lundi 9 janvier 2012

Un petit air de printemps... de jérôme Fagnoni


Le livre :

Un petit air de printemps… De Jérôme Fagnoni, aux éditions LU, 10€, 213 pages.


Pourquoi ce livre :

Comme toujours, c'est par curiosité que j'ai voulu découvrir cet ouvrage, mais cette fois-ci, j'avais en plus un tout autre motif : je connaissais l'auteur personnellement. Il s'agit d'un ami d'adolescence que j'avais perdu de vue pendant quelques années et que j'ai retrouvé via la magie (un moteur de recherche) de la Toile (merci Facebook pour une fois).
"Un petit air de printemps…" est la suite du premier roman (c'est un tome 3 en fait) que j'ai lu de Jérôme Fagnoni et commenté il y a quelques semaines déjà, mais ce ne sera assurément pas le dernier car j'ai eu un cadeau d'avant Noël un peu spécial : l'intégrale des oeuvres littéraires de l'auteur ! Pour moi, il n'y a pas de plus beau cadeau que des livres et si cela peut aider à faire connaître un ami alors, je saute à pied joint sur l'occasion ! Et même maintenant que nous sommes en 2012, je me dis que c'est un régal de pouvoir prolonger le plaisir de découvrir ces présents.
Cependant, mon avis sera aussi objectif que possible car je ne veux pas juste faire plaisir à mon ami. Ce ne serait d'ailleurs pas lui rendre un véritable service, si le roman était mauvais, que de lui dire à toute force le contraire. Donc à partir de maintenant, ce n'est plus l'amie qui va s'adresser à vous, mais plutôt la lectrice assidue, rodée en partie aux lectures critiques grâce à de multiples partenariats et quelques jury littéraires de lecteurs. Je vais essayer d'être aussi professionnelle que possible dans mon amateurisme.


Le pitch :

"Mais qu'est-ce qu'il fait chaud et qu'est-ce que la lumière est claire ici, presque aveuglante !"

Katy venait, sans s'en rendre compte, de pousser la lourde porte d'un bar et de s'avancer vers le comptoir. elle s'adressait à présent à un homme habillé tout de blanc qui nettoyait minutieusement un verre déjà bien propre. Droit comme un I, celui-ci lui souriait depuis son irruption.

"Ma petite dame, il faudra vous y faire. Mais en contrepartie, la température est agréable toute l'année ! "

Une question la titilla cependant en regardant autour d'elle.
Pourquoi était-elle venue dans ce bar ?


Ce que j'en pense :

Voilà une lecture qui va être un peu complexe à vous présenter et à commenter car il faut absolument que je garde intact le suspens de ce texte qui fait suite aux deux premiers romans de Jérôme Fagnoni.
"Un petit air de printemps…" clôt cette trilogie de manière brillante pour ne pas dire lumineuse. Mais quelle galère donc pour en parler sans rien dévoiler. Pour un peu, je vais avoir le trac de la page blanche. Ahhhh Merci les copains !!!!!!
Alors je vais essayer d'être méthodique, voir un peu scolaire pour parler de ce qui peut être révéler et me censurer pour le reste. Ahhhh, aimez la lecture qu'ils disaient !!!!!

D'un point de vu purement stylistique, je dirai que ce troisième volet est sans doute le meilleur.
On trouve beaucoup moins de maladresses (le métier rentre à force d'écrire sans aucun doute et Jérôme a pris également plus confiance en lui, ça je le ressens durant toute la lecture), l'auteur se relâche un peu plus pour être moins guindé, plus en phase avec ce qui lui traverse l'esprit. Il n'est jamais évident de retranscrire une idée sur le papier, mais j'ai l'impression que cette fois, ce fut plus aisé pour lui. Si ce ne fut pas le cas alors bravo parce que l'effort ne se sent pas durant la lecture et ça, c'est très bien pour nous qui sommes de l'autre côté de la page.

