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mercredi 17 janvier 2018

Coutumes de l’espace. Petit manuel à l’usage des terriens de Gavin’s Clemente Ruiz



Le livre :

Coutumes de l’espace. Petit manuel à l’usage des terriens de Gavin’s Clemente Ruiz aux éditions du Chêne, 207 pages, 14 € 90.
Publié le 28 septembre 2016.


Pourquoi cette lecture :

J’ai trouvé ce livre en bibliothèque et comme j’aime ce qui touche aux sciences et à l’exploration spatiale, même si je ne suis qu’une pauvre terrienne bien basique, j’ai eu envie de découvrir ce petit manuel.


Le pitch :

Saviez-vous que les cosmonautes ne peuvent utiliser que des radios pour communiquer dans l'espace ? Que si vous criez sur la Lune, personne ne vous entendra ? Que les premiers astronautes de retour sur Terre ont été mis en quarantaine ? Que l'exosphère se situe à 600 kilomètres de la Terre ? Autant d'anecdotes insolites que ce petit ouvrage joliment illustré nous raconte et nous explique à travers différentes thématiques. 
L'occasion de (re)découvrir l'espace de manière originale et ludique.



Ce que j’en pense :

J’ai toujours été d’une nature curieuse et plutôt touche à tout. Je regarde régulièrement des documentaires et des vidéos de chaines YouTube dédiées aux sciences et à l’exploration spatiale. Tomber sur ce titre était une occasion trop belle pour la laisser passer car même si cela nous paraît presque anodin de voir s’envoler des satellites, de savoir que l’exploration de l’univers se poursuit et que régulièrement on découvre une nouvelle exoplanète, etc… Cela reste une sacrée aventure qui a des répercussions sur notre quotidien. Si, si ! On est toutes et tous des particules composant cet univers en expansion.

Rangées par thématiques, on trouvera à chaque page une question que l’on peut se poser. C’est court, mais précis, sans langage abrupt, ni trop scientifique. C’est à la portée de tout le monde, les jeunes et les moins jeunes.
On peut lire ce manuel dans l’ordre, mais aussi picorer quelques pages dans le désordre. On a alors l’impression de découvrir des petites brèves instructives qui attisent notre curiosité et font que l’on a bien du mal à arrêter notre lecture. On se dit toujours : « Une petite dernière pour la route ». Il y a pire, non ?




Et s’il fallait mettre une note : 16 / 20


vendredi 28 janvier 2011

Le présent du passé au carré : la fabrication de la préhistoire d'Yves Coppens


L'histoire est une passion depuis mon enfance. J'ai eu la chance de l'étudier à l'université, mais jamais je n'ai pu approcher l'archéologie et la paléontologie de près. Ce n'était pas dans mes programmes et je n'ai pas choisi cette spécialisation. C'est ainsi.

Cependant j'aime lire des ouvrages s'y rapportant.
Avec celui d'Yves Coppens, "Le présent du passé au carré, la fabrication de la préhistoire", je suis aux anges car j'ai été au fil des pages avec l'un des plus grands spécialistes.

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L'auteur : (Sources Wikipédia)

Yves Coppens, né à Vannes le 9 août 1934, est un paléontologiste et paléoanthropologue français, professeur honoraire au Collège de France. En France, son nom est attaché à la découverte en 1974 du fossile surnommé Lucy, puisqu'il était avec l'Américain Donald Johanson et le Français Maurice Taïeb l'un des trois co-directeurs de l'équipe qui l'a mis au jour.

Fils du physicien René Coppens, passionné par la Préhistoire et l'archéologie depuis son enfance, il a commencé très tôt à participer à des travaux de fouille et de prospection en Bretagne. Il obtient un baccalauréat en sciences expérimentales au lycée Jules Simon de Vannes puis une licence ès sciences naturelles à la faculté des sciences de l'université de Rennes. Il prépare le diplôme de docteur de troisième cycle en débutant une thèse sur les proboscidiens au laboratoire du professeur Jean Piveteau à la faculté des sciences de l'université de Paris.

En 1956, il devient attaché de recherche du Centre national de la recherche scientifique alors qu'il n'a que 22 ans. Il se dirige vers l'étude des époques quaternaire et tertiaire. À partir de 1960, il commence à monter des expéditions au Tchad, en Éthiopie, puis en Algérie, en Tunisie, en Mauritanie, en Indonésie et aux Philippines.

En 1965, il découvre un crâne d'hominidé à Yaho (Angamma, Tchad) qu'il nomme alors Tchadanthropus uxoris en hommage au pays où il a été trouvé et considérant qu'il s'agit d'un individu féminin. D'un âge estimé à un million d'années, ce fossile est aujourd'hui rapproché d'Homo erectus.

Il devient maître de conférences au Muséum national d'histoire naturelle en 1969, puis obtient la sous-direction du Musée de l'Homme.

