et Annie Barrows

Ma PAL (Pile de Livre à Lire) ne cesse de grossir et pourtant je trouve que cette année, j’ai une bonne cadence de lecture. Il faut bien avouer également que depuis que je fréquente encore plus assidûment les blogs littéraires ou le site de Livraddict, j’ai eu comme une poussée de fièvre et c’est ma PAL qui a encore dégusté… Pfff
« Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows m’intriguait depuis sa sortie. N’en ayant lu que des avis enthousiastes, je l’ai mis en réservation à la médiathèque et je viens enfin de l’obtenir. Ah oui, l’attente fut longue car un bon livre, en général se fait toujours attendre (merci le bouche à oreille !!!!)

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Les auteurs : (Source les éditions Laffont – Nil)

Mary Ann Shaffer est née en 1934 en Virginie-Occidentale. C'est lors d'un séjour à Londres, en 1976, qu'elle commence à s'intéresser à Guernesey. Sur un coup de tête, elle prend l'avion pour gagner cette petite île oubliée où elle reste coincée à cause d'un épais brouillard. Elle se plonge alors dans un ouvrage sur Jersey qu'elle dévore : ainsi naît fascination pour les îles anglo-normandes. Des années plus tard, encouragée à écrire un livre par son propre cercle littéraire, Mary Ann Shaffer pense naturellement à Guernesey. Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates est son premier roman, écrit avec sa nièce, Annie Barrows, elle-même auteur de livres pour enfants. Mary Ann Shaffer est malheureusement décédée en février 2008 – peu de temps après avoir su que son livre allait être publié et traduit en plusieurs langues.

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L’intrigue : (quatrième de couverture)

Janvier 1946.
Tandis que Londres de relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet pour son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, natif de l'île de Guernesey, va-t-il lui fournir? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre un monde insoupçonné, délicieusement excentrique; celui d'un club de lecture au nom étrange inventé pour tromper l'occupant allemand: le "Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates".
De lettre en lettre, Juliet découvre l'histoire d'une petite communauté débordante de charme, d'humour, d'humanité. Et puis vient le jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey... Fantasque, drôle, tendre et incroyablement attachant... Bienvenue dans le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates !

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Ce que j’en pense :

Je n’ai pas voulu me poser trop de questions en débutant la lecture de cet ouvrage car il avait été apprécié par presque tout le monde. J’ai pensé simplement que j’y trouverai donc forcément des éléments positifs même si je ne l’appréciais que moyennement au final.
En fait, j’ai tout de suite adoré le lire.

J’ai peu lu de livres du genre épistolaire et je n’en gardais pas que d’excellents souvenirs. C’est quand même particulier.
Je n’ai jamais eu le sentiment de violer un secret en lisant ces lettres. Au contraire, je me suis senti tout de suite à l’aise avec la plume de chacun des protagonistes. J’ai eu la sensation d’être déjà proche d’eux car ils sont si simples, si humains, si ouverts et passionnés.
Pour une fois, il n’était pas question de complots internationaux, de guerres, de mystère sur les origines de l’humanité, du christianisme et j’en oublie. Non, c’était une histoire au départ assez banale, presque insignifiante, mais attendrissante.

Cela se lit facilement. Les missives sont courtes, longues ou laconiques, mais elles se suivent toutes, restent logiques. C’est un peu comme si on avait mélangé le style d’écriture que l’on retrouve sur les blogs personnels et les messageries instantanées (mais sans le langage SMS qui m’horripile). Il y a une telle spontanéité et réactivité dans ces lettres. On a l’impression que ce sont leurs auteurs même que l’on entend parler. Je n’ai jamais eu la sensation de lire en réalité. On m’a raconté une magnifique histoire à plusieurs voix.

Ce qui me fait le plus de peine, c’est de savoir que je n’aurai jamais l’occasion de me replonger dans un autre univers proche de cet ouvrage car l’auteur principal n’est plus. Sa nièce pourra peut-être reprendre le flambeau ?

