lundi 8 juillet 2019

La fabuleuse histoire de Guirec et Monique. Le carnet de bord de Soudée Guirec



Le livre :

La fabuleuse histoire de Guirec et Monique. Le carnet de bord de Soudée Guirec aux éditions Arthaud, 208 pages, 21 € 90.
Publié le 10 avril 2019.



Pourquoi cette lecture :

Il s’agit d’un partenariat obtenu lors d’une opération Masse Critique organisée par la communauté de lecteurs Babelio.


Le pitch :

Parcourir les mers du monde avec une poule rousse comme membre d’équipage, voici la fabuleuse histoire de Guirec !
En 2013, à seulement 21 ans à bord d’un petit voilier en acier acheté avec ses économies durement gagnées en Australie, ce Breton entame la traversée de l’Atlantique. Première étape d’une épopée très médiatisée qui ne cesse de faire le buzz sur les réseaux sociaux. Après un hivernage de cent trente jours dans les glaces du Groenland, il devient à 24 ans le plus jeune navigateur à franchir le passage du Nord-Ouest dans l’océan Arctique. Guirec qui a arrêté l’école avant le bac est désormais un marin chevronné qui a traversé le Pacifique du nord au sud, affronté les soixantièmes stridents du mythique cap Horn et frôlé la mort face aux icebergs d’Antarctique ! De galère en victoire, cet aventurier ne se départit jamais de sa bonne humeur et retranscrit dans ce journal de bord tous ses souvenirs, ses joies et ses doutes. Avec sa soif d’aventure inépuisable et assez d’énergie pour déplacer les océans, Guirec et Monique – qui est loin d’être une poule mouillée – forment un duo détonant et attachant.




Ce que j’en pense :

N’ayant absolument pas le pied marin et ne suivant pas particulièrement les émissions de TV ou les réseaux qui relaient ce type d’aventures, je suis passée complètement à côté de Guirec et Monique jusqu’à la sortie de leurs ouvrages.
J’ai eu la chance de pouvoir lire et admirer celui qui est en quelque sorte un carnet de bord, un journal merveilleusement illustré de photos splendides, de belles qualités et bien agencées par une édition souple, mais qui reste très qualitative. En prime, il y a de belles cartes que l’on peut mettre sous cadre ou punaiser où bon nous semble.

Lecture très facile, nos yeux passent sans cesse du texte aux images qui nous font vivre par procuration cet aventure humaine, mais aussi gallinacée.
Franchement, je n’aurais pas aimé vivre ce que ce duo très improbable a traversé, mais j’admire leur parcours. Ils ont eu de la chance de s’en sortir sans bobo car ce voyage qui s’étire sur presque 2 ans était des plus périlleux. Ils ont fait de belles rencontres qui donne foi en l’humanité et en la force de la Nature.

Même si vous n’êtes pas attiré par les histoires de marins, de bateaux, d’océan, ce livre peut vous plaire. C’est parce que cela va au-delà.
Guirec est un jeune homme charmant, certainement un brin ours solitaire avec un caractère pas facile, mais c’est ce qui a fait sa force aussi. Il est inexpérimenté et son école va être celle de la mer. Il est courageux, pas feignant et débrouillard. Avec trois fois rien, il fait des tas de choses et vit son rêve.
Monique est une poule qui s’ennuierait à mourir dans une basse-cour classique. Elle ne manque pas de caractère et sera le moussaillon indéfectible de Guirec.

Je suis certaine qu’ils n’en resteront pas là ces deux-là !!!!


Et s’il fallait mettre une note : 16 / 20



mercredi 3 juillet 2019

Petits meurtres au Caire : Une enquête du commissaire aux morts étranges d’Olivier Barde-Cabuçon



Le livre : 

Petits meurtres au Caire : Une enquête du commissaire aux morts étranges d’Olivier Barde-Cabuçon aux éditions Actes Sud, 365 pages, 22 € 50.
Publié le 5 juin 2019


Pourquoi cette lecture : 

Depuis le premier tome des enquêtes du commissaire aux morts étranges, je n’ai point rater un volet. Je n’allais pas commencer maintenant.
De plus ce livre m’a été gracieusement envoyé par l’auteur et sa maison d’édition en tant que partenariat.


