mardi 9 décembre 2008

Duo en "os troubles" ---- Bones, saison 1 - coffret dvd serie TV

Voilà une série que j’ai découverte totalement par hasard lors d’un voyage sur Paris. En effet, un soir, dans mon hôtel, je suis tombé sur la diffusion d’un épisode à la télévision (que je ne regarde presque jamais chez moi). J’avais accroché et m’étais promis de trouver un jour l’intégrale de ses saisons.
Promesse tenue avec cette première saison passée au crible.

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La présentation du coffret :

Rien de révolutionnaire dans sa présentation : le coffret, une fois sorti de son fourreau de carton, se déplie en trois volets où se rangent deux DVD sur chacun d’eux.
Les DVD sont donc superposés et franchement, je n’apprécie guère ce mode de présentation car on a souvent un mal fou à les sortir ou les ranger. Les DVD sont mis en valeur certes, mais ne sont pas manipulables aisément.
Pas de livret avec des photos, mais un simple feuillet double avec le contenu des six DVD. Il y a un petit résumé de chaque épisode et l’intitulé des bonus.
Les photos qui ornent le coffret sont en revanche réussies.

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Le contenu :

- 22 épisodes de 42 minutes chacun soit 6 DVD.
- Les bonus (détaillés un peu plus loin)
- Écran 16/9 ème
- Format 1,78
- Couleur
- Durée total : plus de 16 heures
- Pistes audio disponibles en Français et en Anglais (5.1 Dolby Digital)
- Sous-titrages en Français, Anglais et Néerlandais.
- L’accord parental est souhaitable pour visionner cette série car certaines images pourraient heurter la sensibilité des plus jeunes.

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L’intrigue :

Le docteur Tempérance Brennan, brillante anthropologue, possède le don de déchiffrer les indices laissés sur les os des victimes. Sa mission : aider le FBI sur des affaires criminelles trop complexes pour les méthodes classiques d’investigation.
Pour cela, elle fait équipe avec l’agent spécial Seeley Booth, ancien snipper de l’armée qui, lui se méfie de la science et des scientifiques et préfère suivre son intuition. Enfin au début…

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Les bonus :

- Les commentaires audio des épisodes : J’avoue qu’il faut vraiment être un grand fan pour suivre ce type de bonus car si l’on croule sous les informations sur le tournage et autres détails très intéressant, cela peut vite devenir très lassant.

- Coups d’œil : Un bonus très instructif sur l’esprit de la série, mais mon plus gros reproche sera que ce petit documentaire est en VO et donc pour celles et ceux qui ne parlent pas un mot d’anglais (ou qui possèdent des notions qui se sont sérieusement rouillées), ce ne sera pas vraiment attractif. Dommage car les acteurs présente plutôt bien les relations qui réunissent leurs personnages.

- La vraie définition : encore un autre bonus très intéressant, mais qui ne pourra être abordé dans de bonnes conditions que par les anglophones. Il possède une bonne dynamique et la musique de fond y est pour beaucoup, mais le plus instructif se trouve quand même dans les commentaires.

- Bones – Inspiré de la vie de l’anthropologue judiciaire et auteur Kathy Reich : Il y a toujours autant de dynamisme dans ces bonus, mais ils ne sont toujours pas traduits, ni même sous-titrés. C’est vraiment regrettable.
Je n’ai pas encore trouvé le temps de me plonger dans les livres de Kathy Reich, mais je sais de source sûre (ma belle-maman) que je ne risque pas de m’ennuyer. À découvrir dans de prochaines critiques. Affaire à suivre et donc toujours en suspens.

- Profils des personnages : Il s’agit en fait d’une fiche assez détaillée sur chaque personnage. Sont concernés : Tempérance Brennan, l’agent spécial Seeley Booth, Angela Montenegro, Zach Addy, Jack Hodgins et Daniel Goodman. Simple, mais efficace car cette fois, c’est en français et donc profitable à toutes et tous.

- www.foxfrance.com : Un lien vers l’éditeur du coffret. Un bonus classique qui est plus de la publicité.

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Mon avis :

- « La vérité n’a pas de prix » :
Un duo de choc et de charme qui démarre sur les chapeaux de roue, voilà la petite mise en bouche à laquelle vous aurez droit dès ce premier opus. Franchement, en moins de 5 minutes chrono, vous êtes déjà emballé par le rythme, l’humour et le charme des acteurs (David !!!!!!) et aussi celui des actrices (enfin là, j’y suis un peu moins sensible quand même.)
En tout cas, c’est vrai que c’est un couple plutôt bien assorti : voilà deux forte têtes qui vont avoir du pain sur la planche parce que les cadavres, ce n’est pas ce qui manque dans un cimetière… Enfin sauf ceux qui ne sont pas dans un cercueil… Là, c’est plus rare et surtout plus suspect, non ?