Le 30 novembre 1974 à Hadar, un fossile relativement complet d'Australopithecus afarensis est découvert dans le cadre de l'International Afar Research Expedition, un projet regroupant une trentaine de chercheurs éthiopiens, américains et français co-dirigé par Donald Johanson (paléoanthropologie), Maurice Taieb (géologie) et Yves Coppens (paléontologie). Le premier fragment du fossile a été repéré par Tom Gray, l'un des étudiants de Donald Johanson. Le fossile est surnommé « Lucy », en référence à Lucy in the Sky with Diamonds, la chanson des Beatles écoutée par l'équipe.

Yves Coppens est nommé directeur et professeur au Muséum national d'histoire naturelle en 1980, ainsi que directeur d'étude à l'École pratique des hautes études. Il est élu à la chaire de paléontologie et préhistoire au Collège de France en 1983, chaire qu'il occupe jusqu'en 2005, date à laquelle il devient professeur honoraire.

En 1994, il préside une commission de l'Académie des Sciences sur une affaire concernant les frères Igor et Grichka Bogdanoff, l'astrophysicien Trinh Xuan Thuan les accusant de plagiat dans leur ouvrage Dieu et la Science publié en 1991.

En 2006, il est nommé au Haut Conseil de la science et de la technologie (Journal officiel du 24 septembre 2006).

En janvier 2010, il est nommé président du conseil scientifique chargé de la conservation de la grotte de Lascaux.

Aujourd'hui, Yves Coppens est présent dans de nombreuses instances nationales et internationales gérant les disciplines de sa compétence. Il a dirigé en outre un laboratoire associé au CNRS, le Centre de Recherches Anthropologiques - Musée de l'Homme, et deux collections d'ouvrages du CNRS, les Cahiers de Paléoanthropologie et les Travaux de Paléoanthropologie est-africaine. Il est membre de l'Académie des sciences, de l'Académie de médecine, de l'Académie des Sciences d'Outremer et de l'Academia Europaea, membre associé de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, correspondant de l'Académie royale de médecine de Belgique, Honorary fellow du Royal Anthropological Institute of Great Britain and Ireland, Foreign associate de la Royal Society d'Afrique du Sud et docteur honoris causa des universités de Bologne, de Liège, de Mons et de Chicago.

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L'intrigue :

En quoi le génome du chimpanzé nous éclaire-t-il sur la préhistoire de l'homme ? Comment sait-on que l'homme de Néandertal adorait la viande et qu'il préférait, quand il avait le choix, le steak de renne au steak de bison ? De quand peut-on dater le premier paléobabyboom ? Quelle plante les hommes du Néolithique ont-ils domestiquée en premier ? Comment les préhistoriens savent-ils que les dessins de mammouths de Rouffignac ne sont pas des faux ? Peut-on dire à qui appartient la main qui figure sur la paroi de la grotte de Vilhonneur ? Avec sa verve et sa précision habituelles, Yves Coppens répond à toutes les questions que nous nous posons sur nos origines, notre expansion géographique ou encore le perfectionnement de notre outillage et le raffinement progressif de notre réflexion.

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Ce que j'en pense :

Ce livre est un recueil des chroniques d'Yves Coppens sur France Info. Ce n'est pas la première fois qu'il publie ce type d'ouvrage et à chaque fois, c'est avec plaisir que je m'y plonge.

Les textes sont regroupés par thématique. L'ensemble s'articule donc le plus logiquement du monde même si les chroniques ne sont pas retranscrites dans leur ordre de diffusion (Ce qui n'était pas absolument pas embêtant pour les auditeurs, mais qui le serait plus pour les lecteurs). Les informations qu'elles contiennent n'en sont que plus claires. La compréhension plus aisée même pour les néophytes.

Yves Coppens fait partie de ces chercheurs, de ces passionnés qui savent partager leur savoir. Tout paraît simple, limpide avec eux. On apprend avec un plaisir certain tout en se distrayant. On joint l'utile (la connaissance) à l'agréable.

Plongez dans ce livre, vous comprendrez mieux vos semblables, votre histoire à travers les âges, mais aussi et surtout votre propre parcours.
Il est bien connu que justement pour bien appréhender le présent, une bonne maîtrise de son passé est souvent nécessaire...


Ma note finale : 17 / 20.

mardi 26 mai 2009

Néanderthal, cet inconnu si proche ----- "Néanderthal, une autre humanité" de Marylène Patou-Mathis (livre)


On se cherche sans cesse, on veut savoir d’où l’on vient pour mieux avancer vers notre avenir. C’est non seulement une démarche très légitime, mais avant tout humaine. C’est justement ce que nous propose Marylène Patou-Mathis dans son ouvrage « Néanderthal », même si pour cela nous partons donc à la rencontre de nos lointains ancêtres et pas seulement de nos aïeux. On va donc faire un sacré bon dans notre mémoire collective, le tout en quelques pages seulement.