Le pitch : 

Coursés par un navire barbaresque alors qu'ils quittent Venise, le commissaire aux morts étranges et son père, le moine hérétique, font naufrage et sont séparés. Le moine se retrouve prisonnier de l'île de la mystérieuse Calypso, et le chevalier de Volnay est emmené comme esclave au Caire ! Il y est retenu dans l'étrange demeure d'une princesse mamelouke adepte des dieux anciens, et de ses trois suivantes orientales au comportement singulier. 
Tandis que son père fait tout pour se précipiter à son secours, on découvre dans la maison de la princesse les corps de deux amants, visiblement morts au milieu de leurs ébats. Meurtre ou suicide ? Les deux hommes se voient confier l'enquête avec, pour enjeu, l'affranchissement de Volnay. Dans l'Egypte colorée du Coran et sensuelle des Mille et Une Nuits se présente à eux une affaire des plus retorses. 
Au Caire, où les rapports de force et d'autorité sont inversés, maîtres et esclaves ne sont pas forcément ce qu'ils paraissent... A travers la rencontre, toujours actuelle, de l'Orient et de l'Occident, Olivier Barde-Cabuçon nous offre la plus inattendue et la plus dépaysante des enquêtes du commissaire aux morts étranges.



Ce que j’en pense : 

C’est encore bien loin de Paris, de Versailles que nous débutons ce nouveau volet des aventures / enquêtes du commissaire aux morts étranges et de son illustre père, le moine hérétique. 
Comme toujours, chaque tome peut se lire de manière indépendante, mais il manquera au lecteur bien des clefs pour apprécier pleinement ce moment passé en la compagnie de personnages riches et complexes. 
Ce nouveau chapitre de l’existence tout sauf calme de nos deux principaux protagonistes débute juste après leur fuite de la Sérénissime, en pleine mer, et d’emblée, on se retrouve propulsé au cœur de l’action. 

Le titre de ce nouvel opus fait immédiatement pensé à un hommage à la reine du crime : Agatha Christie, celle qui fut tant prolixe et novatrice du genre policier. Le huis clos choisit pour cadre n’est pas neutre non plus car elle affectionnait assez ce type de situation dans ses intrigues. Et que dire aussi de cette (Ancienne) Egypte si présente et plus globalement du Moyen-Orient ? Ce fut un de ses cadres de vie et d’inspiration. 
Vraiment dans cet épisode, il y a une petite touche toute britannique qui n’est pas pour me déplaire, mais elle ne sera pas la seule.
En effet, un autre hommage, à un des textes les plus connus qui soit, est récurent : L’Odyssée d’Homère. On y retrouve des protagonistes et des situations à double lecture. Le moine devenant Ulysse, une prêtresse donnant ses traits à une Calypso plus vraie que nature etc… 
Enfin, jamais deux sans trois avec Les mille et une nuits que l’on retrouvera aussi dans ce récit aux saveurs épicés, douces et piquantes à la fois. 

Je ne souhaite rien vous révéler de l’intrigue si ce n’est que nous avons là deux morts bien étranges dans une maison de femmes vivants plutôt en retrait de la vie politique, économique et même mondaine. Ces dernières se passant fort bien de la présence des hommes en tous points. 
Tout est sensualité, mélange des cultures, des origines, finesse intellectuelle, manœuvres habiles, tromperies, mais aussi jeux de pouvoirs là où l’on ne pense pas en trouver.

Olivier Barde-Cabuçon a choisi cette fois de faire alterner les voix de Volnay et du moine. Parfois, ils sont réunis, mais ce n’est pas si souvent. 
J’ai trouvé que Guillaume était encore une fois mis en valeur, ses tourments, son expérience apportent plus de profondeur au récit, mais relègue peut-être un peu trop son fils. Déjà que je n’ai pas trop aimé sa « passivité » face à sa nouvelle condition. J’ai eu envie de le secouer pour lui faire retrouver un peu plus de combativité, de virilité, d’allant. Heureusement, j’ai été entendue même si je le trouve un peu trop sensible, mais cela fait son charme également. Ahhhh jamais satisfaite ! 

