lundi 17 novembre 2008

Les beautés du Moyen-Orient ont un prix... ------- "Mensonges d'Etat"


Je reste toujours dans le domaine de l’espionnage, mais cette fois, je quitte l’univers assez lisse et plus convenu des James Bond pour une intrigue plus véridique tournée à la manière de Ridley Scott : « Mensonges d’Etat ».
Attention aux âmes sensibles car certaines scènes sont assez difficiles, mais parfois la beauté d’un film est à ce prix…

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La petite fiche du film :

Date de sortie : 05 Novembre 2008
Réalisé par Ridley Scott
Avec Leonardo DiCaprio, Russell Crowe, Mark Strong
Film américain.
Genre : Thriller, Espionnage
Durée : 2h 8min.
Année de production : 2008
Titre original : Body of Lies
Distribué par Warner Bros. France

Le site officiel : http://wwws.warnerbros.fr/bodyoflies/ (Hélas, il n’offre pas grand-chose d’autre que la bande-annonce du film. Cela me fait râler ! Pas même un petit dossier de presse à se mettre sous la dent, point de galeries d’images en haute définition… Une misère !)

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L’intrigue :

Roger Ferris est un jeune agent de la CIA, mais il ne manque pas vraiment d’expérience car il connaît plutôt bien le Moyen-Orient où il a déjà ses marques. Il sait presque se fondre dans la masse avec ses contacts.
Durant ses missions, il va devoir faire « équipe » avec Ed Hoffman qui lui est en réalité bien à l’abri aux USA, mais qui centralise les informations et s’occupe de la logistique. Il recevra l’aide également du chef des services secrets de Jordanie, un personnage tiré aux quatre épingles et rusé autant qu’il est élégant.
Les choses sur le terrain ne se déroulent pas comme prévu et Ferris se demande de plus en plus comment mener à bien ses missions si aucun de ses « alliés » n’est véritablement fiable.

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Mon avis :

Je le disais déjà en introduction, on est assez loin de l’univers de 007 et si la technologie est présente, elle n’est pas vraiment synonyme de gadgets farfelus, mais d’outils informatiques de pointe qui montrent parfois leurs limites face à l’ingéniosité des groupes terroristes. Comme quoi, trois bouts de ficelle et l’on peut mettre en échec les plus grandes puissances…

Pour une fois, le scénario ne tient pas seulement sur un timbre poste et les rebondissements sont parfois surprenants. On est captivé, bien plus que par notre journal télévisé qui pourtant nous annonce chaque jour des nouvelles assez similaires. L’intrigue est réaliste, solide et quelques fois retorse. Cela nous change un peu.

On se doute bien que le monde de l’espionnage n’est pas vraiment glamour, mais la vision que l’on nous en offre est pire encore ! La vie des agents ne tient qu’à un fil et il est souvent ténu. La confiance, l’amitié, la patience sont des qualités que certains apprécient, mais ces valeurs semblent obsolètes pour d’autres d’où des mésententes graves et des actions désastreuses. Et du coup la paix dans le monde, c’est pas pour demain…

La photographie et la prise d’images en général sont magnifiques. Certaines vues des hélicoptères sont très réussies surtout lors des combats. Bon, on est pas dans « Top Gun » non plus, mais c’est assez bien fichu.
Les paysages, le plus souvent, désertiques offrent toutefois un panel de couleurs étendues. Il faut y voir autre chose qu’une étendue de sable, de poussière et de cailloux (pas toujours aisé, mais on peut faire un minimum d’effort quand même, non ?!). Les rapports humains s’en trouvent forcément changés et cela a une importance capitale dans ce film. Le Moyen-Orient ne fonctionne pas de tout sur le même modèle que l’Occident et c’est cela qui rend tout d’abord si difficile la lutte contre les regroupements terroristes.

La bande originale illustre bien ce long-métrage qui est coincé entre le thriller et le film d’espionnage plus classique. Je ne pourrais être plus précise.
L’action ne manque jamais, les scènes de combat, de lutte sont rythmées et bien filmées.

Les personnages sont complexes et simples à la fois sans pour autant que cela devienne une contradiction gênante pour le film.
Léonardo DiCaprio a su prendre assez vite un tournant important dans sa carrière d’acteur et le jeu qu’il nous propose pour incarner le personnage de Roger Ferris est crédible. Il a ses points forts, mais également ses faiblesses comme tout homme. Il se retrouve souvent seul, mais la détermination dont il va faire preuve va l’aider à aller de l’avant et à tendre vers ses idéaux quitte à tout plaquer.
Russel Crow est à la fois bonhomme et agaçant pour ne pas dire plus. Il a des airs sympathiques, mais ses faits et gestes font que l’on meurt d’envie de l’étrangler ! Enfin huit ans après « Gladiator » avec Ridley Scoot aux commandes encore une fois, il faut bien chercher les ressemblances entre ces deux personnages et c’est sans doute là l’une des forces du jeu d’acteur de Russel Crow. Soulignons qu’il a pris plus de 25 kilos pour ce rôle donc, il paie vraiment de sa personne…

Je conseille vivement aux amateurs du genre d’aller voir ce film et aux autres d’aller le découvrir. Attention toutefois, certaines scènes sont dures et il pourrait arriver aux âmes les plus sensibles de fermer les yeux sur quelques secondes du film, mais il ne faut pas que cela soit un frein, le reste est tout bonnement excellent ! Cette adaptation du roman éponyme (Body of Lies) du journaliste du Washington Post David Ignatius , publié en 2007, est tout simplement presque parfaite (la perfection n’est pas de ce monde, mais l’on peut toujours s’en rapprocher).

Plus de deux heures à tenir dans votre fauteuil de cinéma, mais je puis vous assurer que vous ne verrez pas le temps passer. À voir d’urgence en salle !

Note finale : 17/20

1 commentaires:

clairedav a dit…

Un film comme je les aime.

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