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mardi 16 avril 2013

La dame de pique d'Alexandre Poutchkine



Le livre : 

La dame de pique  d'Alexandre Pouchkine aux édition Babel, 59 pages, 5 € 60.


Pourquoi cette lecture : 

Un hasard complet au détour d'un rayon dans la médiathèque et une envie de lire un texte court d'un autre très connu que je ne connaissais pas jusqu'alors. 


Le pitch : 

En 1833, Alexandre Pouchkine (1799-1837), poète déjà célèbre entre tous en Russie, se souvient de l’histoire d’une vieille comtesse, Natalia Pétrovna Golitsina, qui passait pour détenir le secret de toujours gagner aux cartes. Ce secret, elle avait même refusé de le partager avec son petit-fils. Pouchkine, joueur lui-même, donne avec la sobriété, la force et l’élégance d’un de ses poèmes, la nouvelle fantastique la plus célèbre de la littérature russe.


Ce que j'en ai pensé :

Lire un classique, cela fait du bien de temps en temps. On retrouve les belles lettres, le style compassé des auteurs d'alors, les ambiances plus lourdes, chargées de ce charme aujourd'hui désuet, mais qui nous fait encore vibrer… Bref, on plonge dans un univers totalement différent de la littérature actuelle. Ces incartades sont sans doute trop rares pour ma part, mais je l'avoue, je ne suis pas une férue des classiques. A petite dose, je trouve cela très agréable et salvateur, mais plus, non merci.
Le format de La dame de pique ne pouvait donc que me convenir : une nouvelle.

Comme souvent dans ce type de récit, les apparences sont trompeuses. 
Les ficelles peuvent nous paraitre un peu grosses à nous les lecteurs modernes habitués à des intrigues tordues et sordides, mais ce serait trop vite oublier le style et la qualité d'écriture de l'auteur.
J'y ai retrouvé de manière condensée beaucoup de détails étudiés en classe de Français au lycée en ce qui concerne la littérature Russe.  Je ne m'y suis pas noyée, ni perdue, c'est bien trop limpide et attachant.

Une nouvelle qui se lit sans peine et qui vous fera passer un agréable moment. 


Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20 

samedi 12 février 2011

Les Chouans d'Honoré de Balzac


Les classiques en littérature, je peux bien l'avouer, je ne les apprécie que très moyennement. Peut-être parce que lorsque je devais les lire, c'était de manière plus ou moins forcée, c'était dans le cadre scolaire essentiellement et la notion de plaisir était gommée. J'ai toujours détesté décortiquer jusqu'à plus soif un texte. Je trouve que la beauté de l'écriture réside dans un tout et que l'on perd toute la magie à vouloir découvrir le "truc".
Il y a quand même quelques exceptions, mais je ne peux point dire que Balzac en faisait parti. Bien au contraire, voilà un auteur que je détestais avec d'autant plus de force que son style m'endormait en quelques pages à peine. Je me noyais dans sa prose, je coulais à pic, je sombrais sans espoir de retour.
Et pourtant, comme le dit si bien le proverbe : "Ne dit jamais, Fontaine, je ne boirai pas de ton eau" car l'âge adulte est venu. J'ai changé et j'ai eu envie d'essayer à nouveau. Peut-être qu'aujourd'hui j'y prendrai du plaisir, que cette lecture choisie me ferait découvrir des trésors (littéraires). C'est donc avec une certaine confiance que je me suis jetée à l'eau dans une des oeuvres de Balzac : "Les Chouans".

Ce que vous pourrez découvrir en quatrième de couverture :

Passion, trahison, vengeance : Marie de Verneuil et le marquis de Montauran qui, sous le pseudonyme du Gars, dirige la chouannerie sont pris dans la tourmente révolutionnaire du côté d'un bocage à feu et à sang. La première oeuvre de la maturité littéraire de Balzac, annonciatrice de la "Comédie Humaine".

Ce que j'en ai pensé après lecture complète :

Même choisie, la lecture ne fut pas si aisée que cela.

J'ai bien cru abandonner lors des 30 premières pages. C'était comme dans mon souvenir. Je n'arrivais pas à lire ces pages au style lourd, trop descriptif et où aucune action ne semblait jamais vouloir venir poindre. Je m'ennuyais ferme, mais je me suis fait violence parce que dans l'édition dont je disposais, j'ai quand quand même pu admirer des reproductions de gravures, de littographies de manière assez régulière (toutes les 7 pages environ). C'était un peu comme une distribution de bons points.
Il y avait aussi une abondance de notes en bas de chaque page qui me donnait une foule d'informations sur les intentions de l'auteur lors de l'écriture de son ouvrage, Les variantes entres les éditions, le contexte historique, des précisions sur le vocabulaire employé… J'ai choisi de les lire ou au contraire de parfois les sauter volontairement pour rester plus concentrer sur le récit initial. Sans doute que ma formation d'historienne m'a beaucoup aidée car je n'étais point si perdue dans le jargon alors employé.