Ma note finale : 18 / 20

dimanche 28 mars 2010

Salon du livre de Paris, édition 2010






Plus qu'un long discours, voici juste quelques clichés que j'ai réalisé durant ma visite au 30ème salon du livre, à Paris, Porte de Versailles.

vendredi 26 mars 2010

La première aube... - "Le premier jour" de Marc Levy

Marc Levy, on ne le présente même plus car si l'on ne sait pas qu'il est l'auteur français qui se vend le mieux et le plus facilement en librairie, même en temps de crise, c'est que l'on s'est éloigné trop longtemps de la civilisation.
Pourtant, malgré ou à cause de cette popularité, je n'avais encore rien lu de lui. Il n'y a pas que pour mes vêtements que je ne suis pas toujours les ultimes tendances du moment.
"Le premier jour" a pourtant trouve grâce à mes yeux. Sans doute à cause d’un sujet universel et intemporel.

Ma curiosité une fois piquée, il m'est difficile de ne plus me laisser tenter vers cette nouvelle expérience littéraire.
Et vous, franchirez-vous aussi le pas ?

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L’auteur : (Le site officiel de Marc Levy : http://www.marclevy.info/home.aspx)

Marc Levy est né le 16 octobre 1961 en France. À 18 ans, il s'engage à la Croix Rouge Française où il passe 6 ans à divers postes. Parallèlement, il étudie la gestion et l'informatique à l'Université Paris Dauphine.

En 1983 il crée une société spécialisée dans les images de synthèses en France et aux États-Unis. En 1989 il perd le contrôle de son groupe et démissionne.

À 29 ans, repartant de zéro, il rentre à Paris et fonde avec deux amis une société de travaux de finitions qui deviendra l'un des premiers cabinets d'architecture de bureau en France.

À 37 ans, Marc Levy écrit une histoire à l'homme que deviendra son fils. Encouragé par sa soeur scénariste (aujourd'hui réalisatrice), il envoie ce manuscrit aux Editions Robert Laffont qui acceptent aussitôt de publier Et si c'était vrai. Peu avant la sortie du roman, Steven Spielberg (Dreamworks) en acquiert les droits d'adaptation cinématographique. Le film, intitulé Just Like Heaven, produit par Steven Spielberg, interprété par Reese Whitherspoon et Mark Ruffalo, s'est classé premier du box-office américain lors de sa sortie en 2005.

Après la publication de son premier roman, Et si c'était vrai, en 2000, Marc Levy se consacre exclusivement à l'écriture. Tous ses romans figurent dès leur parution en tête des ventes annuelles en France et connaissent un succès international. Il publie Où es-tu ? en 2001 (adapté pour la télévision en 2007), Sept jours pour une éternité en 2003, La Prochaine Fois en 2004, Vous revoir, la suite de Et si c'était vrai, en 2005, Mes amis, mes amours en 2006 (adapté au cinéma en 2008), Les Enfants de la liberté en 2007 et Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites en 2008.

Son neuvième roman Le Premier Jour est sorti le 25 juin 2009.

La première nuit, la suite du Premier Jour est sorti le 2 décembre 2009.

Ses 10 premiers romans, traduits en 41 langues, ont été publiés à 19,5 millions d'exemplaires (toutes langues et toutes éditions confondues). Marc Levy est l'auteur français le plus lu dans le monde. (Source des chiffres de vente et de classement : Ipsos/Livres Hebdo - Le Figaro).

Marc Levy a écrit quelques nouvelles et réalisé un court-métrage pour Amnesty International, La lettre de Nabila, diffusé en mars 2004. Il a également écrit quelques chansons pour différents artistes, dont Johnny Hallyday.

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L’intrigue :

Un étrange objet trouvé dans un volcan éteint va révolutionner tout ce qu’on croit savoir de la naissance du monde.

Il est astrophysicien, elle est archéologue. Ensemble ils vont vivre une aventure qui va changer le cours de leur vie et de la nôtre.

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Ce que j'en pense :

Si la mince quatrième de couverture avait déjà su attirer toute mon attention, le corps même de l'ouvrage fit encore plus fort. Je suis rentrée immédiatement dans le récit et malgré des conditions de lecture peu confortable par instants (long trajet en train par des températures polaires et des attentes dans des halls ou les courants d’air étaient légion au moment où je me suis lancée dans cette « aventure » littéraire), j'ai bien peu souvent lâché mon livre.

Je ne pensais pas me laisser emporter de la sorte par la prose de Marc Levy. Je ne suis pas du genre à avoir des idées formatées plein la tête, mais ce fut une bien agréable surprise quand même.
Je n'ai pas trouvé son style d'écriture particulièrement incisif ou même capable de se distinguer d'un autre par ses qualités propres, mais je dois bien l'avouer, le texte est captivant.
La syntaxe est efficace à défaut d'être brillante ou illustre. Cela se lit sans peine. C'est d'une fluidité presque déconcertante, mais bien agréable.

