lundi 9 novembre 2009

Venez jouer dans notre basse cour --- "Une vie de pintade à Paris" de Layla Demay et Laure Watrin - Livre




Paris restera toujours Paris.

J’aime m’y rendre régulièrement car il y règne une atmosphère différente de partout ailleurs.
Certes, je vous l’accorde la pollution, qu’elle soit sonore ou atmosphérique est considérable, mais quelle vie quand même. Quels décors ! Une histoire riche et un bouillonnement culturel permanent !

Je n’ai pas la prétention de correspondre à la définition de la pintade (donnée par les auteurs : « Une pintade n’est ni une poule, ni une dinde et certainement pas une bécasse, mais le symbole de la femme d’aujourd’hui, sérieuse et frivole à la fois. »), mais j’essaie d’y tendre quand même un minimum. Elle n’a rien de péjoratif, bien au contraire.

Moi qui ne connaissais que de nom les livres de cette série sur les femmes modernes dans le monde (les pintades donc), j’avoue que cette découverte réalisée grâce à un partenariat entre les éditions Hachette (Livre de Poche) et Livraddict fut une expérience fort sympathique pour ne pas dire pleinement satisfaisante.
Venez donc avec moi découvrir « Une vie de pintade à Paris » de Layla Demay et Laure Watrin.

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Les auteurs et leur illustratrice : (Sources Wikipédia)

Nota bene : Je m’excuse pour les répétitions, les carrières des deux jeunes femmes, à l’origine de la série « Les pintades », suivent le même parcours depuis quelques années, signe que leur complicité et complémentarité n’est pas factice.


Layla Demay est une journaliste, auteur et réalisatrice française.

Née à Paris le 26 juin 1971, Layla Demay passe son baccalauréat au lycée Francisque Sarcey à Dourdan en Essonne. Elle est diplômée de Lettres Modernes de l’Université Paris IV-Sorbonne, elle est également diplômée de l'Institut Français de Presse, (Université Paris II).

Elle commence sa carrière de journaliste à l’Agence Capa, dans le cadre de l’émission de télévision Ruban Rouge, une émission dédiée au problème du SIDA, puis collabore à TF1 et ARTE. En 1997, elle quitte la France pour s’installer à New York, où elle travaille comme journaliste free-lance pour des chaînes de télévision françaises. Elle effectue des reportages sur la société américaine. Elle collabore à des émissions telles que « Des racines et des ailes », ARTE Info et Envoyé Spécial.Elle est nominée pour le Prix Albert Londres en 2000 pour son reportage sur les Amish, produit par Sunset Presse et diffusé sur France 3.
En 2004, elle débute sa carrière d’auteur avec la publication aux Éditions Jacob-Duvernet de son premier livre, « Les Pintades à New York », qu’elle signe avec sa co-auteur Laure Watrin. Ce premier ouvrage annonce le début de la collection des Pintades, que Layla Demay a co-fondé avec Laure Watrin, et qu’elle co-dirige. Elle est la co-auteur de l’ouvrage « Le New York des Pintades » aux Éditions Jacob-Duvernet et « Une vie de Pintade à Paris » aux Éditions Calmann-Lévy, qu’elle a également co-signé avec Laure Watrin. Elle est directrice de collection des ouvrages « Les Pintades à Londres » et « Les Pintades à Téhéran ».
Entre 2007 et 2009, Layla Demay co-signe avec Laure Watrin trois documentaires « Les Pintades » dans le cadre de l’émission Le Club des Nouveaux Explorateurs, la série documentaire thématique de voyages diffusée sur Canal + et présentée par Maïtena Biraben, puis par Diego Buñuel.
Les documentaires sont des films d’exploration mettant l’accent sur les femmes dans des grandes villes du monde. Les villes explorées sont Londres, Rio de Janeiro et New York.

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Laure Watrin est une journaliste et auteur française.

Née à Nancy le 10 avril 1971, Laure Watrin est diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et du Centre de Formation des Journalistes.

Reporter radio à RTL pendant 12 ans, elle y a notamment couvert l'actualité médicale et les questions familiales.
Elle débute sa carrière d’auteur avec la publication aux Éditions Jacob-Duvernet de son premier livre, « Les Pintades à New York », qu’elle signe avec sa co-auteur Layla Demay. Ce premier ouvrage annonce le début de la collection des Pintades, que Laure Watrin a co-fondé avec Layla Demay, et qu’elle co-dirige. Elle est la co-auteur de l’ouvrage « Le New York des Pintades » aux Éditions Jacob-Duvernet et « Une vie de Pintade à Paris » aux Éditions Calmann-Lévy, qu’elle a également co-signé avec Layla Demay. Elle est directrice de collection des ouvrages « Les Pintades à Londres » et « Les Pintades à Téhéran ».
Entre 2007 et 2009, Laure Watrin co-signe avec Layla Demay trois documentaires « Les Pintades » dans le cadre de l’émission Le Club des Nouveaux Explorateurs, la série documentaire thématique de voyages diffusée sur Canal + et présentée par Maïtena Biraben, puis par Diego Buñuel.
Les documentaires sont des films d’exploration mettant l’accent sur les femmes dans des grandes villes du monde. Les villes explorées sont Londres, Rio de Janeiro et New York.