Je ne sais pas si je me suis habituée ou si véritablement, il y a eu plus d'actions, de mouvements dans le récit, mais passé les 50 pages d'une lecture assez laborieuse, je suis rentrée dans l'intrigue. Je vous le dis tout net, je n'étais pas captivée comme on peut l'être dans un bon polar, ou transie avec un thriller à vous glacer les sangs, mais les phrases coulaient avec plus de naturel, de fluidité. Les éléments paraissaient moins figés. Je notais une certaine mobilité dans l'ensemble comme si enfin les tableaux prenaient vie !
J'ai pu accélérer le rythme sans devoir lutter contre le sommeil. Les constructions, la syntaxe était plaisante. Je n'en faisais pas d'analyse pure, mais je pouvais remarquer l'habileté des figures de style, la volonté de trouver les mots justes.

Les personnages sont flamboyants, rarement ternes car sinon pourquoi les faire apparaitre dans un roman qui se veut passionné avant tout. Ils n'y avaient point leur place.
Je ne me suis pas vraiment attachée à eux comme je peux le faire parfois. Cependant, ils étaient parfaits dans les tableaux que voulait bien nous dépeindre Balzac.

Je suis allée au bout et sans dire que je suis tombée "amoureuse" de l'écriture de Balzac, on va dire que j'ai enfin pu terminer un de ses livres. Pour moi, c'est une petite victoire et un véritable plaisir.

Ma note finale : 12 / 20

Nota Bene : Disponible en format de poche (plusieurs maisons d'édition sont possibles), il fait dans les 500 pages environ (toujours suivant les éditions choisies) et coûte moins de 5 € en moyenne.

mercredi 26 janvier 2011

L'auberge de l'Ange-Gardien de la Comtesse de Ségur


Relire de temps en temps un classique, cela fait du bien. Souvent, on le trouve moins vieillot qu'il n'y parait. C'est essentiellement parce que nous-même avons changé. S'il est possible de rester un gros lecteur toute sa vie durant, nos goûts, nos affinités en matière littéraire évoluent. On n'appréhende plus un même texte sous un même angle.
Quand il s'agit d'un classique jeunesse, on prend tout d'abord une petite claque. Et oui, on se dit que là, le temps a fait son oeuvre, que même si l'on s'efforce de garder notre âme d'enfant, la vie quotidienne nous a quelque peu pervertis. Mais qu'importe, il est bon aussi de régresser un instant, quitte à mieux pouvoir faire partager ces lectures avec les enfants qui nous entourent : les nôtres, mais tous les autres aussi que l'on peut croiser.
Cette fois, je me suis replonger dans un ouvrage de la Comtesse de Ségur : "l'auberge de l'Ange Gardien".

De son véritable nom, la Comtesse de Ségur se nomme Sophie Rostopchine (version francisée sinon c'est à coucher dehors avec un billet de logement comme on dit).
C'était une femme de lettres françaises (écrivain en somme), mais de naissance russe (01/08/1799 à Saint Pétersbourg - 09/02/1874 à Paris). Sa vocation de l'écriture lui est venu fort tardivement, à l'âge de 58 ans pour être précise. C'était une grand-mère attentive et comme toutes les mamies, elle aimait raconter des histoires. Cette fois-ci, elle les a tout simplement mis par écrit, mais ce n'est qu'une partie de son oeuvre. Reste que c'est celle que l'on connait le mieux car, elle est liée à nos propres souvenirs d'enfance, à nos débuts de lecteurs.

L'intrigue de l'Auberge de l'Ange Gardien est assez simple :

Sur la route, un militaire et son chien trouve deux frères, des enfants très jeunes endormis au pied d'un arbre. Ils y ont passé la nuit, ils ont froid et faim. Ils n'ont plus de parents. Moutiers (le soldat) ne sait que faire de ces charmants enfants et trouve à les confier à l'Auberge de l'Ange Gardien qui porte si justement son nom… Madame Blidot et sa jeune soeur Elfy seront des mères adoptives merveilleuses, mais avec la guerre, les liens d'amitié vont souffrir du silence de Moutiers qui refera son apparition sitôt la paix revenue...

