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vendredi 26 janvier 2018

Salutem de Vincent Robert



Le livre :

Salutem de Vincent Robert aux éditions Librinova, 540 pages, 19€90 ou 1€49 suivant le format choisit.
Disponible en version ebook ou papier.
Publié le 6 juin 2017.


Pourquoi cette lecture :

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Librinova.



Le pitch :

Le germe de la réponse se niche toujours au cœur de la question. Quel est donc cet ouvrage anonyme, bien réel et tant controversé ? Que peuvent bien contenir ses pages enluminées qui défraient la chronique depuis le 15ème siècle ? En toute bonne foi, nul ne le sait ! Hormis l'encre et la salive qu'il fait couler, ce manuscrit écrit sur parchemin demeure une énigme, un mystère ! Pour dissiper les brumes ? Un seul recours ! Un jeune Curé atypique, expert en extrême-onction, véritable virtuose des derniers Sacrements, grand mécène pourvoyeur en âmes fraîches, docteur ès sciences en châtaignes variées et fin connaisseur en requiem pour les gisants, ouvrant sous l'égide d'un Pape peu orthodoxe et d'un Cardinal encore plus étrange. D'aucuns diraient ? Pas très catholique ? Un faible lumignon fiché dans sa main d'ancien mercenaire ayant reçu l'illumination, le Prêtre se lance sur les traces d'une organisation séculaire dont les membres se sont juré la perte du genre Humain. Le chef, le gourou de cette cohorte de démons n'est autre que le fils d'un célèbre alchimiste dont le nom à lui seul évoque encore le soufre et l'alambic. Au fil de son enquête mouvementée, le Père Jonas Gabriel pourra compter sur l'aide indéfectible de Sœur Angélina ; religieuse au passé tumultueux nantie d'une rare beauté, ainsi que sur deux agents du Mossad venus leur prêter main forte pour démêler l'écheveau. A croire qu'il existe des domaines, des circonstances, où l'ignorant est plus sage que l'érudit ?



Ce que j'en pense :

Vincent Robert met en garde ses lecteurs avant de les lâcher dans le vif du sujet et rien que cette petite aparté m'a bien plu. Disons qu'il y a les formules consacrées et puis le franc parlé d'un auteur qui livre son travail, qui espère que son lectorat passera un bon moment avant toute autre chose et que les jamais contents / pinailleurs passent outre. Il a bien raison car la fiction peut certes faire passer des messages importants, mais aussi détendre, nous faire vivre des aventures plus palpitantes que le métro, boulot, dodo.

Avec la belle brochette de protagonistes que nous offre l’auteur, on a de quoi faire. On pourrait même dire que l’on en a des bien gratinés. J’ai trouvé qu’il y avait un petit côté « Les tontons flingueurs » dans l’humour. Même quand on est dans un instant sérieux, il y en a toujours un ou une pour lancer ou penser une connerie. Et si ce n’est pas un humain, qu’importe ! Même la race canine ne s’en laisse pas compter pour si peu.
Les références à la culture dite populaire sont nombreuses et renforcent l’aspect potache.
A noter également, le côté Jason Bourne, James Bond, du récit. On sauve le monde, mais on n’en reste pas moins humain. Enfin on essaie.

L’Eglise s’est beaucoup modernisée ces dernières années, mais je doute que l’on croise de sitôt des prêtres, des cardinaux ou des religieuses aussi spéciaux que ceux présents dans « Salutem » … Dommage dans un sens, on les aimerait encore plus. Casser les codes pour mieux les reconstruire, c’est jouissif. Le lecteur ne s’ennuie pas.

Quelques belles références culturelles plus pointues montrent si besoin en était que Vincent Robert n’est pas qu’un auteur, mais aussi un lecteur pour ses sources. L’imagination bien documentée est décuplée.

Mon seul bémol serait que le roman aurait peut-être gagné à être un poil plus condensé. Il y a quelques redites, petites longueurs… Rien de vraiment rébarbatif, juste que nos héros sont d’une efficacité telle que dès que l’auteur se relâche une demie seconde, c’est de trop, mais qu’il ne se décourage pas, c’est en forgeant qu’on devient forgeron, on ne peut que devenir meilleur avec toujours plus de rigueur et de travail. N’oublions pas qu’il est très difficile d’écrire facile (dixit Jean d’Ormesson).




Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20



lundi 20 novembre 2017

L’écarlate de Venise de Maria Luisa Minarelli



Avant première 2018


Le livre :

L’écarlate de Venise de Maria Luisa Minarelli aux éditions AmazonCrossing, 336 pages, 9 € 99.
Publié le 6 février 2018



Pourquoi cette lecture :

Il s’agit d’un partenariat choisit sur présentation de ce titre par AmazonCrossing.



Le pitch :

Venise, 1752. Par une glaciale nuit de décembre, un homme est retrouvé étranglé dans une ruelle. Il est la première victime d’une série de meurtres auxquels Marco Pisani, haut magistrat de la République de Venise, se trouve mêlé.
Idéaliste et passionné, Pisani est un précurseur des Lumières qui a compris depuis longtemps que ce qui est légal n’est pas toujours juste. Amoureux de sa ville, il la voit avec tristesse sombrer dans la décadence. Ses enquêtes ne font que renforcer ce sentiment en levant définitivement le voile sur la part d’ombre d’une société en proie aux conflits familiaux, aux rumeurs destructrices et au vice.
Aidé de son ami avocat Zen, de Nani le gondolier sans scrupule et de la belle et indépendante Chiara, Pisani mène l’enquête sans relâche, des chantiers de l'Arsenal aux prisons du palais des Doges, en passant par les maisons de jeux et les palais de la noblesse… Jusqu’à découvrir la vérité, aussi amère que surprenante.
Un roman policier captivant, porté par une écriture élégante et précise !