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Margaux Motin est une illustratrice française. Elle est connue, entre autres, pour son blog, où elle expose avec humour des anecdotes de sa vie de trentenaire.

Après un baccalauréat L option arts plastiques, Margaux Motin fait un BTS Communication Visuelle à l’école ENSAAMA Olivier de Serres. Ses débuts professionnels se font en tant qu’illustratrice de presse chez le magazine Muteen (rubrique J'ai testé) de 2002 à 2008. Par la suite, elle signe ses illustrations autant pour la presse, l’édition, que pour la publicité. En mars 2008 elle ouvre son blog qui l’a fait connaître du grand public. En mai 2009 elle publie un recueil d’illustrations issues en majorité de son blog.

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Les pintades sur la Toile :

Un site est dédié ces membres de la basse-cour. Je vous conseille vivement d’y faire un petit détour. C’est la continuité logique de la série de livres que Layla Demay et Laure Watrin écrivent ensemble.
En ligne donc : http://www.uneviedepintade.fr/

Ne pas oublier de jeter un œil aussi sur le site de l’illustratrice :
Le site de Margaux Motin : http://margauxmotin.typepad.fr/

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La quatrième de couverture :

La réputation des Parisiennes n’est plus à faire. Partout dans le monde, on les dit élégantes, sophistiquées, gourmandes, séductrices nées, dépensant la moitié de leur salaire en lingerie. Après avoir exploré pas mal de basses-cours dans le monde, Layla Demay et Laure Watrin ont eu envie de s’attaquer à ces Pintades de choix qui vivent en bord de Sein

Sous leur plume, une pintade n'est ni une poule, ni une dinde, ni même une caille, et certainement pas une bécasse mais le symbole de la femme d'aujourd'hui, sérieuse et frivole à la fois.

De Belleville à Passy, du Marais au canal Saint-Martin, de Convention à la rue Lepic, qui sont-elles vraiment ? Bobos, frondeuses, débrouillardes, héritières des vieilles familles, provinciales « montées » à Paris, immigrées, comment vivent-elles dans une ville qu’elles seules ont le droit de dénigrer ?

Laure Watrin et Layla Demay, journalistes et pintades en chef, vous font découvrir les coulisses d’une capitale que vous croyez connaître. Une vie de Pintade à Paris aborde tous les thèmes qui font le quotidien des Parisiennes. Cet ouvrage est à la fois une étude de mœurs, une série de portraits piquants, et un guide pratique pour survivre dans une ville dont on n’a pas forcément tous les codes, même quand on y habite !

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Ce que j’en pense :

« Une vie de pintade à Paris » n’est pas un roman. Les héroïnes, ce sont les Parisiennes, les pintades de cette ville qui fascine autant qu’elle peut en révulser d’autres. En tant que lecteur, il n’est pas si facile de s’identifier à ces demoiselles plus ou moi âgées, mais qui ont toutes de nombreux points communs, à commencer par celui de vivre à Paris. Il est d’autant plus compliqué de s’identifier à elles si l’on ne connaît pas du tout notre belle capitale.
Pour ma part, sans dire que je connais Paris comme ma poche, on va dire que j’adore y jouer ma petite Parisienne d’adoption. Je sais que j’ai encore bien des progrès à faire et donc cet ouvrage tombe à point nommé.

Un livre qui s’adresse prioritairement aux femmes, mais qui n’exclue pas nos compagnons. La formule des auteurs est d’ailleurs à ce propos fort bien tourné et donne le ton immédiatement : « Ce que nous écrivons est d’ailleurs valable pour les Parisiens, mais comme notre propos, c’est les pintades, pardon messieurs, mais on vous taillera un costard un autre jour. »