Les personnages sont attachants même s'ils restent un tantinet excentriques. Ces chercheurs passionnés ne le sont-ils pas toujours ? J'en ai côtoyé quelques-uns pour savoir que oui, ce sont des originaux, mais passionnants pour qui sait les écouter.

Il y a des sentiments dans ce récit et pas seulement du mystère, des intrigues, de l'espionnage ou même de l'action. On frôle l'irrationnel parfois et pourtant que savons-nous vraiment de nos origines ? Tout ou presque reste à découvrir.

Le suspens est là. On sent qu'il monte progressivement ; on ne sait pas vraiment où l'on va ou même ce que l'on recherche (à la différence d'une enquête policière), mais c'est plaisant, distrayant. Je me suis laissée entraîner sans opposer plus de résistance.
Pourquoi d'ailleurs aurai-je boudé mon plaisir alors qu'il s'offrait à moi de manière si généreuse, voir même désintéressé ? Je suis parfois stupide, mais pas a ce point.

Maintenant, je suis certaine d'une chose, c'est que ce n'est pas le dernier Marc Levy que je lirai car "le premier jour" appelle une suite qui vient de paraître sous le titre de "La première nuit".
Comment vais-je résister à cet appel en librairie ? Je ne vais pas acheter un tome 2 sans posséder le tome 1. (cf. j'ai emprunté ce dernier en bibliothèque.)
Dieu seul le sait…


Ma note finale : 17 / 20

lundi 22 mars 2010

Ni mort, ni vivant... - L'étrange vie de Nobody Owens de Neil Gaiman



La Fantasy n'est pas mon genre littéraire de prédilection, mais j'aime en lire quelques titres par an. Cela me permet de me familiariser avec le style et complète un peu ma culture défaillante.
Avec « L’étrange vie de Nobody Owens » de Neil Gaiman, je n'ai pris aucun risque. Je n'en ai eu que de très bons échos.

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L'auteur : (Source Wikipédia)

Neil Gaiman (né le 10 novembre 1960 à Portchester) est un auteur britannique de romans et de scénarios de bande dessinée vivant aux États-Unis. Auteur prolifique et polyvalent, il a percé sur la scène du fantastique anglo-saxon grâce à sa série Sandman publiée par DC comics dans les années 1990.

Gaiman suit des études de journalisme après avoir été refusé par plusieurs éditeurs pour se créer des contacts pouvant l'aider, du moins l'espère-t-il, à être publié plus tard. C'est à cette époque qu'il écrit son premier livre, la désormais très recherchée biographie du groupe Duran Duran ainsi que de nombreux articles pour Knave magazine. Il collaborera avec Terry Pratchett sur De bons présages (Good Omens), à propos de l'imminence de l'apocalypse.

Gaiman commence à travailler sur des comic books après avoir lié amitié avec Alan Moore. Il écrit deux romans illustrés anglais avec son vieil ami et collaborateur favori Dave McKean : Violent Cases et Signal to Noise. Par la suite il travaille pour DC Comics qui publie L'Orchidée noire.

Il a eu trois enfants avec son ex-femme Mary McGrath. Il est dorénavant fiancé à Amanda Palmer (chanteuse de The Dresden Dolls).

Son site officiel : http://www.neilgaiman.com/

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L'intrigue :

Nobody Owens est un petit garçon parfaitement normal. Ou plutôt, il serait parfaitement normal s'il n'avait pas grandi dans un cimetière, élevé par un couple de fantômes, protégé par Silas, un être étrange ni vivant ni mort, et ami intime d'une sorcière brûlée vive autrefois. Mais quelqu'un va attirer Nobody au-delà de l'enceinte protectrice du cimetière : le meurtrier qui cherche à l'éliminer depuis qu'il est bébé. Si tu savais, Nobody, comme le monde des vivants est dangereux...

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Ce que j'en pense :

Avec mon âme d'enfant et les excellentes critiques que j'avais pu lire ici ou la sur la Toile, je me suis jetée dans la lecture de : « L’étrange vie de Nobody Owens » de Neil Gaiman, sans
crainte.
Cela débute comme un thriller, par des meurtres, mais très vite l'ambiance devient fantastique, magique.
C'est exactement ce que je pensais y trouver et pourtant j'ai été bien moins captivée que lors de ma lecture de "Stardust" du même auteur. (Lecture que j’ai grandement appréciée.)