Ce que j'ai bien pu penser de cette lecture à mon grand âge ? (J'ai 35 ans, mais parfois, j'ai l'impression d'être une mamie lol)

Oui, je parle de lecture et non de relecture dans ce cas précis car je n'avais pas lu ce titre signé par la Comtesse de Ségur durant mes jeunes années.

Le premier chapitre était si triste que j'ai bien cru que j'allais abandonner ma (re)découverte de cet auteur. J'en avais le coeur serré et je n'ai pu faire que la comparaison entre ces deux enfants et mes filles.
Evidemment, nos époques sont radicalement différentes et je ne parle même pas des caractères justement de mes filles (trop gâtées sans doute, pas aussi courageuses certainement face à l'adversité), mais ce sont des enfants, des enfants qui sont dans la misère (Paul et son frère, pas les miennes, hein !), qui souffrent, bref, mon coeur de mère a bondi !
Ensuite, c'est la cupidité du premier aubergiste qui m'a révoltée, révulsée même. J'ai encore une fois fait un rapprochement avec notre époque si mercantiliste. Au fond, rien n'a véritablement évolué sur ce point. L'argent, l'argent , l'argent ! C'est le nerf de la guerre, mais pas seulement !

La trame de tout l'ouvrage est ultra prévisible, mais je dis cela sans doute parce que je suis une adulte. Un jeune lecteur de 8 ou 9 ans ne dirait sans doute pas la même chose. D'autant plus que pour lui, le décalage entre notre société actuelle et l'époque relatée dans l'histoire est des plus conséquents. A n'en point douter, pour lui, ce serait la préhistoire !!! Comment ça pas de téléphone portable ? Pas de télévision ? Point de micro-onde dans la cuisine ? Et que dire de l'eau qu'il faut aller chercher au puit ?!

Tout l'ensemble déborde de bons sentiments, limite le pays des Bisounours est un repère de SM à côté ! J'exagère ? A peine, je vous assure !
Partout ou presque on voit la bonté, la simplicité, l'entraide, la charité gratuite (pas seulement pour avoir un retour ou pour se faire de la bonne publicité). Il y a bien les "méchants", mais là encore, c'est très caricatural.
Dans le monde imaginé par la Comtesse de Ségur, cela tourne rond ou c'est en passe de le devenir !

Notons aussi que cet ouvrage est bien daté de son époque. Il véhicule les valeurs que connaissait la Comtesse de Ségur, mais aussi tous ses lecteurs.
La religion tient une place importante. Les campagnes, mais aussi les villes étaient très pieuses. Le curé était un personnage central dans sa paroisse. Son avis comptait énormément.
Le patriotisme est glorifié. Aujourd'hui quand on parle de fierté nationale, on vous demande si vous n'avez pas votre carte au FN. Quant à l'identité nationale, on l'oublie, cela va encore faire couler bien de l'encre ! Mais à l'époque, c'était normal. On appréhendait ces choses avec un naturel désarment pour un de nos contemporains.

Ce roman peut paraître naïf (tout est prévisible, les bons et les méchants, le dénouement…), mais je trouve que c'est plus une qualité qu'un défaut. C'est ce qui fait la force, la beauté, l'intemporalité de cet ouvrage. C'est un classique, point !

La fin est délibérément ouverte. La Comtesse de Ségur ne fait pas mystère qu'elle écrira par la suite, un autre ouvrage où les lecteurs retrouveront les personnages de "L'auberge de l'Ange Gardien".

Tout est bien qui finit bien. on voudrait qu'il en soit ainsi parfois dans notre monde réel !

Ma note finale : 16 / 20


samedi 24 avril 2010

La Team lit : "Vingt mille lieues sous les mers" de Jules Verne

Les grands classiques de la littérature ne m’ont pas toujours passionné, loin de là même. Souvent, je les ai même trouvés ennuyeux, rébarbatifs, trop austères, pas assez vivants, mais avec l’âge, je suis bien obligée de réviser mes jugements.
Sans doute suis-je plus à même de les comprendre, je suis prête à décrypter leurs messages. Enfin, au moins une partie d’entre eux car je ne suis pas devenue une spécialiste en la matière en quelques années seulement.

Une lecture commune avec les autres membres de la Team de Livraddict m’a donné l’occasion d’explorer la prose de Jules Vernes.
Notre choix s’est porté sur un titre connu, archi connu même et dont les multiples adaptations au grand et petit écran sont légion : « Vingt mille lieues sous les mers ».