La pintade parisienne a ses particularités. Les auteurs nous la définissent assez bien dès le début afin que l’on ne se méprenne pas et ne la confonde pas avec ses consoeurs venues d’autres basses-cours :
« À Paris, la pintade est beaucoup plus compliquée. Elle va râler, pester, fulminer, et puis aussi, elle va resquiller. Que ceux qui l’accusent de manquer de civisme aillent se faire voir chez les Grecs. C’est pour cela qu’elle vit à Paris et pas à Athènes. D’ailleurs, elle ne resquille pas. Rroghh, tout de suite les grands mots… »
« C’est que les pintades parisiennes considèrent qu’elles ont des droits, elles ont coupé la tête de leur roi et de leur reine, elles paient leurs impôts. Donc elles assument d’être râleuses. Elles râlent d’ailleurs pour (presque) tout et (quasi) n’importe quoi. »

Des illustrations parsèment le livre, elles sont signées Margaux Motin et elle nous ravissent régulièrement. Elles ponctuent notre lecture et ce même dans cette édition de poche. Ce n’est donc pas du tout une édition au rabais. Elle a tout d’une grande !
Oui, vraiment tout, sauf le prix. C’est un avantage non négligeable. Le plaisir n’étant de toute manière pas forcément proportionnel au prix de vente du produit, n’est-ce pas ?
Vous pourrez donc craquez chez votre libraire sans remords.


Le contenu de cet ouvrage est complet. Les thèmes qui sont abordés, restent des plus variés.
Des adresses toutes plus alléchantes les unes que les autres. Je vous rassure tout de suite, toutes ne sont pas en lien avec la nourriture, mais notre flair aux bonnes astuces sait qu’il n’a pas été floué.
Le tout est bien mis en avant par des récits, des explications bien amenées.
Une langue qui n’est pas de bois, avec juste ce qu’il faut comme langage châtié pour que l’on se sente à l’aise. On est entre copines. L’humour ne fait jamais défaut aux auteurs, on s’amuse beaucoup même sur des sujets de la vie pratique qui ne sont pas toujours drôles au premier abord. Et oui, les pintades ont aussi de vrais problèmes, des soucis de garde des pintadeaux par exemple.
Tout ne se résume pas aux derniers bouts de chiffon à la mode ou à l’ultime It Bag. Le tout est d’y mettre les formes.

Il y a du vécu dans ce petit livre, on le sent tout de suite et surtout on se reconnaît dans nombre de situations.
« Qui n’a jamais connu le stress, au moment de commander un croque salade (on ne parle même pas d’obtenir un verre d’eau avec son café, des glaçons avec son Coca ou de la moutarde), de voir passer une bonne demi-douzaine de fois le serveur qui feint de ne pas vous voir, le bras levé, les yeux suppliants, tentant désespérément d’établir un eye contact, « S’il vous plait ! Ouh Ouh ! S’il vous plait ! Monsieur ! », et qui finit miraculeusement par prendre votre commande un quart d’heure plus tard, au moment où vous vous apprêtez à partir ? »

On y retrouve aussi ce que nous, en simple habituée des rues et trottoirs de Panam, on savait déjà, mais que l’on peine à faire croire aux autres, nos amies qui n’y mettent jamais les pieds et qui ont des idées toutes faites sur notre belle capitale :
« « C’est extraordinaire, on ne se croirait pas à Paris ! » Mais si justement, ça c’est Paris ! Paris, ce n’est pas seulement les Grands Boulevards. »
« Paris, c’est une agrégation de « villages », une succession d’ambiance très différentes. »
On espère maintenant être plus crédible. C’est écrit noir sur blanc par des spécialistes des pintades quand même !

On est pourtant bien obligées de dire que tout n’est pas rose dans cette ville que l’on affectionne tant.
« Paris n’a pas usurpé non plus sa stature de « City of crottes ». Si à New York, le premier mot de nos enfants a été « Taxi », ici, ça a été « caca de chien ». Et lorsque notre Big Boy a été pris d’un besoin urgent sans un pipiroom en vue, le gosse de nous dire : « C’est pas grave, je vais faire sur le trottoir. » Face à notre mine horrifiée et à notre refus catégorique, Big Boy a répondu : « Mais, c’est pas juste, les chiens, ils ont le droit, pourquoi pas moi ? » C’est ça une vie de chien. Ici, Médor a plus de prérogative que Junior. »
Cela ne s’invente pas ça, cela se vit.

Mais Paris restera toujours Paris ! Pour rien au monde, on voudrait en changer, c’est notre domaine aussi imparfait soit-il.

« Une vie de pintade à Paris » est instructif et plaisant à lire pour les novices de la ville des lumières, mais également utile pour les apprenties pintades (il faut bien se parfaire un peu). Il permet en outre aux véritables volailles labellisées « made in Paris » de réviser ses bases.
Un petit guide a mettre entre toutes les mains pour le plaisir d’en rire.

Ma note finale : 16 / 20

1 commentaires:

clairedav a dit…

Il m'intéresse bien ce livre !!! Il a l'air vraiment sympa et pas prise de tête !!

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