Rien à redire au niveau du style. C'est bien raconté. Les illustrations présentent dans l'édition que j'ai eue entre les mains étaient en noires et blancs. Elles prolongeaient le récit, lui donner plus de poids. Elles ne faisaient en aucun cas enfantines.

Je pense que j'ai eu un petit problème avec l'intrigue en elle-même. Elle est pourtant intéressante, bien menée. Je ne sais pas ce qui a coincé. Je n'ai jamais pu être dedans complètement. Plutôt que d'incriminer l'ouvrage, je pense que je n'étais pas en phase avec lui.
Cela arrive parfois et l’on rate alors beaucoup d'éléments.
Dommage pour moi.

Les personnages sont simples, possèdent des caractéristiques marquées qui permettent au lecteur de les cataloguer aisément. Ils n'en sont pas moins riches et plaisants. La simplicité ne signifie pas dénuement.

Même remarque en ce qui concerne les décors qui sont admirablement plantés par une plume agile.

Une lecture de qualité qui n'a pas été aussi exaltante pour moi que prévue, mais que cela ne vous freine pas pour autant, surtout si vous aimez ce genre de récit. Il vaut le détour.

Ma note finale : 13 / 20.

vendredi 19 mars 2010

Incompris... - L’ombre d’Edgar Poe de Matthew Pearl

Voilà un autre livre que me faisait de l’œil depuis un bon moment sur les étals des librairies. J’ai su être raisonnable et patiente pour une fois, aussi je me suis tournée vers mon réseau de médiathèques et après quelques semaines d’attente bien occupée, j’ai enfin pu me plonger dans ces pages : « L’ombre d’Edgar Poe » de Matthew Pearl.

J’attendais sans doute beaucoup de cet ouvrage, peut-être trop d’ailleurs. Je l’ai lu dans la foulée d’un autre titre palpitant et du coup il m’a paru bien terne. Mauvais timing ? Possible
Dommage en tout cas, mais ce n’est quand même pas une raison pour ne pas vous en parler car malgré tout, il y a beaucoup à dire sur ce livre qui n’en n’est pas moins bon pour qui saura l’apprécier.

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L’auteur : (Sources : Evene)

Matthew Pearl est une sorte d'enfant prodige ; à vingt-huit ans, il est doublement diplômé des prestigieuses universités de Yale et de Harvard.
Il a été couronné par la Dante Society of America pour ses travaux de recherche sur le poète florentin avant d'écrire ce premier roman.
Il dirige aujourd'hui la nouvelle édition de 'L' Enfer' de Dante, traduit par Longfellow, et travaille à son prochain thriller. 'Le Cercle de Dante', son premier roman, a été acclamé par la critique. Il est resté de longs mois en tête du classement des best-sellers aux Etats-Unis et en Italie, et est numéro 1 en Espagne. Il est paru ou en cours de traduction dans vingt pays.

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L’intrigue :

L'avocat Quentin Hobson Clark est le témoin fortuit des funérailles d'Edgar Poe - un étrange enterrement auquel seulement quatre personnes assistent...
Troublé, le jeune homme entend élucider le mystère qui entoure la mort de cet écrivain qu'il admire entre tous, et laver ainsi l'honneur souillé de celui que la presse présente comme un dévoyé.

Ses recherches ne le menant nulle part, Clark décide de tourner le dos à la bonne société baltimorienne et d'embarquer sur-le-champ pour la France. Son intention? Retrouver l'homme ayant servi de modèle au chevalier C. Auguste Dupin, héros de plusieurs contes d'Edgar Poe habile à démêler les intrigues les plus inextricables, pour qu'il l'aide à tirer l'affaire au clair. À Paris, Clark fait la connaissance de deux hommes - le baron Claude Dupin et le détective Auguste Duponte - qui peuvent tous deux revendiquer la paternité du personnage. Mais lequel est le véritable Dupin ?

En consacrant son deuxième roman aux derniers jours de la vie d'Edgar Poe, Matthew Pearl choisit de s'attaquer à l'une des plus grandes énigmes de l'histoire littéraire: la mort, demeurée inexpliquée, de celui qui est considéré - ironie du sort - comme l'inventeur du roman policier.
Pearl a eu l'idée géniale et machiavélique de confier aux héros inventés par l'auteur des Histoires extraordinaires le soin de mener eux-mêmes l'enquête sur la disparition de leur créateur...