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Pourquoi Néanderthal ?

Il fait partie de la famille des hominidés. Il est le plus fascinant de tous car il est si proche et si différent à la fois. Il nous intrigue par cette ambivalence.
Qui était-il vraiment ? Que reste-t-il de lui en nous ? Quel est son héritage dans notre civilisation ? Les questions ne manquent pas, les réponses sont parfois évidentes, le plus souvent complexes et incomplètes. Ouvrons donc nos esprits et partons à la rencontre de l’homme de Néanderthal.

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Qui est Marylène Patou-Mathis ?

Docteur d’État en préhistoire, elle est directeur de recherche au CNRS, rattachée au département préhistoire du Muséum National d’Histoire Naturelle (Paris).
Auteur de nombreuses publications scientifiques et grand public, elle participe régulièrement à la réalisation d’expositions et de films, dont le film “Homo Sapiens” diffusé sur France 3. Elle fut la commissaire de l’exposition “Aux temps des mammouths”, qui s’est déroulée au Muséum National d’Histoire Naturelle de mars 2004 à janvier 2005.
Ses travaux ont été distingués par plusieurs prix, notamment le prix de la Chancellerie des universités de Paris en 2002.
Son livre « Néanderthal » est publié le 26 janvier 2006.

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Qu’est-ce que je vais trouver dans ce livre ?

Avant l’Homo Sapiens, il y a eu l’homme de Néanderthal. Longtemps, on a voulu le voir comme un homme moins avancé, moins civilisé, presque plus proche de l’univers simiesque que de l’humanité. Cela devait être une brute, peut-être même cannibale… On lui prêtait les pires manières. Cette vision reflétait sans doute plus le contexte historique de l’époque des découvertes qu’une réelle interprétation des fossiles en présence.
Contemporain de l’homme de Cro-magnon, l’homme de Néanderthal a pourtant fait preuve d’une certaine avancée dans ses rites, ses pratiques, sa sensibilité artistique. Pourquoi a-t-il disparu ? Que s’est-il passé alors qu’il avait si bien résisté aux intempéries, aux périodes glaciales ? Que reste-t-il de lui en nous ?

Toutes ces questions sont abordées dans différents chapitres. Voici ce que l’on peut lire dans la table des matières :

# Préambule

# Bête ou homme ?
# Par tous les temps
# Qui est l'ancêtre de Néanderthal ?
# Si semblable, si différent
# De la naissance à la mort
# Un artisan émérite
# Nomade
# Le plus grand des chasseurs
# Tout était bon dans l'animal !
# Homo symbolicus ?
# Il parlait !
# Une mort ritualisée
# Cannibale ?
# Cogito, ergo sum
# La rencontre !

# Épilogue

Le reste, c'est des notes (très abondantes et bien détaillées), des annexes (avec les principaux sites ayant livrés des restes des néanderthaliens dans le monde), une bibliographie des plus complètes, et enfin des figures de théorie du candélabre et de l’arche de Noé.

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Ce que je n’y trouverais pas (pas encore) :

Ce livre ne peut répondre à toutes nos questions. L’une des plus importantes est pourquoi a-t-il disparu ?
Métissage ou catastrophe démographique? «La réponse viendra peut-être de nouvelles études génétiques en cours, d’ici 2 ou 3 ans», suggère Évelyne Heyer lors d’une interview. «Lorsqu’on parle de disparition, n’oublions pas que nous parlons plutôt en millénaires, voire en dizaines de millénaires… Et que Néanderthal a tout de même prospéré pendant 300 000 ans, alors que nous n’existons que depuis 120 000 ans», d’ajouter Marylène Patou-Mathis dans ce même entretien.
Cet ouvrage est une mine d’informations, mais il dresse avant tout un portrait de l’homme de Néanderthal. Pas de scoop donc, mais une approche très douce, humaine ! On ne regarde plus l’homme de Néanderthal comme une bête de foire.

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Ce que j’en pense :

C’est un ouvrage très agréable à lire. Le style est accessible à tout le monde sans pour autant tomber dans la mauvaise vulgarisation. C’est pointu, mais juste ce qu’il faut.
Les documentaires sur nos ancêtres ont été assez nombreux ces dernières années, avec de belles réussites. En voici le pendant format papier.
J’ai pris un réel plaisir à le lire, ce n’est pas trop long (242 pages en tout car ensuite ce sont les notes, la bibliographie…). Si l’on souhaite aller plus loin dans cette connaissance de l’homme de Néanderthal, on a tous les outils à notre disposition. C’est très bien fait.
Il chasse bien des idées reçues et qui ont la vie dure !
Ah si l’on pouvait trouver plus aisément des ouvrages tels que celui-ci sur d’autres thèmes, ce serait le bonheur parfait !

Ma note finale : 16 / 20