mercredi 30 mars 2016

Le carnaval aux corbeaux, tome 1 : Le Nibelung d'Anthelme Hauchecorne



Le livre :

Le carnaval aux corbeaux, tome 1 : Le Nibelung d'Anthelme Hauchecorne aux éditions du chat noir, 330 pages, 19 € 90. 
Publié en janvier 2016. 



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat direct avec l'auteur du roman. J'aime découvrir de nouveaux auteurs et j'ai apprécié la présentation que ce dernier m'a fait de son ouvrage.



Le pitch : 

Ludwig grandit à Rabenheim, un petit bourg en apparence banal. Claquemuré dans sa chambre, il s’adonne au spiritisme. À l’aide d’une radio cabossée, il lance des appels vers l’au-delà, en vue de contacter son père disparu.
Jusqu’à présent, nul ne lui a répondu… Avant ce curieux jour d’octobre.
Hasard ? Coïncidence ? La veille de la Toussaint, une inquiétante fête foraine s’installe en ville. Ses propriétaires, Alberich, le nabot bavard, et Fritz Frost, le géant gelé, en savent long au sujet du garçon. Des épreuves attendent Ludwig. Elles seront le prix à payer pour découvrir l’héritage de son père.
À la lisière du monde des esprits, l’adolescent hésite… Saura-t-il percer les mystères de l’Abracadabrantesque Carnaval. 



Ce que j'en pense : 

Il m'arrive parfois de lire de la littérature plutôt cataloguée jeunesse parce qu'elle est plus inventive que les autres. Elle ne s'encombre pas de tous les codes qui enserrent la littérature dite plus classique.
Avec ce titre, j'ai plongé dans un univers fantastique ou j'ai pu reconnaître quelques contes/mythes germaniques ou d'inspiration germanique. Enfin il me semble. 

J'ai apprécié le gros travail fourni par l'auteur sur l'écriture, le style, l'atmosphère  et l'univers qu'il a voulu construire. C'est sombre, inquiétant, on y trouve de quoi frissonner. Il y a indéniablement un côté inspiré de l'univers de Tim Burton. C'est tout aussi fantastique que dans les films du réalisateur. Notre imagination travaille cependant un peu plus et c'est une qualité que les livres offrent à leurs lecteurs contrairement aux longs-métrages qui nous laissent plus passif.

J'ai noté qu'il y avait une dimension plus psychologique et plus profonde au récit qu'il n'y paraît au premier abord. C'est ce que j'aime dans la littérature en général et plus particulièrement dans la littérature jeunesse. 

Les illustrations sont de très bonne qualité et offrent un support à l'imagination enfantine du lecteur. Il n'y a pas de couleurs, mais ce n'est pas un problème, au contraire, c'est une qualité supplémentaire. On reste dans cet univers fantastique, sombre et inquiétant. 

Voilà un roman qui ouvre une saga prometteuse et qui va j'en suis certaine dépasser sa cible de lectorat. On y retrouve toutes les qualités nécessaires pour un succès de librairie. 
On tient les paris ? 


Et s'il fallait mettre une note : 13 / 20 


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