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Ce que j’en pense :

Dans mon introduction, j’ai dit que j’avais été déçu par ce livre, mais c’est sans doute parce que je ne l’ai pas lu dans un contexte favorable à son style.
Il faut rendre à César, ce qui est à César. « L’ombre d’Edgar Poe » de Matthew Pearl n’est pas un ouvrage médiocre, il demande que l’on prenne son temps pour l’apprécier. Il ne se dévore pas, mais se savoure.

Le rythme que nous impose l’auteur est très lent (enfin à mon goût). Il faut du coup de la patience (ce dont je ne suis pas vraiment pourvue) et de la ténacité (là, c’est déjà beaucoup mieux) afin de poursuivre la lecture de ce (long) récit et de ne pas laisser la lassitude nous envahir. Il m’est arrivé d’avoir quelques fourmis dans les bras, les yeux qui tombent de fatigue, mais comme je suis têtue, j’ai décidé d’y mettre le temps qu’il faudrait pour en venir à bout.

J’avoue sans détour que ce roman comporte des longueurs qui s’éternisent (si, si !), des redondances dont on se passerait bien et des passages presque ennuyeux (voir poussiéreux) mais il survenait heureusement toujours un événement, un retournement de situation, un mystère à découvrir pour soutenir mon intérêt et m’inciter à continuer. Il fallait bien cela pour titiller ma volonté de fer certes, mais qui peu se rouiller à force de lire ou relire un passage sur lequel je m’endors à chaque fois.
Heureusement, je suis toujours curieuse et je voulais à tout prix connaître la vérité sur la mort de Poe. Le chemin pour y parvenir fut bien long et ardu, mais il en valait la peine. Les efforts avaient porté leurs fruits !

Matthew Pearl mêle habilement les faits historiques et les événements romanesques. C’est une qualité essentielle pour ce type d’ouvrage, mais que l’on ne retrouve pas toujours hélas.
L’auteur se base sur les nombreux mystères entourant la fin misérable du poète : pourquoi passe-t-il la soirée à Baltimore alors qu'il se rendait pour affaires à New York ? Pour quelle raison la maison où il s'est rendu ce jour-là a-t-elle brûlé ? Et qui est ce Reynolds dont le nom revient sans cesse au cours des délires de l'écrivain à l'hôpital ?
Beaucoup de questions et des réponses qui vont arriver pour qui saura les attendre.


Ma note finale : 12 / 20

samedi 13 mars 2010

Le véritable poids de nos kg ---- "Gros problème - Une histoire de surpoids" de Gauthier et Pidancet-Barrière

Sur « Les chroniques d’Emeralda », je viens de lancer, il y a peu de temps, une saga de billets qui s’intitule : « Belle sans passer par la case régime ». Mes motivations sont personnelles et également parce que je crois que cela suffit tout ce diktat de la minceur.
Je viens de terminer « Gros problème – Une histoire de surpoids » par le docteur Mayah Gauthier et Véronique Pidancet-Barrière et cela me conforte dans mes positions. Ouf !
Je vous invite à découvrir ce titre peu connu, mais qui mérite de l’être !

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Les auteurs : (source Les Carnets de l’info : http://www.lescarnetsdelinfo.com/f/index.php)

Mayah Gauthier est diabétologue et endocrinologue pour adultes à Nice, ancien chef de clinique des hôpitaux. Depuis trois ans, après avoir suivi une formation spécifique à l'hôpital Trousseau à Paris, elle s'est orientée vers la prévention de l'obésité de l'enfant.

Véronique Pidancet-Barrière est auteur et scénariste. Elle déjà publié plusieurs ouvrages Les mots du cheval (Belin 2005), Au galop avec Sophie Thalmann ! (Hachette 2008), Hors Piste ! (Les Carnets de l’Info 2009).

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L’intrigue : (quatrième de couverture)

Tous les personnages mis en scène dans ce livre sont fictifs, mais ils sont nés des rapports que le Docteur Mayah Gauthier, diabétologue et endocrinologue, tisse au quotidien avec ses patients.