- « Faux frères » :
Si la fin du premier épisode marquait une légère accalmie entre les « fouines » et le FBI, la guéguerre a repris de plus belle depuis. Ce sont bien deux écoles, deux manières de faire qui s’affrontent, mais pourtant elles sont complémentaires dans ces enquêtes.
Un opus pas toujours très « ragoûtant » comme on dit par certains détails, mais assurément sympathique au niveau de l’intrigue. Pas de temps mort, tout va très vite, mais je vous rassure, cela se suit très bien. Le rythme est soutenu, pas insoutenable.
Les petites disputes de notre couple d’enquêteurs sont amusantes et même rafraîchissantes. Elles ont le piquant de celles que l’on a avec des proches à qui l’on tient parfois plus que de raison.
Et dire qu’ils ne sont même pas ensembles !
Ambiance de collège à ce propos…

- « Un homme bien » :
Comme toujours quelques détails peu appétissants car les victimes sont rarement à leur avantage, mais elles fournissent toutes de précieux éléments pour l’enquête. C’est important surtout lorsque l’on est dans un environnement disons délicat et pour le moins bien peu coopératif.
Une tension toujours palpable que l’on ne retrouve que rarement dans les séries télévisées ou même au cinéma. Il s’agit là et je le précise d’une bonne tension, bénéfique à l’intrigue.
En tout cas notre duo est toujours sur la même longueur d’onde et ils sont plus complémentaires que jamais. C’est un peu comme ils ne faisaient qu’un…

- « Dans la peau de l’ours » :
Ce n’est pas tous les jours que l’on découvre une main humaine dans l’estomac d’un ours. Voilà ce qui va d’ailleurs motiver l’entrée en scène de notre duo de choc qui n’en finit pas avec ses petites querelles et autres menus chantages, voir enfantillages, mais qui n’en est pas moins efficace sur le terrain et dans les laboratoires.
Je note quand même quelques mauvais effets spéciaux pour incruster la voiture de nos amis dans un décors. Bouh que c’est mal fait surtout parce que la résolution des deux images à superposer n’est pas la même !
Un spectre d’Hannibal Lecter ou d’un de ses acolytes et voilà que le sujet devient encore plus palpitant…

- « Innocence perdue » :
Notre anthropologue pleine de charme est toujours autant déconnectée du monde réel et illustre parfaitement l’exemple des savants aux connaissances presque sans faille, le presque faisant allusion à ce qui les entoure, ce qui forme la culture dite populaire avec ses héros de comics ou de films et donc qui n’est en rien scientifique.
Reste que cette affaire porte sur un cadavre d’enfant retrouvé dans un terrain vague. C’est forcément délicat, en tout cas cela l’est pour moi. Cependant ne nous voilons pas la face, ce type de crime existe. Ne pas les évoquer même sous cette forme serait une erreur. C’est là que la rigueur scientifique peut être utile pour rendre moins pénible ce travail. On met son cœur dans une petite boîte… Enfin, c’est ce que préconise le docteur Brennan. C’est alors simplement d’ordre clinique, il n’y a pas d’émotion et c’est ainsi qu’elle peut tenir le choc, même si cela n’est pas si évident.

- « La momie » :
Notre cher docteur Brennan ne peut pas sortir s’amuser comme tout le monde, il faut qu’elle conceptualise absolument tout. Elle est une « fouine » de l’extrême ! (lol) Et même complètement « raide » à cause de la poussière de drogue qu’elle a pu inhaler, elle assure plus que la moyenne. C’est proprement incroyable.
Cet épisode ne nous propose pas un saut dans le passé même si la victime a été momifiée. Non, c’est bien dans le présent que nos amis vont enquêter et cela va balancer au pays du rap, mais pas seulement. Derrière cette mort violente, il reste des vivants qui malgré tout doivent poursuivre leur route.
En revanche, les trucages lors des trajets en voiture sont toujours aussi médiocres. Cela m’étonne un peu et même me déçoit. Non pas que cela dévalorise l’ensemble de la série, mais c’est dommage car tant d’autres détails sont si soignés… Mais que cela ne gâche pas votre bon plaisir, c’est assez fugace.

