jeudi 17 janvier 2013

Mine, une vie de chat d'Anne-Caroline Pandolfo et Terkel Risbjerg



Le livre : 

Mine, Une vie de chat d'Anne-Caroline Pandolfo et Terkel Risbjerc aux éditions Sarbacane, 176 pages, 22 € 00.


Pourquoi cette lecture : 

C'est les d'une édition spéciale BD de l'opération Masse critique de Babelio que j'ai pu choisir ce titre parmi tant d'autres. Il s'agit donc d'un partenariat qui m'offre l'occasion de découvrir de nouveaux auteurs, dessinateurs, illustrateurs, maison d'édition… 
Tout ce que j'aime. 


Le pitch : 

Le jour où grand Léon, doux géant un peu gauche, trouve une jolie jeune fille aux yeux de chat dans son lit, Mine, il se demande bien comment elle a pu arriver là. Il se demande bien aussi où est passée la petite chatte noire au regard brillant qu’il a recueillie et qui lui tient si joliment compagnie ? Une galerie de personnages hauts en couleurs accompagnent notre féline héroïne, tout le long de ce conte étrange et fantastique : Gaspar, l’ami de Léon, Pauvre Pierre, le « père » de Mine, le pianiste virtuose Morel, qui ne parle jamais mais qui joue comme un Dieu.


Ce que j'en pense : 

Quand j'ai eu l'album entre les mains, j'avoue que j'ai été un peu surprise de sa taille, mais de nos jours les BD utilisent toutes sortes de formats et c'est tant mieux. 
Ici, il s'agit tout de même d'un beau gabarit ce qui justifie sans doute aussi en grande partie le prix de vente qui correspond à celui d'un roman en grand édition, mais qui peut néanmoins être un frein pour les non puristes.

La couverture est simplement en noir et blanc avec juste le titre qui se détache grâce à une typographie rouge. Un bel alliage de sobriété…
La qualité du papier sur l'ensemble de l'ouvrage est rare. C'est très agréable sous les doigts. 

Les dessins en revanche m'ont un peu déçus. Tout est en noir et blanc, aucune couleur. C'est crayonné, assez peu fouillé à mon sens, sans pour autant qu'il manque quelque chose dans les cases. Il y a tout et pourtant, il semble me manquer un élément. Je ne saurai être plus précise, c'est véritablement de l'ordre du ressentit. 

L'intrigue tient du conte fantastique, mais moderne. C'est romantique.
Léon est un peu nigaud sur les bords, mais on s'attache vite à lui. Il est très sympathique et si gentil. 
Mine est plus insaisissable. Elle nous glisse entre les mains, cela en devient frustrant, presque agaçant.
Gaspar est amusant, taquin et fidèle surtout. 
Pauvre Pierre quant à lui est un peu énigmatique, marginal. Il m'a touché.
Morel, ce virtuose est comme une ombre et ne se fait entendre que par l'intermédiaire de son instrument, le piano. Il est là, mais vite, vite il peut disparaitre. 

Le texte est peu présent, les cases se suffisent à elles-mêmes le plus souvent.  
Le récit est assez linéaire, prenant notre attention juste ce qu'il faut. Un peu de magie dans un monde assez froid et dur pour celles et ceux qui sont un peu différents, c'est bon.

Je n'arrive pas à savoir si je l'ai beaucoup aimé ou simplement aimé au final. 
Je reste avec le sentiment d'un manque qui ne veut pas se laisser attraper et identifier. C'est dommage et assez frustrant, décidément ! 



Et s'il fallait mettre une note : 12 / 20

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