À partir de son expérience clinique, le Docteur Gauthier dresse, avec Véronique Pidancet-Barrière, auteur et scénariste, une galerie de portraits incisifs, qui expose l'ensemble des situations de l'obésité (la génétique, les troubles du comportement alimentaire liés à un malaise psychologique, etc.), à tous les âges de la vie. Grâce à cette forme originale et à des encadrés disséminés tout au long du récit, le Docteur Gauthier nous donne des clés pour réagir face au surpoids et notamment celui des enfants : qu'est-ce que l'obésité ? Peut-on y échapper ? Doit-on mettre un enfant au régime ? etc.

Espérant nous aider à décoder les liens qui nous unissent à la nourriture, le Docteur Gauthier nous (ré)apprend, loin du battage médiatique autour des régimes, à gérer les repas au quotidien et à faire rimer équilibre alimentaire avec plaisir. Un livre à consommer sans modération !

Anita, jeune trentenaire, obèse morbide, perd la moitié de son poids grâce à l'opération «Bypass». Jessica, enfant puis adolescente, subit les pressions de sa mère obsédée par les régimes, et peine à trouver son équilibre alimentaire.

Leurs routes se croisent. Vont-elles réussir à surmonter leurs difficultés avec l'alimentation ? Anita réussira-t-elle à assumer son douloureux passé de «grosse» afin d'être utile à la jeune fille ?

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Ce que j’en pense :

C’est plus qu’un roman, c’est un récit romancé car inspiré de cas tout ce qu’il y a de plus réels. La maison d’édition parle même de fiction documentée et je trouve cette appellation parfaitement adéquate car au sein même de l’intrigue, nous trouvons régulièrement des informations cliniques, techniques formulées par de véritables experts du problème abordé.

Que l’on soit ou non concerné par le surpoids, l’obésité, ce livre est un formidable outil pédagogique à mettre entre toutes les mains car nous sommes rarement épargnés par les phobies alimentaires, les idées fausses sur la bonne façon de se nourrir. Notre relation avec la nourriture est tout sauf simple de nos jours où le diktat de la minceur se fait plus pressant que jamais.

Les personnages qui nous sont proposés et que l’on voit évoluer au fils des jours, des semaines et même des années, sont proches de nous car ils sont ordinaires. Cela pourrait être vous, moi, votre enfant…
On se sent tellement pris par ce récit véridique sur le fond qu'on ne peut s’empêcher d’éprouver moult sentiments parfois contradictoires à l’image des protagonistes. Certains vont nous agacer, nous donner des envies de hurler, de crier, voir de taper et d’autres nous ferons de la peine. On aura envie d’en secouer plus d’un… C’est un peu comme avec nos amis, nos proches.

Ce n’est pas un livre de régime, mais un ouvrage abordant ce thème, mais aussi bien d’autres aspects liés au surpoids. On parlera de chirurgie, de psychologie, de nutrition, mais pas tellement en termes savants (juste ce qu’il faut en fait). On a ici un regard avant tout humain sur cette douleur psychique que peut causer l’obésité ou la peur de le devenir.
On comprend vite qu’écouter notre organisme est une chose que l’on ne fait plus. On veut tout contrôler, rentrer dans les bonnes cases de la réussite sociale à tel point que l’on en oublie de vivre. On se crée des problèmes là où il n’y en a pas ou si peu. On aggrave son cas, on se fait du mal…

Un livre à lire absolument avant de vouloir vous lancer dans un énième régime pour rentrer dans votre maillot de bain.
Un ouvrage à découvrir si vous êtes parents ou en passe de le devenir.
Un titre que l’on devrait mettre à disposition car il est à mon sens d’utilité publique…

Ma note finale : 18 / 20

Merci à Babélio et aux éditions Les carnets de l'info.

Au pays des geeks ---- "jPod" de Douglas Coupland

Geek, j’étais, geek, je ne suis plus… La vie quotidienne a eu raison de tout ceci et je ne puis plus être collée à mon ordinateur ou à mes consoles de jeux du matin au soir. Je suis largement dépassée aujourd’hui, même si je surnage grâce à mes bases solidement ancrées depuis quelques années déjà. Et puis j’essaie aussi de ne pas me laisser trop distancer, question de fierté !

Rares sont les livres traitants ou abordant ce sujet de manière originale et en sortant un peu des stéréotypes. « jPod » de Douglas Coupland m’a tout de suite intrigué. Je ne connaissais ni l’auteur, ni son style pour justement traité un sujet aussi vaste que trompeur…
Vite, je me suis lancée dans cette nouvelle aventure littéraire !

