lundi 10 juin 2013

L'année de la pensée magique de Joan Didion


Le livre : 

L'année de la pensée magique de Joan Didion aux éditions Grasset, 278 pages, 19 € 20.


Pourquoi cette lecture : 

C'est par cet ouvrage au départ que je pensais découvrir la plume de Joan Didion, mais un hasard des emprunts à la médiathèque aura fait que j'ai lu dans le désordre chronologique les deux ouvrages que l'auteur avait consacré à son témoignage sur le décès de ses proches : son mari et sa fille.
Ce thème me touche beaucoup en ce moment sans doute parce que de manière personnelle, je suis confrontée à des situations assez similaires ou proches de l'être. J'ai toujours pensé que les livres pouvaient être un refuge ou nous aider à passer des caps comme le ferait des compagnons.


Le pitch : 

Une soirée ordinaire, fin décembre à New York. Joan Didion s'apprête à dîner avec son mari, l'écrivain John Gregory Dunne - quand ce dernier s'écroule sur la table de la salle à manger, victime d'une crise cardiaque foudroyante. Pendant une année entière, elle essaiera de se résoudre à la mort du compagnon de toute sa vie et de s'occuper de leur fille, plongée dans le coma à la suite d'une grave pneumonie. La souffrance, l'incompréhension, l'incrédulité, la méditation obsessionnelle autour de cet événement si commun et pourtant inconcevable : dans un récit impressionnant de sobriété et d'implacable honnêteté, Didion raconte la folie du deuil et dissèque, entre sécheresse clinique et monologue intérieur, la plus indicible expérience - et sa rédemption par la littérature. 
L'année de la pensée magique a été consacré " livre de l'année 2006 " aux Etats-Unis. Best-seller encensé par la critique, déjà considéré comme un classique de la littérature sur le deuil, ce témoignage bouleversant a été couronné par le National Book Award et vient d'être adapté pour la scène à Broadway, par l'auteur elle-même, dans une mise en scène de David Hare, avec Vanessa Redgrave.


Ce que j'en ai pensé : 

L'année de la pensée magique est le second livre de Joan Didion que je lis. D'un point de vue purement chronologique, je les ai pris en ordre inverse (les deux titres lus), mais c'est un hasard dû aux disponibilités en bibliothèque, rien de plus. Si j'avais pu, j'aurai lu dans le bon ordre, je suis même un brin maniaque sur ce point. 
Ces deux ouvrages portent sur le même thème, très gai, qu'est le deuil. Après celui de son enfant, je passe sous la plume de Joan Didion à celui du compagnon, même si l'histoire tragique que vit leur fille est également très présente, et pour cause... 

Le style est le même. Jamais larmoyant, il expose les faits. C'est très terre à terre et en même temps on voit combien la perte d'un être cher peut nous faire immédiatement basculer dans un univers parallèle, en apparence très normal pour autrui car on ne dévoile rien. On dissimule de nos jours ce qu'hier était si naturel. 

Chaque personne confrontée au deuil trouvera un écho dans ce récit. Je ne suis donc pas étonnée de savoir que cette ouvrage est une référence. Tout y est juste, sans artifice et c'est cela qui fait mouche en nous. 
Simple, mais si véridique que sa lecture nous fait mal, mais aussi beaucoup de bien. 
C'est aussi à cela que sert la littérature...


Et s'il fallait mettre une note : 15 / 20

2 commentaires:

Mango a dit…

C'est un livre magnifique que j'ai aimé et admiré. Il me reste à lire "Le bleu de la nuit" maintenant et sur le même thème du deuil,le livre de Joyce Carol Oates:"J'ai réussi à rester en vie" que j'ai trouvé en Poche et qui ne devrait pas être mal non plus!

Emeralda a dit…

"Le bleu de la nuit" est également magnifique comme ouvrage.
Je te souhaite une excellente lecture.

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