Ce que j’en pense :

Me présenter un roman d’inspiration polar historique avec pour cadre Venise et époque le XVIII ème, c’était presque assurément me faire fondre assurément de bonheur au moins sur le papier. Qu’en fut-Il dans les faits ?

Cette lecture a été globalement plaisante pour toutes les raisons déjà évoquées quelques instants auparavant.

Le style de l’auteur est agréable, fluide et plaisant. Pas grand-chose à redire sur ce point.

Il y a aussi indéniablement eu de bonnes recherches avant l’écriture car ce roman est truffé presque à chaque paragraphe de détails très précis sur les mœurs, habitudes, coutumes des Vénitiens de cette période. Idem pour les décors qui sont admirablement décris sans pour autant que cela alourdisse trop le récit.

Les personnages sont eux aussi assez détaillés et on les imagine sans peine évoluer dans la Sérénissime de 1752. Chacun a sa place, son rôle, ses caractéristiques parfois limite caricaturales, mais cela passe assez facilement. On n’y accorde que peu d’importance au fond.
J’ai trouvé les protagonistes masculins vraiment sensibles. Ils laissent poindre des moments de faiblesse auxquels je n’aurai pas cru. Cela ne m’a pas dérangé à proprement parlé, mais réellement surprise. Un peu de changement, je ne dis pas non.

L’intrigue en elle-même reste classique. Elle est bien menée, c’est le principal. Je me suis prise au jeu si j’ose dire et j’ai passé un bon moment. Ce ne sera pas ma lecture de l’année, mais elle laisse un agréable souvenir général qui perdurera même si les détails s’estomperont.




Et s’il fallait mettre une note : 14 / 20


lundi 5 décembre 2016

La voix du sang de Steve Robinson




Le livre : 

La voix du sang de Steve Robinson aux éditions AmazonCrossing, 498 pages, 9 € 99. 
Ebook. 
Publié le 11 octobre 2016



Pourquoi cette lecture : 

Trouver une nouvelle lecture, c'est parfois un peu comme jouer à un jeu de hasard. J'aime bien me surprendre et trouver des idées deci-delà. Pour ce faire, je regarde partout et j'espère trouver des pépites. 
Il s'agit d'un partenariat avec les éditions AmazonCrossing. 



Le pitch : 

Il y a deux cents ans, une famille loyaliste fuyait en Angleterre pour échapper à la guerre d'Indépendance américaine, avant de disparaître, semble-t-il corps et biens.

Généalogiste américain chevronné, Jefferson Tayte est engagé par les descendants pour découvrir ce qu’il est advenu de leurs ancêtres. Mais en se lançant, à travers la Cournouailles, sur les traces de la lignée Fairborne, Tayte est loin d’imaginer la terrible vérité que ses recherches vont révéler : le destin tragique d’une jeune fille, un coffret énigmatique recelant un sombre secret, et une longue série de crimes perpétrés par-delà l'Atlantique et le temps.

Tayte n’est cependant pas le seul à enquêter : quelqu’un d'autre cherche les mêmes réponses et ne reculera devant rien pour les trouver. Quand on exhume l'histoire d'une famille, on réveille fatalement les liens du sang...

La Voix du sang est le premier tome de la série des « enquêtes généalogiques » résolues par Jefferson Tayte.




Ce que j'en pense : 

Il y a des protagonistes qui vous semblent éminemment sympathiques dès les premières lignes d'un roman sans justement en savoir beaucoup sur eux. Et puis, au fil des pages, cette impression se confirme pour votre plus grand plaisir car c'est agréable ce type de "rencontre". Jefferson Tayte est de ceux-là pour moi. Sa profession, en plus de sa personnalité, n'y est sans doute pas étrangère. Elle se rapproche de celle des historiens (ma formation d'origine). 
Son métier n'est pas aussi facile qu'il y paraît. On a d'ailleurs l'occasion de l'évoquer lors d'une rencontre avec un autre personnage. C'est intéressant de remettre un peu à sa place les choses et surtout de distinguer les différents niveaux de pratique. 

J'ai eu un peu de mal avec le nombre des protagonistes cités au départ. Il m'a fallu un certain temps pour bien tous les replacer (leur filiation et leur liens, les contemporains, ceux du passé), mais ensuite cela fut plus aisé. 
Les aller-retour entre le passé et une époque contemporaine furent eux aussi facilités par cette assimilation. Ouf ! 

L'ensemble de l'intrigue est comme une enquête policière. On se doute bien vite qu'il va y avoir des disparitions pas toutes naturelles. On suppose aussi que les faits remontent loin dans le passé, mais que les conséquences peuvent être bien réelles et de nos jours de surcroît. Il y a des secrets qui semblent ne pas devoir être révélés. 
C'est rondement mené et cela se lit avec délectation. On est prit dans cette quête et on tourne les pages sans pouvoir s'arrêter. 

J'ai pris aussi beaucoup de plaisir à découvrir un peu la Cornouaille à travers de belles descriptions. Et oui, les recherches ne se font pas toutes seulement dans des salles d'archives avec de vieux papiers plus ou moins bien conservés ou sur des écrans d'ordinateurs d'un autre âge mis à la disposition des chercheurs. Il y a aussi de belles rencontres, d'autres moins agréables. 
Et puis,derrière tous ces noms, il y a eu de véritables personnes avec une histoire propre (même si c'est de la fiction dans le cas de ce récit). 

Une lecture qui débute doucement (encore qu'un meurtre...) et qui finit par happer complètement son lecteur. Une belle surprise et vivement la suite des recherches de JT dans les prochains volumes. 



Et s'il fallait mettre une note : 16 / 20