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L’auteur : (source : les éditions Au diable Vauvert)

Né en 1961, Douglas Coupland a grandi et vit à Vancouver sur la côte ouest du Canada. Plasticien et designer, il est l'auteur du roman aujourd’hui culte dans le monde entier, Génération X.
Toutes les familles sont psychotiques, Girlfriend dans le coma, Hey, Nostradamus ! et Eleanor Rigby, tous parus au Diable Vauvert, sont plébiscités par les lecteurs au format de poche, dans la collection 10/18.

Sa page web (en anglais) : http://www.coupland.com/

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L’intrigue :

Ethan Jarlewski et ses cinq collègues travaillent dans une boîte de jeux vidéo à Vancouver et sont plus préoccupés par l'organisation de tournois de Tetris et la recherche d'informations inutiles sur Internet que par la dernière tâche absurde imposée par leur direction : insérer un personnage de tortue dans un jeu de skate-board.
Bienvenue dans le quotidien dysfonctionnel de ces six geeks (accros à l'informatique) : la mère d’Ethan cultive du cannabis qu’elle revend à des bikers tandis que son frère fricote avec un puissant trafiquant de clandestins chinois. Une bien belle famille psychotique comme l’auteur sait si bien les camper…

Entre tournages de séries Z, compétitions de danse de salon, tribulations en Chine et autres situations déjantées, le récit nous plonge dans un univers amoral et échevelé.

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Ce que j’en pense :

La fanatique (douce) des produits Apple a immédiatement réagit au titre de cet ouvrage. Comment ne pas faire le lien entre le iPod, le baladeur numérique de la marque à la pomme croquée et l’intitulé de ce récit : « jPod ». Même la majuscule est placée au même endroit, ce n’est donc pas un hasard ou alors je ne m’y connais vraiment plus ! (Bon ok page 63, l’auteur nous donne sa version des faits et le pourquoi du comment du jPod, mais je n’y crois pas un seul instant !).
Cela débutait donc plutôt pas mal.
La couverture était originale et ces six petits personnages représentés avec des legos (ou ce qui y ressemble franchement) donne ce côté adulescent que je recherche dans ma lecture.

Voici même le lien jPod : http://www.jpod.info/

Je souhaitais aussi trouver quelque chose d’original et bien je suis servie !
L’éditeur, tout comme l’auteur s’est « amusé » avec les polices de caractère. On passe de l’une à l’autre en fonction de ce que l’on lit. Il y en a une pour les mails, une autre pour ce que les protagonistes voient en face d’eux et qu’ils évoquent pour nous, une autre encore pour le corps de l’intrigue…Et pour ma part, c’est du jamais vu. Cette originalité est une bonne idée, même si je peux aussi lui trouver au moins un défaut. D’un point de vue positif, c’est plus clair pour le lecteur qui en un seul coup d’œil sait replacer ce qu’il lit dans son contexte, mais c’est aussi lassant, voir fatiguant de devoir sans cesse s’adapter une police de caractère pas toujours des plus lisibles quand on est fatigué (oui, je lis le soir et parfois mes yeux font du tricot parce que je tombe de fatigue, mais je veux absolument avancer dans mes lectures).

Le récit est déjanté et je me demande où a bien pu pêcher toutes ces idées ce cher Douglas Coupland. Je sais bien que les geeks, en général, sont complètement décalés par rapport à la vie réelle, mais là quand même, c’est énorme ! Et que dire des géniteurs ???
J’ai trouvé cela hilarant, loufoque, complètement déjanté.
Jugez vous-même, l’auteur, Douglas devient même un des personnages de ce roman peu orthodoxe. C’est limite très narcissique quand même…

Ce pavé de plus de 500 pages est un OVNI. On le lit pour se dépayser, mais au final, on en ressort parfois avec la migraine tellement c’est tordu. On se perd, on se retrouve et l’on s’égare de nouveau. Wahou, cela en deviendrait presque indigeste.

Une lecture pas banale, que je ne conseillerai pas à tout le monde. Je crois que pour l’apprécier, il faut connaître un peu le monde de l’informatique, des jeux vidéos ne serait-ce que par un proche. Si on n’y connaît vraiment rien, on risque de passer totalement à côté.
Mais pour tous les autres, essayez, rentrez dans la partie : Insert coin !

Ma note finale : 14 / 20

Merci à Livraddict et aux éditions Au diable Vauvert pour cette lecture hors du commun.