Il y a plus de recherches également.
Je trouve les citations bien trouvées et surtout elles s'insèrent parfaitement dans ce texte contemporain qui se veut également spirituel. Non, ne fuyez pas, ce n'est pas non plus un écrit avec une vision sectaire, c'est assez large comme ouverture, même si l'ensemble repose essentiellement sur les croyances judo-chrétiennes de notre société.
C'est une belle leçon de choses (d'amour aussi et qu'est-ce qui est plus important que l'amour, hein ?) qui nous est offerte avec en prime des petites pointes d'humour qui font que l'on ne s'ennuie point. On peut nous aussi prendre le temps de réfléchir à ce l'on fait dans notre propre existence. Les personnages ne sont pas que des prétextes, mais il est aisé de se substituer à certains (pour d'autres, je n'aurai point cette prétention).

Hélas, parce que oui, fallait bien que je critique un peu aussi, dès les premières pages, j'ai su où Jérome voulait nous conduire. Je n'ai pas été surprise du tout, mais cela ne m'a pas empêché de lire son roman d'une traite. Ce n'est pas parce que l'on devine la fin que l'ouvrage est mauvais ! Il y a l'art et la manière d'amener les choses et j'ai été contentée. On aurait pu craindre les discussions de comptoir, mais non, l'écueil a été évité avec brio.
Je crois vraiment que connaître l'auteur de manière personnelle (même si nous sommes restés de nombreuses années sans aucun contact) m'a défavorisé. Que voulez-vous, quand vous connaissez le mode de penser d'une personne, vous ne sautez plus en l'air à chacune de ses réflexions, vous les anticipez parfois. Et bien, c'est ce qui s'est passé pour moi dans le cas de cette lecture.
Cependant, ce n'est pas parce que moi, j'ai tout deviné que pour vous il en sera de même ! Et puis, je le dis et je le répète, même en sachant où j'allais, je me suis laissée portée par la magie. On a beau connaître le truc, on veut y croire parce que c'est beau, parce que cela fait réfléchir en douceur, parce que cela nous remet aussi un peu en question.

Non, je ne vous parlerai pas des personnages que l'on voit dans ce récit, cela fait parti de la surprise. Motus et bouche cousue !

Le cadre et l'ambiance ? Parfaitement conforme, mais là aussi, je ne puis rien vous dire sans déjà lever une partie du voile, donc non je dirai rien de plus.


Lisez la trilogie, cela vaut le détour et si vous êtes de la même génération que nous (des trentenaires se dirigeant doucement vers la quarantaine sans se presser), vous trouvez alors plein de références qui vous feront sourire, vous rappellerons sans doute de bons souvenirs et feront aussi que pour un jeune d'aujourd'hui comme Kev Adams, vous êtes un vieux (au-delà de 35 ans, vous avez largement dépassé la date de consommation pour lui, arg, c'est dur parfois à entendre ça !!!!).
La plume de Jérôme progresse et j'en redemande encore des romans comme ceux-là. Je ne sais pas si dans 150 ans, on en parlera encore, mais dans les grands tirages qui encombrent les rayonnages de nos librairies, il y a bien pire donc n'hésitez pas à soutenir un auteur qui peine à se faire connaître. Sortir des sentiers battus n'a jamais été aussi facile qu'aujourd'hui avec les médias que nous avons à disposition donc laissez-vous tenter et forgez-vous votre propre opinion.


Et s'il fallait mettre une note : 16 / 20




Les bonus :



Le blog de l'auteur pour mieux le découvrir car oui, il n'a pas sa langue dans sa poche et il y exprime ses idées. Venez vous aussi enrichir le débat : http://www.jerome.fagnoni.fr/
C'est également là que vous pouvez contacter l'auteur pour lui commander les ouvrages (les tomes 1,2 et 3) de cette intrigue ainsi que ses essais.

1 commentaires:

GAROUNOURS GROGNON a dit…

j'espère qu'il en vendra bien quand même, de ses bouquins.. il se donne beaucoup de mal et ça serait bien que sa passion finisse par payer et qu'il se fasse un nom !

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