mercredi 18 novembre 2015

J'ai vu la fin des paysans d'Eric Fottorino



Rentrée littéraire 2015



Le livre :

J'ai vu la fin des paysans d'Eric Fottorino aux éditions Denoël, 224 pages, 15 € 50.
Publié le 15 octobre 2015



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Denoël choisit dans leur catalogue. 
La thématique m'intéressait car si je suis historienne de formation, la géographie et l'économie ne sont jamais bien loin. 


Le pitch : 


L’agriculture fut La première grande rubrique qu’on me confia au Monde au milieu des années 1980. J’y ai appris la France vue du sol, avec ses traditions et ses élans de modernité, ses gestes ancestraux et ses révolutions silencieuses, ses bouleversements profonds alliant l’exode rural à une productivité si performante qu’elle fit craindre pour l’environnement. Au moment de publier ce recueil de textes, je suis saisi d’une sensation particulière face à des événements qui se répètent à l’identique, comme si le monde agricole avait le secret du temps qui ne passe pas. 
Le sociologue Henri Mendras avait fait scandale, en 1967, en annonçant La Fin des paysans. J’ai vu s’accomplir cette prédiction. De crise du lait en crise du porc, c’est un certain visage de la France qui s’évanouit, tandis qu’une agriculture industrielle et financière supplante un ordre éternel des champs désormais révolu. 


Ce que j'en pense : 

Voilà un recueil de textes écrits par Eric Fottorino et publiés pour certains il y a 30 ans, mais qui étrangement gardent un écho contemporain comme si tout changeait pour au final ne pas changer. L'Histoire est un éternel recommencement ? Possible quand on l'observe, mais il y a souvent des nuances. Car oui notre agriculture ne fait ou n'a pas fait pas du surplace pour autant. 
Il y a eu plus d'une révolution technologique, chimique, mais aussi dans les esprits. Ce ne fut pas sans heurts. On a toutes et tous des images de manifestations d'agriculteurs en tête. Aujourd'hui encore, cette filière reste problématique car on ne parvient pas à trouver la voie idéale. 

Les clichés de Depardon sont un plus de ce livre car ils renforcent l'idée que derrière tous ces mots, ces idées, ces mesures, ces politiques, il y a des hommes, des femmes, des familles, des animaux, notre terre, notre France. 

Les problèmes rencontrés aujourd'hui ont des origines plus anciennes qu'on ne veut le croire et donc ces textes nous en donnent la preuve si besoin était et nous aident à y voir un peu plus clair. On peut se perdre si facilement dans les imbroglios politiques et économiques, sans parler des scandales écologiques, de santé publique etc. 
N'oublions pas que l'agriculture représente 54% du territoire français et même jusqu'aux 3/4 si on y ajoute la sylviculture. Ce n'est donc pas un détail. 
Ce livre est un aide mémoire, une piqûre de rappel et en même temps un témoignage sur notre identité française. 

A lire par touche et parfois à feuilleter rien que pour les photos magnifiques. 



Et s'il fallait mettre une note : 16 / 20 



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