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mercredi 21 décembre 2022

Rien n'est impossible de Michel Cymès

 



Le livre : 


Éditeur Stock 

250 pages

Format : 136 x 215 mm

EAN : 9782234093713

Prix : 19.90 €



La quatrième de couverture : 


«  Ce livre est différent de tous mes autres livres.

J’y aborde un sujet dont je m’étais toujours efforcé de garder les détails secrets, un sujet que je ne comprendrai jamais à la perfection mais sur lequel j’ai beaucoup progressé, en l’épluchant, en le fouillant, en l’explorant, en le questionnant  : mon vécu.

En le partageant avec vous, chers lecteurs, qui m’êtes fidèles depuis tant d’années, j’entends donner des clés qui vous permettront de déverrouiller certains aspects d’un autre vécu, le vôtre. Au nom du partage d’expériences, au nom de la transmission qui ouvre sur tant d’espaces de réflexion et de compréhension.

Une enfance modeste peut être fondatrice de bien des miracles si elle est heureuse. Vous allez découvrir que l’histoire familiale est capitale dans la construction et les choix de l’homme que je suis devenu. Vous allez constater que le cancer n’arrive pas qu’aux autres et qu’il importe de se faire dépister car on n’a pas toujours la «  chance  », comme moi, de le découvrir par hasard… Et vous verrez aussi que les polémiques pèsent peu au regard des amitiés et des rencontres inoubliables que réserve la vie.  »

  

Sincère, émouvant, parfois drôle, mais jamais impudique, un livre inattendu, où celui qui reste le médecin préféré des Français parle pour la première fois des moment importants de sa vie. Avec des révélations qui toucheront un large public. 



Ce que j’en pense : 


C’est certainement le médecin le plus médiatique de ces dernières années. On le retrouve presque partout : radio, télévision, réseaux sociaux, magazines etc… Peut-être que beaucoup en ont marre de le voir, de l’entendre, mais j’avoue que personnellement non. J’aime bien sa spontanéité, sa gouaille un rien provocatrice et plutôt franchouillarde, sa simplicité aussi. Ben oui, il est partout, mais n’a pas le gros melon pour ce que j’ai pu constater la fois où je l’ai croisé sans l’aborder de front. Il était comme tout le monde, sans chercher à faire valoir sa notoriété pour passer devant. J’ai apprécié et c’est aussi pour cela que j’ai voulu le découvrir encore plus via cette lecture plus personnelle. 


J’ai déjà lu tous les autres livres signés de sa plume excepté un. Je le pratique donc depuis un moment et jamais je n’ai été déçue. 

Ce titre plus intime ne déroge pas. Il me permet de mieux comprendre le personnage qu’il est publiquement, mais aussi de cerner plus distinctement ce qui l’a construit, ses valeurs que je pouvais percevoir et au final d’apprécier toujours autant l’homme et le médecin. 

Mais son livre résonne aussi en moi car dans ce parcours humain, je peux y piocher des éléments qui vont me parler plus particulièrement. Le but qu’il s’était fixer lors de son écriture est atteint. 


Michel Cymes peut aussi à travers ce nouvel écrit insister sur ses « marottes », les points qui lui semblent essentiels pour être et rester en bonne santé le plus longtemps possible. Il peut également donner du sens à cette « omniprésence » partout, sur tous les fronts même là où on ne l’attend pas forcément. Cette boulimie, cette frénésie n’est pas alimentée par son égo, mais par sa personnalité et par son caractère, ainsi que ses « pathologies » chroniques. Bref, Michel Cymes fait du Michel Cymes en tout temps et pour longtemps, aussi longtemps qu’il le pourra. 

Ce qui n’est pas pour me déplaire… J’en redemande.



lundi 27 avril 2020

Dites à mon père que je suis célèbre de Pierre Palmade



Le livre : 

Dites à mon père que je suis célèbre de Pierre Palmade chez Harper Collins (version poche), 172 pages, 7 € 20.
Publié le 4 mars 2020 


Le pitch : 

C'est l’histoire d’un homme qui voudrait être aimé par tout le monde.
Qui va être happé par ce milieu du showbiz qui s’affiche en sourire devant le public et se cache pour vivre dans les ombres de la nuit.
Qui va s’en détacher pour suivre un chemin plus calme.

C’est l’histoire d’un homme qui a trouvé le moyen pour attirer l’attention sur lui : faire rire.
Qui en a fait son métier avec succès.
Qui a appris l’humour à l’école du théâtre de boulevard et de son idole, Jacqueline Maillan.
Qui a joué au Scrabble pour amuser des salles entières.
Qui a ouvert sa porte à de jeunes humoristes pour les mettre en lumière.

C'est l'histoire de Pierre Palmade... par lui-même.
Attachant, intelligent et toujours drôle, il se dévoile ici pour la première fois avec sincérité, sensibilité et pudeur.

C’est l’histoire d’un homme qu’on aurait beaucoup de mal à ne pas aimer.


Ce que j’en pense : 

Je ne suis pas une inconditionnelle de Pierre Palmade, mais je l’ai connu dès ses débuts et il fait partie de mon panel d’artistes que je suis plus ou moins car j’ai apprécié un bon nombre de ses spectacles, pièces de théâtre ou autres au fil des années. J’aime en effet son écriture qu’elle soit pour lui-même ou pour servir d’autres interprètes. De plus, l’an dernier, j’avais lu l’autobiographie de Muriel Robin et forcément Pierre Palmade y tenait un rôle important. Compléter avec la lecture de sa propre version des faits me semblait tomber sous le sens. 

