lundi 15 décembre 2008

Il existe pourtant ---- "Tokyo" de Mo hayder - Livre

Je lis beaucoup et j’essaie de varier mes lectures le plus possible pour éviter la lassitude car je pense que vous l’aurez remarqué de vous-même, si l’on apprécie un genre, un style, on est moins surpris, voir légèrement blasé à force de toujours lire les mêmes intrigues, les constructions littéraires quasi-similaires car chaque genre répond à des codes plus ou moins précis.

Cela faisait donc quelque temps (un livre ou deux donc) que je n’avais pas plongé dans l’univers sombre d’un bon thriller. J’avais également envie de découvrir un auteur qui a plutôt bonne réputation dans ce style, mais qui m’était encore inconnu : Mo Hayder.
Mon choix s’était porté sur « Tokyo » parce qu’il était disponible en médiathèque et puis parce que j’aime particulièrement tout ce qui peut toucher au Japon.

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Qui est cet auteur ? (Sources : Evene)

Auteur de polar à succès, Mo Hayder puise en partie son inspiration dans une histoire personnelle mouvementée.
À l'âge de 16 ans, elle quitte sa famille bourgeoise et mène une vie chaotique marquée par la violence, la drogue et l'alcool. Après dix années de « galère », la jeune femme part pour le Japon - un pays qui sera au coeur de son troisième roman « Tokyo » - et travaille en tant que serveuse. Plutôt déçue par cette expérience, elle se rend à Los Angeles pour étudier le cinéma. En 2001, Mo Hayder publie son premier roman, « Birdman », déjà remarquable par sa noirceur, suivi de « L' Homme du soir » qui deviennent rapidement des best-sellers aux Etats-Unis.

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L’intrigue :

Quand Grey débarque à Tokyo sans argent ni bagages, elle a beaucoup à prouver et encore plus à cacher.
Obsédée par un passé tumultueux, elle a quitté son Angleterre natale dans le seul but de retrouver un vieux film disparu. Ces images seraient l'unique témoignage visuel des atrocités commises par les Japonais à Nankin en 1937. Un seul homme pourrait aider Grey. Un survivant du massacre, professeur à l'université Todai. Mais ce dernier, méfiant, refuse de répondre aux questions de la jeune femme. Perdue dans une ville étrangère où elle ne connaît personne, Grey accepte un emploi d'hôtesse dans un club de luxe fréquenté par une clientèle d'hommes d'affaires et de yakuzas.
Parmi eux, un vieillard en fauteuil roulant entouré de personnages terrifiants, et qui doit, paraît-il, sa longévité à un mystérieux élixir, qui suscite bien des convoitises.

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Mon avis :

Je ne pourrais pas vous dire que la lecture de cet ouvrage est aisée, sans pour autant vous dire qu’elle est d’une complexité extrême. Non, les chapitres se suivent et en eux-mêmes, ils n’ont rien de bien extraordinaires, mais mis bout à bout, c’est autre chose.
D’ailleurs, je dois bien avouer que j’ai trouvé les premières pages presque un peu confuses. Il y a des chapitres où l’on est en 1937 avec le récit de ce qui se passe à Nankin et d’autres où nous sommes dans une époque plus contemporaine.
Alors certes, c’est bien signalé dans l’édition grand format avec l’aide de dates et de kanji (je ne sais pas du tout ce qu’il en est pour l’édition de poche), mais c’est une approche un peu particulière car on avance en aveugle. On ne sait pas vers quoi veut nous mener l’auteur et cela pourrait presque devenir lassant.
Heureusement, des pans entiers vont trouver une explication dans les pages suivantes, mais l’on reste tout de même dans le flou. C’est un peu comme si l’on avait un film dont l’image ne serait jamais vraiment nette.

Ce thriller n’est pas vraiment effrayant au début, mais plus on avance dans l’intrigue, plus l’ambiance devient pesante. On approche du dénouement et là cela devient carrément intolérable !
Et je pèse mes mots car j’ai lu dans une critique que ce roman pouvait vous hanter plusieurs jours après sa lecture. Et bien, cela est vrai ! Je n’ai pas lâché le livre durant les 80 dernières pages tout en étant fébrile et horrifiée. Chaque passage ou presque était plus abominable que le précédent et les révélations ultimes m’ont carrément indisposées.
Je sais qu’avec les années, je suis devenue beaucoup plus sensible et les maternités n’y sont sans doute pas pour rien, mais là, c’est tout de même éprouvant. Mo Hayder est arrivée à glisser quelques menus détails qui dans mon esprit ont fait mouche à chaque fois.

Les chapitres sont relativement courts et je trouve que cela pousse à en lire toujours plus. Le suspens et l’angoisse montent crescendo pour aboutir à un final qui fait que « Tokyo » peut se placer dans le genre thriller sans avoir à en rougir comme tant d’autres ouvrages qui n’ont finalement rien avoir avec ce style d’écriture.

Un livre que je ne saurais que vous conseiller si vous êtes amateur du genre, mais âmes sensibles, attention, certaines scènes peuvent être difficiles.

Note finale : 16 / 20

2 commentaires:

Jade a dit…

bonsoir!
tokyo est le tout premier roman de mo hayder à être passer entre mes mains et depuis je suis une grosse fan de son écriture!
comme tu le dis, certains passages sont extrêmement pesant. je pense à la course poursuite avec le garde du corps par exemple, qui me terrorrisait pendant mes lectures nocturnes ahah tout ça pour dire que ses autres livres sont très bien eux aussi, toujours aussi noirs et effrayants :)

Nicolas a dit…

Je n'ai pas du tout aimé ce roman, très glauque, voire franchement malsain. A déconseiller aux âmes sensibles.

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