- « L’ombre d’un doute » :
Un scénario peu original car c’est le cas d’un condamné à mort qui va être réexaminé cette fois. Cela reste très intéressant car l’angle d’attaque est quant à lui un peu moins orthodoxe, même si l’on a droit à l’inévitable compte à rebours, la course contre le chronomètre.
Un épisode plus classique donc, sur toute la ligne ou presque car il reste la signature « Bones ». C’est encore ce qu’il y a de meilleurs !

- « Jeux dangereux » :
Angela et tempérance sont amies, mais l’une s’acharne à vivre avec les vivants (c’est une artiste), l’autre ne se sent bien qu’avec les ossements et donc des morts. Elles nous offrent à elles deux les aspects de l’existence car indéniablement, la mort, c’est juste la fin d’une vie, mais c’est encore la vie dans sa phase ultime…
Voilà de se compose la trame de base de chaque épisode, son essence ainsi que les complications émotionnelles… Et les amusements strictement récréatifs (ça c’est le langage de Tempérance pour dire sentiments amoureux et rapports sexuels). Le ton est donné avec en prime cadavre et donc une affaire à résoudre.

- « Joyeux Noël » :
Pas de trêve de Noël pour Tempérance qui décidément ne fait que bien peu de chose pour ne pas sembler plus froide et plus distante, plus scientifique encore.
Angela doit redoubler d’effort et j’admire sa patience ! Ce personnage est drôle, caustique, légèrement impertinent, parfois politiquement incorrect, mais qui fait un bien charmant lutin. (N’est-ce pas messieurs ?)
Quant au père Noël qui parle de possible pandémie, il est nettement moins bonhomme qu’il ne le devrait. Une chose est certaine, cette quarantaine forcée offre un huis clos en laboratoire, brillant presque scintillant si j’osais.
Petit détail amusant, le caleçon de l’agent Booth crève l’écran ! attention à la crise de nerf surtout si vous ne tombez pas dans les pommes après avoir vu ses chaussettes ! Cela se passe de tout autres commentaires.
Reste que cet opus est également très émouvant. De quoi passer du rire aux larmes le tout en quarante minutes environ.

- « Beauté fatale » :
Voilà nos compères à Los Angeles, mais ce ne sont pas des anges qu’ils ont trouvés… Ou alors en piteux état. En revanche, entre le guerrier de l’âge de fer et la bimbo en pièces détachées, il n’y a pas photo au niveau de l’ambiance d’enquête.
Du « Depeche Mode » pour finir, c’est la cerise sur le gâteau.

- « Témoin gênant » :
Communiquer est toujours une souffrance pour Tempérance car elle ne perçoit pas le monde comme vous ou moi. Heureusement les morts, eux, parlent son langage ou c’est l’inverse, mais peu importe.
Il paraît que le propre de l’Homme est justement sa capacité à communiquer avec ses semblables, mais c’est le plus souvent un dialogue de sourd ou faussé par d’autres intérêts. Il faut même parfois réduire au silence certains individus. Un paradoxe ?
Pas vraiment, c’est aussi dans la nature humaine cette complexité des rapports avec autrui. On en a un fort bel exemple avec cet épisode.

- « Citizen 14 » :
L’addiction peut se révéler nocive à bien des égards même si au départ tout paraît bien anodin : cet opus abordera le sujet via les comics, objets bien inoffensifs tant qu’on ne tente pas de franchir la limite fiction – réalité. À moins que cette fuite en avant ne soit salvatrice pour l’âme du défunt. Qui n’a jamais eu envie de tourner le dos au monde réel pour se réfugier dans la fiction toujours plus pleine de promesses et de possibilités ?

- « Le poids d’une promesse » :
Un épisode qui débute dans la violence avec une belle fusillade en pleine rue. Voilà qui est plus animé que dans les laboratoires…Bienvenue dans l’univers des gangs et des sans papiers des minorités hispanophones.
Tempérance est sans doute plus humaine que jamais et c’est assez exceptionnel. Ses sentiments sont dictés par ses expériences passées. Elles n’étaient pas très agréables et elles expliquent ses réactions… Mais comment expliquer celle de l’agent Booth ? L’amitié qui lie deux co-équipier ou plus encore ??? En tout cas, on a droit à un plan sur Booth qui fait que je ne le laisserais pas sur le pallier, croyez-moi !

- « En quête de preuves » :
Un petit vent de rébellion souffle dans le laboratoire du docteur Brennan. C’est fort sympathique de la voir ainsi prendre des initiatives et de danser ainsi sur le fil du rasoir. Pour nous spectateurs, c’est assez agréable aussi car on a ainsi deux affaires à résoudre avec l’aide de nos amis les « fouines » et de Booth.

