lundi 27 mai 2013

Tout s'est bien passé d'Emmanuèle Bernheim


Le livre :

Tout s'est bien passé d'Emmanuèle Berheim aux éditions Gallimard, 206 pages, 17 € 90.


Pourquoi cette lecture :

J'avais pu voir dans la Grande Librairie sur France 5 le passage d'Emmanuèle Berheim pour la sortie de son livre et malgré le thème peu drôle (le suicide assisté), j'ai eu envie de le lire.
Faut croire que je suis dans un cycle après les deux ouvrages de Joan Didion...


Le pitch :

" Papa m'a demandé de l'aider à en finir. " Je me répète cette phrase, elle sonne bizarrement. Qu'est-ce qui ne colle pas ? " Papa " et " en finir " ? Fin 2008, à l'âge de 88 ans, le père d'Emmanuèle Bernheim est hospitalisé après un accident vasculaire cérébral. Quand il se réveille, diminué et dépendant, cet homme curieux de tout, aimant passionnément la vie, demande à sa fille de l'aider à mourir. 
Comment accepter ? Et puis, " aider à mourir ", qu'est-ce que ça veut dire ? Avec Tout s'est bien passé, Emmanuèle Bernheim livre le récit haletant et bouleversant de cette impensable aventure, de cette course d'obstacles dramatique et parfois cocasse. Dix ans après son dernier roman, Emmanuèle Bernheim revient avec ce récit écrit pour la première fois à la première personne du singulier.


Ce que j'en ai pensé :

Comme lors de son passage sur le plateau de télévision de François Busnel pour la Grande Librairie, Emmenuèle Berheim nous prouve, si besoin en était, que l'on peut écrire un livre presque drôle sur la fin d'une vie.
Il est vivant comme rarement le sont les livres. Il tient bien dans nos mains, mais on ne serait pas surpris de le voir sauter ici ou bien là.

Oui, c'est rocambolesque et on se demande même comment cela va se terminer (ok, le suspens est quelque peu cassé par le titre et l'issue que l'on connait déjà, mais...).
Cela sent le vécu, le vrai, l'impensable et pourtant véridique. On se sent pris par ce récit qui va vite et lentement à la fois. Oui, cela aussi, c'est possible par le biais des pirouettes que seule notre perception du temps qui passe, faussée par nos émotions, peut réaliser.

On est de tout coeur avec Pascale et Emmanuèle car leur position n'est pas facile, ni agréable. On frissonne avec elles et on se dit qu'heureusement qu'elles sont deux. Elles peuvent s'appuyer l'une sur l'autre. Et puis, il y a l'entourage, les amis...
Les autres protagonistes que l'on rencontre dans cette chronique d'une mort annoncée et souhaitée sont eux aussi plus vrais que nature. On croirait que ce sont nos proches également tellement au fil de cette écriture qui semble aisée et spontanée, ils sont  tangibles, palpables.

Un livre sur la vie avant d'être sur la mort car oui, une fin de vie, c'est encore de la vie.


Et s'il fallait mettre une note : 15 / 20

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