lundi 18 juin 2012

Si c'était à refaire de Marc Levy


Le livre : 

Si c'était à refaire de Marc Lévy, aux éditions Robert Laffont, 21€, 421 pages.


Pourquoi cette lecture : 

Parce que j'ai découvert un jour, presque par hasard, que même un auteur que l'on décrie avec tant de force, voir presque de la haine dans les propos parce qu'il vend ses livres comme des petits pains, pouvait me faire prendre du plaisir avec ses histoires. Du coup, depuis quelques années (3 ou 4 ans en fait), je lis chacun de ses nouveaux romans.


Le pitch : 

Andrew Stilman, grand reporter au New York Times, vient de se marier. Le 9 juillet 2012 au matin, il court le long de l’Hudson River quand il est soudainement agressé. Une douleur fulgurante lui transperce le dos, il s’effondre dans une mare de sang. Andrew reprend connaissance le 9 mai 2012… Deux mois plus tôt, deux mois avant son mariage. À compter de cette minute, il a soixante jours pour découvrir son assassin, soixante jours pour déjouer le destin. De New York à Buenos Aires, il est précipité dans un engrenage vertigineux. 
Une course contre la montre, entre suspense et passion, jusqu’au dénouement… à couper le souffle.


Ce que j'en ai pensé

Comme presque à chacune de mes lectures d'un roman signé Marc Lévy, je suis rentrée dans l'histoire immédiatement. En 2 ou 3 pages pas plus j'étais dedans. C'est un peu comme ces séries ou ces téléfilms qui font que l'on comprend tout de suite où l'on est, qui est à peu près qui. Bref, on est à la fois dans un espace qui nous semble très familier sans forcément le fréquenter durant notre vie véritable. On se prend au jeu sans chercher plus et c'est très bien ainsi.

Ce n'est certes pas de la grande littérature, mais je le savais bien avant d'ouvrir ce roman. C'est en revanche un formidable "page turner" car oui, on tourne les pages les unes après les autres. On n'a pas envie de stopper sa lecture, on se laisser porter par l'intrigue qui est assez commune car qui n'a pas rêver avoir un jour l'opportunité d'avoir une seconde chance ? 
On ne gardera pas dans nos mémoires ad vitam eternam ce récit, mais on passe indéniablement un très bon moment de lecture. Parfois, c'est juste ce que je recherche donc non, je n'irai pas cracher dans la soupe. Marc Lévy n'est pas Proust, mais le souhaiterait-il seulement ? Ses romans ne passeront pas à postérité et dans 150 ans, peu de monde sera là pour se souvenir de ses écrits, peut-être de ses records de vente à la rigueur. Mais on s'en fiche un peu, non ? La lecture, c'est aussi pour le plaisir. On ne lit pas que des chefs d'oeuvre car ces derniers sont rares. C'est ce qui fait leur importance.  
Bref, vous l'aurez compris, je n'ai pas boudé les agréables minutes que j'ai passé en compagnie des protagonistes de ce roman. 

D'ailleurs au passage, sous couvert de nous offrir un sympathique divertissement littéraire, Marc Lévy aborde un sujet grave qui a meurtri toute l'Argentine : les milliers de disparus et les orphelins de la dictature alors confiés aux bourreaux de leurs véritables géniteurs exterminés pour des raisons politiques. Comme quoi, on peut parler de tout, même dans un ouvrage qui ne se veut pas trop sérieux au départ. 
C'est bien écrit, d'une fluidité sans pareille, mais ce n'est pas fade comme les détracteurs du phénomène Lévy pourraient le dire. Pas à mon sens en tout cas.

Cela aura pu être un coup de coeur, mais le final, s'il est bien trouvé ne m'a pas autant surprise que cela alors que c'est bien pensé et imaginé. Je crois que je commence à vous connaître Monsieur Lévy et il faudra vous surpasser pour le prochain. 

Et s'il fallait mettre une note : 17 / 20


Bonus : 



Marc Lévy : "Si c'était à refaire" Interview... par GrandLilleTv

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