Pierre Palmade livre tout depuis des années, depuis ses débuts. On pourrait presque dire qu’il est sans filtre, mais non, c’est plutôt qu’il joue la transparence à outrance (nuance subtile s’il en est). Un de ses psys lui aurait dit qu’il confondait le public avec sa mère (à qui il ne cache rien). C’est très probable, mais surtout, on pouvait se demander alors qu’est-ce qu’il lui restait à nous dévoiler au fil de ces pages s’il avait déjà tout dit.
Je pense qu’il a, par cet ouvrage, permis à beaucoup de le découvrir intégralement et d’une pièce. Il a pu aussi remettre de l’ordre dans les éléments, redonner une cohérence aux faits, un ordre plus logique, plus compréhensible. On le cerne mieux et cela éclaire son parcours avec une lumière plus adéquate. Cela donne du sens de prendre aussi un peu de recul.

Le livre se lit très facilement et même si on peut y trouver une certaine redondance car Pierre se répète un peu, c’est peut-être plus parce que l’exercice de style s’y prête et qu’il a voulu aussi être très clair sur les raisons de ces choix ou non choix. Les répétitions sont ce qui a marqué sa vie entière et délimite donc le cercle vicieux dans lequel il s’est embourbé. Elles ne sont donc pas inutiles pour la compréhension de la personnalité de Pierre Palmade. Elles le caractérisent tout autant que bien d’autres éléments.  

Attention, le ton est très direct par moment et l’auteur nous emmène sur des sentiers que l’on n’aurait certainement pas pris de nous-même. Cela peut-être dérangeant surtout qu’un chat est appelé un chat (enfin c’est sans détour quoi). Pourquoi pas, mais cela peut dérouter plus d’un lecteur. Heureusement Pierre Palmade sait maintenant qu’il ne peut pas plaire à tout le monde donc il ne s’en formalisera pas. 

Une lecture que je recommande surtout aux fans et à celles et ceux qui désirent non pas jouer aux voyeurs, mais découvrir un artiste qui n’a certainement fini de se trouver encore. 


Et s’il fallait mettre une note : 12 / 20

mercredi 22 janvier 2014

Diam's autobiographie de Mélanie Geogides



Le livre : 

Diam's autobiographie de Mélanie Geogides aux éditions Points, 322 pages, 7€20.


Pourquoi cette lecture : 

Je n'aime pas le rap, je ne l'ai jamais vraiment aimé à quelques exceptions près, celles qui confirment la règle donc. 
Je n'ai jamais été fan de Diam's.
Pourquoi donc lire cette autobiographie ? Juste parce que cette jeune femme m'a intrigué. L'arrêt de sa carrière, sa convention à l'Islam, son port du voile, tout ceci à fait couler beaucoup d'encre. On a tout entendu. Elle a répondu lors d'une interview et cela touchée. J'ai vu alors une jeune femme. Pas une star, pas une fanatique, juste une jeune femme apaisée et plutôt bien dans sa nouvelle vie. J'ai eu ensuite envie de connaître plus son parcours. 


Le pitch :

Pour la première fois depuis 2009, Mélanie Georgiades, alias Diam's, sort de son silence. Dans une autobiographie sincère et émouvante, elle se livre sur sa carrière et ses choix de vie. Sans tabous, l'étoile du rap français raconte son enfance, la gloire, les larmes derrière les paillettes, sa solitude, son engagement humanitaire en Afrique, sa découverte de l'Islam, et sa renaissance.


Ce que j'en ai pensé :

Pour assouvir ma curiosité, j'ai attendu la version poche de cette autobiographie. De toute manière, je ne manque jamais de lecture, mais plutôt de temps donc je ne me presse que rarement pour acheter un ouvrage sauf pour quelques exceptions. 
Je ne le regrette pas et cela n'a pas nuit à ma lecture. 

Cette biographie est écrit simplement, presque sobrement. 
Mélanie est encore très jeune, mais en quelques années seulement, elle en a vécu des choses, des événements, des expériences fortes, souvent agréables au départ, mais plus dure fut la prise de conscience. 
Même à notre niveau, son expérience personnelle peut s'avérer utile. On court toutes et tous après des rêves, des chimères le plus souvent. On nous met beaucoup de poudre aux yeux et on se laisse berner. 

J'ai découvert ses textes (les paroles de ses chansons). N'écoutant pas de rap et n'ayant que quelques vagues souvenirs de ses tubes que je zappais le plus souvent, ce fut un véritable plus de les avoir retranscrits là. Ils éclairent aussi de leur lumière le parcours de cette jeune femme. 
Son succès ne devait rien au hasard, mais à un travail acharné jusqu'à l'épuisement ultime proche du geste de trop. Mais à force de voler très haut dans le star système, elle a fait comme Icare et elle s'est brûlée les ailes. La chute n'en fut que plus rude. 

Heureusement, Mélanie a su trouver une nouvelle source de vie, la vie, la vraie. Mais ce ne fut pas sans mal. L'existence est un combat et avant d'y voir un long fleuve tranquille, il a fallut chercher la voie. 
Elle s'est tournée vers la religion. On pourrait penser que c'est bien soudain, mais en réalité il n'en n'est rien. Mélanie était attirée depuis longtemps. Depuis toujours en fait. 
On comprend donc que tout ce foin fait autour d'elle, de son retrait de la scène, de la vie publique est plus une incompréhension, un dialogue de sourds, des peurs latentes qu'autre chose. Cela a fait le buzz et c'est bon aussi pour la presse à scandales. On ne sort plus de ces balivernes et de la poudre aux yeux qu'on nous jette par poignées pour nous faire oublier l'essentiel. En ce sens, c'est Mélanie qui nous remet sur le droit chemin. À nous de trouver notre recette pour vivre enfin pleinement et réellement. Mais le retour vers des valeurs simples, universelles et éloignées de ce monde factice consumériste, ça me parle.


Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20



Diam's : "Mon voile a choqué, pas ma conversion" par Europe1fr