- « Pris pour cible » :
Voir Tempérance draguer sur la toile est plutôt surprenant, mais cela lui convient bien car cela limite ses rapports avec autrui, mais cela aiguise la jalousie de Booth quoi qu’il en dise. Et les tirs évités de justesse par sa coéquipière vont le mettre en colère encore une fois plus que de raison. Je trouve cela plus charmant que jamais.
Booth poussera son devoir de protection loin, le plus loin possible, même pour se prendre une bombe. Cela va sans doute le secouer et le mettre en pièce, mais il aura les idées plus claires que jamais. Dommage que cela ne soit pas toujours plaisant.
Une affaire rondement menée et avec de l’action et un flirt qui vous met les sens en émoi.Et je ne parle pas seulement du titre de "Depeche Mode" en final…

- « Chasse au trésor » :
Nos amis sont toujours conduits à découvrir des cadavres dans des endroits plus ou moins reculé. Cette fois, c’est sous terre, dans les galeries creusées sous la ville, qu’ils vont chercher le squelette d’une jeune réalisatrice de documentaire disparue depuis 10 jours. Et oui un squelette car les rats se sont chargés de faire le grand ménage, mais cela n’empêchera pas le docteur Brennan et les autres « fouines » de trouver des indices qui les mettront sur la piste du tueur… Tout est dans le détail. Et vu que j’ai adoré les différentes variations des « Experts », je ne puis qu’approuver cette nouvelle approche qui ne manque pas d’humour et de piquant grâce au duo Booth-Brennan.

- « Face au désert » :
Il me semble bien que c’est la première fois qu’une enquête de notre fine équipe touche un de leurs proches. Cela ne fait que rendre l’intrigue plus palpitante car s’ils ont toutes et tous les petits défauts, on les aime bien. Voir Angéla rongée par l’anxiété n’est pas habituel et comme Tempérance, on a envie de la prendre dans nos bras.
Les charmes du désert, loin de tout, mais pas encore assez de la barbarie des hommes…

- « La malédiction du pirate » :
Un tout petit os vieux de quelques siècles et voilà les légendes de pirate, de trésors qui resurgissent. On n’est pas encore dans un des films de la saga « Pirates des Caraïbes », mais bon, le mot pirate est lancé. Pas de Johnny Deep non plus à l’horizon… Mais la convoitise est toujours la même.

- « La secte rouge » :
Tempérance se retrouve pleine de sang, blessée et amnésique des dernières 48 heures. Booth accourre immédiatement. Ils vont devoir reconstituer tout son parcours et ils vont se retrouver confronter aux pratiques vaudous, avec la secte rouge.
On touche un peu le paranormal et cela n’est pas sans me rappeler la saga « Angel ». Ce n’est pas déplaisant pour une férue de série TV comme moi. On peut ainsi faire quelques parallèles et spéculer sur de menus détails.

- « Os trouble » :
Pour une fois, nos amis n’en quête pas sur un meurtre ayant déjà eu lieu, mais étant en cours. La victime qui se meurt est la fille du chef de Booth. Elle a été empoisonnée par un simple greffon après une mauvaise fracture.
Cet épisode est difficile à supporter, mais il est humainement très beau. On aborde ainsi plusieurs points sensibles comme le don d’organe, les greffes, le cancer, le profit…

- « Mort au combat » :
Voilà un mort que l’on retrouve suicidé (ou assassiné ?) sur la tombe d’un soldat mort au combat en Irak. La tombe n’est pas celle d’un inconnu, mais d’un futur champion de la NBA. L’agent Booth à cause de son passé de militaire est très marqué. Il s’investit sans doute encore plus. Il sait qu’il pourra compter sur le docteur Brennan.
Des partenaires unis et qui font beaucoup pour la série. Le sujet abordé est encore délicat aux USA.

- « Passé composé » :
Brennan est débordée, ses talents sont demandés partout et elle court, elle court et puis son passé ressurgit. Les ossements de sa mère disparue apparaissent alors qu’elle ne savait pas ce qu’il était advenue d’elle depuis tant d’années. Un dernier épisode qui nous dit un peu plus sur Tempérance, mais aussi sur toute sa famille.
Cet opus apporte un dénouement pour cette première saison et une ouverture pour la seconde. À visionner sans modération en attendant la suite.


Note finale : 18 /20

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