Les autres personnages importants de ce volet sont majoritairement féminins. Forcément de quoi faire tourner la tête au moine ! Comme en prime, ce ne sont pas que des beautés sans cervelle, cela ajoute du piment à un huis clos qui aurait pu être simplement liquoreux. 

Dépaysement garanti avec une plongée dans une autre époque pas si lointaine.
Prédiction de l’avenir offerte par le moine en bonus. 
Et suite des aventures de nos amis l’an prochain, on y tient !!!!



Et s’il fallait mettre une note : 17 / 20

lundi 24 juin 2019

Rituels d’Ellison Cooper



Le livre :

Rituels d’Ellison Cooper aux éditions Le cherche Midi, 430, 21 € 00.
Publié le 4 octobre 2018
Existe en audiolib et c’est d’ailleurs cette version que j’ai obtenue en partenariat.
1 CD MP3, publié le 17 avril 2019. 23 € 90.


Pourquoi cette lecture :

Il s’agit d’un partenariat obtenu lors d’une Opération Masse Critique organisée par Babelio (communauté de lecteurs).



Le pitch :

Spécialiste des neurosciences, Sayer Altair étudie pour le FBI les profils psychologiques de tueurs en série. Déroutée par une scène de crime très particulière, sa hiérarchie fait appel à elle. On vient de trouver, dans une maison abandonnée de Washington, le corps d'une jeune fille à qui l'on a injecté une drogue hallucinogène utilisée par les shamans d'Amazonie durant les cérémonies rituelles. Lorsque l'on découvre d'étranges symboles mayas sur les lieux, l'enquête se dirige vers un tueur aussi passionnant qu'insaisissable. 
Docteur en archéologie, Ellison Cooper ouvre avec Rituels une série consacrée à Sayer Altair, qui mêle meurtres, neurologie et superstitions. Un univers aussi inédit que fascinant, des intrigues captivantes, un personnage inoubliable...



Ce que j’en pense :

Passant énormément de temps en cuisine, écouter un audiolib est un excellent moyen de joindre l’utile et l’agréable bien qu’en fait ce soit deux de mes passions (mitonner des petits plats maison et lire).
Il faut néanmoins pouvoir rentrer dans l’intrigue par d’autres biais et le lecteur est alors primordial. J’ai assez vite accroché avec Audrey D’Hulstère qui parvient à attirer mon attention en quelques instants.

L’intrigue m’a semblé assez classique. De bonne facture, mais pas extraordinaire. Cela ne m’a pas empêcher d’aimer et d’accrocher.
En effet, j’ai trouvé que l’ensemble n’était pas novateur dans le sens où l’on retrouve bien des éléments attendu dans ce type de récit : des personnages à forts caractères, avec des fêlures plus ou moins profondes, des politiciens, des jeux de pouvoirs, des prouesses techniques, des personnages secondaires qui valorisent les principaux, de la noirceur, de l’égo, du hors norme, des twists pour garder le suspens… Il y a un petit côté les « Experts » même si c’est un peu plus lent car on respecte plus les temps réels des analyses, mais en gros vous saisissez vite le genre. Pas désagréable, mais déjà vu.

Le rythme est soutenu malgré tout et pour cause, il y a une véritable course contre la montre qui est engagée pour tenter de sauver une des victimes du tueur à la cage. Enfin je dis une, mais qui sait… Je ne vais pas vous gâcher le plaisir de la découverte.

Une série en devenir qui promet d’être pas mal, mais qui devra conserver un bon niveau pour nous maintenir en haleine. Reste que j’ai aimé Sayer, sa chef impossible Janice Holt, son partenaire Vik, son équipe de techniciens, sa grand-mère, son voisin, son neveu… J’ai envie de les retrouver. On va dire que l’épisode pilot a fait le job.