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L’auteur : (Source Wikipédia)

Jules Verne, né le 8 février 1828 à Nantes et mort le 24 mars 1905 à Amiens, est un écrivain français, dont une grande partie de l'œuvre est consacrée à des romans d'aventures et de science-fiction (ou d'anticipation).


En 1863 paraît chez l'éditeur Pierre-Jules Hetzel (1814-1886) son premier roman Cinq semaines en ballon qui connaît un immense succès, au-delà des frontières françaises. Lié à l'éditeur par un contrat de vingt ans, Jules Verne travaillera en fait pendant quarante ans à ses Voyages extraordinaires qui compteront 64 volumes et paraîtront pour une partie d'entre eux dans le Magasin d'éducation et de récréation destiné à la jeunesse. Richement documentés, les romans de Jules Verne se situent aussi bien dans le présent technologique de la deuxième moitié du XIXe siècle (Les Enfants du capitaine Grant (1868), Le Tour du monde en quatre-vingts jours (1873), Michel Strogoff (1876), L'Étoile du sud (1884) ...) que dans un monde imaginaire (De la Terre à la Lune (1865), Vingt mille lieues sous les mers (1870), Robur le conquérant (1886)...)

L’œuvre de Jules Verne est populaire dans le monde entier et, selon l’Index Translationum, avec un total de 4162 traductions, il vient au deuxième rang des auteurs les plus traduits en langue étrangère après Agatha Christie. L'année 2005 a été déclarée « année Jules Verne », à l'occasion du centenaire de la mort de l'auteur.

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L’intrigue :

Un monstre marin, " une chose énorme ", ayant été signalé par plusieurs navires à travers le monde, une expédition est organisée sur l'Abraham Lincoln, frégate américaine, pour purger les mers de ce monstre inquiétant.
À bord se trouvent le Français Pierre Aronnax, professeur au Muséum de Paris, et Conseil, son fidèle domestique. Une fois parvenus en vue du monstre, deux immenses trombes d'eau s'abattent sur le pont de la frégate, précipitant Aronnax, Conseil et le harponneur canadien Ned Land sur le dos du monstre... qui s'avère être un fabuleux sous-marin, le Nautilus, conçu et commandé par un étrange personnage, le capitaine Nemo, qui paraît farouchement hostile à toute l'humanité ! Condamnés à ne plus jamais revoir leur patrie, leurs parents, leurs amis, la plus extraordinaire aventure commence pourtant pour les trois hommes...


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Ce que j’en pense : (Lecture toujours en cours)

L’édition que je me suis procurée est une simple version par Le Livre de Poche, mais elle comporte en fait, les illustrations d’époque de l’édition originale Hetzel, 111 pour être précise. De quoi agrémenter ma lecture par des gravures qui ne sont pas celles que l’on retrouve aujourd’hui dans les éditions pour enfants. Dommage d’ailleurs, je les trouve magnifiques.

J’ai réellement redécouvert cette histoire car mes souvenirs des adaptations au cinéma de ce classique sont un peu émoussés. Je suis retournée aux sources et c’était agréable dans l’ensemble même si par moments, j’ai trouvé les ficelles un peu grosses. J’ai eu l’impression qu’on diluait une intrigue qui aurait pu être plus dense, mais c’est vrai qu’il faut tout remettre dans son contexte. Tout ce qui nous paraît banal ne l’était pas à l’époque où Jules Verne écrivait ce récit.
D’autres passages m’ont plus intrigués. Ma lecture n’a pas été passionnée, mais j’y ai pris du plaisir, je ne peux pas le nier. Cependant, je n’ai pas terminé dans les délais de notre lecture commune car j’ai préféré la fractionner un peu plus afin d’aller jusqu’au bout. (Je ménage ma monture)
J’ai en effet était assez ennuyée par le côté très encyclopédique du récit. Jules Verne nous donne une foule de détails qui pour ma part ressemblent plus à de l’étalage de « science » qu’autre chose. Cependant, cela aidait peut-être les lecteurs contemporains. Il faut sans nul doute que je me mette plus à leur place et non pas à la mienne.


Les personnages sont bien campés, tout comme les différents décors.
Les descriptions sont riches, mais pas pompeuses sauf quand elles sont d’ordre encyclopédique. Elles servent le récit, aident le lecteur à se faire une idée des lieux où se trouvent les protagonistes. Pour un peu, on sentirait les embruns marins, on visionnerait cet éclairage électrique brut, on suffoquerait par manque d’air quand les réserves du Nautilus s’épuisent…

Une lecture que je vais poursuivre donc que file de l’eau…

À lire les autres avis de : El Jc, Baba, Mallou, Jess, Nathalie, Heclea, et Thalia.