Et s’il fallait mettre une note : 15 / 20


lundi 17 juin 2019

Les suppliciées du Rhône de Coline Gatel




Le livre :

Les suppliciées du Rhône de Coline Gatel aux éditions Préludes, 448 pages, 16 € 90.
Publié le 6 février 2019


Pourquoi cette lecture :

Il s’agit d’un partenariat obtenu via l’intermédiaire de Babelio, la communauté de lecteurs.


Le pitch :

Lyon, 1897. Alors que des corps exsangues de jeunes filles sont retrouvés dans la ville, pour la première fois des scientifiques partent à la recherche du coupable, mettant en pratique sur le terrain toutes les avancées acquises en cette fin de XIXe siècle. Autopsies des victimes, profils psychologiques des criminels, voilà ce que le professeur Alexandre Lacassagne veut imposer dans l’enquête avec son équipe, mais sait-il vraiment ce qu’il fait en nommant à sa tête Félicien Perrier, un de ses étudiants aussi brillant qu’intrigant ? Entouré d’Irina, une journaliste pseudo-polonaise, et de Bernard, un carabin cent pour cent janséniste, Félicien
va dénouer, un à un, les fils enchevêtrés de cette affaire au cœur d’un Lyon de notables, d’opiomanes et de faiseuses d’anges. Jusqu’à ce que le criminel se dévoile, surprenant et inattendu, conduisant le jeune médecin au-delà
de ses limites.

LE POLAR HISTORIQUE ÉVÉNEMENT SUR LA NAISSANCE DE LA CRIMINOLOGIE.


Le véritable visage de Lagassagne




Ce que j’en pense :

La ville de Lyon est chère à mon cœur aussi avoir le plaisir de lire un roman policier historique bien documenté qui se déroule dans les rues, traboules et autres entrailles de la ville des gones, je n’hésite pas longtemps. Je mêle ainsi différents plaisirs car l’Histoire est également présente par le biais de l’époque choisie par l’auteur. L’intrigue policière étant juste la cerise sur le gâteau.
Limite c’était presque trop pour un seul titre aussi j’ai eu un instant peur d’être déçue si j’en attendais trop.

Le parallèle avec la célèbre série TV des « Experts » est fait. N’était-ce pas là encore trop marketing ? Trop surfait ?
Pas vraiment. On est vraiment dans cet esprit où la science encore balbutiante, dans bien dans domaines, reste prometteuse. Alors oui, on est très loin des séquençage ADN, des recherches dans les bases de données internationales, des microscopes à balayage électronique, mais la démarche est logique, codifiée, en cours d’élaboration, de sophistication.

On a une belle équipe de jeunes gens, deux garçons et une fille. Chacun vient d’horizons assez différents et traine avec lui des bagages plus ou moins lourds. Leurs différences pourraient les séparer, mais non. Cela pourrait être du coup une force, mais là non plus je réponds par la négative et c’est dommage. Finalement, il y a presque du trop convenu dans cet aspect-là. Pas assez de surprises véritables.

On sent que l’auteur a bien travaillé sa documentation. C’est riche en détails et si on est un peu curieux de nature, on peut aussi aller plus loin.
Les décors sont bien sombres, mais toute la ville était ainsi sauf quelques points bien marqués. La ville des Lumières ? Oui, mais pas encore tout à fait et puis la misère était partout. Elle était pécuniaire, sanitaire.

L’intrigue est intéressante. On s’y perd un peu, mais c’est le jeu non ?
C’est aussi un premier roman qui a certes quelques lacunes. Parfois, à trop vouloir bien faire, on s’égare avec des expressions trop contemporaines, un style légèrement ampoulé, des confusions ou tout au moins un manque de clarté quand il serait salutaire pour le lecteur d’avoir quelques lanternes éclairées.

Une lecture qui reste sympathique et que je ne regrette absolument pas.
L’auteur est en devenir et possède indéniablement le talent pour écrire de prochains romans encore meilleurs. Je serai ravie de continuer à découvrir sa plume.


Et s’il fallait mettre une note : 12 / 20